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Akroma – Seth

Le 22 janvier 2010 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Alain "Bob" Germonville - Paroles & concept, chant Matthieu Morand - Musique & concept, guitare, batterie, programmation Flavien Morel - Claviers Lulu - Chant Nicolas Colnot - Basse

Style:

Black Prog Sympho

Date de sortie:

12 Octobre 2009

Label:

Thundering Records

« Sept » et « Seth » font ??? Tout simplement dix sept, ou si vous préférez deux albums conceptuels pour Akroma, combo lorrain formé en 2003 autour de Bob (Scarve) et Matt (Elvaron). Car si le premier opus sorti en 2006 dépeignait en sept plages de sept minutes les sept péchés capitaux… Et voyait sept guitaristes invités différents délivrés sept soli, ce Seth là sera pour sa part égal à dix puisqu’ affichant en dix plages les dix plaies ayant meurtries l’Egypte Ancienne. Fi de la mythologie scandinave pour une fois, et direction à l’instar des Anubis Gate ou autres Nile vers le pays antique de Pharaon, des Cartouches, d’Amon et consorts.

Et la recette concoctée pour l’opus initial « Sept » ayant été une réelle réussite, les cinq de Nancy nous remettent le même couvert pour « Seth » avec cette fois-ci dix lauréats : Christophe Danjon (Exulan)-Solo sur « L’eau changée en sang »-, Benjamin Sertelon (Resilience) – Solo sur « Les grenouilles »-, Victor Lafuente – Solo sur « Les moustiques »-, Thibault Coisne (Syrens Call) – Solo sur « Les taons »-, Alex Hilbert (Nightmare) – Solo sur « La peste du bétail »-, Bertrand Drécourt (Innerchaos) – Solo sur « Les ulcères »-, Thomas Leroy – Solo sur « La grèle »-, Nicolas Soulat (Outcast) – Solo sur « Les sauterelles »-, Pascal Lanquetin (Carcariass) – Solo sur « La mort des premiers nés »-, et enfin Hugo Lefebvre (Anthropia) – Solo sur « Les ténèbres-. Un panel sympathique, c’est le moins que l’on puisse dire, et devant permettre à tout à chacun d’y trouver son bonheur…

Maintenant que le décor est planté, que les figurants sont présentés, que scénario et trame sont dévoilés, cette métaphore auditive métallique du septième art tend elle vers le chef d’œuvre ou le nanard ? Tant de superproductions dont on a fait des montagnes pleines de promesses ayant accouchées de souris sympathiques mais résolument chétives, notre méfiance est forcément titillée et sur ses gardes…

D’emblée Akroma forcera (une seconde fois) le respect par sa prise de risque à écarteler sa musicalité entre Black et prog, nuancés Heavy et colorés sympho. Rien de révolutionnaire concédons le, mais une réelle propension à osciller entre un black de bonne facture et envoyant la sauce d’une part, et de l’autre des facettes plus « apaisées » où les structures se veulent moins « au taquet » et plus subjectives. L’univers d’ « Akroma » surfera ainsi continuellement entre les deux opposés du blast beat ravageur programmé de la boite à rythmes, de jeux de guitares insidieux et dépravés, de coups de « turbo » déjantés ; et de plages plus ambiantes ciselées. L’effet ressenti se figeant dans une sorte de ressac visant à vous soumettre. L’aspect mélodique se voudra cependant toujours particulièrement présent que l’on flâne dans une plage plus calme, ou que l’on soit en pleine malédiction explosive. Et ce de par les lignes organiques apposées à bon escient, les lead guitars entrainantes ou acoustiques et soli de bonnes factures, les convulsions rythmiques et les diversités des chants, clair et féminin pour Lulu, et… Bien particulier pour Alain « Bob » Germonville.

Car si l’univers musical concocté et délivré est un réel régal dans lequel on plonge aisément d’autant plus facilement que le concept est proposé en langue de Molière, la prestation vocale du Bob -frontman du combo- risque d’être sujette à caution et débats. Plus que criardes, trop extrêmes, labélisées hurleur, semblant même être délivrées par une donzelle gavée de crack par instants ; ses lignes vocales risquent de constituer un frein à votre assimilation et donc en résultante de nuire à votre agrément. Il n’empêche que si vous parvenez à franchir ce « léger » écueil, plutôt singulier, « Seth » emportera votre adhésion. Le travail effectué au niveau des lignes de chant -très diversifiées tant en intensité qu’en manière de les délivrées- méritant tout comme les nappages symphoniques ajustés, une véritable mention de respect et de plaisir.

Au final, ces dix plaies seront bien agréables pour peu que vous ne « bloquiez » pas sur le chant. Voyez-y donc plutôt un cachet, un sceau, une marque de fabrique engendrant une unicité faisant défaut à tant de combos actuels de la planète Metal. Et laissez vous conquérir par toutes ces malédictions qui s’avèrent sans temps faibles et toutes nimbées de sensations malsaines. « Les Grenouilles », « La Peste du Betail », ou un final grandiloquent de plus de 11 minutes intitulé à juste titre « Les Ténèbres » ; les « Highlights » et moments d’agréments sont pérennes tout au long de ce « Seth » foncièrement réussi. Pas un album culte certes ; mais valant réellement le détour par sa prise de risque et son originalité, entres autres qualités. Plongez dans le concept, ne restez pas momifiés !!!

METALPSYCHOKILLER

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