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Agone Angel – Discovering The Angel

Le 4 juin 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Vince : Vocals
Aurel : Synths, Backing Vocals
Alex : Lead Guitar
Istvan : Rythmic Guitar
Denes : Bass
James : Drums

Style:

Electro-Eclectic Metal

Date de sortie:

2010

Label:

Non Signé - Démo - Auto Production

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) :
09 / 10

Une démo auto produite, certes. Seulement quatre titres -mais cependant délectables durant plus de vingt cinq minutes-, soit. Un premier jet théoriquement annonciateur de lendemains perfectibles, concédons le puisque tel est le cheminement habituel des nouveaux venus sur la scène Metal. La liste ne se voudrait pas exhaustive tant les raisons d’accoler une étiquette réductrice à une « Simple Démo » sont foultitudes. Alors exceptionnellement, permettons-nous une digression aux canevas habituels de la rédaction d’une chronique, juste histoire de faire voler en éclat certains dogmes démoniaques qui pourraient vous inciter à découvrir cet ange empli de grâce divine en y étant initialement rétif et hostile.

Du talent, de l’innovation, de l’explosivité et de la finesse ; le tout concocté sur une alchimie de génie, n’usons pas de faux semblants et clamons le sans prétentions chauvines: les six hexagonaux d’ « Agone Angel » pour un premier essai assènent dans le coup de maitre et non dans le coup d’épée dans l’eau. Après les symphoniques, Heavy pour les niçois de Kerion, et Metal pour les parisiens de Whyzdom, ceux-ci risquent fort de s’imposer avec un style plus électro. Révolutionnaire, peut-être n’irons nous pas jusque là, mais empreint d’unicité le fait est avéré et incontestable. A fortiori quand un élément surprenant, qui s’avérera rédhibitoire pour les purs et durs de Metal Extrême, sera que « Discovering The Angel » ne s’adresse pas particulièrement aux adeptes métaleux. La preuve en est d’ailleurs que ma belle mère apprécie, et que le chien de mon voisin ne gueule pas quand le Cd inséré restitue à forte dose de watts une excellente production. Celle ci finalisée par le co fondateur du groupe Aurel (A Humid Stripy Nylons, session member dans Tamtrum, Anamnesia et Lezilyss) dans son propre studio le Werkmeister étant viscéralement parfaite, à part deux petits détails dont nous reparlerons plus loin.

Car avant de faire dans le mesquin et chercher la petite bête histoire de trouver à dénigrer, explorer la musicalité proposée par les six hexagonaux s’avérera on ne peut plus périlleux. Etant novice en la matière, je me permettrai juste de vous délivrer un panel d’influences plus ou moins éclatantes ou rampantes dans l’ombre de la tracklist. Oser vous citer des pointures Techno à la David Guetta et Daft Punk en même temps que Dream Theater ou Kamelot risque de tout bonnement me faire labéliser comme un « sacré blaireau ». N’empêche que les tempos des premiers et les structures prog ou le chant des suivants, sans en être des régurgitations accolées sont on ne peut plus présentes. Des facettes alternatives indépendantes pop/punk à la “The Exploding Boy”, des sonorités eighties à la Depeche Mode ou plus après nineties à la Yazoo, un soupçon d’Electro allemande à la Project Pitchfork et un nappage Us à la Deadstars Assembly, l’éventail est immense en diversités et riches en couleurs. Le panel tenant du véritable melting pot, s’affirmera parallèlement sur une mélodicité ciselée et s’ancrant au premier assaut auditif dans vos neurones. L’écueil d’osciller entre tant de genres intrinsèquement opposés étant totalement évité pour délivrer un produit final unique et méritant malgré tout l’appellation Metal.

Cette dernière étiquette étant souvent usurpée -à l’image d’un « My Winter Storm » de Tarja Turunen par exemple-, ne sera pas ici accolée sans fondements. Une rythmique guitare saillante et incisive, une lead rampante et insidieuse bataillant férocement pour remporter son combat contre des lignes organiques de haut vol et n’hésitant même pas pour se faire à étaler des consonances orientales sur le break de « Never Be Like You », la trame des six cordes ancre profondément Agone Angel dans notre genre musical préféré. Tout comme des ponts et breaks colossaux, tel celui de « Blazing Hope » se dévoilant dantesque, le sextet déroule une maturité de composition surprenante. Usant de structures prog syncopées par des accalmies surprenantes et assurant au final une impression de ressac perpétuel, l’alchimie concoctée frôle la perfection. Le fil rouge « Metal » étant nimbé de divers éléments assurant continuellement une viscérale originalité : Se trouveront ainsi tour à tour proposés une ouverture voluptueuse au piano en parfaite osmose avec une voix tirant irrémédiablement vers le Roy Khan de Kamelot sur « Another Sun Today ». Ou des nappages sympho et consonances techno sur l’intro de « Always Remembe »r, avant une dualité de chant guttural/clair et une rythmique béton. Ces alternances de puissance et de voluptuosités, où grandiloquence et soucis du détail ciselé sont en constante et parfaite ambivalence, assurant au final une impression de succession de lames de fonds.

Cet Electro raffiné et empli de testostérones à la constante dansante ne ravira certainement pas les adeptes de « pur et dur » à l’exemple des aficionados de « True Black Metal », c’est un fait indéniable. Mais pour tous ceux refusant les dogmes stylistiques et ouverts au métissage des genres, l’effet sera garanti. Mention particulière pour le chant de Vince voguant allégrement entre plages de timbres chauds et suaves et frénésies plus rageuses mais contrôlées parvenant à restituer aisément toutes les émotions suggérées et assénées par les compos proposées. Une prestation vocale de haute tenue comme la tracklist, tout simplement.

Au rayon des éléments améliorables ou réducteurs à ma tentative de chronique dithyrambique de ce « Discovering The Angel », certains d’entre vous curieux, conquis, et chercheurs de perfection avanceront peut-être cet argument. Il ne s’agit que d’une démo de quatre titres, et reste donc à confirmer sur la longueur d’un album, ce qui n’est pas forcément exercice aisé. Remarque objective incontestablement, mais « Agone Angel » est « La » découverte de ce premier semestre 2010 et je parierai volontiers sur la réussite à venir de l’album prévu en fin d’année. Personnellement, puisque je fais partie de l’ancienne école des chroniqueurs aimant « se mouiller », seuls deux petits détails me feraient sourciller. D’une part comme précédemment suggéré, les onces de voix gutturale s’avèrent mixées trop en retrait et donc à l’effet modéré. Et de l’autre le son de batterie sonne parfois un peu creux comme sur la plage annonçant le break de « Always Remember ». Rien de rédhibitoire cependant vous l’avez bien saisi tant l’avenir s’annonce prometteur…

Myspace : www.myspace.com/agoneangel

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1 Commentaire sur “Agone Angel – Discovering The Angel”

  1. 1

    la baffe 2010. Ni plus, ni moins. Un des meilleurs trucs sortis en France ces dernieres années, avec Asylum Pyre.

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