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A.c.o.D – The Divine Triumph

Le 2 octobre 2018 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Raph - Drums
  • Jérome - Bass, Guitars
  • Fred - Vocals
  • Matthieu - Guitars

Style:

Thrash Black Metal

Date de sortie:

24 Aout 2018

Label:

Jive Epic France

Note du SoilChroniqueur (Quantum) : 9.5/10

On dit souvent qu’une personne passe toute son existence à atteindre un degré de sagesse suffisant. Je crois qu’il en va de même pour les musiciens ou les groupes de musique. Nous sommes tous tentés d’améliorer notre existence à un moment précis et, parfois, nous préférons changer de cap, explorer d’autres pistes, découvrir un chemin moins sinueux vers la maturité. La musique, et plus particulièrement le genre metal, permet ces escapades. Ainsi, les exemples de groupes ayant effectué un changement de cap radical ne manquent pas, au contraire. Avec plus ou moins de réussite par ailleurs. L’écoute du quatrième album du groupe marseillais A.c.o.D finira de me convaincre car cet album (je vous l’annonce tout de go) est un aboutissement dans tout ce qu’il a de plus concret.

Présentons tout de même A.c.o.D (encore faut-il les présenter ? Telle est la question). Ce groupe a connu de récents changements de line up, donc il s’agit pour le moment d’un trio chanteur-batteur-bassiste. Existant depuis 2006, trois albums ont été produits depuis si on met de côté The Divine Triumph ainsi que deux EP. Groupe productif de surcroit. Basé à Marseille qui a le mérite de fournir depuis un bon paquet d’années maintenant des groupes de renommée en France. Tous ces petits indices d’histoire ne peuvent que confirmer à quel envergure A.c.o.D déploie ses ailes pour nous faire vibrer !

En faisant mes recherches, j’ai vu que ce dernier avait été masterisé par Jens Bogren, que je connais bien par son travail et dont je suis tout à fait admiratif. On lui doit d’autres CDs comme King de Fleshgod Apocalypse, Aathma de Persefone et les albums de Sinsaenum pour ne citer qu’eux ! Déjà, on sait que derrière ce nom, il n’y a pas plus valeur sûre ! Avec certains risques financiers potentiels car un tel nom dans le milieu pour s’occuper du mixage de l’album relève du risque. On n’accorde que trop rarement d’attention au travail de mixage/mastering ; pourtant, derrière nos critiques faciles qui font parfois penser à des inspecteurs de travaux finis, il faudrait se souvenir des risques que cela engendre. Aussi, j’aimerais souligner l’effort qui a été fait pour cet album et pour lequel une chose est certaine : ça n’aura pas été en vain, loin s’en faut !

Jetons un coup d’œil au visuel tout d’abord. L’artwork est très joli, il a le mérite d’être un vrai tableau, une création originale et indépendante qui montre un dragon semblant arriver en triomphe dans une cité divine, assez similaire à la mythologie grecque. Il y a en effet un mélange de créature mythologique, de temple divin mais dans un décor de destruction. Ce qui m’a assez étonné, c’est que le visuel est disponible en plusieurs coloris. La version promotion a des couleurs assez vives, très agréable à contempler, tandis qu’il existe une version moins flashy que je suppose être celle commerciale. Pourquoi faire différent ? J’ai eu l’eau à la bouche rien qu’en regardant le CD de promotion, tandis que l’autre version ne m’a pas véritablement donné envie… Bon, j’abrège car certains me diront que ce n’est pas gravissime, que le contenu musical est plus important. En tout cas, le concept s’avère être bien précis, en accord avec le titre de l’album, ainsi nous en resterons sur une note très positive.

La musique proposée me semble être résolument du Blackened Death Metal, ou un mélange parfois de Thrash et de Black Metal. En fait, je n’ai pas de certitude concrète si ce n’est que je crois déceler des influences du côté de Behemoth, en particulier sur le morceau ci-dessous en clip. En tout cas, les mélodies sonnent assez épico-tragiques ce qui semble en corrélation avec le concept décrit plus haut. L’utilisation des instruments est sans faille, tout est propre et utilisé à bon escient donc rien de plus à rajouter de ce point de vue-là.
Les solos ne sont globalement pas hyper techniques mais sont très efficaces, pour accentuer le côté tragique. Le fait de composer des parties solo pour appuyer une atmosphère totale me renvoie une bien meilleure impression que la complexité souvent pathologique de certains, qui ne font que rajouter de la cacophonie là où il faudrait du liant.

A propos de cela, le mastering est très bien mais il manque un peu de liant du coup. Les parties guitares sonnent trop indépendantes, trop dissociées. Attention ! Je ne parle pas ici de composition mais, dans la juxtaposition des parties, on peut ressentir qu’il y a un petit quelque chose qui manque pour qu’elles se complètent totalement. Ce n’est qu’un détail mais sur de rares passages, on le ressent assez fortement pour s’en rendre compte… Je n’enlève en rien le mérite du guitariste Matthieu qui a tout enregistré de A à Z, tout seul, et qui ne peut que gagner notre plus grand respect pour l’abattage et le courage dont il a fait preuve pour permettre à A.c.o.D de sortir son album. Un grand bravo à lui !

J’ai voulu mettre en avant quelques spécificités sur les cinq premiers morceaux qui illustrent le travail de composition gratifiant qui font de cet album un très bon investissement :
– L’intro est très bien faite et vaut clairement le détour.
– J’ai beaucoup aimé la fin du deuxième avec une dimension solennelle, presque royale qui transcende beaucoup.
– Le clip du troisième morceau, en particulier, m’a beaucoup plu dans sa construction car il apporte une vision plus subjective du divin, qui serait un mélange de mortifère et de brutalité avec une dimension toujours solennelle. Étant attiré par les croyances plus personnelles, je dois admettre que le clip et le morceau ne m’ont pas laissé indifférent du tout !
– Le passage de fin du quatrième morceau, à la basse, est très beau.
– Et enfin, les orchestrations du cinquième morceau sont magnifiques, un vrai plus dans la musique d’ A.c.o.D!

Vous l’aurez compris, cet album m’a beaucoup plu. Pas besoin de fioritures pour se rendre compte, à l’oreille comme à l’œil, que The Divine Triumph est un très bon CD qui mérite de décorer toutes les discographies de France. Le public français devrait se targuer fièrement d’avoir un représentant si digne, qui nous comble en montant de plus en plus aux sommets du milieu ! Alors, faites une révérence à ce triomphe presque divin tant il est excellent !

Tracklist :

1. L’ascension des abysses (2:21)
2. Omnes Tenebrae (4:29)
3. Road to Nowhere (5:16)
4. Broken Eyes (5:06)
5. Between Worlds (5:06)
6. Tristis Unda (4:38)
7. Sanity falls (3:59)
8. The Divine Triumph (4:43)
9. Fleshcell (4:42)
10. Beyond Depths (4:55)
11. Sleeping Shores (8:02)

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