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Hellfest 2014 – Vu par Metalfreak (jour 2)

Le 18 août 2014 posté par Metalfreak
Régulièrement pendant le mois d’août, on va parler du Hellfest. Quelques membres de Soil Chronicles y étaient, accrédités ou non, et ont eu envie de partager ce qui a été pour eux un grand moment.
Aujourd’hui, place à Metalfreak qui nous raconte la deuxième journée du festival. 

Entre coups de cœur musicaux, coups de soleil et coups de fatigue…

Texte et photos : Metalfreak


Rude !
A huit heures du matin, après une première journée pareille, le réveil est rude !
Olive Yeah et moi avons la même tronche de déterrés, c’est limite de façon robotique qu’on se prend le petit déjeuner à l’hôtel avant de se magner pour tracer en voiture les vingt-cinq kilomètres qui nous séparent du festival !
Passage à la pharmacie dans l’intervalle : cette fois-ci, hors de question d’oublier la crème solaire et les pansements spécial ampoules. Et tant qu’on y est, troquer les jeans, pompes et chemises (même estampillées Motörhead) contre un bon vieux t-shirt Mercyless, une paire de baskets et un pantacourt histoire de supporter un peu mieux la chaleur ! Et à neuf plombes, le cagnard était déjà bien présent.
Tous ces petits détours, plus un petit bouchon à l’entrée de Clisson ont fait que du coup, on n’a pas réussi à arriver avant 11h, mais malgré tout on est dans les temps pour un des groupes que je tenais absolument à voir… Direction au pas de course à l’Altar : Mercyless était déjà sur scène et déversait une véritable leçon de death metal aux courageux qui étaient déjà debout. C’est donc lors de « Substance of purity » que j’arrive et mitraille le groupe comme jamais. Un groupe de ma région natale et dont je suis fan depuis les premières demos, c’était paradoxalement la première fois que je les voyais se produire sur scène. Et aucune déception n’est à déplorer : ils ont tout simplement été énormes. « God is dreaming », « Without Christ », « Probably impure » et « Burned at the stake » ont mis tout le monde d’accord pour un set qui a envoyé du bois pendant sa trop courte demi-heure.
On reste sous le même chapiteau pour assister au set de Temple Of Baal et la claque est très forte. S’ils n’ont hélas pas eu le meilleur son du festival, il faut reconnaître qu’ils ont été pour le moins costauds. Leurs albums ne m’avaient pas vraiment passionné, mais les six morceaux proposés (« Traitors to mankind », « Angstgeist », « Slaves to the Beast », « Golden wings of Azazel », « Hate is my name » et « Walls of fire ») ont été suffisamment convaincants pour que je m’y ré intéresse de plus près.
Pour le groupe suivant, il fallait à nouveau affronter le soleil : les coups de soleil de la veille montraient leur désaccord d’avoir mon sac à appareil photos en me titillant mes épaules mais on s’en fout ! Entre ça et les ampoules, ça équilibrait ! Direction donc la Mainstage pour le show du seul groupe 100% féminin du festival : Lez Zeppelin !

Si les demoiselles sont fort charmantes et ‘photogéniquement’ très intéressantes, il n’en est pas de même pour leur set. S’attaquer à des reprises du dirigeable, il faut en avoir et la magie n’opère pas. « Immigrant song » et « Rock ‘n’ roll » me feront légèrement secouer la tête mais l’interprétation de « The ocean », « Dazed and confused » et « Black dog » ne m’ont pas transcendé… Peut-être avais-je déjà la tête au groupe suivant qui m’apparaissait comme incontournable.
C’est donc avant la fin de « Black dog » que je retourne vers la Temple pour assister à la prestation d’un groupe dont la seule évocation du nom me rendait aussi excité qu’un acarien au salon de la moquette : Borgne !
Dire que j’attendais beaucoup de cette formation helvétique n’a rien d’exagéré ! Ils ont été purement époustouflants ! Entre le charisme de chacun des musiciens, la beauté glaciale de la claviériste, le jeu de scène tout en misanthropie du groupe… Je ne voulais pas en louper la moindre seconde, je n’en ai pas loupé la moindre seconde. Ils m’ont littéralement subjugué… « Die Trying to Take Off the Rope », « The Last Thing You Will See », « Fear », « Only The Dead Can Be Heard » et le magistral « Suffer as I Paid My Grave » ont été autant de plaisirs auditifs et visuels. J’étais déjà fan de leurs albums, il me tarde d’aller les revoir en concert pour un show beaucoup plus long que les trop courtes 40 minutes qui leur étaient octroyées.
Après une telle déflagration, il y avait le choix entre Supuration sur l’Altar ou Skid Row sur la Mainstage… Tant qu’à faire, autant opter pour le groupe que je n’avais encore jamais vu. Ok ok, même sans Sebastian Bach, Skid Row reste Skid Row. Et s’écouter des vieux titres des deux premiers albums, même interprétés par Johnny Solinger, fait un bien fou. Bref, dans le désordre de ce qu’il m’a semblé reconnaître: « 18 and life », « Big guns », « Piece of me », « Monkey business », « Get the funk out », « Slave to the grind » et l’incontournable « Youth gone wild » entre « Riot act » ou « King of demolition ».
Le public étant de plus en plus nombreux devant la Mainstage, hors de question de partir trop loin : autant aller se désaltérer pendant Buckcherry que j’ai suivi d’une oreille plus que distraite et attendre gentiment l’arrivée de Walking Papers.
Mince, Duff McKagan, s’il vous plait ! L’idée de voir un ancien de la grande époque de Guns ‘n’ Roses m’était particulièrement excitante, d’autant que je suis fan de Loaded. Et la simple lecture de la chronique que j’avais faite de l’album (http://www.soilchronicles.fr/chroniques/walking-papers-%E2%80%93-walking-papers) prouve à quel point l’envie de les voir était forte. Et la déception n’a pas été au rendez-vous : si je n’ai pas reconnu tous les titres, certains de ceux qui avaient particulièrement retenu mon attention lorsque j’ai chroniqué l’album étaient présents (« Leave me in the dark », « Red enveloppes », « Your secret’s safe with me », « Capital T » ou « Two tickets and a room » pour un final impeccable) et ont suffi à mon plaisir.
L’idée de passer le premier titre à prendre des clichés et se coller dans un coin ensuite pour assister à la suite était relativement reposante, c’est après une petite demi-heure à écouter les papiers qui marchent que je me suis remis à faire comme eux, direction la Valley pour Witch Mountain… qui ne m’a pas plus emballé que ça. Ça joue, la chanteuse a autant de voix que de charisme mais chez moi, ça ne prend pas. Malgré des « The ballad of Lanky Ray », « Veil of the forgotten », « Beekeeper » et « Shelter », tous issus d’un « Cauldron of the wild » que j’avais pourtant bien aimé, je n’y arrive pas. Je laisse tomber après le 4e morceau pour une vraie pause repas que je ne m’étais pas fait depuis le restaurant de jeudi avec Olive… et tant pis pour Extreme que je me serais pourtant bien regardé !
 

Et à la limite, j’aurais mieux fait !
Je voulais absolument assister au concert de Shining… Mouais, j’aurais dû me faire le concert d’Extreme et manger pendant Shining. Il est des choix, des fois, qu’on regrette. Tant pis.
Je n’avais pas plus de sympathie que ça pour le personnage du chanteur Niklas Kvarforth, ce que j’ai vu ne m’a pas réconcilié avec lui.
Alors ok, c’est un personne atypique, son attitude est pour le show, patati patata… M’en fous, un mec qui crache sur son public, lui tend des majeurs en guise de salut, moi ça me gonfle ! Malgré le fait qu’il a des musiciens absolument fabuleux, ce genre d’attitude ne me donne pas envie d’en voir plus et me coupe toute envie de rentrer tant dans sa musique que dans son univers. Sachant qu’en plus, ça n’a fait que confirmer ce que je pensais de lui depuis son passage au Metallian Store de Grenoble…
Bref, en étant malgré tout beau joueur, le show était intéressant, visuellement et musicalement… et on comprend pourquoi ce groupe a un parterre de fan assez grand mais pour moi, de là à tomber en pâmoison, non, vraiment pas !
Et m***e, j’ai loupé Extreme !

Et en plus, comme je voulais absolument ne pas louper Gorguts, je me suis tapé l’intégralité du show de Shining en attendant à l’entrée du pit photo de l’Altar. Attention, je n’ai pas passé un mauvais moment, loin s’en faut : comme j’ai dit, musicalement, c’était plaisant…
Et Gorguts, avec leur death ultra technique et difficile d’accès, il faut reconnaitre qu’ils ont fait fort !
D’entrée, les quatre premiers titres sont les quatre du dernier album en date « Colored sands » (« Le toit du monde », « An ocean of wisdom », « Forgottent arrows » et « Colored sands ») et collent une patate d’enfer à tous les spectateurs. Certains disent que le death metal peut s’avérer rébarbatif en concert, Gorguts ne l’a pas été. Luc Lemay et son accent du pays des caribous présentant régulièrement les morceaux conféraient un côté sympathique non dénué de bonhommie pour une cinquantaine de minutes de show passionnantes. Un petit « Orphans of sickness » tiré de « The erosion of sanity » (1993) et je retournais côté Temple pour faire la queue pour photographier le groupe suivant, profitant ainsi des trois derniers titres du set dont un « Obscura » en guise de clôture.
Côté brutalité, on n’allait pas être déçus : Tsjuder prend la scène d’assaut et nous délivre trois gros quarts d’heure d’intensité monstrueuse hélas quelque peu desservi par un son largement perfectible.
Qu’à cela ne tienne : les Norvégiens étaient là pour faire la guerre, ils nous ont envoyé onze titres pour autant de déflagrations sonores puisés dans toute la discographie du groupe. « The Daemon gate », « Helvete », « The Daemon throne », « Kill for Satan », « Ghoul », « Mouth of madness », « Slakt », « Unholy paragon », un nouveau titre (pas retenu son nom), « Malignant coronation » et la reprise « Sacrifice » de Bathory ont été autant de déferlements de violence sur lesquels Nag crache sa haine, juste coupé de temps en temps par une petite intro histoire de faire souffler les musiciens… et le public.
Bref : des clous, des corpsepaint, des blasts, 45 minutes de chronique d’une haine ordinaire… Impitoyable !
C’est après ce concert ultraviolent que je me pose à nouveau un petit peu, mettant de côté mon envie de voir Soulfly ou Brutal TruthSoulfly, vu plusieurs fois et Brutal Truth, ça ne me disait pas plus que ça malgré la présence d’un Dan Lilker que j’ai adoré dans Anthrax, SOD ou Nuclear Assault. Et à part « Extreme conditions demand extreme responses », je me suis toujours ennuyé à l’écoute des albums de ce groupe de grind.
Non, vraiment, je voulais me réserver un peu en attendant un des shows que j’attendais depuis l’annonce de leur passage au Hellfest : Monster Magnet.
La simple lecture de ma chronique du dernier album (http://www.soilchronicles.fr/chroniques/monster-magnet-%E2%80%93-last-patrol-2013) a montré à quel point je suis fan de ce groupe. Alors oui, je me suis posé pendant presque une demi-heure au pied de l’entrée du pit photo de la Valley pour ne rien louper de ce concert.
Dès les premières notes dans une atmosphère poussiéreuse, j’avais déjà les frissons qui ne me quittaient pas. Merde, Monster Magnet, le groupe qui n’a jamais réussi à me décevoir même lors des albums plus « commerciaux » qu’ils ont pu sortir avant l’énorme « Last patrol ».
Et pour ce soir de fête de la musique, ils n’ont joué que des anciens morceaux : « Superjudge », « Medicine », « Nod Scene », « Dopes to Infinity », « Tractor », « Twin Earth », « Look to Your Orb for the Warning », « Powertrip » et « Space Lord ». Ils auraient rajouté « Ego, the living planet », « Cage around the sound » et, tant qu’à faire, les plus récents « Cyclone » et « Last patrol » et je repartais les larmes aux yeux de bonheur. Alors du coup ils m’ont déçu ! Déçu parce qu’ils n’ont joué que pendant une trop courte heure un set en tout point parfait. Déçu parce que j’aurais vraiment voulu qu’ils jouent l’intégrale de tous leurs albums pendant un temps infini. Déçu parce que je n’ai pris un réel pied que pendant une heure, mais comblé de la part d’un groupe qui a su me donner tout ce que j’attendais de lui ! Merci Dave Wyndorf and co…
 

Après ça, je me pose un brin du côté de la Mainstage juste histoire d’écouter, sans le voir, le concert d’Aerosmith. Comme pour Iron Maiden, les prises de photos étaient contractuelles, donc inutile d’aller jouer des coudes pour arriver jusqu’au pit photo, ç’aurait été une perte de temps inutile : autant se faire son petit moment à soi et s’écouter, allongé dans un coin du point presse (les hamacs, d’accord) et s’envoyer quelques titres de la bande à Tyler. « Love in a elevator » ou « Crying » étaient sympa à entendre, à peine dérangé par quelques conversations furtives… Pour un peu, je m’endormais sereinement. Mais c’était sans compter sur le fait que je ne voulais pas louper une des attractions de la Temple de ce soir : Gorgoroth.

Alors eux, niveau lights, plus rouge que ça tu meurs !
C’est donc sur un fond désespérément de la même couleur que le set de Gorgoroth se passe. Mais alors quel folie ! Ils avaient décidé de frapper plus fort que Tsjuder, il sera difficile de les départager après coup ! Hoest (Taake) prenant le chant, ça donne encore plus de jus au groupe. La vache ! Costaud, le set des Norvégiens : une petite marche funèbre de Chopin histoire de mettre tout le monde dans l’ambiance et le set démarre. Comme pour Tsjuder : blasts, corpsepaints, clous et tout l’attirail du parfait black metalleux y est ! « Bergtrollets Hevn », « Aneuthanasia », « Prayer », « Katharinas Bortgang », « Revelation of Doom », « Forces of Satan Storms », « The Rite of Infernal Invocation », « Destroyer / Incipit Satan », « Krig », « Profetens Åpenbaring », « Unchain My Heart!!! » détruisent tout sur le passage et laissent peu de répit aux spectateurs. On regrettera le côté un rien statique des musiciens (chaleur ? concept du groupe ?) inversement proportionnel à l’énergie qu’ils déploient. Hoest, lui, faisait le show et rien la vue du personnage tout en corpsepaint et en clous suffisait à lui-même.
 

Olive et moi en avions tellement plein les pattes qu’on a zappé Carcass pour le coup. C’est en rejoignant la voiture qu’on pouvait encore apprécier le show d’Aerosmith, au loin.

Encore une fois, quelle journée !

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