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Interview d’Einar Solberg, chanteur et claviériste du groupe de prog metal norvégien Leprous, lors de leur passage au Ninkasi Kao de Lyon le 5 novembre 2013.

Tremens : Salut à toi et bienvenue à Lyon !

Einar Solberg : Merci !

T : Pour commencer, certains de nos lecteurs pourraient croire que vous êtes un groupe de death metal à la vue de votre nom de groupe… Pourquoi votre choix s’est-il arrêté sur « LEPROUS », que signifie-t-il pour vous ?

ES : J’aimerais bien accorder une signification plus profonde à notre choix de nom, mais pour dire vrai nous n’étions que des adolescents de 15 ou 16 ans lorsque nous avons lancé le groupe. Nous avons trouvé le mot dans le dictionnaire et on s’est dit : « Oh ça c’est cool ! Ca sonne lourd de sens ! ». Aussi simple que ça… et après il était trop tard pour changer. C’est alors que le terme est devenu une partie de nous.

T : Un peu comme Jethro Tull, qui auraient aimé pouvoir changer de nom…

ES : Oui, sans doute. Pour être franc je pense que c’est l’histoire de plusieurs groupes qui ont commencé lorsqu’ils étaient jeunes – pourtant, soudainement, le nom commence à leur coller à la peau… Pour ma part, comment dire… une maladie n’est peut-être pas le truc le plus cool au monde à avoir comme nom de groupe, mais au final, je me suis plutôt habitué à sa sonorité.

T : On a souvent tendance à comparer les groupes émergents avec d’autres groupes plus connus. Lorsqu’on m’a demandé à quoi ressemblait votre musique, ma réponse spontanée a été : « imaginez Pain of Salvation, Porcupine Tree et Devin Townsend qui se réunissent pour jouer ensemble sans reproduire ce qu’ils ont fait dans le passé. » Que penses-tu, en bien ou en mal, d’une telle affirmation ?

ES : Ce sont des groupes que j’ai écouté au fil des ans et je peux comprendre que ma manière d’utiliser ma voix peut être perçue comme n’étant pas si éloignée de la façon de chanter de Devin Townsend ou de Daniel Gildenlöw [Pain of Salvation, NdT]. Une manière assez théâtrale d’aborder le chant, si on veut.

T : Comprenons-nous bien : je dis ici que votre musique peut évoquer un ou l’autre de ces groupes sans pour autant ressembler à un album ou un titre spécifique.

ES : Je peux comprendre cette impression, j’écoute d’ailleurs certains groupes de cet acabit depuis longtemps, alors que je n’écoute plus certains autres… Mais j’apprécie les trois que tu as mentionnés.

T : Ce n’est donc pas une insultant pour toi ?

ES : Oh non, pas du tout. Bien que nous ne soyons pas exactement un nouveau groupe, nous sommes tout de même assez récents en tant que professionnels. Nous avons commencé alors que nous étions adolescents et avons fait mûrir le groupe pendant 8 ans avant d’atteindre un niveau présentable. On était le « groupe de jeunes », mais maintenant… J’ai 28 ans alors je ne suis plus si jeune ; par contre notre batteur a 22 ans…

T : Maintenant que tu en parles je dois dire que tes deux collègues qui nous ont laissé la pièce pour l’interview avaient l’air assez jeunes !

ES : En fait ils ne sont pas si jeunes que ça, celui qui a l’air vraiment jeune [Tor Oddmund Suhrke, guitariste, NdT] n’a qu’un an de moins que moi. Un truc qui est marrant : on nous a toujours considérés comme le groupe de jeunes, mais Ihsahn, que tu connais sans doute, avait cet âge quand il a dissolu Emperor (rires) mais eux, on ne les a jamais traité de groupe de jeunes, si tu vois ce que je veux dire ! Ce doit être parce qu’il n’a jamais trop parlé de ce genre de choses… Remarque, c’est plutôt un avantage d’être le groupe de jeunes quand on y pense, les gens qui nous découvrent peuvent se dire : « oh, ils sont si jeune que ça, wow ! ». (rires)

T : Musicalement parlant, on sent une nette différence entre votre nouvel album Coal et le précédent, Bilateral. Pourrais-tu décrire en tes propres termes cette différence ?

ES : Bien sûr ! (longue pause) La différence principale est que Coal se concentre sur moins d’ingrédients que nos albums précédents. On a en effet pris l’habitude de mélanger plusieurs éléments dans notre musique, mais cette fois-ci nous voulions rétrécir le spectre, nous voulions… (hésite)

T : …être plus concis ?

ES : Voilà. L’ambiance est aussi bien plus mélancolique sur Coal, il est moins juvénile et enjoué. Il possède une ambiance, une atmosphère qui lui sont propres et ce sera le cas pour chaque album que nous sortirons, sinon à quoi bon ? Aussi, je dois ajouter que ce que les gens préfèrent [albums passés vs. Coal, NdT] n’a aucune importance pour nous dans un sens, parce qu’il sera toujours impossible de plaire à tout le monde.

Sinon, l’album a été fait en une période de temps beaucoup plus courte mais pas en moins d’heures pour autant : les jours étaient plus long, très concentrés et intenses. Toute cette période d’écriture et d’enregistrement a été très intense. Cet album est également bien plus émotionnel selon moi… Tu verras la différence sur scène ce soir, la différence d’ambiance qui se dégage lorsqu’on joue des morceaux de Coal et qu’on bascule ensuite vers du Bilateral, les différentes émotions… On ne bondit pas partout lorsqu’on joue des titres de Coal, d’abord parce que c’est impossible puisqu’il y a des vocaux en permanence alors je ne peux pas chanter et sauter en même temps… (il s’interrompt) Je pense que j’ai répondu à ta question, c’est bien moi ça, je m’emporte dans mes réponses !

T : Pas de soucis, d’ailleurs tu as presque effleuré ma prochaine question, à savoir : au niveau des paroles, Coal me semble bien plus intime, comme une fenêtre ouverte sur le mal-être et le regret de celui qui parle, réel ou fictif. Je sais que c’est Tor qui les écrit…

ES : Oui c’est Tor, sauf une que j’ai – (il s’interrompt) Je suis très critique envers moi-même quand j’écris des paroles et, au final, j’ai voulu inclure celles d’une seule chanson sur l’album.

T : Ah ? Laquelle ?

ES : « The Cloak »

T : D’accord. J’avoue que lorsque tu chantes, on jurerait que tu les a toutes écrites toi-même vu la passion qui se dégage du résultat…

ES : J’espère pouvoir contribuer davantage aux paroles sur le prochain album. Je n’ai pas autant d’assurance quand j’écris que lorsque je compose… Je sais écrire mais je sens que mes mots sombrent trop facilement dans le pathétisme et l’égocentrisme. Je ne sais pas, peut-être que je me prends trop au sérieux quand j’écris et que je me rétracte par la suite pour ne pas trop me mettre à nu… C’est plus facile de se cacher derrière les mots des autres ! (rires)

T : Les paroles sont-elles écrites avant la musique ?

ES : Non, on compose la musique d’abord, ce qui nous permet d’établir une atmosphère qu’on peut ensuite traduire en paroles.

T : Donc l’album est plus sombre parce que vous l’avez consciemment voulu ainsi.

ES : Oui, c’était une période assez difficile pour moi ; sans vouloir entrer dans les détails, disons que ça a été un grand huit émotionnel. Quand tu te retrouves dans ce genre d’état, tu atteins la couche la plus profonde de ta conscience et quand tu t’y trouves – pour moi du moins, je ne sais pas pour les autres – tu découvres un tas de trucs désagréables et c’est le moment parfait pour composer de la musique, parce que tu es si impliqué émotionnellement que tu peux atteindre ces profondeurs à ta guise.

T : C’est plus facile de créer quand tu as le cafard que lorsque tout va bien ?

ES : C’est ça. C’est aussi une des différences entre Bilateral et Coal. Bilateral a été écrit avec l’insouciance de la jeunesse si tu veux, sans grands tracas… Coal est plus austère. Plus on vieillit et moins on a envie d’insérer des éléments futiles à notre musique… Nous avons beaucoup d’humour au sein du groupe mais on a de moins en moins envie de le montrer dans notre musique.

T : Un de nos lecteurs a deux questions pour vous, et la première te concerne particulièrement  : tu ne hurles presque pas sur le dernier album. Est-ce forcément la voie que Leprous compte suivre à l’avenir ?

ES : (il hésite) Il y a plusieurs raisons. D’abord je dois dire que je ne crois pas avoir autant hurlé sur une tournée que sur celle-ci, tout simplement qu’au vu des chansons qu’on a choisie de jouer live, je dois faire toutes les parties qui revenaient à Ihsahn sur album, comme « Thorn », « Contaminate Me », « Waste of Air »… Sinon, pour en revenir à Coal, je ne sais pas où des parties hurlées seraient de mise outre celles déjà présentes, je pense qu’elles sont là où elles doivent être. De plus je suis meilleur chanteur que hurleur à mon avis, du moins ai-je beaucoup plus d’assurance au chant clair. C’est plus facile pour moi de chanter en studio. Au final, de toute façon, il s’agît simplement pour moi de moyens d’expressions différents. Par conséquent nous ne planifions pas à l’avance de mettre plus ou moins de vocal hurlé ; peut-être qu’il y en aura plus sur le prochain album ou pas du tout, je ne sais pas encore. Nous verrons comment s’écriront les chansons le moment venu. Mais c’est vrai qu’en tant que chanteur c’est plus facile de mettre les hurlements de côté.

Deuxième question : depuis quelque temps le destin de Leprous semble lié à celui d’Ihsahn, puisque non seulement êtes-vous ses musiciens en concert, mais il est aussi invité au chant sur vos deux derniers albums. Comment voyez-vous votre collaboration avec lui dans le futur ?

ES : En premier lieu il y aura ce truc avec Emperor l’an prochain, je jouerai du synthé avec eux.

T : Vraiment ? T’en as de la chance !

ES : Oui ce sera vraiment cool et surtout très différent de mon rôle au sein de Leprous de jouer In the Nightside Eclipse, un album de black metal du début des années 90, sorti quand j’avais six ou sept ans… (rire) Ce sera comme entrer dans un autre monde. Ce sera très marrant je pense, bien que ce soit assez loin d’où je me situe à l’heure actuelle musicalement parlant, ce sera très marrant tout de même. A part ça, je ne crois pas qu’on verra beaucoup Ihsahn, mais rien n’est encore sûr.

Cette collaboration a été très enrichissante pour les partis impliqués. Il a été un excellent ambassadeur pour nous, jouer avec lui et en première partie nous a fait une belle publicité, ça nous a aidé à nous promouvoir auprès des médias et à jouer dans de gros festival en tant que Leprous. On peut donc dire que cette opportunité a été assez extraordinaire pour nous et nous a aidé dans notre carrière jusqu’à présent. Il y a eu d’autres facteurs pour expliquer notre ascension bien sûr, mais cette collaboration n’y est pas du tout étrangère.

Je crois que c’est une bonne chose pour lui aussi, ne serait-ce que parce qu’avec nous il a un groupe très carré en concert et qu’il peut compter sur nous pour ne pas perdre de temps pendant les répétitions puisque nous avons déjà pratiqué ses compositions en amont. Tout est déjà prêt lorsqu’on commence à jouer.

T : On est donc en droit de croire que vous pourriez collaborer à nouveau sur le prochain album ?

ES : Rien n’est impossible, qui sait ?

T : En tant que groupe de metal progressif résolument moderne, vous sentez-vous une affinité avec les pionniers du rock progressif des 70’s et 80’s ? Quels sont tes groupes préférés de cette mouvance ? Lesquels ont eu une influence sur vos compositions ?

ES : Hmm j’ai beaucoup écouté de rock progressif, surtout King Crimson, qui fut d’ailleurs le seul groupe duquel j’ai collectionné quoi que ce soit. Je n’ai jamais vu l’intérêt de le faire et pourtant j’en ai soudainement eu envie. Ca m’a ennuyé par après et maintenant je le regrette (rires). Quoiqu’il en soit, King Crimson a été un groupe très important, s’aventurant toujours au-delà des frontières, suivant leur chemin sans jamais se soucier de ce que les autres faisaient autour d’eux et sans se soucier de ce qu’on attendait d’eux. En cela on peut les considérer comme source d’inspiration parce qu’ils faisaient leur truc. Ils étaient des loups et certainement pas des moutons.

T : Y a-t-il d’autres artistes, que ce soit en musique ou dans les autres formes d’art, qui t’inspirent ?

ES : Oui bien sûr. On s’attendrait à ce que j’écoute beaucoup de musiques progressives et pourtant non puisqu’il s’agît de mon créneau de travail, pour ainsi dire. Si… Par exemple, si un plombier voyait le travail d’un autre plombier il se mettrait à l’analyser en se disant « oh il a fait ça comme ça, hmm hmm, ah ok je vois » (rires) C’est difficile de pleinement apprécier le travail des autres parce qu’on se met immédiatement à analyser. Je préfère donc écouter des trucs que je ne connais pas vraiment.

T : Tu as des exemples ?

ES : Oui, ma musique absolument favorite est celle d’Arvo Pärt [compositeur de musique classique estonien du XXe siècle, NdT]. C’est de la musique classique très spirituelle ; bien que je ne sois pas une personne portée sur la spiritualité, cette musique me parle beaucoup. C’est la seule sur laquelle je sens mon corps flotter presque au-delà de ce monde. Quand je l’écoute, je ne peux m’empêcher de me demander comment on peut faire d’aussi beaux arrangements avec si peu d’ingrédients, juste en utilisant correctement le caractère de la pièce par exemple. Tout est construit pour soutirer la pureté absolue de la Musique, si on veut. Le problème quand j’écoute Arvo Pärt est que je ne peux apprécier absolument aucune autre musique juste après.

J’aime aussi Massive Attack, c’est un autre groupe que j’apprécie beaucoup pour des raisons personnelles. Je crois que l’inspiration provient du subconscient, c’est peut-être pourquoi Coal a une structure parfois répétitive, à l’instar de Massive Attack.

T : J’adore Massive Attack mais j’avoue être un peu surpris par la référence… !

ES : Si si, penses-y ! Prend notre morceau « Echoes » par exemple : (il imite le son de la basse) on aurait pu y ajouter un beat par-dessus et (imite un son trip-hop en incorporant une percussion répétitive au son de la basse)… Ca aurait pu ! (rires) Tu vois ce que je veux dire ?

T : Absolument. Bien vu, je n’entendais pas l’influence mais maintenant que tu en parles… Ce qui me fait penser, « Salt » me rappelle Radiohead, je ne sais pas pourquoi…

ES : Ah bon ?! C’est une de mes préférées en fait…(rires) et c’est la seule chanson du dernier album qu’on ne joue pas sur toute la tournée !

T : Ah merde !

ES : J’aimerais vraiment l’inclure mais on a choisi notre setlist pour qu’elle soit fluide et pour que les titres s’enchaînent bien… Et maintenant je commence à en avoir vraiment marre des autres morceaux alors… (rires) On ne peut même pas changer la setlist parce tout est synchronisé avec les images sur les écrans alors pas question d’échanger des titres, on peut prévoir un ou deux rappels mais c’est tout.

T : Vous avez joué deux fois au Hellfest cette année, en tant que Leprous et avec Ihsahn, c’était comment ? Avez-vous une anecdote, sur scène ou en-dehors, à nous raconter ?

ES : Ouais c’était une de ces journées où il fallait être debout à 7h du matin pour être prêts pour le concert [Leprous ouvraient la Temple à 10h30, NdT]. Nous étions sûrs que personne ne viendrait nous voir puisque nous jouions si tôt le dernier jour du festival, mais en fait… Quinze minutes avant le début du concert il n’y avait personne sous la tente, puis nous avons commencé à jouer et *whoooosh !* plusieurs centaines de personnes sont apparues ! Ce fut donc une belle surprise, et le concert a été très cool bien que très bref. Je pense que c’était un bon set matinal pour les festivaliers quand on y pense, parce que même si les gens ne veulent pas l’admettre, à force de… (il imite une rythmique death metal) …même si les metalheads les plus endurcis ne veulent pas l’admettre, eux aussi sont un peu fatigués (rires) Alors commençons la journée avec un son de synthé des années 80 ! (rires)

T : En 2013 vous avez fait deux festivals en France, vous étiez à Nantes en août, hier à Toulouse, ce soir à Lyon, dans trois jours à Paris… Alors que certains groupes avec plus de notoriété ne font qu’une ou deux dates, et encore !

ES : La France est le pays où ça marche le mieux pour nous en général, où c’est, pour Leprous, comment dire… (il hésite)

Metalfreak : Vous étiez en première partie d’Amorphis lors de votre dernier passage à Lyon alors que maintenant vous êtes la tête d’affiche. En quoi est-ce différent, y a-t-il plus de pression ?

ES : Sans aucun doute, c’est d’ailleurs pourquoi nous avons cessé de publier des blogs de compte-rendus de concert : nous n’avons plus le temps. Maintenant on fait les soundchecks et ensuite on n’a pas le temps de faire quoi que ce soit d’autre, alors qu’en tournée comme première partie d’un autre groupe on a plus d’indépendance, on fait le soundcheck – parfois on n’en a même pas – et après on fait ce qu’on veut, il n’y a pas vraiment de pression… Et après avoir joué ton set de première partie tu as tout le temps devant toi, alors que maintenant dès que la soirée est terminée il est temps de tout ranger le matériel. Et comme nous sommes… comment dire, très gentils avec les gars de notre équipe nous les aidons à tout ranger afin d’accélérer le processus… Même si parfois, j’avoue que j’aimerais être moins gentil car un concert c’est assez épuisant, j’aimerais bien prendre une heure pour une douche et m’asseoir pour souffler.

T : Pendant vos tournées, vous avez été amenés à jouer plusieurs concerts en Europe de l’Est, au Japon et même à Tel-Aviv… Ce doit être génial de pouvoir toucher des publics aussi culturellement différents lorsqu’on joue de la musique aussi peu commerciale. As-tu un souvenir que tu aimerais partager de ces concerts, y a-t-il un aspect de ces pays qui t’a particulièrement marqué ?

ES : On a tellement joué dans plusieurs pays cette année, laisse-moi y réfléchir… Le Japon c’est toujours bien, même si cette fois-ci on y était en tant que première partie et musiciens pour Ihsahn. Ce qui est surtout bien avec le Japon, c’est que tout est vraiment plus structuré qu’en Europe, et l’Europe est à son tour bien plus structurée que le reste du monde.

T : Plus que les États-Unis ?

ES : Beaucoup, beaucoup plus. Le problème avec les États-Unis c’est qu’ils te promettent plein de grandes choses alors qu’au final c’est toujours pire que tes espérances… (il imite l’accent texan) « On va vous fournir ci, vous fournir ça, on va vous trouver les meilleurs amplis, les meilleurs » –

(nous sommes interrompus par le tour manager qui nous indique qu’il ne nous reste que trois minutes pour conclure)

T : On va accélérer ! Dire que vous enchaînez les tournées est un euphémisme. Votre réputation en concert n’est plus à faire, tant les critiques positives se succèdent. Etes-vous plutôt live ou plutôt studio ?

ES : Les deux, vraiment. Là maintenant, après cette tournée, on va prendre une petite pause ; on sera brièvement aux États-Unis l’an prochain, on fera quelques concerts de ci, de là, mais pas de grande tournée européenne pour 2014. Ce ne serait pas très logique puisque nous n’aurions pas de nouvel album à promouvoir. De plus, beaucoup de gens nous aiment et veulent qu’on reste un peu avec eux à la maison…

T : C’était justement ma dernière question : plus qu’une semaine avant de conclure la tournée 2013, quels sont les plans pour 2014 à part les concerts avec Emperor ?

ES : Les concerts avec Emperor ne seront vraiment pour moi qu’un boulot à côté, ce n’est pas un « grand projet » à proprement parler. Après, nous passerons surtout notre temps à nous reposer un peu avec nos êtres chers.

T : Pour toute l’année ? Vous ne plancherez pas sur un nouvel album alors ?

ES : Non, pas pour toute l’année. Après quelques semaines de repos nous nous retrouverons pour petit à petit travailler sur de nouvelles compositions. Je peux te dire que nous sommes extrêmement ambitieux pour ce prochain opus. Je pense qu’on va travailler sur assez de morceaux pour remplir deux albums et ensuite garder les meilleurs pour n’en faire qu’un seul.

T : Vous n’êtes donc pas SI exténués (rires)

ES : Non non, c’est juste que maintenant nous aurons envie de gerber chaque fois qu’on entendra des titres de Coal après cette tournée (rires), on les a joué pratiquement à chaque jour pendant tellement de mois… Bon d’accord j’exagère un peu mais c’est tout de même très important pour nous de passer à autre chose, pour pouvoir se dire que la « période Coal » est terminée et travailler sur du neuf. J’avoue ne pas être une personne de routine, je n’aime pas rester trop longtemps sur la même dynamique car elle m’ennuie assez vite.

T : Il est donc temps que cette tournée se termine en beauté.

ES : Oui oui, mais il nous reste les meilleurs concerts alors c’est bien ! Ce sera bien ici à Lyon ce soir… !

T : Merci pour ton temps Einar, bon concert ! Takk !

ES : « Merci beaucoup » !

Interview : Tremens
Photos : Metalfreak
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2 commentaires sur “Leprous, interview d’Einar Solberg (chant, claviers)”

  1. pingback pingback:
    Posté: 4th Nov 2015 vers 14 h 20 min
    1
    Leprous + Sphere + RendezVous Point (Lyon, Ninkasi Kao, 13 octobre 2015) | Soil Chronicles

    […] Interview Einar Solberg du 05 novembre 2013 : http://www.soilchronicles.fr/interviews/leprous-interview-deinar-solberg-chant-claviers […]

  2. pingback pingback:
    Posté: 6th Nov 2015 vers 1 h 58 min
    2
    Leprous | Soil Chronicles

    […] Interview précédente (2013) : http://www.soilchronicles.fr/interviews/leprous-interview-deinar-solberg-chant-claviers […]

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