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What Mad Universe

Le 19 août 2010 posté par celtikwar

Certains groupes savent rester discret, c’est le cas de What Mad Universe, qui vient de sortir A Cosmic Chapter With Gaia. Ce duo de musicien nous propose un métal atmosphérique des plus envoutant. Quoi de mieux alors pour mieux comprendre leur univers et de s’envoler à l’écoute de leur album vers d’autres rivages que de leur pauser quelque questions.

1/ Une petite présentation pour nos lecteurs:

Hello, What Mad Universe est né fin 2008, en novembre pour être exact, la musique de WMU évolue dans un registre post rock métal . Tout d’abord le projet fût un projet solo, une première démo « what mad universe » puis un EP « Aldebaran » virent le jour (disponible en téléchargement libre), puis Pep (batterie) me rejoint pour devenir à ce jour un duo. Notre premier album « a cosmic chapter with gaia » est sorti en Mai dernier sur le label Apathia Records.

2/ Vous évoluez dans un style qui vous est propre, d’où cet envie de métal mélodique ?

Notre but musical est de créer un univers puissant avec cette touche mélodique qui nous tient à cœur. Nos influences sont très larges, aussi bien dans le post rock, le postcore, le métal ou le space rock des 70’s. On peut citer des groupes comme Mogwai, Isis, Neurosis, mais aussi Hawkwind ou autre Pink Floyd. Malgré ces nombreuses influences, nous cherchons à développer notre propre style à travers une musique directe et dirigée vers l’émotion. Notre travail est tourné vers une recherche simple des mélodies, des ambiances pour que l’auditeur puisse voyager.

3/ N’est il pas trop difficile de convaincre le public sans chanteur ?

Mmmm, bonne question. Mais en général je n’arrive pas à comprendre les gens qui ont du mal avec les musiques instrumentales. Personnellement je n’ai pas besoin d’entendre du chant sur du Godspeed ou du Pelican pour rentrer dans leur univers. Mais c’est vrai que pour la plupart des personnes il y a ce besoin de se raccrocher à des lignes de chant. Attention je ne dis pas que je n’aime pas entendre une voix sur de la musique, loin de là, mais il y a bien d’autres façons pour faire passer des idées, un message, ou encore de l’émotion que de le faire avec un chanteur. Et pour nous le plus facile et le plus naturel, c’est de le faire à travers une musique instrumentale. Après rien ne nous interdit d’avoir un chanteur dans l’avenir, Niko (Drawers, Owngame) est bien venu pousser quelques hurlements sur le titre Orion.

4/ Faisant chacun un bon nombre d’instruments, comment vous organisez vous sur scène ?

Pour le moment, rien de plus simple….on ne touche pas à la scène, et ce justement car il n’est pas possible de tout faire à deux, à part en travaillant sur bandes. Nous sommes donc à la recherche de musiciens pour pouvoir présenter le monde sonore de WMU en live. Cela avance doucement car nous voulons trouver les bonnes personnes, pas forcement pour le côté purement technique, mais surtout pour le côté relationnel. L’idée est aussi d’adapter les morceaux à un format qui correspond plus à la scène.


5/ On entend dans votre nouvel opus des notes de banjo, comment avez-vous eu l’idée (très bonne d’ailleurs) d’en mettre sur vos titres ?

Bah, je suis un gros fan de musique country et de Bluegrass, ça reste un univers méconnu et souvent considéré malheureusement comme ringard. Moi justement je trouve cette musique plus que passionnante et je me retrouve là-dedans. Bon Pep un peu moins (hé hé). Nous n’y retrouvons pas toujours forcement du banjo, mais cet instrument a un son vraiment particulier et très intéressant. C’est un instrument vraiment vivant je trouve. Alors pourquoi pas l’incorporer dans une musique plus métal ?


6/ Pour votre précédente démo, vous étiez inspiré par la mythologie et les voyages à travers l’espace et le temps, et pour « a cosmic chapter with gaia » avez-vous continué dans cette voie ?

Outre la musique, notre influence principale reste l’astronomie et le monde spatial. On retrouve aussi le monde de la mythologie, mais l’astronomie est plus que primordiale dans WMU. Et c’est dans ce sens là que nous avons travaillé sur « a cosmic chapter with gaia ». Chaque titre de morceaux fait référence à la beauté et la magie du vaste univers où nous nous trouvons, tout en incorporant un côté plus mystique que scientifique, et c’est là qu’intervient le côté mythologique. C’es vrai que sur la première démo, il y avait peut-être un côté plus ancré dans la mythologie, par contre l’ep Aldebaran gravite complètement du côté de l’astronomie. Sur le nouvel album on a vraiment cherché à combiner les deux. De toute façon, et de manière générale, astronomie et mythologie sont liées dans l’histoire de l’homme. Donc nous nous appuyons dessus pour créer l’univers de What Mad Universe.


7/ A l’écoute de l’album on a l’impression de voyager en passant des forêts sombres, aux paysages rocailleux et aux vagues puissantes qui déferlent sur nos côtes. Quels ont été les pays qui vous ont inspirés ?

A vrai dire aucun (rires). En tout cas merci pour toutes ces comparaisons et allusions aux voyages. Mais c’est vrai que nous n’avons pas pensé à un pays en particulier. Même si le titre de l’album fait référence à Gaïa, donc une globalité de la planète terre et de la nature, nous avons plus travaillé en nous basant sur le milieu spatial. Le but est toujours de créer un univers qui nous est propre, et que l’auditeur puisse se retrouver facilement dans ce même univers. Après chaque personne peut interpréter les morceaux à sa façon, mais si il y a une référence au voyage, et que l’émotion est là, et bien banco…

8/ Votre choix de jaquette est le témoin de ces belles balades, comment l’avez-vous choisi ?

Le visuel est très important pour nous. Pour l’artwork de l’album qui est l’œuvre de Céline Ehrhard, on est passé par différentes étapes, et surtout on s’y est repris à plusieurs fois. En effet beaucoup des premières idées de base ont fini à la poubelle. Il a fallu à Céline une énorme patience et une grosse maîtrise des nerfs pour supporter nos changements d’idées (rires). Mais au final on est resté sur quelques chose de plutôt simple. On ne voulait pas d’une pochette trop typée « métal » mais qui se dirigeait plus vers un côté « post rock ». La fresque intérieure fait peut être plus référence au titre de l’album que la pochette en elle-même.

9/ Que projetez vous pour l’avenir ?

Nous avons repris le chemin de la composition, nous voulons faire évoluer WMU et nous avons encore beaucoup à apprendre. Nous cherchons aussi à être prêts pour la scène, donc nous travaillons dans ce sens là. Après nous ne sommes pas non plus 24h sur 24 dans WMU donc cela prend du temps, en gros nous avançons à notre rythme.

10/ Je vous laisse conclure.

Merci à SoilChronicles pour la chronique de l’album, mais aussi pour cette interview. Un petit mot aussi pour dire que l’on peut retrouver sur la compilation FRENCH METAL « songes et cauchemars » le titre inédit « head of column ». Et puis un grand merci à tous ceux qui soutiennent What Mad Universe.

Myspace: http://www.myspace.com/whatmaduniverse

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