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Urgehal – Ikonoklast

Le 17 février 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Trondr Nefas : Chant, Guitare Enzifer : Guitare Uruz : Batterie Mannevond : Basse Renton : Batterie sur «Kniven Rider Dypt I Natt”

Style:

Black Metal

Date de sortie:

16 novembre 2009

Label:

Season of Mist

Crottes de trolls sataniques, planquez vos jouvencelles vierges effarouchées, car du Royaume de Ringerike – l’une des plus minuscules enclaves norvégiennes du Moyen-âge- revient le Mal mâtiné de brumes nécrophages. S’extirpant insidieusement du fylke actuel de Buskerud, rampant depuis Hurum dans l’Oslofjord, jusqu’aux montagnes Halling et à Hardanger, la gangrène contagieuse se répand à nouveau tel un « Treizième guerrier ». Mais point d’Antonio Banderas à l’horizon, et fi des Olaf Ier et Olaf II naviguant sur le Numedalslagen en direction du Vestfold ; prémices à des expéditions aventureuses et sanguinaires précédent un retour apaisé vers la christianisation. L’infection a ici pour nom Urgehal, et se torture depuis 1992 à délivrer un True black metal satanique où l’opacité de la noirceur ne se dispute l’hégémonie musicale qu’avec les froideurs glaciales et imageries lucifériennes ravageuses et sans concessions.

Car la secte maquillée et vociférant pourrait être considérée comme la référence notoire ultime chez les éventuels nouveaux bruleurs d’églises potentiels. Catégorisés initialement dans cette seconde mouture Black aux mêmes titres que les Mayhem, Gorgoroth, Burzum, Immortal voire Emperor sans la chapelure symphonique, Urgehal est resté fidèle à sa ligne de conduite et de pensée première. Là où les combos précités ont évolué, voir dérivé, eux sont restés les gardiens du temple ; les Uruk-Hai sentinelles d’un héritage devant lequel Maitre Quorthon (Bathory, Rip en mai 2004, putain déjà plus de cinq ans !!!) en personne doit être fier. Car quand bien même le titre affublant cet opus peut surprendre, « Ikonoklast » -iconoclaste, personne qui détruisait les images saintes au VIIIème siècle, et par extension contre les traditions- ne déroge en rien à la discographie d’une demi-douzaine d’offrandes pondues jusqu’alors. Seuls deux éléments notoires viendront en parallèle moderniser et extérioriser cette dernière released ; à savoir d’une part la qualité d’une production assez ciselée et pouvant un tant soit peu détonner avec les facettes « crados » des sorties originelles labélisées True black metal. Et de l’autre la maturité du groupe, qui assène ici son Scud le plus abouti.

Brut de décoffrage aux premiers abords ; glauque, morbide et sans concessions dès la première approche ; la tracklist se dévoilera à vous sataniquement sans coup férir et emplira votre mufle de souffre. Oscillant entre mid tempo, plages plus soutenues ou au contraire plus martiales syncopées et râpeuses, les neufs titres s’avéreront un véritable recueil apologique démoniaque : chant criard éraillé emportant l’adhésion, blasts destructeurs, guitares incandescentes plombées de Thrashy satanique et soli bien posés et sentis, lignes mélod-iabol-iques accrocheuses, et même quelques petites douceurs Pagan comme le pont au piano sur le final exutoire « Sopor Necrosanctus ». De l’excellence à tous les niveaux, tant les ambiances malsaines concoctées sont uniques et contaminantes ; avec selon les goûts et la passivité à se laisser séduire par le malin divers « Highlights ». Le « Stesolid Self-Destruction To Damnation” inaugural, ou un « Cut Their Tongue Shut Their Prayer » frénétiques sont par exemple de véritables boucheries, tout au taquet, ou un essai de headbanging ne pourra que faire immédiatement rendre l’âme à vos cervicales et vous faire ressembler à la gamine de l’Exorciste, crachant ses trippes et boyaux. A contrario, un « Astral Projection To Rabid Hell » plus prog alternatif ambiant se dévoilera et vous soumettra différemment mais dans un dessein semblable : L’asservissement.

Car au final, ce qui vous marquera aux fers rouges est cette propension qu’à Urgehal à convaincre de la véracité profonde de son entité. Pas de fard ni rimmel pour persuader que l’on « est » ; mais « Etre » réellement. Le « Necrophilaxe » guitariste Enzifer a beau se larder d’un masque déjanté et dépravé sur scène, quand dans le même temps, Trondr Nefas s’affuble de « Demon and Fuck », l’unicité du quatuor est réelle et non préfabriquée à des fins mercantiles. Une « twilight démoniac zone » empreinte de damnation massive, d’éructions pestilentielles génétiques et brutales, ou le pacte Faustien ne peut qu’être scellé dans des assourdissements dantesques. Soumettez-vous et virez vos gousses d’ails, ou fuyez « Pauvres fous », comme vous le martèlerait Gandalf le Gris. Les Nazguls rôdent, et Sauron vous voit à travers son grand Œil.

INRI…

Myspace : www.myspace.com/urgehal666

MetalPsychoKiller

8/10

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