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Tragacanth – Anthology of the East

Le 5 juin 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


Style:

Black Symphonic Metal

Date de sortie:

mars 2016

Label:

Autoproduction/Indépendant/Loud Rage Music

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 6.5/10

Ahhhh… La « première fois »… Ce moment qu’on attend avec impatience, pour lequel on se prépare avidement. D’abord on s’entraine tout seul, chez soi, dans sa petite chambre, pour acquérir la technique et le doigté, mais on sait qu’on n’aura pas le feeling sans essayer en situation. On voudrait faire comme les grands, donc on écoute les conseils et regarde des vidéos, on se renseigne dans des documents de l’Est… On s’inspire de ce qu’on fait les précédents. On utilise toutes les techniques pour faire durer, en changeant de vitesse et de rythme, en plaçant sa main à des endroits peu fréquentés « pour tester ». Puis on se met à la pratique, généralement maladroite, avec un partenaire pas forcément plus expérimenté dans le domaine, mais qui vous rassure en disant que ce que vous faites est « bien » sans vraiment prendre le temps de vous conseiller pour rendre l’instant jouissif… Et sans être vraiment la cata, on se dit qu’on fera mieux la prochaine fois mais qu’il fallait bien une première fois… Bon, cela entendu qu’on n’ait pas un égo démesuré – comme tant d’autres choses – en se prenant directement pour un dieu, bien sur !

Voila tout ce que j’avais à dire sur Anthology of the Eastdebute album du quatuor (à l’époque de l’enregistrement, quintette depuis) néerlandais Tragacanth qui retrace un pan de la mythologie babylonienne. Bah oui, vous croyiez que je parlais de quoi, petit canaillous à l’esprit tordu ???
Pas assez clair ? OK… Pour détailler un peu, il s’agit d’un album de BM sympho, très typé – parfois calqué – influences « borgiriennes » (Godless Savage Garden/Enthroned Darkness Triumphant), avec des inserts death et black atmo, à l’artwork franchement moche ou pas inspiré. Constitué de morceaux qui font en moyenne 5 minutes, le dernier point d’orgue monte à 8 minutes.

Ceci étant dit, passons directement à l’analyse musicale de l’objet vibrant en question (dans nos oreilles). Les patches de claviers sont assez infâmes, dignes d’un PSR 300 des 90’s. Un bon ingé son, ce qui n’est audiblement pas le cas du second guitariste qui a ici mixé de manière totalement inégale lesdites parties de claviers justement (en particulier celles de piano – ah bah oui, les attaques d’un piano, c’est pas celles des cordes, hein…), aurait conseillé au groupe de faire de meilleurs choix stylistiques dans les pistes à mettre en avant ou en retrait, voire aurait fourni une banque de son bien plus adéquate à quelque chose qui se voudrait grandiose symphoniquement parlant. Il en va de même pour les parties de batterie. Un regard extérieur eut été de bon aloi.

[Tout est dit dans le titre de ce morceau]

Sorti du caractère « son », le mal étant dans cette balance très agaçante chez Tragacanth, quelques bonnes idées un peu originales (mais très ancrées dans les influences des groupes de sympho des 90’s sans vraiment s’en distinguer) ressortent, principalement dans l’arrangement et les modulations (j’ai beaucoup apprécié « Birth of a Goddess » et son ambiance orientale bien recréée). Vu le type d’écriture, la composition, qui est l’œuvre du guitariste Erik Brouwer, semble avoir avant tout été réfléchie telle celle d’un claviériste, mais sans information complémentaire, je ne m’avancerai pas davantage – parce que si ensuite je recule, comment voulez-vous… ? Bref… Au-delà des petits trucs pas totalement en place, du tempo volatile par moments, l’ensemble est très convenable mais manque de feeling, principalement dans les lignes de guitares certes techniques mais lisses dans leur interprétation. Les anciens se retrouveront surement dans les racines black sympho partagées avec ce groupe de « jeunots » qui s’en est éminemment – donc rien à voir avec Eminem – inspiré.

Cet album est par conséquent un premier coup d’essai pas sensationnel mais pas non plus raté ou dans l’eau ; la chance du débutant étant ce qu’elle est, elle ne touche pas forcément tout le monde au premier coup (et pas que de rein, fripons que vous êtes). A suivre dans un prochain opus plus abouti.

A écouter en se remémorant sa première fois, et se disant qu’on a surement fait mieux ensuite…

Tracklist:
1. Rebirth (2:19)
2. The first noble Truth (5:55)
3. Birth of a Goddess (5:16)
4. The Gates of Naraka (5:31)
5. Kutayuddha (4:28)
6. God of Hell (5:12)
7. Destroyer of Worlds (6:25)
8. Edimmu (8:44)

Facebook: https://www.facebook.com/Tragacanth/
Site officiel: http://www.tragacanth.net/
Bandcamp: https://tragacanthofficial.bandcamp.com/releases
Youtube: https://www.youtube.com/user/Tragacanths

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