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The Cold Existence – Sombre Gates

Le 22 février 2010 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


Jan Sallander - Chant, Guitares Robert Persson – Lead Guitares Peter Laustsen - Basse Joakim Antonsson - Batterie

Style:

Death mélodique traditionnel

Date de sortie:

13 mars 2009

Label:

Kolony Records

Un petit aveu en concession dans l’introduction de cette review pour tenter de me dédouaner sensiblement auprès des futurs lecteurs curieux de savoir ce dont traite ce « Sombre Gates ». Depuis que les « At The Gates » sont muets, et les « Soilwork » et « In Flames » sont tombés quant à eux dans le tantinet commercial aseptisé, la veine Death mélodique suédoise a laissé bon nombre d’adeptes initiaux dans la perplexité. Et par la même, les a fait décrocher un tant soi peu de ce courant dont l’âge d’or –entre 1995 et 2005, à mon sens- parait être derrière nous quand bien même d’autres locomotives du genre continuent eux, à tirer le train à une vitesse infernale (Arch Enemy, Dark Tranquility, voir Amon Amarth…). Certains évoluent dans leur optique et leur musicalité, d’autres restent inexorablement fidèles à la recette les ayant extrait du magma métallique.

Pour « The Cold Existence », combo crée en 1998 par le guitariste / chanteur suédois Jan Sallander, on est bien loin de ces considérations existentielles malgré déjà une décennie d’activité et des fluctuations dans le line-up. Résumons juste en vous notifiant leur première démo officielle « Beyond Comprehension » au studio Los Angered avec Andy LaRocque au mixage ; puis un contrat avec le label américain Khaosmaster Productions pour la sortie de leur démo sous forme de MCD aux Etats Unis et en Europe ; un titre de meilleur groupe de l’année 2005 dans le mag suédois « Close Up » les entrainant ainsi dans de nombreux gigs et fests dans toute l’Europe. Et enfin la sortie en 2006 de leur premier album « The Essence », qui curieusement n’aura qu’un écho bien relatif…

Retour dans l’arène donc pour un second tour en piste avec un nouveau label Kolony Records (que du bon dans leur catalogue !!!), et à nouveau le bien connu et hautement appréciable King Diamond, Andy La Rocque aux manettes (Abigail, Death !!!). Et disons le d’entrée, si les anciens poids lourds du genre ont tendance à s’empâter et péter dans la soie, les compères de Göteborg, et plus ou moins nouveaux venus, ne font pour leur part ni dans la dentelle ni dans la guimauve. Du Death mélodique à la suédoise, version furieuse et féroce bien traditionnelle, comme on en faisait il ya dix/quinze ans ; mais plus que sur tartiné de brutalité récurrente en fil rouge conducteur. Les «Seeds of aggression », « Madness », ou autre « Corruption » diablement efficace de par son refrain asséné, se veulent résolument classiques et sommes toutes réussis car maitrisés. Ca growle, ça blaste, ça cartonne à tout va et l’alchimie est bien ficelée ; mais suinte quand même en nous un sentiment plus que gênant de « ouep, ben encore un de plus »…

Heureusement, nos petits malins de scandinaves ont du se faire la même remarque ; et pour remédier à toutes itérations les condamnant à rester coincés dans la nasse grouillante de la planète métal, ils ont du tout simplement décider d’étoffer les compos proposées avec des ingrédients typiques d’autres genres. Une « Dissection » plus tard, et l’on s’aperçoit que le reste de la tracklist délivre un Death teinté Black, sans concession, radicalement brutal comme la genèse des groupes précités mais avec un maquillage « Made in Norway ». Une mixité suédo norvégienne qui affiche les facettes sombres et froides de la force obscure: « Forsaken » « Purgatory », ou plus encore « Spawn of Evil », sont les exemples types de ce maelstrom structurel glacial ; quand bien même mes neurones me balancent sans cesse à l’esprit les polonais de « Behemoth » !!!

Lourdeur, vélocité, puissance ; ce Scud en impose par la créativité du quinton emmené par une performance vocale plus que convaincante. Car Jan Sallander, maitrise sa prestation à la perfection et de par son panel varié assure le liant à tous les titres délivrés. Un metal extrème et destructeur, soit ; mais ou des perles comme « Heretic »et « The Hellfire » confèrent un statut supérieur à ces portes sombres. La tuerie jouissive et imparable restant à coup sur un « Ruins Of Despair » phénoménal, dans lequel se syncopent rythmiques chaloupées, lead guitares moyen-orientales, alternances et break ciselées, vocalises et blasts nucléaires… La liste n’étant pas exhaustive tant on baigne dans le pur raffinement donnant ses Lettres de noblesses à notre musique préférée et adulée.

Au final, une galette bien sympathique et bien appréciable à écouter quand vous serez en forme ; car ici on fait dans le Dur et…Dur. Frénétique, froid, ravageur ; une véritable coulée de lave de glace en fusion ne pouvant laisser insensible. Et ce même si la très bonne impression d’ensemble sera un peu -et malheureusement- modérée par quelques titres plus quelconques car plus convenus ; et dont j’ai fait abstraction pour ne pas atténuer le plaisir…

Ou parce que je suis un gros fainéant…


http://www.myspace.com/thecoldexistenceonline

MetalPsychoKiller

8/10

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