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The Amenta

Le 4 décembre 2013 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Divers selon albums

Style:

Death Metal

Date de sortie:

De 2004 à 2013

Label:

Listenable Records

 

 

 

 

 

 

 

Occasus

 

Genre : Death Metal Industriel

Label : Listenable Records

Sortie : 27/07/2004

Note : 8/10

J’ai rarement entendu une entrée en matière aussi fracassante que « Erebus » : c’est une crise de tétanie immédiate qui saisit l’auditeur dont la pauvre paillasse est broyée par un riff surpuissant accompagné d’un blast supraluminique. The Amenta pose les bases de son style, un Death Metal massif et rapide génétiquement modifié à l’Industriel. Le mélange n’est peut-être pas nouveau (je pense à Red Harvest), mais parvenir à le hisser à un tel niveau, cela relève de l’innommable.
Occasus a beau être la première livraison du groupe, il y a déjà une identité forte qui se démarque de la scène extrême. Tout y est poussé au paroxysme : la vitesse de frappe de Diazonon, le chant dictatorial de Cesium 137, les ambiances lugubres développées par Chlordane, la précision chirurgicale des guitares. On ajoute à cela une atmosphère quasi mystique mais proprement irrespirable et l’on a avec ce disque un des trucs les plus originaux qui soient sortis.
The Amenta a en plus l’intelligence de ne pas systématiquement bourriner en intégrant deux interludes instrumentaux du meilleur effet (« Senium », « Occasus »), voire en composant des choses plus mélodiques comme « Nihil », sans doute le morceau le plus abordable de ce Occasus. Enfin, quand j’écris « abordable », j’entends qu’au lieu d’être à 10, le niveau de brutalité descend à 8. Ces quelques accalmies sont salvatrices du point de vue de l’ORL, mais elles décuplent d’autant l’impact des attaques frontales qui composent l’intégralité de l’album. Le point d’orgue est atteint sur les deux dernières cartouches : le très technique « Ennea » et surtout « Sangre » dont la superposition de rythmiques militaristes et d’un arpège planant puis d’un long passage Industriel tout en Powerviolence préfigurent déjà l’album qui suivra : NON.
Quand on aime les trucs qui sortent de l’ordinaire et qu’on est intransigeant sur la qualité, alors on se doit de donner sa chance à The Amenta.

Line up :

    Cesium 137 : chant
    Ethion : guitare
    Endrin : basse
    Chlordane : clavier
    Diazonon : batterie

Tracklist :
1 : Erebus
2 : Mictlan
3 : Zero
4 : Senium
5 : Nihil
6 : Geilt
7 : Sekem
8 : Occasus
9 : Ennea
10 : Sangre

 

nOn

 

Genre : Death Metal Industriel

Label : Listenable Records

Sortie : 20/10/2008

Note : 8/10

Il suffit de regarder la pochette pour comprendre que quelque chose a changé chez The Amenta. Exit le décorum inspiré de la Science Fiction, nOn adopte l’esthétique du terrorisme, visuel comme sonore et l’on subodore que ça risque de ne pas beaucoup rigoler dans ce disque. D’ailleurs, un simple coup d’œil aux intitulés des morceaux suffit pour confirmer ce sentiment : viol, cancer, putain, esclave, vermine, etc. cela se passe de commentaires.
Pourtant, si l’on occulte l’intro bruitiste « On », la suite immédiate (« Junky ») est dans la lignée de Occasus : du blast, des guitares compressées au possible, un chant vindicatif, bref on se dit qu’en quatre ans, à part l’imagerie, le chanteur et l’abandon des pseudonymes, il n’y a pas grand chose de nouveau chez The Amenta. À la limite, les claviers semblent occuper une place plus importante ce qui renforce l’aspect Industriel de la musique et c’est là que l’on s’aperçoit que « Junky » n’est que le premier palier d’une longue et lente descente dans les bas-fonds de l’humanité.
Plus on avance dans l’écoute, plus le goût de charogne se fait prononcé. The Amenta a clairement radicalisé son utilisation des machines, n’hésitant plus à composer une Techno Indus maladive (« Entropy », « Skin », « Atrophy ») qui recouvre de crasse rouillée son Death Metal robotique. Le résultat fait de nOn un album difficile à appréhender, voire à supporter en entier tant il dégorge d’impuretés, de sanies. À l’occasion, on discerne une forme de beauté défigurée (les claviers envoûtants de « Spine », les mélodies introductives ou le refrain de « Dirt ») mais c’est bien la salissure qui domine. On pense aux dystopies de Blade Runer, de 1984, du Meilleur des Mondes, de Nous Autres ou encore de Fahrenheit 451, autant d’univers déshumanisés dont The Amenta se fait aujourd’hui l’incarnation musicale.
nOn est un disque inclassable, inqualifiable et unique qui donne une autre image de l’Australie. Les kangourous sont en colère et ils entendent bien le faire savoir.

Line up :

    David Haley : batterie
    Erik Miehs : guitare, basse
    Timothy Pope : clavier, sample
    Jarrod Krafczyk : chant

Tracklist :
1 : On
2 : Junky
3 : Vermin
4 : Entropy
5 : Slave
6 : Whore
7 : Spine
8 : Skin
9 : Dirt
10 : Atrophy
11 : Cancer
12 : Rape

 

Flesh Is Heir

 

Genre : Death Metal Industriel

Label : Listenable Records

Sortie : 22/03/2013

Note : 8,5/10

La première fois que j’ai écouté Flesh Is Heir, je me suis dit que The Amenta avait réédité de vieux titres tant j’avais le sentiment que le style pratiqué se situait en amont de Occasus. Or, il n’en est rien puisqu’il s’agit bien du dernier album en date des Australiens. Troisième changement de chanteur, plus que deux membres d’origine (Erik Miehs et Timothy Pope), la formation semble avoir du mal à se stabiliser, ce qui pourrait expliquer un tel délai entre deux sorties, nOn remontant déjà à 2008. En revanche, cela ne justifie pas ce retour à un style plus organique, le claviériste étant là depuis le début.
À bien y regarder, Flesh Is Heir combine ce qui faisait la force des deux albums précédents tout en optant pour une production plus aérée. La puissance de feu est toujours aussi impressionnante (« Teeth »), les passages Industriels toujours aussi prégnants (« A Womb Tone ») et le nouveau chanteur Cain Cressal apporte une dimension supplémentaire aux compositions car il possède un registre vocal plus varié que ses prédécesseurs, ce qui lui permet de tenir de véritables refrains, puissants et hurlés (« Ego Ergo Sum », « Obliterate’s Prayer ») un peu dans la veine d’un Joe Duplantier. L’auditeur respire un peu même si, musicalement parlant, The Amenta reste violemment schizophrène, sans pitié et belliqueux en diable.
On retrouve également cette capacité à ralentir le tempo pour développer des atmosphères plus profondes (« Cell ») qui démontrent que The Amenta n’est pas juste une machine à détruire. Effort salutaire car, encore une fois, endurer 45 minutes d’un trait s’avère toujours difficile avec cette formation tant le rythme est soutenu, implacable.
Flesh Is Heir s’achève sur « Tabula Rasa ». S’il semble évident que The Amenta n’ait pas fait table rase du passé sur cet album, il faut peut-être y voir une allusion à ce qui va suivre. J’espère qu’il ne faudra pas encore attendre cinq ans pour le découvrir.

Line up :

    Cain Cressall : chant
    Erik Miehs : guitare
    Dan Quinlan : basse
    Robin Stone : batterie
    Timothy Pope : clavier, sample, programmation

Tracklist :
[list=]1 : Flesh is Heir
2 : Ego Ergo Sum
3 : Teeth
4 : A Womb Tone
5 : Obliterate’s Prayer
6 : Sewer
7 : The Argument
8 : Cell
9 : Disintegrate
10 : A Palimpsest
11 : Tabula Rasa

 

 

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