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Synthphonia Suprema – The Future Ice-Age

Le 13 novembre 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Dany All : Keyboards
Fryderick T : Guitars
Matkracker : Vocals
Lorenzo Costi : Bass
Zana : Drums

Style:

Power

Date de sortie:

26 Février 2010

Label:

Ice Warrior Records

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 9,5 / 10

Tout n’est qu’une histoire de temps ?

Depuis 1999 et sa création, les transalpins de Modène -ex Nothing Else– ont connu le cheminement on ne peut plus classique de la genèse à l’éclosion. Deux démos en 2000 et 2002, dont une «Synth Metal » mettant en place et affichant la future musicalité proposée, et aguichant suffisamment un Franck Andiver producteur par exemple du No Limits des Labyrinth … Avec pour finalité de cet intérêt un premier album pondu en 2006, « Synthphony 001 ». Un opus originel à mon sens malheureusement plutôt quelconque et ne parvenant pas à s’extraire de la nasse des sorties du style à l’instar de son artwork cover à la Manowar puisque d’ailleurs création de Ken Kelly. Le combo parait y chercher sa voie, et par la même occasion s’égarer quelques peu. Le potentiel sous jacent est prometteur, mais n’apparaissant que par bribes et qui plus est souffrant d’une certaine naïveté d’une part ; et de l’autre d’une production sonore empreinte de platitude. Un dernier élément surprenant et paradoxal quand on connait le talent et savoir faire du sieur Andiver et qui confortera l’ensemble dans un sentiment partagé mi figues, mi raisins… Tous les ingrédients paraissaient de bonne qualité et bien en place, mais curieusement la mayonnaise ne prend pas et même la présence de guests tel Pier Gonella (Necrodeath, Labyrinth) n’en rehaussera pas la saveur. Dont mention, et fin du premier acte.

Retour donc aux affaires avec cette future ère de glaciation annoncée par une certaine noirceur et froideur du visuel proposé ; et ce presque un quinquennat plus tard. Le mandat fut somme toute plus que long, et similairement à celui de notre hongrois de « Roquet Balboa sans talons est un nain », va s’achever par un pur et simple coup de pied dans l’arrière train. Car le come back asséné par « Synthphonia Suprema » tiendra tout viscéralement de la copie parfaite, raison pour laquelle je me colle voluptueusement à l’élaboration de cette review quand bien même l’album est sorti depuis près de neuf mois. En cette presque période de fin d’année ou les lauréats vont bientôt se voir décerner leurs prix, votre vieil Mpk ne pouvait laisser sans chronique un opus qui –comme le « Nuclear Winter » d’ ORION’S REIGN-sera dans son tiercé gagnant annuel. Le premier jet des cinq de Modène était un coup d’épée dans l’eau, soit. Ce « Future Ice Age » est lui un coup de maître, indéniablement. Mature, conquérant, asservissant ; en douze titres sans temps morts ni faiblesses, nos cinq latins portent une estocade sans rémissions ni échappatoires possibles. La botte, dont les lettres de noblesse rutilait des Vision Divine, Labyrinth, Rhapsody Of Fire (quoique la dernière doublette pondue me laisse sceptique…) et autres Secret Sphere, va voir son cuir lustré et briller une fois de plus de mille feux. « Synthphonia Suprema » est certes un pur produit de la veine latine et ne révolutionnant rien de surcroit, convenons en. Il n’empêche que cette paternité nationale teintée de maternité internationale à la Dragonforce (Uk), Edguy et Saidian (Allemagne), Statovarius (Finlande) ou Harmony (Autriche), profite d’un don unique : L’inspiration créatrice ! Dont nouvelle mention et fin du second acte.

En près de cinquante –clinquantes- minutes, les cinq de Carpi vont débouler sans coups férir et nous mettre plein les esgourdes d’un pur panel de ce qui nous fait être passionné de Power sympho et mélodique. Tout simplement, et sans prétentions outrecuidantes ! Dès la désormais on ne peut plus classique intro « Future Hammerblows », l’effet est immédiat. Une ouverture martiale et épique digne des 300 (okay, okay ce ne sont pas des spartiates !), « Powertuerie te saluante », et le feu de Mars crache ses brulots. L’entame sautillante de « Dominatron » lâche sa foudre et enfonce immédiatement le pal que les boucheries suivantes concocteront en Metal fusionnel : Un « I Storm » d’exception, un « Electrodoom » d’anthologie –à cette petite descente de manche !-, un sublime titre éponyme ou un divin « Phoenix Return » ; nos « synthétiques » s’y entendent à faire dans le pêchu mélodique flirtant souvent dans le Heavy et par à coup vers le speed. Les constantes et trames s’avéreront insidieuses et purs fils rouges des compositions délivrées : Les lignes organiques de Dany All sont de véritables cavalcades frénétiques et la locomotive d’un attelage échevelé, le chant de Matkracker est convaincant et vous possédant inexorablement, le marteleur derrière les futs peut sombrer dans le déjanté pour intensifier l’empreinte énergétique…Quant aux six cordes, de riffs aiguisées en soli royaux, elles démontrent un indiscutable talent de Fryderick T. Testostérones, mélodicité accrocheuse, talent créatif et instrumentiste ; du grand art devant lequel on ne peut que s’incliner bien bas. Et donc fin du troisième acte.

Concomitamment à cette débauche d’énergie, nos jeunots sauront aussi manier la douceur et la subtilité évanescente en usant de structures de compos plus prog. Ainsi, l’ouverture au piano d’« Iced Waterfalls », puis sa ligne de lead inspirée et mélancolique, en seront l’incontestable preuve. Mais le coup de massue final viendra sans conteste des jumelles « Synthetic Aurora » et « Aurora Symphonica ». Envoutantes, impériales et magistrales, ces deux versions d’un même titre décliné différemment ont des dimensions vertigineuses de profondeurs, nostalgies, mélancolies et poésies auditives. Le genre de semi ballade suintant le spleen et exacerbant des larmes de sang coulant sur vos joues. Un double « highlight », version normale ou acoustique, qui prendra aux trippes les plus rétifs à l’émotivité suggestive et laissera les plus sensibles exsangues. Une subtile alchimie concoctée par SS qui sidérera par une parfaite alternance entre ses effets de ressacs d’intensité et le maelstrom sensitif asséné. Et au final, si l’opus initial pêchait par sa jeunesse, « The Future Ice Age » impressionnera tout autant par son saisissement total que par l’étalage de sa maturité. Clôture du quatrième acte final.

L’épilogue s’avérera on ne peut plus concis puisque se résumant à trois petits apartés. Primo, « Synthphonia Suprema » signe là un véritable coup d’éclat (surgi de presque nulle part !) qui sera au coude à coude avec le « Nuclear Winter » d’ ORION’S REIGN pour l’accession au titre d’album de l’année. Deuxio, la vieille garde italienne, précitée en début de chronique, ferait bien de se méfier de l’arrivée de ces jeunes loups aux dents acérées. Car sans remises en question de leur part, les maitres pourraient bien se voir tout simplement éjectés par les élèves. Et enfin tertio…

Tout n’était qu’une histoire de temps !

 

Myspace : http://www.myspace.com/synthphoniasuprema

Site Officiel : http://www.synthphoniasuprema.com/

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