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Soilwork – The Ride Majestic

Le 7 septembre 2015 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Bjorn "Speed" Strid : Chant
  • David Andersson : Guitare rythmique et lead
  • Sylvain Coudret : Guitare Rythmique et lead
  • Sven Karlsson : Claviers
  • Markus Wibom : Basse
  • Dirk Verbeuren : Batterie

Style:

Metalcore/Death mélo

Date de sortie:

28 août 2015

Label:

Nuclear Blast

Note de la SoilChroniqueuse (Bloodybarbie) 6/10

Par la présente chronique, je vais vous faire part de cette rude déception !
On attendait tellement de Soilwork, qui nous a offert quelques mois plus tôt un sublime album live « In The Heart Of Helsinki » (2015), un assortiment du meilleur de leur carrière, ou encore leur dernier double album bien dense : « The Living Infinite » (2013) que j’avais d’ailleurs adoré. Qui aurait pu prédire que la suite serait… aussi décevante ?

On a connu la belle époque Death Mélo des suédois et leur apogée avec « Natural Born Chaos » (2002) jusqu’à ce qu’ils franchissent la frontière du metalcore/Death mélo à partir de « Figure Number 5 » (2003) et ce n’était pas mauvais. A noter que c’était aussi le cas de leurs compatriotes Nightrage et In Flames, ça doit sûrement être un virus bien core qui a maudit cette ville du death mélo : Göteborg (en espérant que Dark Tranquillity reste immunisé).

J’avais espéré apprécier ce nouveau né en multipliant les écoutes, mais plus je le réécoutais moins je l’appréciais. A chaque morceau entamé, je n’avais qu’une une seule envie : qu’il se termine et vite en espérant que le suivant sera meilleur. L’ennui c’est que cette envie se répète 11 fois !

J’avais déjà appréhendé cet opus dès l’écoute de leur premier titre dévoilé : l’éponyme « The Ride Majestic », les 30 premières secondes, très mélodiques, vendaient du rêve et le réveil fut brutal à cause de la suite, complètement décousue. Quel gâchis ! Je suis sûre qu’ils auraient pu faire un beau teaser en sélectionnant les meilleurs refrains, couplets et soli, on se serait certainement précipité pour passer la commande en pensant que c’est peut-être l’album du mois. Mais le cauchemar commence dès que l’on écoute un morceau en entier : trop chaotique et aucune cohérence entre refrains/mélodies et ponts, ça peut heurter la sensibilité de certaines oreilles. « Aligh In The Aftermath » en est l’exemple parfait : mélanger des refrains metalcore, des couplets black metal et un pont prog, à moins que ça ne soit bien fait, je crie au scandale ! Ok, si c’était de l’avant garde metal, ça passerait peut-être, mais tout le monde ne maîtrise pas bien l’art du patchwork (normal c’est Soilwork).

Ô combien j’apprécie le chant de Speed, le jeu de batterie de Dirk et le talent des guitaristes Sylvain et David. Mais Dirk semble être victime de la rage et se met à coller des blasts et un jeu énervé partout, même là où il ne faut pas.
Sans parler du sur-mixage de la batterie, on n’entend presque qu’elle ! Les riffs de guitares sont globalement un peu trop saccadés à mon goût et rien de bien raffiné à l’exception de quelques soli de guitare bien sympas comme celui de « Enemies In Fidelity » et celui de « The Phantom » (le reste est complètement fade). Comment de tels musiciens osent pondre un truc pareil ? !
Néanmoins, je retiendrais « The Ride Majestic (Aspire Angelic) », l’un des rares titres bien faits du début jusqu’à la fin, ou encore les passables « Whirl Of Pain », « Death In General » ainsi que « Fahter And Son, Watching The World Going Down » un poil mieux soigné (on dirait que Dirk a eu une amende pour excès de vitesse et se rattrape en essayant d’être en harmonie avec ses camarades).

Inutile de s’attarder et commenter le reste car il n’y a pas grand-chose à dire, c’est tout ce qu’il y a de plus banal et rien de captivant malheureusement. Ce « Ride The Majestic » avait tout pour être mieux, mais ses géniteurs ont choisi d’en faire quelque chose d’insipide et de bancal. Alors sincèrement, il y a de bien meilleurs groupes/albums à écouter au lieu de perdre son temps (et argent) sur celui-là.

Le problème, ou le paradoxe, de cet opus c’est qu’il contient beaucoup de bonnes idées, des riffs et mélodies plaisants, sauf qu’il semblerait qu’ils se sont trompés lors de reconstitution du puzzle à cause de ces incohérences.
En jugeant de l’ensemble, je n’ai clairement pas aimé et je crois même que c’est leur pire album. Si l’ennui vous prend un jour, je vous propose un jeu qui est de reconstruire une meilleure version de ce truc, simplement en améliorant l’agencement des différentes parties.

Un prochain album de ce genre, et Soilwork tombera dans les oubliettes ! Ce n’est pas la concurrence qui manque et certains novices surpassent les anciens !

Tracklist:

1. The Ride Majestic
2. Alight in the Aftermath
3. Death in General
4. Enemies in Fidelity
5. Petrichor by Sulphur
6. The Phantom
7. The Ride Majestic (Aspire Angelic)
8. Whirl of Pain
9. All Along Echoing Paths
10. Shining Lights
11. Father and Son, Watching the World Go Down

Facebookhttps://www.facebook.com/soilwork

Site officielhttp://www.soilwork.org/

 

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