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Soen – Tellurian

Le 10 mars 2015 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


  • Joel Ekelöf : chant
  • Kim Platbarzdis : guitare
  • Martin Lopez : batterie
  • Stefan Stenberg : basse

Style:

Rock Progressif

Date de sortie:

4 novembre 2014

Label:

Spinefarm Records

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8/10


Depuis son départ d’Opeth, je me demandais sur quel projet s’était concentré Martin Lopez. Il faut dire que ce départ m’avait marqué – moins que celui de Peter Lindgren, qui laissa Mickael Akerfeldt comme dernier membre historique. Il était l’un des piliers du groupe depuis son troisième album et son successeur, plus axé sur la vitesse et la brutalité que sur la subtilité, n’a pas plu à tout le monde (même si je ne fais pas partie des détracteurs). Ce départ m’a marqué. Un sentiment amplifié par le fait qu’Opeth est l’un des tout premiers groupes de Metal que j’ai écouté.
Bien sûr, j’ai suivi le parcours du batteur mais de loin, sans poser d’oreilles sur ses deux formations : Fifth to Infinity et Soen. Heureusement, l’arrivée du nouvel album de ce dernier, Tellurian, a pu changer tout ça car c’est de lui que je vous parlerai dans cette chronique.

Sortie il y a deux ans, Cognitive, leur première offrande, avait eu de bons, voire de très bons retours, malgré un amour un peu trop prononcé pour Tool. Les écoutes de son successeur m’ont toutefois rappelé deux autres groupes, bien différents, même s’ils évoluent tous les deux dans les sphères progressives. Le premier, lui aussi d’influence Toolienne, est l’énorme, le monstrueux Karnivool, période Sound Awake. En écoutant le couplet et plusieurs passages de « Void » ou le début et la fin de « The Other’s Fall » qui, malgré des percussions tribales ramenant à « Komenco », ressemblent à l’intro de « Change » (de Sound Awake), on retrouve assez facilement le lien familial.

Le deuxième groupe auquel je songe en écoutant Soen n’est autre qu’Opeth. Période pré-Heritage, voire pré-Ghost Reveries. Un Opeth plus Rock atmo, amputé du côté Death, comme si Tellurian était le chaînon manquant entre Deliverance et Damnation. Les deux groupes ne partagent pourtant qu’un batteur, mais ils sont bien plus proches que certaines formations dont les autocollants promotionnels indiquent « For fans of Opeth » sur la jaquette. Et là, je vais encore citer des noms de morceaux, ramenant, parfois avec un parallélisme troublant à la meilleure période, selon beaucoup, du projet d’Akerfeldt. La première partie du refrain aérien et mélancolique de « Kuraman » ainsi que, dans une moindre mesure, l’envolée qui suit. « Pluton » rappelle constamment l’ancien groupe de Lopez à différentes périodes, que ce soit dans l’écriture, les guitares électriques et acoustiques, les transitions ou le chant clair, même si les deux timbres se révèlent assez différents. Les débuts de « Ennui » et de « Void », qui revient ensuite dans le morceau, font clairement de l’œil à Blackwater Park.

Mais Tellurian, ce n’est pas seulement un mélange – réussi – entre Tool, Karnivool et Opeth. C’est surtout un album d’une grande richesse, souvent personnel et à l’impact émotionnel peu commun. Une oreille sur « The Words » (auxquelles ramènent les pauses atmosphériques de « Tabula Rasa » et « Void »), une réelle réussite dans le genre tire-larme qui évite avec soin d’en faire trop, suffira à vous convaincre. La tristesse de la musique est sublimée par une voix sensible, fragile qui sait aussi montrer sa puissance. On imagine même Joel Ekelöf, les yeux humides et brillants lors de certaines montées et puissance. Captivant, ce morceau justifie à lui seul l’achat de cet album, même si « Pluton », davantage agressif, nous ramène à une réalité plus brutale.
Certains refrains à plusieurs strates (« Tabula Rasa », « Kuraman ») viennent achever le travail. Plus marquants qu’entêtants, ils prouvent encore une fois le talent qu’a le groupe pour toucher la corde sensible sans jamais tomber dans la facilité.

Oui, les influences de Soen sont marquées et facilement identifiables. Mais il ne faut pas s’arrêter à ça. Tellurian est avant tout un album prenant, sachant passer de l’émotion la plus exacerbée aux envolées épiques les plus grisantes, comme la fin de « Koniskas » où tout prend de l’ampleur. La fin de la dernière piste nous laisse comme un sentiment de vide, qui nous pousse à remettre en route la galette, ne serait-ce que pour entendre à nouveau « The Words ». Une chose qui ne trompe pas.

Trackist:
1. Komenco
2. Tabula Rasa
3. Kuraman
4. The Words
5. Pluton
6. Koniskas
7. Ennui
8. Void
9. The Other’s Fall

 

Facebook : www.facebook.com/SoenMusic

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