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Sacred Oath – Twelve Bells

Le 12 juillet 2017 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


Rob Thorne : chant, lead guitar
Kenny “Thundarr” Evans : batterie
Brendan Kelleher : basse
Bill Smith :

Style:

Metal

Date de sortie:

12 Mai 2017

Label:

Angel Thorne Music

Note du SoilChroniqueur (SlyTale) : 8,5/10

Le Connecticut. Le nom m’était familier, mais vous m’auriez demandé ce que je connaissais de là-bas, j’aurais sans doute soit noyé le poisson, soit donné une réponse de Normand (demandez à votre Grand Tante Yvonne de Mandeville-en-Bessin qu’elle vous explique, c’est à une dizaine de kilomètres de Omaha Beach, question Normandie vous êtes servis) pour ne pas donner l’impression que vous m’aviez posé une colle. Mais en fait, je crois qu’en tant que, bon franchouillard, il n’y a pas tellement de honte à ne pas être en mesure de parler de cet état de la côte Est (qui est le troisième plus petit des USA) quand on sait que des recherches approfondies ne nous révèlent que trois choses plus ou moins connues : une université (Yale), une chanson pour enfants (Yankee Doodle, qui est leur hymne à la base – si vous pensez ne pas connaître, tapez « Yankee Doodle » sur YouTube, vous verrez que vous connaissez) et un président : Georges W. Bush (on aime ou on aime pas, en tout cas il y est né).

Pourquoi je ne mets pas Sacred Oath, groupe dont je dois parler aujourd’hui, dans le lot des célébrités qui nous viennent de là-bas ? Parce que si, à n’en point douter, ils doivent jouir d’une certaine célébrité locale (voire éventuellement nationale), elle ne me semble pas suffisante pour les classer dans les incontournables internationaux. Et c’est dommage d’ailleurs, parce que nos quatre Ricains qui ne sont pas de première jeunesse (fondé en 1985, leur premier album est sorti en 1988) méritent vraiment qu’on s’attarde sur eux, en particulier sur leur dernier album, Twelve Bells, qui vient de sortir et qui n’a rien à envier aux mastodontes du Metal US que sont Metallica (à part leurs comptes en banques, si vous voulez, je ne parlais que d’un point de vue musical en établissant un parallèle avec leurs dernières prods respectives… C’est terrible de tout ramener au pognon, je ne vous félicite pas).

Sacred Oath est un groupe qui se définit lui-même comme un combo de Metal old-school dans un monde moderne. Si vous saviez à quel point c’est vrai et surtout à quel point c’est jouissif !
En fait, c’est pas compliqué, ce Twelve Bells oscille entre le très bon et le vraiment très bon, avec une petite pointe de putain de super bon. Il n’y a guère que « The Last Word », qui clôture le disque et qui est, à mon tout à fait dispensable (pas parce que c’est une mauvaise chanson même si elle n’est pas particulièrement bonne, mais parce que je la trouve de trop, parce qu’ils ont voulu faire un morceau où on prend le temps de vouloir poser une ambiance mais du coup elle traîne un peu en longueur et elle n’apporte rien). Mais même cette chanson ne réussit pas à ternir la très bonne impression que l’ensemble m’a fait, c’est-à-dire un album très cohérent, avec des chansons maîtrisées sous tous leurs aspects (technique, émotionnel et sonore).
L’unique point qui demande un petit temps d’adaptation c’est la voix de Rob Thorne qui ne sonne pas « moderne » mais fait immédiatement penser à Rob Halford (ça va, y a pire comme référence) dans les années 80 (ça va, y a pire comme référence, bis).

Musicalement, par contre, on est pas vraiment sur du Judas Priest, on serait plus sur un Metal technique (mais qui ne s’égare pas en route) qui fait parfois penser à du Megadeth de la fin des 80’s (ça va, y a pire comme référence ter) mais sans le côté thrash. J’en veux pour preuve le morceau éponyme qui est MONS-TRU-EUX ! Déjà, « New Religion » qui ouvre les portes de ce dernier opus plaçait la barre assez haute, mais alors « Twelve Bells » (la chanson) est un modèle du genre. Un Metal alambiqué mais pas trop, des riffs tortueux ciselés à l’ancienne, qui te font bouillir le cortex, ça fait rire les oiseaux, ça fait chanter les abeilles, ça chasse les nuages et fait briller le soleil, pour que j’en arrive à citer la Compagnie Créole dans une chronique de Metal, il a vraiment fallu que ce titre me tape sur le bulbe rachidien !
Et tu te dis qu’après un titre pareil, ça va être difficile de maintenir un tel niveau, une telle qualité ? T’inquiète ! C’est guinguette ! « Fighter’s Heart » et « Bionic » relèvent le défi sans sourciller. C’est moins complexe dans la construction que « Twelve Bells », c’est plus classique, mais c’est très in your face avec des riffs parfois complètement barjes. Du pur Metal classique, d’une très grande qualité. Une qualité que l’on retrouve sur le très direct « Demon Ize », et sur la superbe deuxième moitié de « No Man’s Land » qui aurait été bien avisée de clore ce disque (sur ce morceau, Rob Thorne nous gratifie d’un hurlement magnifique dans la veine de celui de Bruce Dickinson sur « The Number of the Beast », ou, pour être plus concret, de vous quand vous marchez sur un Lego).
Entre ces deux ? Eh bien Sacred Oath nous gratifie, avec « Well of Souls » d’une chanson qui oscille avec bonheur entre le Groove Metal (couplets) et l’atmosphérique (refrains), avant d’enchaîner avec « Eat the Young », sur une chanson dont le couplet est dans la veine de Rage against the Machine (pas le style que je préfère, dès qu’il y a du rap quelque part j’ai tendance à pas être super jouasse, heureusement c’est contrebalancé par a un refrain magnifique à mi-chemin entre le Grunge et le Nu Metal).

Et pour la petite touche de douceur (parce que c’est important, on peut pas être des bêtes en permanence, même les death metalleux ont une maman et j’ai ouï dire que certains se cachaient pour se siffler des grands verres de lait-fraise), c’est « Never and forevermore » qui s’en charge avec brio, mais surtout avec un petit arrière goût de « Cemetery Gates » de Pantera, (ça va y a pire comme référence quater).

Bref, j’ai découvert Sacred Oath grâce à ce dernier très bon album qui m’a foutrement donné envie de connaître leurs disques précédents. Et si ceux-ci sont aussi bons que Twelve Bells, alors le mot « injustice » aura pris une nouvelle dimension. Parce qu’avoir autant de talent et à peine 6200 likes sur sa page facebook, quand même l’autre inutile de Jul a dépassé le million, c’est injuste.

Tracklist :

01/ New Religion
02/ Twelve Bells
03/ Fighter’s Heart
04/ Bionic
05/ Never and forevermore
06/ Demon Ize
07/ Well of Souls
08/ Eat the Young
09/ No Man’s Land
10/ The Last Word

Site officiel : http://www.sacredoath.net/
Facebook : http://www.facebook.com/SacredOathOfficial/
Youtube : http://www.youtube.com/user/kk0524

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