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Running Wild – Shadowmaker

Le 7 mai 2012 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


Peter Pichl : Basse Rolf Kasparak : Chant, Guitare Matthias Liebetruth : Batterie

Style:

Heavy Metal

Date de sortie:

Avril 2012

Label:

SPV

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar): 6,5/10

 

Écumeurs des mers, Boucaniers, Flibustiers, rapprochez vous, venez rembarquer sur le navire Running Wild. Le capitaine Rock ‘N Rolf vous attend de pied ferme.

Voilà prés de trente ans que Running Wild sillonne les mers et les océans, précédé par sa légende, il ne laisse derrière lui aucun survivants (comment est née la légende alors?). Nombre de ports se sont fait piller, combien de galion ennemis coulés, maints trésors ont été retrouvés. Ne manquant jamais une occasion de ravager la côte, le légendaire Rock N Rolf est revenu triomphant de nombreuses quêtes, de la première en date « Gates To Purgatory, » jusqu’à la treizième « Rogues en Vogue », en passant bien évidement par « Under Jolly Roger », « Port Royal » ou « Black Hand Inn » que l’on raconte encore aux plus jeunes pour les effrayer.

Il y a trois ans, le capitaine et ses flibustiers nous annonçaient qu’ils avaient accumulé un trésor si grand qu’ils allaient arrêter de piller et profiter des tavernes de Tortuga. Nombres de moussaillons furent déçus, tristes, et se repassaient sans cesse « The Final Jolly Roger » pour se remémorer leur dernier voyage sur le navire. Seulement , à la surprise de tous Running Wild annonce son retour avec un nouveau départ pour « ShadowMaker ». La bonne humeur revient, la joie se lit sur le visages des pirates, la peur dans le regard des autres marins.

Larguez les amarres, lâchez la grand-voile, en avant moussaillons.

Hissez haut le nouveau pavillon. Bien moins terrifiants que ces prédécesseurs, le navire perd son allure. Lors de son absence le bateau c’est retrouvé en cale sèche pour réparation, mais malheureusement il s’est fait moderniser, son âme s’en est allé, le fer remplace le bois.
La force des marins est dévalorisée au profit de moteurs plus rapides et bruyants.

Le fleuron de la piraterie a perdu son âme, on voit bien que ceux qui sont à son bord baignent toujours dans la rage et le désir de revenir couverts de gloire, mais le navire à été sabordé et dérive. On ne transforme pas comme çà un bateau de guerre en navette volante.

Ce « ShadowMaker », nous montre ici des matelots qui ont troqué foulards et sabres contre flingues et casques. La bateau a viré de bord sans prévenir son équipage, pour certains ce changement de cap sera profitable, d’autres par contre regretteront les anciens abordages, de ne plus être bercés par un océan en furie, de ne plus entendre le capitaine leur hurler des ordres, de ne plus risquer de passer sur la planche.

Il y a trois ans, on a pas été trompé, Running Wild est mort après le Wacken 2009, il renaît maintenant avec « Shadowmaker », une deuxième plus calme, mélangeant mélodies, on retrouve bien sur les anciennes sonorités de guitares, mais on ne les ressent plus de la même façon. Les très bons « I Am Who I Am » ou « Locomotive » sont les titres qui peuvent vous rappeler les anciennes quêtes. Les autres sont joués, de manière bien plus différentes, à l’exemple de « Me & The Boys » plus calme, au rythme martial, un titre plus Hard Rock de bonne qualité. « Sailing Fire » au groove plus que surprenant fera sans doute plaisirs aux amateurs de chaloupage et de air guitare, très accrocheur, on est étonnés par un basse si présente.

Attention, ce nouvel opus n’est pas mauvais, loin de là, il nous surprend, on ne pensait pas à un tel virement de bord, le métal épique, ravageur et incisif a été remplacé par un Heavy plus mélodique, aux refrains moins prenants. Le but n’étant bien sur pas de faire un comme avant, jouer ce qu’il n’osaient pas avant. Il va s’en dire que les mauvaises langues profiteront rapidement de la faiblesse du vaisseau pour se moquer de lui, mais ne vous trompez pas, ils craignent encore que la légende refasse surface.

Il faut quand même respecter le capitaine pour son courage, après tant d’années de dur labeur bercé par les vagues, il pensait prendre du repos sur la terre ferme. Il annonce son retour et est de nouveaux prêt à faire face à ses ennemis, mais entre temps le monde à changé, les batailles se font dans les airs. Il y a très peu de capitaines qui lorsqu’ils repartent en guerre n’essuient pas quelques défaites.

Attendez encore un peu, que les anciens flibustiers apprennent à se servir des lasers, et tremblez.

Site Officiel: http://www.running-wild.de/

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