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Roswell Six – Terra Incognita A Line In The Sand ...

Le 3 juillet 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Henning Pauly : Guitare, basse,claviers,batterie, orchestration
Steve Walsh : Chant
Michael Sadler : Chant
Sass Jordan : Chant
Alex Fröse : Chant
Nick Storr : Chant
Charlie Domenici : Chant
Juan Roos, Janis Ian, Shawn Gordon...

Style:

Prog

Date de sortie:

29 Juin 2010

Label:

ProgRock Records

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) :

09 / 10

Posons clairement et d’emblée les jalons. Il y a tout juste un an surgissait de presque nulle part l’album Prog de l’année 2009 : Roswell Six, Terra Incognita : Beyond The Horizon. Premier volet auditif de la fresque épique tirée de l’œuvre et imagination du romancier Kevin J Anderson, la saga était mise en musique par un Sieur Erik Norlander (Rocket Scientists) en état de grâce et délivrant des compositions d’excellence. Une divine obole du patron de ProgRock Records, Shawn Gordon, qui saura entourer le compositeur d’une équipe faramineuse ou on se souviendra exhaustivement par exemple des Lana Lane, James Labrie, John Payne, Chris Quirarte, Michael Sadler et consorts…

N’en jetez plus tant la cour est pleine, et la superproduction digne d’un péplum, plus que d’une souris accoucha d’un véritable Monument. Ces derniers restants parfois ensevelis sous le sable durant des millénaires avant leurs découvertes et reconnaissances à leurs juste valeurs, le buzz engendré fut relativement restreint. Seul votre vieux serviteur, tel un pèlerin rejeté malgré sa découverte du Saint Graal, parti en croisade pour vulgariser sa bonne parole après avoir pour la première fois malgré son âge canonique délivrée la note parfaite. Conclure ce préambule en explicitant que comme le messie ce second Roswell Six était plus qu’impatiemment attendu et supplié sera donc juste un demi aveu quand à un léger manque d’impartialité quand à sa review…

La cité d’Ishalem, l’ « Epic Travel Rock », le « Fantasy Prog », la féerie de Terra Incognita, les Captain Shay et Cryston sont de retour et la magie de leur concept est prête à vous ensorceler de nouveau ; irrémédiablement. L’alchimiste aux commandes de cette suite ne sera plus le claviste précité, Erik Norlander, mais le multi instrumentiste Henning Pauly des « Frameshift », « Chain » et autres  « Shadows Mignon ». Petit aparté pour d’ailleurs vous inciter à la découverte du « Midnight Sky Masquerade » de ces derniers, et sorti chez ProgRock l’année dernière. Mais quelque soit la talent du capitaine et la qualité de son vaisseau, seul un équipage de talent pourra rendre l’océan Metal/Prog aisé à le sillonner. Et le nouveau coup de maitre sera d’avoir pu enrôler comme membres des Steve Walsh (Kansas), Charlie Dominici (ex Dream Theater), Arjen A. Lucassen (Ayreon), Nick Storr (The Third Ending) et autres Alex Froese ou Sass Jordan. L’ex Saga Michael Sadler restant fidèle et présent dans Roswell Six.

La trame de ce nouveau brulot restera viscéralement progressive, avec une différence notoire quant au précédent « Beyond The Horizon », les guitares aux riffs saillants pouvant se targuer de prendre incontestablement le dessus sur les lignes organiques. Pour tout le reste, les fils conducteurs seront sensiblement les mêmes, à savoir mélodicités ciselées et travaillées rehaussées d’un éventail de diversités et d’originalités époustouflant. Se côtoieront ainsi des consonances orientales à l’image du « Barricade » d’ouverture et de « My Father’s Son », avec de gros riffs bien gras et qui tuent à l’exemple du titanesque « When God Smiled On Us ». Quand dans l’instant d’après vous serez emplis d’émotions suggérées par un « Loyalty » tout en nuances ou lead guitar et piano rivaliseront de séductions. Un pur maelstrom continuel de ressacs où pour dépeindre la foultitude de sentiments à délivrer l’oscillation se voudra perpétuelle entre enrobage martial, épique, emphatique et magistral ; progressions et ruptures ou se claqueront en outre des breaks dantesques.

Les performances « haut de gamme » des vocalistes seront un autre atout incommensurable de ce « A Line In The Sand ». Sass Jordan vous sidérera tout simplement en étalant ses multiples talents : D’abord sur un « Need » ou son grain de voix sera à mi chemin d’une Marianne Faithfull ou d’une Bonnie Tyler. Mais plus encore sur un surprenant « The Crown », Funky Groovy à la « Car Washed » qui serait entonné par l’impétueuse Tina turner. Steve Walsh marquera lui aussi de son empreinte rageuse un « Barricade » d’intro réussi, mais plus encore le highlight incontestable de cet opus : « When God Smiled On Us ». Sa duplicité avec l’ex du théâtre des rêves Charlie Dominici sera tout viscéralement jouissive tant le travail des chœurs sur le pont sera un pur délice. Un moment de bravoure titanesque, divin, sublime que je ne peux que vous inciter à découvrir. Cette subtilité d’enchevêtrements de voix à capella et en canons sera à nouveau tentée sur le « Victory » de clôture avec une réussite moindre cependant, ce titre se révélant plus naïf, moins percutant et conquérant, tout comme la prestation de Michael Sadler. Ce qui sera le seul petit bémol d’une tracklist compétée par un mystique « Spiral » et un instrumental « Battleground » véritable chevauchée guerrière échevelée.

Au final, pas besoin de déblatérer pendant des lustres et s’égarer en propos sophistes ne visant qu’au garnissage d’une copie blanche. Pour ceux ayant apprécié la mise en compositions auditives du premier opus de l’univers d’Anderson, cette suite sera celle de la confirmation. Dans un sillon semblable, d’une qualité similaire, d’une réussite identique malgré les remaniements des invités, ce « Terra Incognita » seconde mouture rivalise foncièrement avec son prédécesseur. Malgré le court laps de temps les séparant, le résultat s’avère aussi convaincant et l’on s’imprègnera et basculera avec volupté dans ce monde enchanteur et rafiné. Et pour ceux n’ayant pas mordu à cet hameçon, ouvrez donc vos « chakras », votre plaisir sensitif vous en remerciera. Pour ma part, vous préciser que j’attends dès lors la suite de la saga en frétillant d’impatience tel un jeune jouvenceau sera un doux euphémisme.

Myspace : http://www.myspace.com/roswellsix

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