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Rhapsody Of Fire – Into The Legend

Le 13 janvier 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Fabio Leone : Chant
  • Alex Staropoli : Claviers
  • Roby de Micheli : Guitares
  • Alessandro Sala : Basse
  • Alex Holtswarth : Batterie
 

Style:

Epic Symphonic Metal

Date de sortie:

15 janvier 2015

Label:

AFM Records

Note du SoilChroniqueur (Wilhelm von Graffenberg) : 8.5/10

Rhapsody… Je connais peu de membres du microcosme – ou macrocosme, selon – des TRVE metalleux qui n’aient entendu ce nom, vu que le groupe a démocratisé le genre metal symphonique, au point que, moult fois copiés (et jamais égalés), Luca Turilli, à l’époque encore membre de la dreamteam italienne, avait qualifié « son » groupe de « hollywood metal », tant il voulait que « sa » musique soit l’équivalent d’une bande son de film d’heroic fantasy sur la trame de l’histoire qu’il avait conçue pour ce groupe, qui se voulait être un long projet de concept albums autour de la Saga de l’épée d’émeraude. On s’attendait donc à chaque sortie d’album à la suite de l’histoire narrée en musique sur fond orchestral, le tout avec une dose d’epicness dépassant le seuil admissible pour des oreilles de metalleux fans du noyau dur de gros son et violence, éludant toute finesse mélodique au profit d’une rythmique de plomb. Quand on y réfléchit, Iron Maiden avait déjà initié ce concept avec des morceaux fleuves narratifs et épiques (« The Rime of the ancient Mariner », « Alexander the Great », etc.), mais je me disperse – « sperse ! » – revenons à du factuel.

Biographie rapide du groupe : 2 sagas en 5 albums (je préfère de loin la première, et partiellement), un renom gagné dès les premiers albums au point de recevoir une production de la 2ème saga par Joey di Maio (Manowar) et la narration par Sir Christopher Lee. Le nom Rhapsody ayant déjà été déposé, le groupe doit ensuite se faire appeler Rhapsody of Fire en 2006 (faut-il être gland quand on a ce niveau de renommée pour oublier ce « détail » ?!). Cette période de finit sur un album full sympho (franchement bof, il faut le dire… mais je vous passe les raisons internes qui me feraient rédiger un long scénario – si je puis qualifier ça de tel – d’Amour, Glory et Metal), Turilli se barre pour fonder son projet alternatif Luca Turilli’s Rhapsody. Donc au final et désormais, deux groupes italiens dans la même veine symphonique : Rhapsody of Fire avec la moitié du line-up précédent, Staropoli à la composition, VS Luca Turilli’s Rhapsody avec l’autre moitié du line-up précédent de Rhapsody of Fire, Turilli à la compo (vous suivez toujours ?)

« Rhapsody, c’est chiant : c’est toujours la même chose… Et ils en font trop… » Voila ce que j’ai pu entendre à de multiples occasions, ce qui n’est pas dénué de sens, vu que le groupe a sa patte, sa sonorité indéniable et reconnaissable entre mille : ça donne forcément l’impression de redondance… Voyons voir – ou plutôt entendre – s’il en sera de même avec ce nouvel opus intitulé Into the Legend.

Bon… On ne va pas se mentir : on sait directement que c’est du Rhapsody, à la fois dans l’écriture musicale, mais aussi dans la manière d’assembler et enchainer les morceaux, une structure assez commune du groupe avec son intro symphonique et le morceau qui tabasse ensuite à base de branlette de guitare et de double pédale. Sauf qu’attention : je n’ai pas dit que c’était identique dans la composition. Moi-même qui avais fini par abandonner Rhapsody après cet album sympho fade… non, merdique plutôt… qui annonçait le déclin total d’inspiration du groupe, j’y trouve du neuf. Là encore, pas de méprise, je n’ai pas dit « du nouveau », surtout pour ceux qui se sont bouffé des heures de musique savante, presque toutes périodes confondues (du médiéval au moderne, pour résumer). Mais c’est là qu’est la nouveauté : Rhapsody ne se contente pas cette fois-ci de s’auto-sucer (amis de la souplesse, bonjour) au point qu’ils en étaient devenus des caricatures d’eux-mêmes, mais d’apporter et aborder (presque) tous les domaines d’orchestration et d’écriture chorale en complément de l’epicness qui fait leur succès. Même l’artwork et sa police d’écriture sont modernisés et annoncent une touche neuve.

« Modulation » semble être le maitre mot de cette nouveauté. « Noirceur » semble être le second. Le départ de Turilli a – à mon avis – été une bonne chose, qui permet à Staropoli, claviériste de son état, de mettre en œuvre son talent d’arrangeur/orchestrateur de son – très bon – travail musical (en collaboration avec son frère Manuel), d’autant que le remplaçant de ce premier, Roby de Micheli, a grosso modo la même technique instrumentale, moins axée sur la pignole de frettes cependant, ce qui n’est pas plus mal vu que ça évite la sempiternelle démonstration de l’étalage de technique au profit de la musicalité.

Même s’il n’est pas à proprement parler un concept album, ou du moins présenté comme tel, on sent un fil conducteur par le retour de thèmes dans la continuité des morceaux (celui de l’intro « In principio » dans « Valley of the Shadows » par exemple) et on reste dans l’esprit de faire l’équivalent d’une BO de film, mais sous forme de chansons. « The Kiss of Life » qui clôt cet album en est la (superbe et prenante) démonstration tant il est narratif dans son esprit. On entend plein de moments de grâce sur divers morceaux, considérés ou voulus comme des hymnes (« Distant Sky », « Realms of Light » ou encore le morceau éponyme, très brut de décoffrage – et au clip à chier, disons-le clairement) portés par la voix reconnaissable entre toutes de Fabio Leone, même si aucun n’est vraiment marquant, hélas, sorti des refrains ultra épiques. Par conséquent, on peut dire que cet album signe une sorte de retour aux origines de Rhapsody, du moins la première saga, sans se plagier pour autant mais sans non plus égaler un Power of the Dragonflame. Sept ans de réflexion (comme Marylin Monroe) ont été nécessaire pour la finalisation de cette galette (ce qui veut dire par conséquent qu’il est dans les starting blocks depuis même avant la parution de leur précédent opus Dark Wings of Steel) ; vu la qualité du rendu, ça les vaut assurément.

Coup de chœur perso : « Winters Rain », sa lourdeur, sa noirceur, ses chœurs et leur lyrisme, « Realms of Light », sa violence latente, « The Kiss of Light », sa bande son de presque 17 minutes…

Ceux qui n’aimaient pas Rhapsody (of Fire) n’aimeront pas davantage, ceux qui aimaient Rhapsody retrouveront ce qu’ils ont aimé aux premières heures du groupe (sur « A Voice in the cold Wind »), ceux qui aiment Rhapsody (of Fire ou tout court) s’y retrouveront de toutes façons, ceux qui ne connaissent pas vraiment y trouveront un bon album. A écouter en bouquinant de la fantasy.

Tracklist :
1. In principio (2:45)
2. Distant Sky (4:33)
3. Into the Legend (5:01)
4. Winters Rain (7:44)
5. A Voice in the cold Wind (6:18)
6. Valley of Shadows (6:55)
7. Shining Star (4:39)
8. Realms of Light (6:01)
9. Rage of Darkness (6:03)
10. The Kiss of Light (16:45)

Site officielhttp://www.rhapsodyoffire.com/

Facebookhttps://www.facebook.com/rhapsodyoffire

Youtubehttps://www.youtube.com/user/rhapsodyoffire

 

 

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1 Commentaire sur “Rhapsody Of Fire – Into The Legend”

  1. pingback pingback:
    Posté: 21st Jan 2016 vers 0 h 12 min
    1
    La soilnews de la semaine du 18/01/2016 | Soil Chronicles

    […] : -Rhapsody of Fire (Metal symphonique épique) – Into the Legend (15 Janvier 2016) : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/rhapsody-of-fire-into-the-legend -Witchcraft (Doom)- Nucleus ( 15 Janvier 2016) […]

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