Communication de nos partenaires

Protosequence – Biophagous

Le 8 avril 2018 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Joseph McKee – Chant
  • Kyle Hunter – Guitare
  • Dylan Parker – Guitare/Backing Vox
  • Jacob Teeple – Basse
  • Logan Vars - Drums

Style:

Deathcore technique

Date de sortie:

18 Août 2017

Label:

Autoproduction

Note du SoilChroniqueur (Kenpachi) : 9/10

Le Canada, ce pays qui fait rêver tant de personnes mais qui, au final, a AUSSI donné naissance à Justin Bieber, Céline Dion, et j’en passe… Le pays du grand écart, je dirais ! Parce qu’ici, mon p’tit bonhomme, on a le droit à cinq gaillards bien poilus, velus, et qui ne laissent rien à penser aux références susmentionnées. Loin de là ! On a le droit à un quintette bien costaud, pour une musique qui l’est tout autant, voire plus, histoire de contre-balancer ce qui nous semble être des erreurs de parcours que tout pays possède. Ici, c’est du lourd et du gras raffiné qui nous est servi tout droit d’Edmonton !

Le combo nous gratifie d’un EP quatre-titres sortant un an après leur premier EP (Schizophrene). Cela peut paraitre peu et court, mais les canadiens ont préféré miser sur la qualité plutôt que la quantité. En même temps, il faut avouer que c’est plutôt une bonne chose, parce qu’il faudrait être sacrément accroché et avoir une cargaison non-négligeable en aspirine pour survivre à un long album aussi technique, conséquent, et qui écrabouille le cerveau de cette manière. Quatre titres, c’est la longueur parfaite, il ne faudrait ni plus ni moins, même si chaque morceau est différent. Mélanger ce qui se fait de mieux en Death technique, en Deathcore et en Djent, ce n’est pas une mince affaire et on n’en ressort pas indemne. Je parlais plus haut des références grand-publiques de la musique canadienne mais en réalité, la scène canadienne a surtout donné naissance à Archspire qui sont aujourd’hui de véritables références dans le milieu et auxquels on pourrait assimiler notre quintette. A celui qui leur demandera quelles sont leurs influences, ils répondront des groupes tels qu’All shall perish, Fallujah à leurs débuts, the Faceless ou encore Abiotic. Moi, j’y vois aussi du Ring of Saturn, en mieux, du After the Burial avec leur album Rareform, de la mélodie à la August burns red… Un sacré mélange. Viens, j’t’emmène découvrir tout ça !

Tout débute avec le premier titre intitulé « Parasitic ». D’un point de vue technique, ça en jette dans ta tronche : niveau vocal, c’est puissant et solide, tout est millimétré que ce soit au niveau des guitares, qu’au niveau des percutions et de la basse. Ce ne sont que des ingrédients savamment mélangés pour pouvoir conférer à ce titre le plus brutal de l’EP toute sa saveur en sachant mélanger puissance, changements rythmiques, technique et passer d’un début ultra-bourrin à un passage au piano sans prévenir qui convient à merveille à ce morceau, avant de reprendre de manière plus calme, plus lente.

Tout cela avant de laisser place au second titre, « DFL » (pour la petite histoire, DFL est le diminutif de “Dissecting final Lullabies” parce que le groupe, n’étant pas fier de ce nom et tentant d’en chercher un autre, a fini par décider de rester sur cet acronyme). Historiquement, « DFL » est le morceau le plus vieux de l’EP, très sombre et est celui le plus proche de l’EP précédent en s’en détachant le moins. Il débute calmement et est donc une parfaite transition au titre précédent, avant de revenir en gonflant les biceps avec une technique et une rapidité efficaces et un chanteur aux cordes vocales toujours aussi bien aiguisées. A nouveau, un petit break calme se glisse à merveille, histoire de laisser l’auditeur respirer avant de reprendre de plus belle. Le solo est à souligner sur ce titre : « dantesque » serait l’adjectif idéal tant il est excellent !

S’ensuit le troisième morceau, « Shepherd », relatant des conseils que le père du chanteur lui a donné étant plus jeune. Bien plus calme et doux, ce morceau est bien plus groovy et est une sorte de ballade musclée qui ravira les fans du genre, laissant chanter la guitare lors d’un solo envoutant. Certainement mon morceau préféré de l’album : émotion, technique, puissance, un monstre de composition, une fois de plus.

S’enchaine le dernier morceau, « The Hate subsides », qui est encore un morceau polyphonique tel que sait le faire le groupe. Mais, encore une fois, la polyphonie seule n’existe pas pour eux, elle est accompagnée d’une phase mélodique dont on se délecte sans la moindre hésitation et sans retenue. Ici, peut-être le point négatif que je mentionnerai pour l’ensemble de l’album : une fin brutale, coupure nette, et j’aurais préféré une fin différente, à la hauteur de l’album, plutôt que de juste débrancher tous les instruments de manière aussi brutale. Une fin avortée et c’est bien dommage parce que l’album aurait mérité mieux pour lui dire adieu…

Vous l’aurez bien compris, j’ai adoré cet EP. Le groupe sait autant faire du blastbeat dévastateur, que groover, mélanger tout ça avec des breaks mélodiques laissant respirer l’auditeur. Alors, oui, je suis bien conscient qu’un album entier aussi costaud, ce serait bien difficile à avaler et encore plus à digérer mais le fait que ce soit fait en 4 titres oscillant entre 3:43 minutes et 5:02 (le temps de la ballade velue) rend le tout bien plus digeste, un peu comme un plat avec beaucoup de Tabasco et des bulles qui pétillent dans la bouche en même temps. Les compostions sont irréprochables, la technique l’est encore moins et chaque titre a sa propre identité, le tout est très homogène même si chaque morceau est bien différent, et, merde à la fin, c’est un vrai plaisir que de pouvoir mettre quelque chose de pareil dans ses oreilles en se disant que les influences sont multiples, qu’on a déjà entendu ça à plein d’endroits mais jamais tout en même temps ! C’est un peu comme si cet EP était né d’une partouze réunissant le meilleur de Death Technique, du Deathcore, du Metalcore Mélodique et du Djent. Et j’en redemande, encore et encore, et mes oreilles resteront tendues jusqu’à la sortie de leur prochain opus parce que ces gars en ont sous le coude et que je n’attends que ça !!! A se procurer absolument !

Tracklist :

1. Parasitic (4:43)
2. DFL (3:43)
3. Shepherd (5:02)
4. The Hate subsides (4:08)

Bandcamp : https://protosequence.bandcamp.com/album/biophagous
Facebook : https://www.facebook.com/protosequence/
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCy333k9mXWAFUBT3JwxcCTA

Retour en début de page

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green