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Possessed – Revelations of Oblivion

Le 10 mai 2019 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Jeff Becerra - Chant
  • Emilio Marquez - Batterie
  • Daniel Gonzalez - Guitares
  • Robert Cardenas - Basse, Choeurs
  • Claudeous Creamer - Guitares

Style:

Death Metal

Date de sortie:

10 Mai 2019

Label:

Nuclear Blast Records

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

Le chiffre du jour : 32 !
32 putains d’années depuis la sortie du dernier enregistrement en date, l’EP The eyes of horror d’un des groupes qui m’aura le plus fasciné dans mon adolescence.
C’est quand même eux qui ont pose quelques jalons supplémentaires à un genre encore balbutiant en nous collant une déflagration implacable avec un Seven churches dévastateur à une époque où on n’avait encore jamais – ou très peu – entendu un truc pareil !
D’ailleurs, certains citent Possessed comme étant le premier groupe de death (thrash) metal avec leurs demos Death metal (1984) et Demo 1985, là où d’autres contestant cette version en mettant en avant le fait que Mantas (futur Death), Death Strike (futur Master), Ravage (futur Atheist), Genocide (futur Repulsion) ou Executioner (futur Obituary) enregistraient les leur dès 1983…
Dans l’absolu, on s’en fout…
Seven churches et Beyond the Gates restent encore, même si le son a quelque peu vieilli depuis, des chefs-d’œuvre intemporels qui restent dans les annales du death metal !
Qui ne s’est pas explosé les vertèbres cervicales sur « The exorcist », « Pentagram », « Death metal », « No will to live », « The heretic », « Phantasm » ou autre « Swing of the axe » ?
Durant sa première vie, entre 1983 et 1987, la seule vraiment creative même si deux demos entre 1991 et 1993 (sa deuxième vie), Possessed a reussi en deux albums et un EP à se forger un statut de groupe culte, entretenu par les innombrables live, compitaltions, vidéos, coffrets qui ont pu sortir entre 1988 et 2016.

Mais en 2007, le groupe se reforme sous l’impulsion d’un Jeff Becerra désormais cloué sur un fauteuil roulant suite à une paralysie des membres inférieurs, des suites d’une blessure par balle en 1990, et se produit au festival Wacken Open Air avec les membres de Sadistic Intent.
Depuis le line a évolué : le batteur Emilio Marquez (Asesino, Coffin Texts, Engrave, ex-Sadistic Intent) seul rescapé de la reformation, le guitariste Daniel Gonzalez (Create A Kill, Gruesome) arrivé en 2011, la bassiste Robert Cardenas (Coffin Texts, Masters Of Metal, Engrave, ex-Malice, ex-Agent Steel…) depuis 2012 et le dernier venu Claudeous Creamer (From Hell, Mucus Membrane, ex-Dragonlord…) aux guitares. En 2016, ils forment le line-up de ce Revelations of Oblivion.

32 ans, merde…
Et 32 années plus tard, ça fait plaisir de voir le groupe, et Jeff Becerra dans une telle forme qui est une veritable leçon de vie pour un groupe de “mort” metal…
A se demander s’il s’est passé autant de temps entre The eyes of horror et ce nouvel album tant le groupe reprend les choses là où il les avait laissées après Beyond the gates.
Les amoureux du timbre du chanteur s’y retrouveront et les musiciens nous offrent une veritable leçon de death / thrash metal, avec la furie et l’urgence inhérentes au genre dans la deuxième moitié des années 80.
Même l’intro “Chant of oblivion” nous replonge dans l’ambiance de Seven churches et les premières notes de “No more room in Hell”…
Et c’est parti pour 55 minutes d’un voyage dans le temps qu’il fait bon d’explorer : les adorateurs du Possessed de Seven churches vont y aller de leur émotions nostalgiques et les dix titres (sans parler des intro et outro habituelles), tous compris entre 4 et 6 minutes, y vont de leur férocité avec son lot de riffs rapides, saccadés et agressifs au possible !
Difficile de ne pas se prendre au jeu et surtout compliqué de sortir un titre par rapport à un autre : si l’album est d’une grande homogénéité, chaque titre est une petite claque bien méchante à se délecter sans moderation aucune.
Pas de longueurs inutiles, un talent de composition et surtout d’interprétation font de cet album un must à ne pas manquer, le tout magnifié par l’interprétation toujours aussi lugubre – et compréhensible – du chanteur.

Produit par Jeff Becerra lui-même, coproduit par le guitariste du groupe Daniel Gonzales, mixé et masteries par Monsieur Peter Tägtgren à l’Abyss Studio en Suède et avec un artwork signé Zbigniew Bielak déjà créateur des pochettes d’Absu, Behemoth, Deicide, Deströyer 666, Entombed AD, Ghost, Vader, Vltimas ou Watain.
Becerra ne s’en cache pas : « Travailler avec Peter a été une expérience fantastique. Nous avons beaucoup réfléchi à qui nous voulions produire notre nouvel album. Comme nous n’avions pas produit de tout nouveau matériel depuis plus de 30 ans, il était essentiel de trouver la bonne personne. Le nom de Peter revenait sans cesse, et après avoir parlé à mes compagnons de groupe, ils ont tous vraiment aimé Peter, car il est plus organique, et une personne qui, à notre avis, cadrerait bien avec notre processus ».
Tout ça pour rendre le son le plus fidèlement old school possible pour autant de morceaux qui feront mouche en live (ce refrain sur « Demon », véritable nouvel hymne du groupe)…

D’ores et déjà un must, un album qui va très certainement contribuer à conserver le statut de légende à Possessed !

Tracklist :
1. Chant of Oblivion (1:53)
2. No More Room in Hell (4:32)
3. Dominion (4:25)
4. Damned (5:00)
5. Demon (5:16)
6. Abandoned (5:20)
7. Shadowcult (4:43)
8. Omen (6:41)
9. Ritual (4:47)
10. The Word (5:09)
11. Graven (4:19)
12. Temple of Samael (1:49)

Site officiel
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