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Onirik – Ab Initio

Le 21 avril 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Dave « Satras » : Chant
  • Vincent : Guitare
  • Andrea Langravio : Guitare
  • Michael « Miky » : Basse
  • Nicola « Hate » : Batterie

Style:

Brutal Death Metal

Date de sortie:

29 Février 2016 > 25 Mars 2016

Label:

Punishment 18

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 8/10

« Au commencement était le verbe », ce qui est assez con, je vous l’accorde (mais moins que la gratte d’un keupon) quand on veut construire une phrase, dans laquelle on traitera d’abord du sujet, point sur lequel il va bien me falloir venir sans m’enliser dans un laïus démesuré !
Ainsi semble prendre le chemin révélateur de la pensée rêvée d’Onirik, avec son Ab Initio qui nous emmène davantage dans un monde cauchemardesque chaotique et violent que dans celui des Popples – ou alors des Popples dans un pit et une fourrure noire et cloutée qui rebondiraient partout.

Chaos est le mot adéquate, vu que le Death, plutôt Brutal Death bien technique distillé par le quintette milanais taille direct dans l’escalope à base de growl agressif, de blastbeat et de distorsion en-veux-tu-en-voila, avec des inserts symphoniques ponctuels et occasionnels. Du Morbid Angel/Deicide avec des fragments orchestraux, pour résumer.

En tous cas, heureusement que ces incursions orchestrales sont présentes sur le premier morceau, « Panopticon », leur teinte orientale venant ajouter un peu de finesse dans ce monde de brutes, très fouillis : la disto, c’est bien, en abuser, ça craint. Et heureusement que ça n’a pas donné de panne-au-p’tit-con que je suis en exacerbant mon envie d’arrêter ici l’écoute et la chronique de l’album à ce premier morceau, certes bien bourrin et technique mais manquant d’originalité. La force brute s’adoucit par la suite (merci l’orchestre et l’arrangement), que ce soit en cours de piste, mais aussi par la suite de l’enchainement des titres qui deviennent plus accessibles – le terme est tout relatif quand on est dans une telle brutalité sonore, évidemment.
« Herald of Pestilence », deuxième piste, exploite mieux cet équilibre entre mélodicité et férocité avec des plages de chœur/piano (atonal)/cordes qui s’intègrent suffisamment bien dans le marasme et la déferlante de technique, pour ne pas trop vous faire sortir ce réflexe de secouage de tête instantané, à vous faire porter une minerve après écoute. Par la suite, la présence du caractère orchestral sert avant tout l’ambiance, comme dans « The absolute Scourge » où il amène une longue plage introductive, portant le morceau par la suite sur la lourdeur et le pesant pachydermique que propose également le Death par moments. Quant aux choix des patchesorchestraux, j’imagine que c’est par choix esthétique que les compositeurs ont opté pour des sons synthétiques obsolètes…

Certes, pas trop de finesse au niveau musical, mais les références des titres ne portent pas non plus à la finesse – Héraclès me garde du blasphème – cf. « In umbra pugnabimus » – Nous combattrons dans l’ombre – qui fait référence à la citation rapportée de Léonidas lors de l’attaque des Thermopyles par Xerxès et son armée, évoquant la pluie de flèches que pouvaient envoyer cette dernière sur l’armée spartiate (pour les ignorants, je vous renvoie vers les bouquins d’Histoire, pour les flemmards, vers le 300 de Zack Snyder, ou le comicinspirateur du réalisateur, scénarisé et illustré par Franck Miller). Les autres références à l’Antiquité ne se font pas que dans le choix de titres en latin, mais aussi dans la mythologie hindouiste en prenant un « Rendez-vous with Rama », roi vénéré comme un dieu pour ses épopées, homme parfait et accompli accompagné de son singe Hanuman (bon, là, je ne vous renvoie pas trop vers le film éponyme de Frédéric Fougeat, chiant, mais plutôt vers le Ramayana qui relate l’épopée ci-dessus citée).

Si Onirik ne vend pas forcément du rêve (ou alors un sommeil très mouvementé si on se fie au morceau « Onirik » juste au dessus, très agité et pas des plus reposants), il propose une alternative entre les plus extrêmes auditeurs et ceux qui ont l’oreille plus chaste et se tourneront vers d’autres italiens, Fleshgod Apocalypse, avec qui notre sujet du jour – qui est davantage un adjectif, sur le fond – a fait un split CD en 2008. Onirik, dans le verbe, tente de faire digérer plus facilement la cotoletta alla milanese fraichement tranchée au risotto plus consistant sans le passage par les étapes de la prima puis secunda plata.

A écouter après un repas bien calorique, histoire de reprendre des forces pour vaincre l’assaillant Perse (les tympans). Vae victis !

Tracklist:
1. Panopticon (5:07)
2. Herald of Pestilence (7:15)
3. New Local Order (2:47)
4. The Absolute Scourge (5:53)
5. In Umbra Pugnabimus (4:20)
6. Onirik (4:54)
7. Post Traumatic Stress Disorder [P.T.S.D] (4:29)
8. Rendez-vous with Rama (5:50)

Facebook: https://www.facebook.com/Onirikband
Youtube: https://www.youtube.com/channel/UC5ep56 … UTzKVUFxkw

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