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Okular – Probiotic

Le 4 mars 2012 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


Andrea Aubert : chant harmonique, compos
Marius S. Pedersen : chant, guitare
Bjørn Tore Erlandsen : batterie
Kai Åsvik : basse
Yngve Bolt Christiansen : chant

Style:

Death Progressif

Date de sortie:

Octobre 2011

Label:

Regenerative Productions

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8,5/10

Quand on pense à Death Mélodique Progressif, on pense tout de suite à Opeth. Et même si leur dernier album s’éloigne grandement de ce style, ils restent un pilier du genre et, pour moi, ils sont le premier groupe à m’avoir fait découvrir les joies du Death Metal. Alors quand j’ai vu la demande de chronique d’Okular, et le style Death Melodique Progressif qui l’accompagnait, je me suis jeté sur l’occasion de me replonger dans ces années durant lesquelles je ne comprenais presque rien (même si je ne prétend pas tout comprendre aujourd’hui), et j’adorais ça !
Mais, en mettant « Probiotic » dans mon lecteur CD, ce sont plein de surprises qui m’accueillirent.

Avant d’y venir, une petite parenthèse s’impose. À l’heure ou la dématérialisation est devenue monnaie courante, voir un groupe prendre soin de tout ce qui accompagne la musique qu’il produit fait vraiment plaisir. Et les derniers albums que j’ai reçu ont, chacun à leur niveau, offert un livret bien ficelé et prolongeant toujours la musique de fort belle manière. Okular semblant être celui qui a le plus de moyens, c’est un livret de 20 pages qui est fourni avec l’album, et dans lequel chaque morceau se voit illustré d’un magnifique artwork toujours dans les couleurs de la pochette que vous pouvez voir. Variété et cohérence, voilà ce qui vous attend en le parcourant.

Maintenant que cela est dit, fermons la parenthèse et revenons à la musique. Comme dit précédemment, la surprise fut de mise lorsque j’ai enfilé le CD dans ma chaine. Là où je m’attendais à quelque chose s’approchant plus où moins d’un Opeth – même si ce groupe reste unique –, c’est quelque chose de vraiment différent qui sortit de mes enceintes. Un Death brutal, rapide et technique, voilà le style d’Okular (même si une légère et peut-être involontaire référence est faite aux Suédois, période « My Arms, Your Hears » sur « State of Immediacy »). Mais là où le groupe surprend encore, c’est qu’une mélodie s’échappe de cette boucherie chirurgicale. C’est bien simple, au moment où l’on croit avoir cerné le groupe, il nous surprend. On se dit qu’Okular joue dans un Death technique, et le groupe se rapproche d’un Dark Tranquillity première époque (« Probiotic (For Life) », « State of Immediacy » et « Flowers Uncared For »), un DT sous amphèt’, mais un DT quand même. On pense la musique du groupe brutale, ils nous mettent des interludes acoustiques (« Tranquillity of the Night » et « Celebration »). On se dit que le registre vocal se penche vers un growl puissant et des plus caverneux, associé à un scream plus criard, le groupe nous surprend en insérant ici et là de la voix claire – toujours doublée de screams, qui se rapproche de celle de Guillaume Bideau (ex-Scarve, Mnemic, One-Way-Mirror).

« Probiotic » surprend et reste complexe de bout en bout. Malgré tout, la cohérence reste de mise et l’album semble même être construit presque en parallèle. Je m’explique. « Connected in Betrayal », le premier morceau, semble répondre à « Creativity or Fear », le dixième et dernier, avec leurs ruptures brusques, les seules de l’album. Le quatrième morceau est instrumental et acoustique, tout comme le huitième… « Probiotic (For Life) » et « The Most Violent Thing » se montrent un peu plus posés que le reste, surtout « The Most Violent Thing », qui se montre vraiment malsain, d’ailleurs.

Une bonne prod bien puissante, de bons musiciens bien sûrs de leurs instruments, de bonnes compos surprenantes d’Andreas Aubert, qui, chose peu commune dans le monde du Metal – et de la musique composée par ses interprètes en général –, ne s’occupe que des backing vocals sur cet album. Ce n’est pas pour rien que Øystein G. Brun de Borknagar en a fait des éloges.
Pour résumer, Probiotic est un album à la fois violent, technique et complexe, qui lorgne parfois vers un brin d’avant-gardisme (la fin de « The Most Violent Thing » par exemple), mais Okular a su imprégner sa musique d’une mélodie et de passages plus aérés, pour accrocher et laisser respirer l’auditeur, et offrir à sa musique ses morceaux de bravoure.

MySpace : www.myspace.com/okularmetal

Site officiel (d’Andres Aubert) : www.andreasaubert.no/

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