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Obszön Geschöpf – Highways of horror

Le 18 avril 2013 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Remzi : tout Guests : voir tracklist

Style:

Thrash metal industriel horrifique

Date de sortie:

Mars 2013

Label:

Cemetery Records

Note du Soilchroniqueur (MetalFreak): 8/10

 

Allez savoir pourquoi, l’écoute d’un album d’Obszön Geschöpf, ou plutôt Remzi et ses guests, me procure toujours une foultitude d’émotions contradictoires mais toujours jouissives.
Oui, ce groupe qu’un certain Julien de Karnysera m’a fait découvrir dans sa voiture un soir de festival du côté de Valenciennes avec « Erection bodily mutilated » a été comme une révélation dans la mesure où les sonorités regroupées dans ce combiné metallo-industriel sont à peu près tout ce que j’adore dans le genre.
Inutile de préciser que ce « Highways of horror » était particulièrement attendu par les oreilles de votre serviteur et que les douze plages proposées sont dans la continuité de ce qui m’a déjà été donné d’entendre.

Oui, j’aime Obszön Geschöpf et ce n’est pas ce millésime 2013 qui me fera changer d’avis !
Toujours proche d’un Minstry qui aurait disséqué Rob Zombie avec un couteau à désosser rouillé, « Highway of horrors » nous plonge dans une sorte de destination finale horrifique à souhait à l’ambiance toujours aussi froide et martiale avec pour seul but de nous enterrer vivant dans nos propres peurs jusqu’à suffocation lente et inéluctable.
Et ils y parviennent !
Ça vous ferait quoi de savoir que vous n’avez plus que moins d’une heure à vivre ?
Mettez-vous ce « Highways of horror » dans les oreilles en imaginant là que c’est la bande originale de votre lente agonie… Et là, toute votre vie va défiler devant vos yeux !
Avec une véritable œuvre sortant d’un esprit malade, vous aurez envie de saigner à blanc tous ceux qui vous auront suffisamment psychologiquement maltraité pour garder des rancunes à vie et vos envies de meurtres ressortiront aussi sec : « Human beast » est passé par là et ce n’est que la première étape des douze plages de cet album. Hurler oui, mais qui vous entendra ? Détruire tout oui, mais où se cacher ?
Vos douleurs sont aussi lancinantes que la structure des morceaux : on voudrait que ça s’arrête mais un plaisir aussi masochiste que morbide vous pousse à continuer l’expérience : « Two headlights… » a fait son œuvre… La folie est proche.
Au lieu de ça, l’album continue, impitoyablement ! Les six minutes de « Highways of horror » commencent à vous pousser dans vos derniers retranchements. Les douleurs sont de plus en plus insupportables : la répétitivité des rythmes y est pour beaucoup. Les riffs sont acérés, vous lacèrent vicieusement avec une précision diabolique. Ils pourraient vous achever en une fois mais préfèrent vous maintenir en vie avec un plaisir sadique.
Vous avez envie de vous lacérer les bras vous-mêmes, envie de vous autodévorer les oreilles : ce rythme qui devient entêtant, obsédant, envoûtant… à la limite de la douleur jouissive !
Vous vous mettez à vous haïr d’aimer autant ce qui vous traverse les oreilles, envie d’envoyer se faire foutre ce concepteur musical qui vous oblige à pousser aux plus loin vos envies de plaisirs masochistes.
« How I eat your mother » sur fond de gros riffs thrash et de hurlements féminins surplombant cette masse de sonorités technoïdes et dancefloor montrent qu’il y en a encore sous la semelle d’un Obszön Geschöpf et qu’ils n’hésiteront pas à vous piétiner le visage avec… La bande-son de vos pires cauchemars, qu’on vous dit !
Comment ça, ce n’est pas un cauchemar ?
Violent, martial, obscène, malsain : vous avez envie d’hurler votre haine de tout et la torture psychologique est pourtant encore loin d’être terminée.
Comment résister à la violence contenue d’un « Slasher’s night », sorte de house metal horrifique qui combine les riffs thrash et un solo de guitare, ou ce « Bloody black skin » avec sa basse à la « Cannibal song » de Ministry et son côté Body Count dans le flow et les riffs thrash ?
Et ce ne sera pas sur « Sleazy man » que les choses vont s’améliorer : le son introductif vous donnera d’entrée envie de vous lacérer la peau des bras et du torse au point qu’il faudra vous faire attacher.
Et toujours cette lancinance dans les sonorités avec cette voix obsédante et son flow si vicieux vous regardant faire avec un plaisir sadique aussi réel que voyeur.
Changement de vocodage, « Insane impulse » et sa rythmique en violence froide et contenue subjuguera les deux premières minutes avant de vous faire revenir dans vos angoisses avec l’arrivée des riffs de guitares pour le moins tranchants qui vous laisseront à nouveau tout seul face à vos phobies et vos peurs de l’inconnu : « Easy ride corpse » et le plus metal « Dead and buried » ne vous laisseront plus respirer sereinement. Seul repère qu’ils vous laisseront sera ces réminiscences très Ministry qui vous permettront de vous raccrocher à une illusion concrète mais paradoxale… mais « Curse with a teenager slut » dissipera tout éventuel espoir d’en réchapper.
Oui, Obszön Geschöpf veut votre peau. Oui, il veut vous voir mourir, doucement de préférence, dans un mélange d’oppression suffocante et lancinante et surtout a les moyens d’y parvenir grâce à un son parfait et soigné car savamment masterisé par James Murphy (Death, Obituary…). La mort brutale et rapide serait trop facile, trop douce.

Et ce n’est pas avec la reprise industrielle de « Painkiller » des maîtres Judas Priest que vous allez avoir droit à une quelconque grâce.

Putain, les Obszön Geschöpf, allez-vous faire foutre, je kiffe de devoir vous haïr parce que j’aime que vous me fassiez autant de mal avec un album aussi bon !!!

 

 

1. Human beast :
Guitares : Joe Wild, Christophe Meckler, Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)

2. Two headlights appears on the road to the carnival :
Guitares : Manu Livertout, Christophe Meckler, Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)
Batterie : Piwee (Heavenly)

3. Highway of horror :
Guitares : Axel Wursthorn (Carnival In Coal), Thomas Tiberi, Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Syn Anton (Treponem Pal)

4. How I eat your mother :
Guitares : Thomas Hegay, Cédric Quéré
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)

5. Slasher’s night :
Guitares : Pat (Kells), David Castel (Manimal, Psykup), Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)
Batterie : Nico Bastos (L’Esprit Du Clan)

6. Bloody black skin :
Guitares : Izakar (Dagoba, Blazing War Machine), Max Otero (Mercyless), Christophe Meckler, Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)

7. Sleazy man :
Guitares : Christophe Meckler + Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)
Batterie : Laurent Michalak (Mercyless)

8. Insane impulse :
Guitares : Izakar (Dagoba, Blazing War Machine), Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)
Batterie : Franky Costanza (Dagoba, Blazing War Machine)

9. Easy ride corpse :
Guitares : Florian Arnaud (Human Defect), Kermheat, Romain Lopez (Frontal), Christophe Meckler, Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)
Batterie : Maxim Lehmann (Human defect)

10. Dead and buried :
Guitares : Stéphane Viard (Mercyless), Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)
Batterie : Guillaume Dupré (Eths)

11. Curse with a teenager slut :
Guitares : Staif Bihl (Eths), Christophe Meckler, Hugo et Jordan (The Nation Breakdown)
Basse : Steve (The Nation Breakdown)
Batterie : Manard (Ultra Vomit), Paco « first version » (The Nation Breakdown)

12. Painkiller (cover Judas Priest) :
Guitares : Malek Ben Arbia (Myrath), Romain Lopez (Frontal), Matthieu Merklen (Mercyless)
Basse : Matthieu Merklen (Mercyless)

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