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Motörhead – Bad magic

Le 3 septembre 2015 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Lemmy Kilmister : Basse / Mickey Dee : Batterie / Phil Campbell : Guitares.

Style:

Motörhead

Date de sortie:

28 août 2015

Label:

UDR Music

Note du SoilChroniqueur (Erikillmister) : 9/10


Un album de Motörhead est toujours un évènement en soit, et même si il s’agit de la vingt-deuxième livraison studio des anglais, ce « Bad magic » était attendu par beaucoup de monde !

Les fans, tout d’abord, notamment ceux ayant vu la bande à Lemmy récemment, inquiets de la santé du leader , mais aussi, malheureusement les détracteurs, les vautours, ceux qui en parlent déjà au passé, ceux qui attendent que les vieux guerriers rendent enfin les armes pour mieux cracher sur leurs cendres fumantes.

Pour les premiers, ce disque est donc un véritable soulagement, et, pour les seconds, un… coup de latte en plein dans la tronche doublé d’un majeur levé très haut !

 

D’ailleurs, Lemmy ne s’embarrasse pas de fioritures et annonce tout de suite la couleur, rien de moins que la victoire ou la mort ! À bon entendeurs… Car dès l’entame, ce cri « Victory or die » éructé, avant que le trio n’emmène tout sur son passage, ne laisse aucun place au doute : Motörhead peut être fier, il ne leur faudra qu’une poignée de secondes pour faire taire les langues putassières !

Ce n’est pas « Thunder and lightning » qui viendra infirmer cette impression, tant le morceau surprend par sa violence se rapprochant par sa conception et son chant d’une époque déjà lointaine, celle de « Ace of spades », que l’on croyait révolue.

Avec un Motörhead au mieux de sa forme, je vous laisse aisément deviner ce que ce titre pourrait devenir en live : rien de moins qu’un nouveau classique !

Le combo n’en oublie pas pour autant ses racines, celles qui prennent source plus loin vers le boogie/blue, « Fire storm hotel » et « Shout out all your lights », agissant comme une piqure de rappel, faisant parfois songer à ZZtop, aussi bien qu’à un Mountain ou un Bad Company carburant aux amphétamines ! Les anglais ont des copains, et quand ils invitent l’un d’entre eux, en l’occurrence le prestigieux Brian May de Queen, il en résulte un formidable « Devil » joué dans un style à la fois heavy et malsain, qui lui va à ravir.

Phil Campbell et Mickey Dee, fidèles piliers sur lesquels Lemmy se repose, n’en sont pas reste, et démontrent par la puissance de leur jeu que le groupe est bien un modèle de cohésion et que le duo n’est pas là en tant que faire valoir, « Evil eyes » venant à point nommé le rappeler. Toujours pas de temps mort, et quand Lemmy se veux menaçant, Motörhead accouche d’un rageur « Teach them how to bleed » histoire de bien remettre les pendules à l’heure !

Vient maintenant le temps de la séquence émotion… sous la forme d’une ballade, pas forcément attendue, les essais précédents n’ayant jamais été de franches réussites.

Mais là, déjà de part le titre, « Till the end », on sent bien que Lemmy à quelque chose à dire. La voix un brin voilée, aidée par une magnifique envolée lyrique de Phil Campbell, le vieux leader le fait tout en pudeur. Un bon vieux riff à l’ancienne vient introduire « Tell me who to kill » et Lemmy en profite pour montrer que question rythmique, il est encore bien présent, ponctuant de furieuses rafales de Rickenbaker sur les accords nerveux de Phil.

S’élevant soudain d’un bayou maléfique, la voix du vocaliste moustachu se fait rauque et inquiétante, et soutenue par la justesse et l’infaillibilité de la guitare, nous embarque pour un périple assez malsain ou soyez-en sûrs, il ne serait pas impossible de croiser Alice Cooper ou Marylin Manson au détour d’un bosquet.

En guise de pénultième, le gang anglais à opté pour une composition de facture assez classique « When the sky comes looking for you », excellent résumé de ce que peut être du bon Motörhead.

Cerise sur le gâteau la conclusion sera en forme de reprise d’un standard des Rolling Stones « Sympathy for the devil » sur lequel Motörhead réussira le tour de force de réactualiser ce formidable monument de l’histoire du rock, sans jamais le dénaturer.

 

Gros coup de chapeau, au passage (ça tombe bien en plus, il adore en porter !), à Phil Campbell pour le boulot formidable effectué sur cette chanson, prouvant encore une fois si besoin était qu’il est autre chose que le porteur d’eau de Killmister !

 

Cet album est un peu étrange à écouter, non pas qu’il ne tienne pas la route, bien au contraire, mais il y a quand même beaucoup de signes qui laissent à penser, que peut-être, l’historique combo vient de rendre sa dernière copie, la santé de Lemmy ne laissant augurer de rien de bon pour la suite.

Il semble que Motörhead semble s’être appliqué à laisser ce qui pourrait-être un dernier témoignage digne de Mister Killmister. Putain, j’espère que je me trompe sur ce coup-là…

1. Victory or Die (3:08)
2. Thunder and Lightning (3:06)
3. Fire Storm Hotel (3:35)
4. Shoot out All of Your Lights (3:15)
5. The Devil (2:54)
6. Electricity (2:17)
7. Evil Eye (2:20)
8. Teach Them How to Bleed (3:13)
9. Till the End (4:05)
10. Tell Me Who to Kill (2:57)
11. Choking on Your Screams (3:33)
12. When the Sky Comes Looking for You (2:58)
13. Sympathy for the Devil (Reprise The Rolling Stones) (5:35)

 

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCbPCDmtTU-W4SdA8abZtWpA
Site officiel : http://www.imotorhead.com/
Myspace : https://myspace.com/motorhead
Facebook : https://www.facebook.com/OfficialMotorhead

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