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Masterplan – MKII

Le 11 novembre 2010 posté par Wën

Line-up sur cet Album


Mike DiMeo : chant
Roland Grapow : guitare
Jan S. Eckert : basse
Axel Mackenrott : clavier
Mike Terrana : batterie

Style:

Heavy-mélodique

Date de sortie:

2007

Label:

AFM Records

Note du soilchroniqueur (Wën) : 05/10

En ce début d’année 2007 et en à peine quatre années d’existence, voici qu’il est déjà temps pour les allemands de Masterplan de nous présenter leur troisième opus. Longtemps considéré comme le « simple » nouveau projet d’Uli Kursch (batterie) et Roland Grapow (guitare), deux ex-Helloween, Masterplan a su se démarquer rapidement du heavy-mélodique teuton traditionnel en proposant à l’auditeur des productions racées et très puissantes, faisant taire ses détracteurs par la même occasion.

Avant de commencer, allons-y de notre petit commentaire sur le line-up qui a subi divers changements, et pas des moindres. Premièrement, Jorn Lande, charismatique et excellent (mais ô combien volage) chanteur s’en est allé, remplacé par Mike DiMeo (ex-Riot). Parti, également, le co-fondateur Uli Kush léguant sa place au virtuose des fûts, Mr Mike Terrana (ex-Rage). Deux changements majeurs donc, pouvant laisser craindre un peu pour l’orientation musicale à venir, Roland Grapow dorénavant unique leader, ayant tendance à sérieusement cabotiner lorsqu’il se retrouve livré à lui-même. Autre élément de suspicion, ce nouveau nom bien pompeux de « MK II« . Sans doute utilisée afin de désigner ce nouveau line-up (Mark II), cette dénomination fait tout de même irrémédiablement penser aux fameuses appellations attribuées aux évolutions de Deep Purple à travers son histoire.

Bien présomptueux … Enfin, me direz vous, si la musique suit : pourquoi pas ?
Alors quant est-il de ce nouvel album ?

La courte intro aux airs de ‘Who wants to live forever‘ (de Queen) met tout de suite dans l’ambiance avec son clavier symphonique … et c’est parti !! ‘Warriors cry’ déboule à cent à l’heure, du pur heavy-speed, guitares et batterie se livrant une véritable course effrénée. Classique, mais ultra efficace. Même si le tempo est quelque peu ralenti sur ‘Lost and gone’, ce titre reste dans la même lignée, avec ses entêtantes lignes de clavier. Mais déjà le doute s’installe et les titres suivants vont bien vite faire naître de légitimes questions quant à la créativité du combo. C’est bien fait, rien à redire là-dessus, on dénote même quelques bonnes idées (le magnifique solo de ‘Watching the world’, la partie instrumentale de ‘Take me over’) mais l’on s’aperçoit hélas (trop) rapidement que tout cela reste fort convenu. ‘I’m gonna win‘, par exemple est très agréable mais archi téléphoné. Carré, accrocheur … mais téléphoné. Pareil, la ballade ‘Trust in you’, aurait gagné à ne pas faire penser à son homologue figurant sur le « Angel Of Retribution » de Judas Priest. Passons …

L’autre problème de ce disque concerne la production. A l’image de l’album, elle n’est pas mauvaise, loin s’en faut, mais pêche par son aspect massif et imposant, d’ou l’on arrive trop peu à distinguer les instruments. Quitte à imager un peu mes propos, j’ai l’impression d’une immense fondue savoyarde, dégoulinante de clavier, ou surnagent, tant bien que mal, les autres instruments. C’est bon, mais ça colle au ventre. Et l’album en pâtit, rendant vite le tout indigeste sur la longueur. Un bon titre comme ‘Masterplan’ intervenant aux trois quarts de la galette, en subit d’ailleurs pleinement les frais. C’est presque dommage et regrettable à dire, mais on ressent un certain soulagement lorsque s’égrènent les dernières notes de ‘Heart Of Darkness’ … l’impression de souffler enfin, prenant le dessus sur les sentiments provoqués par l’écoute de ce disque.

Masterplan aurait-il déjà tout dit en à peine trois albums ? Les spéculations vont bon train. Les mutations importantes survenues dans le line-up ont peut-être très certainement perturbé le groupe, les musiciens préférant assurer et frapper là ou ils étaient sûr de faire mouche. Mais il n’empêche, même si cet album n’est pas mauvais en soi, il n’en demeure pas moins trop prévisible et linéaire et Masterplan se devra de rectifier rapidement le tir afin de justifier son patronyme.

Site officiel : www.master-plan.net

Page myspace : www.myspace.com/masterplanmetal

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