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Lacuna Coil – Delirium

Le 14 juin 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Cristina Scabbia : Chant Féminin
  • Andrea Ferro : Chant Masculin
  • Mario Coti Zelati : Basse – Claviers – Guitares
  • Ryan Folden : Batterie

Style:

Metal moderne

Date de sortie:

27 mai 2016

Label:

Century Media Records

Note du Soilchroniqueur (ShaK) : 9/10

Revoilà nos Italiens favoris (n’y voyez aucune allusion footballistique dans mes propos), et le moins que l’on puisse dire c’est que ceux-là ne chôment pas (que nenni, toujours pas d’allusion). Formé en 1994 autour de Marco Coti Zelati (basse) et Andrea Ferro (chant), rapidement rejoints par la sublime Cristina Scabbia (chant), le combo, originaire de Milan ne ménage pas sa peine depuis plus de 20 ans.
Je me rappelle encore de ce jour de 1999, où, chez mon disquaire favori, je tombais un peu par hasard sur ce premier album sobrement intitulé « In a Reverie ». Ma seule garantie, suffisante pour que j’investisse dans ce disque, était Waldemar Sorychta qui le produisait. Je dois avouer que dès lors, je n’ai eu de cesse d’écouter les Italiens. En effet, chose assez peu courante à l’époque, le mélange du chant masculin et féminin apportait une vraie nouveauté.

« Delirium » est le 8ème album de Lacuna Coil et il marque, à mon sens, un vrai tournant dans la carrière du groupe. Déjà sur le point du line-up car en effet, depuis « Broken Crown Halo », le combo a perdu successivement son guitariste et son batteur, puis son second guitariste, tous trois présents depuis 1998. Mais aussi car « Delirium » est le premier album totalement autoproduit dans le studio personnel du bassiste, à Milan.

Les hostilités démarrent dès le premier titre. Clairement, « The house Of Shame » vous explose à la tronche. Après une très courte intro lugubre, l’énorme growl d’Andrea résonne dans nos esgourdes. La batterie est particulièrement présente et n’avait jamais sonné ainsi. La rythmique saccadée et la basse qui claque font des merveilles, et le chant de Cristina, est toujours aussi impeccable. A noter qu’il s’agit là d’une semi-découverte, puisque le titre était paru le 11 Avril sur la chaîne YouTube de Century Media Records.

« Broken Things » fait le boulot, avec un refrain simple, certes, mais qui s’assimile rapidement. De toute façon, Lacuna Coil n’a jamais été réputé pour faire dans le très complexe, il n’en a jamais eu la prétention d’ailleurs. Non, la marque de fabrique du groupe c’est la simplicité, l’efficacité, et cette recette se vérifie une fois de plus ici.

C’est cette même recette qui s’applique pour le morceau éponyme Delirium. Un pur produit estampillé « made in Lacuna ». La belle italienne semble même possédée par moments. Imparable.

Basse omniprésente, chant féminin planant, et petits soli de guitares ornent un « Blood, Tears, Dust » inspiré, avant de laisser place à un flamboyant Downfall et son solo épique (dont il n’aurait jamais pu être question auparavant), pour ne citer qu’eux.

14 titres composent ce nouvel opus. Et on peut dire que l’apport de Ryan Folden derrière les fûts est indéniable tant il remplace avec brio un Cristiano Mozzati démissionnaire. Désormais affublé d’un batteur plus technique, le combo se permet d’entrer dans une nouvelle dimension rythmique, et il ne s’en prive pas. « Ghost In The Myst », « My Demons », « Ultima Ratio » ou encore « Breakdown » pour ne citer qu’eux en sont l’exemple.

Certes, Cristina Scabbia, comme à son habitude est impeccable dans ses lignes de chant. Mais, cette fois, elle a un vrai répondant en face. En effet, Andrea Ferro a enfin décidé de faire étal de ses capacités vocales. Plus présent, plus inspiré, plus énervé tout en étant maitrisé, le frontman nous délivre une prestation de qualité, pour preuve ce « Claustrophobia » ou encore « Bleed The Pain ».

Curieusement, et alors qu’on aurait pu craindre le pire, on a l’impression que les différents départs ont eu un effet bénéfique sur le groupe. Comme libéré, le combo paraît plus hargneux. Grâce à une omniprésente basse claquante et une batterie incisive, les 14 titres, oscillants en 3 et 5 minutes apportent chacun leur atmosphère et leur propre identité.
Même si il m’a fallu plusieurs écoutes pour vraiment analyser et apprécier cet opus, « Delirium » est incontestablement une réussite. Équilibré, mélancolique, innovant mais en même temps respectueux du passif du combo, maîtrisé et abouti, on accompagne bien volontiers Lacuna Coil sur les chemins tortueux et sinueux de la folie.

Tracklist :

1. The House of Shame (5 :17)
2. Broken things (3 :59)
3. Delirium (3 :16)
4. Blood, Tears, Dust (3 :55)
5. Downfall (4 :21)
6. Take Me Home (3 :45)
7. You Love Me ‘Cause I Hate You (3 :49)
8. Ghost in the Mist (4:14)
9. My Demons (3:56)
10. Claustrophobia (4:08)
11. Ultima Ratio (4:08)
12. Live To Tell (5:29)
13. Breakdown (3:16)
14. Bleed The Pain (3:47)

Site Officiel : http://www.lacunacoil.it/

Facebook : https://www.facebook.com/lacunacoil

Chronique du précédent album : http://www.soilchronicles.fr/chroniques … crown-halo

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