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Khymera – The Grand Design

Le 21 février 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Denis Ward : Chant, Basse
  • Eric Ragno : Clavier
  • Felix Bohnke : Batterie
  • Michael Klein : Guitares
  • Jim Rybkost : Claviers additionnels et piano

Style:

AOR/Hard FM

Date de sortie:

05 decembre 2016

Label:

Frontiers Records

Note du SoilChroniqueur (Wilhelm von Graffenberg) : 8/10

Mes confrères/sœurs Soilchroniqueurs/ses ont un sens de l’humour décapant – spéciale Dédicace à BloodyBarbie, sacrée toi, va ! Sous prétexte que mes périodes de prédilections sont surtout les 80’s et le Heavy Metal, on me refile le dernier Khymera… « Ca devrait te plaire… » Si c’est une blague (de Toto), elle est (en)foirée ! Autant l’épiphénomène Steel Panther avait ceci d’original et de loufoque qu’il était unique, 36ème degré, et donc rigolo… Problème : je viens de me rendre compte qu’il y a des foutues modes dans le Metal… Quand ce n’est pas le « folk pouet pouet » qui fait résurgence 10 ans plus tard, c’est le Heavy des débuts qui renait, à en ressortir les pattes d’èph’… Désormais il faudra faire avec le revival du Hard FM/Pop Metal/AOR. Et là, avec The Grand Design, on tient du lourd dans le domaine de ré-exploitation de tous les clichés qu’on trouvait déjà risibles à l’époque. Bon, allez, on s’y colle, on s’y frotte, on s’y pique et on essaye d’être foutrement objectif pour ne pas (trop) partir en cacahuète…

Pour se faire une idée de ce qu’est la musique de Khymera, je faisais allusion à Toto ci-dessus… Comme de la pomme dans le breuvage improbable qui rend aveugle dans les Tontons Flingueurs, y en a… mélangé avec du Def Leppard, du Bryan Adams, du Europe, du Survivor, des jumpbrass de Van Halen… et la Reine des Neiges ! Oui, imaginez ce moment de poilade où je me suis mis à fredonner « Let it goooo » sur le refrain de « Streetlights ». Déjà que le contenu de l’album m’avait donné envie de sortir un sèche-cheveux et mimer le truc devant mon miroir (ouais, là aussi je vous laisse imaginer le moment improbable), comme le faisaient toutes les nanas dans les films des 80’s, après une grande bataille de polochons en nuisette, évidemment… Yeaaaah yeaaaaaah !

On n’en attendait pas moins d’une production Frontiers, qui a visiblement fait ses choix esthétiques, mais également des deux auteurs-compositeurs du projet Daniele Liverani et Steve Walsh (chanteur de Kansas), initiateurs du projet en 2004, depuis repris en mains par Dennis Ward, bassiste (et back vocalist) de Pink Cream 69 – rien d’étrange donc – et Unisonic également, ainsi que Paul Logue et Michael Klein. On ajoute au groupe le batteur d’Edguy, qui doit bien se marrer aussi (bon, vu ce qu’était devenu Edguy ces dernières années, il devait être habitué à la dérision)…

 

Et hop, on ressort les bandanas et le spandex… et un Tshirt avec un Bisounours Gros Calin dessus (choisissez votre couleur, pastel ou rose bonbon tant qu’à faire). Les titres (que du format radio edit de 4 minutes) en disent suffisamment long sur les thèmes abordés, bien mielleux et mièvres. Trop de bons sentiments et de tonalité majeures, je vais craquer : où est cette foutue noirceur ? Même chez Def Leppard, y avait une part de mélancolie dans les balades… Là, que dalle !!! Bon, OK, j’abuse : le morceau final est en tonalité (de Mi) mineure… enfin, l’intro l’est… mais il s’intitule « Where is the Love » !!! Vite, un fix de BM ou de Death pour me requinquer, siouplait ! (au moins un Speed ou une ligne de Thrash… hmmm ?) Là, on fait dans le rail de guimauve.

Et voila, merde… J’avais dit « objectif »… Faut que je m’y tienne. DONC, il faut l’avouer, c’est trèèèès bien joué (un enchainement d’hymnes typiquement 80’s), c’est trèèèès bien produit, trèèèès bien chanté (on peut indéniablement faire l’éloge, qu’on aime ou pas le genre, de Ward passé au chant lead et qui tire bien son épingle du jeu), les soli sont trèèèèès bien foutus, mélodiquement et dans leur feeling… Soyons de bonne foi… Mais j’ai toujours du mal à admettre qu’on fasse ressurgir des fantômes du passé, comme s’il n’y avait plus rien d’autre à dire aujourd’hui que « avant, c’était mieux »… Bah, en fait, cette passade kitsch, on aurait pu l’oublier.

Assurément, ça sera accessible à tous, et par conséquent les puristes de la noirceur auront deux options : cracher ouvertement là-dessus – voire ne même pas y jeter une oreille – ou avoir un sens de l’autodérision intense pour en rire de bon cœur – saignant, le cœur, hein – avec les copains en se rappelant que ça aussi, ça se revendique metal, mais qu’on finit par se laisser prendre à le fredonner et bouger/secouer des cheveux dessus. MAIS, point positif, ça attirait les nanas dans les 80’s ; on peut décemment espérer en voir tout autant, voire davantage aux concerts dans les 2010’s – c’est le bon moment, les mecs, la chasse est ouverte !

Un album qui ne m’aura pas collé une… Supertramp – hu, hu, hu – mais qui aura eu le mérite de me faire marrer et ressortir des vinyles de mes cartons. A écouter en faisant du airguitar devant un ventilo !

 

Tracklist:
1. Never give up on you (4:07)
2. Tell me something (4:51)
3. Say what you want (3:58)
4. I believe (4:45)
5. A Night to remember (4:38)
6. She’s got the Love (4:21)
7. Land of golden Dreams (4:53)
8. The Grand Design (4:12)
9. Streetlights (4:44)
10. Who’s fooling who (4:47)
11. Finally (4:33)
12. Where is the Love (4:26)

 

Facebookhttps://www.facebook.com/KhymeraTheGrandDesign/

Site officiel (du label)http://www.frontiers.it/album/5284

Youtubehttps://www.youtube.com/watch?v=3qJ6VpLXRhM&list=PL1k4D8QfUBtXD8MtdS1x-qqaBeOYe8Ubg

 

 

 

 

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