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I Miti Eterni – Historia Cumae

Le 4 février 2015 posté par Katar

Line-up sur cet Album


Bruno Masulli    - Tout Guests : Annalisa Belli – Chant / Giovanni Costabile – Claviers additionnels / Emannuele ‘Lele’ Laghi – Claviers sur « Parthenopae »

Style:

Power Métal

Date de sortie:

27 octobre 2014

Label:

Jolly Roger Records

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10


Déjà le troisième groupe différent que je chronique et dont le leader n’est autre que Bruno Masulli, découvert lors de l’écoute du premier album d’Annihilationmancer The involution philosophy.
Ensuite, c’est In Aevum Agere qui me donnait une autre facette du multi-instrumentiste : s’il officie dans un pur Thrash Métal bien technique avec le premier groupe, on se rapproche plus de Candlemass avec le deuxième.
Là, avec I Miti Etern, on pourrait parler d’un compromis entre les deux, même si la dominante de l’ensemble reste ancrée dans un bon Power Métal, flirtant par moment avec le Thrash mais alternant avec des parties particulièrement lourdes.
Projet formé en 2004, une démo en 2013, ce nouveau projet de bourreau de travail (qui se régale également avec d’autres comme Loadstar, Power Beyond mais également ex-Burial in Sulphur, ex-Savior from Anger (live), ex-Marshall) voit sortir son premier album Historia Cumae qui, avouons-le, ne me donnera pas non plus envie d’en dire du mal !
Dès l’intro, le ton est donné : I Miti Eterni a mis le paquet sur les arrangements. L’atmosphère est solennelle, grandiose, épique.
Très belle intro qui précède la première partie d’un diptyque : « Cumae (parte I) » déboule sur des riffs incisifs et une rythmique rapide frôlant les limites du Thrash. Le chant est posé, comme si Iced Earth (de qui on reconnaîtra quelques ambiances proches de l’album Night of the stormrider disséminées tout au long de ce Historia Cumae) cherchait à s’acoquiner avec Virgin Steele.
La basse claque tout comme il faut, les riffs sont tranchants, et les breaks nombreux.
Les titres sont longs et proposent pas mal de tiroirs ce qui confère un côté progressif à l’ensemble.
On pourrait dire basiquement qu’on marche sur les traces d’un Nevermore mais la richesse des compositions et de leurs arrangements empruntés du côté d’une musique plus lyrique – à l’instar d’un Therion, par exemple – donnent encore plus de profondeur à l’ensemble.
Les soli sont par exemple exceptionnels à l’instar de celui proposé sur le final de la première partie de « Cumae » avant une dernière accélération permettant de retrouver le refrain du morceau.
Et pan, sans transition aucune, s’enchaîne « Parthenopae« , plus Heavy, non moins long mais avec quelques petites accélérations subtiles, des riffs par moments et ce sera toujours sans le moindre temps mort que « Cumae (Parte 2) » continuera l’album.
De longues plages instrumentales pendant lesquelles Masulli fait état de tout son talent et nous fait voyager de belle manière.

C’est après enfin un premier blanc de quelques secondes – après 21 minutes de pur Power Métal – que « Legends of Apollo » continue l’album.
Si le début montrait des riffs plus basiques, le morceau – qui s’étire une fois de plus au-delà des sept minutes – est à nouveau un beau pavé épique.
L’intro « Prologos » est, à l’instar du premier morceau, une fois de plus d’une beauté absolue et s’enchaîne à merveille avec le mystérieux et doomisant « Crise e Agamennone » : riffs très Heavy sur fond de lyrics entre le chanté et le parlé, avec quelques chœurs guerriers en arrière-plan sur lesquels le guitariste pose des soli pour le moins excellents.
« Ettore (Parte 1) » conclue l’album avec un morceau toujours du même tonneau mais laisse la porte ouverte à un « Part 2 » sur un prochain album.

A la fois homogène et varié, cet album est un pur régal pour tout adorateur du genre.
Des chœurs épiques façon Manowar ou à nouveau Virgin Steele donnent encore plus de relief à l’ensemble : on regrettera juste que la production ne soit pas à la hauteur du talent de ce compositeur. Un artiste capable de mettre autant de richesses dans ses morceaux ne peut qu’être un perfectionniste, nul doute que ces défauts seront corrigés au prochain enregistrement.

Bref, en 39 minutes pour 8 morceaux (dont deux instrumentaux introductifs), I Miti Eterni nous fait voyager de fort belle manière grâce à un musicien aguerri qui s’occupe de quasiment tout hormis quelques vocaux et quelques claviers additionnels.
Encore du grand art de la part de Bruno Masulli !

Tracklist :

1. Introduzione (2:01)
2. Cumae (Parte 1) (7:03)
3. Parthenopae (6:09)
4. Cumae (Parte 2) (6:09)
5. Legend of Apollo (7:31)
6. Prologos (2:00)
7. Crise e Agamennone (3:12)
8. Ettore (Parte 1) (5:17)

Facebook : https://www.facebook.com/imitieterni

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