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(hed) PE – New world orphans

Le 23 octobre 2010 posté par Dada metal

Line-up sur cet Album


Tiny Bubz : batterie
Jaxson : guitare
DJ Product : choeurs, claviers
Mawk : Basse
Jahred Shane : Chant

Style:

gangsta metal

Date de sortie:

Janvier 2009

Label:

Suburban noise

Note du Soilchroniqueur (Dada Metal) : 5,2 / 10

Avertissement : cette chronique contient des contenus explicites pouvant choquer les plus jeunes ou les plus prudes d’entre vous. Le rédacteur n’est en aucun cas responsable si vos enfants apprennent de nouvelles insultes anglo-saxonnes. Le rédacteur se désengage totalement si une envie d’émeute naît en vous après lecture et écoute de cet album. D’ailleurs, le rédacteur est introuvable.

Je vous parle d’un temps (que les moins de vingt ans…) où les groupes de Neo Metal passaient à la matinale sur M6. Je vous parle d’un temps où des compil’s estampillées Nu Metal se vendaient comme des petits pains (au chocolat). A l’époque, le métal connaissait un souffle nouveau attirant dans ses mains griffues et ses bras poilus toute une génération de baggy et de t-shirt de sport US. C’était l’age d’or des Linkin Park, Limp Bizkit et autres P.O.D. Au plus grand malheur des puristes du genre. Cependant, reconnaissons que ce mixage entre riffs énervés, rap et musique électronique a apporté une nouvelle énergie et de nouveaux terrains d’expression. Les rares survivants à ce « mouvement » sont ceux qui sont restés fidèles à leur son, quitte à le radicaliser, et n’ont pas cédé aux sirènes du grand capitalisme. (hed) P.E font partie de ces Mad Max du neo metal, roulant à toute allure dans un désert plein de vestiges des gloires passées.

En plus d’avoir un nom imprononçable, (hed) P.E est un groupe de fusion, néo, rap-punk (ou tout ce que vous voulez) né sous le chaud soleil de Californie en 1994. Et à en croire leur musique, l’état de « Gouvernator » a de quoi énerver le plus doux des agneaux. New World Orphans, leur nouvel opus aux vingt titres, dont certains sont aussi courts que dans un album de grindcore, est une accumulation de fuck, shit, motherfuckers et autres suck my ****. Ce doux et sucré langage est au service d’une musique tantôt punk, rap, reggae et même ragga. Ceux pour qui la diversité musicale donne des boutons peuvent déjà arrêter de lire. Pour les autres, vous vous surprendrez à remuer votre popotin sur des titres, pour certains, très accrocheurs.

Certaines chansons (Stay ready, stepping done) donnent envie de mettre sa casquette à l’envers (n’en déplaise à Nadine Morano) tandis que d’autres envoient des riffs et des accélérations hardcore « in your fucking face ». Si les images qui viennent à l’esprit lors de l’écoute sont ceux de scènes de guerilla urbaines, de pitbulls en liberté, et de flics corrompus arpentant les rues à la manière de The Shield, des mélodies très efficaces sont aussi présentes. Citons le hit en puissance Renegade ou Everything all time aux samples (pertinents) de musique grégorienne. Et en plus des paroles, les quelques gémissements féminins présents par ci par là, prouvent que le groupe se positionne comme un apôtre de l’amour. Un amour bodybuildé sentant bon la sueur, mais un amour quand même.

Alors bien sur, l’album ne tournera pas en boucle dans votre platine, l’overdose n’étant jamais loin. A écouter avec modération donc. Yo !
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