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Freedom Call – Live in Hellvetia

Le 8 juillet 2011 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


  • Lars Rettkowitz : Guitar & backing vocals
  • Samy Saemann : Bass & backing vocals
  • Klaus Sperling : Drums & Fireworks
  • Chris Bay : Lead vocals, guitar & piano

Style:

Heavy Metal

Date de sortie:

Juin 2011

Label:

SPV

Note du Soilchroniqueur (Metalfreak):9,5/10

 

S’il est une salle de concert où il fait bon aller, c’est bien le Z7 de Pratteln en banlieue de Bâle (Suisse), jamais à court d’idée pour nous coller des affiches qui tuent à raison en moyenne d’une tous les trois jours. Se dire que « trop de concert peut tuer le concert », ça n’a pas lieu chez les Hel(l)vètes ou en Allemagne. Là bas, contrairement à chez nous, les fans se bougent, assistent aux concerts, et ne trouvent pas une excuse à deux balles pour rester le cul vissé derrière leur PC à télécharger les albums de groupes qu’ils n’iraient pas voir, même s’ils jouaient dans le salon du geek en question.
Non, combien de concerts, même en semaine, se sont vus faire salle comble au Z7 ? Au détour de conversations avec des fans, on avait droit à des discussions sympas avec des Suisses tous cantons confondus, des allemands (un Munichois, une fois, lors de Candlemass)… mais aussi avec quelques autrichiens, belges et quelques français.
Bref, le Z7  fait partie des salles dans lesquelles on ne peut qu’aimer aller.

Mais le but de cette chronique n’est pas de faire l’apologie d’une salle de concert, mais bien de parler de ce « Live in Hellvetia » des teutons de Freedom Call.
Sur album, jusqu’à ce que je les vois en live au Noumatrouff de Mulhouse en 2007 (avec, entre autres, Hydrogyn, Nightmare et Kragens), c’est un groupe qui ne m’avais pas plus transcendé que ça. Il a fallu ce concert Mulhousien pour changer d’avis de façon radicale : un set carré, festif, rempli de bonne humeur communicative, avec des musiciens qui ne simulaient pas un réel plaisir de jouer, et tout plein de titres aussi rythmés qu’enjoués facilement rechantable sous la douche…
Hier, je me retrouve avec ce double DVD / double CD, premier DVD du groupe mais son deuxième live (après « live invasion » en 2004) dans les mains, devant les yeux et entre les oreilles avec un plaisir non dissimulé. Ce live, enregistré le 29 décembre 2010 au dit Z7, est un moment magnifique à se procurer de toute urgence.
Beau coffret, regroupant l’intégralité du DVD sur deux CD, avec en prime un deuxième DVD composé d’un documentaire sur la vie du groupe avec son lot de bonne humeur de quand même près de deux heures, ainsi que d’un set de huit titres enregistré au Raismes Fest, de qualité certes moins bonne que le premier DVD, mais tout aussi enjoué et festif.

Concernant le show du Z7, le livret intérieur le dit lui-même également : « (…) was one of the best concerts of Freedom Call ever and we’re totally happy to capture those breathless moments in eternity ». Boutade ou non, argument commercial ou non, eux seuls le savent mais le visionnage de ce DVD est un concentré de bonne humeur festive, et on se surprend, à maintes reprises, à taper du pied, à se secouer les cervicales, se péter un délire air guitar ou à chanter en yaourt les paroles du groupe.
Ne reste plus qu’à se façonner une guitare en carton et on s’y croirait…

La set list est quelque part le best of du groupe en live : après la petite ouverture de rigueur, le riff introductif annonce la couleur, un véloce « We are one », hymne du groupe, montre d’emblée la cohésion entre chaque membre du quartet. Les 4 (fantastiques) chevelus balancent à grands coups de décibels leur heavy/speed mélodique bon enfant. Dès le premier titre, le public ne s’y trompa pas : ça tape des mains, ça saute en l’air et en rythme, ça balance des « hey » régulièrement, ça secoue la tête en-veux-tu-en-voilà , ça playbacke à donf et ça tend des horns-up à tout-va !
« United alliance » s’enchaîne et ça confirme les bonnes intentions du groupe.
Le fait de se savoir filmés les a-t-il boostés à ce point ?
Comparativement avec le show de Mulhouse, on s’y retrouve : Freedom Call semble ne pas savoir faire semblant. Filmés ou non, ils assurent de la même façon : que de l’authentique, et avec la banane s’il vous plait ! La scène, c’est leur kif, le public est leur pote et ils semblent heureux de les retrouver pour presque deux heures qui passent trop vite pour le spectateur.
Et les moments de bravoure s’enchaînent : « Tears of Babylon » et le monstrueux « Blackened sun » sont autant de moments de pur plaisir… et le public continue à suivre comme un seul homme. Les interventions entre les titres du chanteur Chris Bay donnant ce petit « plus » transformant un excellent concert en moment extrêmement sympathique. Bon enfant et festif, qu’on vous dit !
Quelques « tubes » passent et Klaus Sperling nous offre un solo de batterie qui mettra quelques fans sur le cul tout en permettant aux trois autres quelques minutes de repos dessoiffant bien mérité, avant d’attaquer un « Metal invasion » bien senti.
Arrive ensuite un titre calme « Merlin – Requiem », d’une beauté rare, sublimée par la présence de la violoniste batave Djoerke Wentkit et la performance du chanteur, lachant sa gratte pour faire une apparition remarquée derrière un clavier afin de jouer des partitions de piano d’un bel effet. S’ensuit « Merlin – legend of the past » et retour au speed mélodique avant un retour au calme avec le très beau « The quest » qui a dû en faire frissonner plus d’un : intro chant/piano suivie de riffs plus heavy qu’à l’accoutumée pour un morceau épique permettant un grand moment live.
« Far away » et ses sonorités écossaises à grand renfort de cornemuse se révèle également être un excellent moment interactif avec un public participant aux paroles extrêmement compliquées répétées en vingt secondes chrono. Et c’est parti pour quelques minutes de « I like it, you like it, we like it » scandés par quelques centaines de chanteurs en herbe ultra motivés. Souriez, c’est pour la caméra!!!
Un « Mr. Evil » sur fond de lumière rouge et avec un chanteur tout chapeauté et lunetté suit le tout et permet une fois de plus un grand moment avec un des tubes du groupe.

En vingt titres pour près de deux heures de musique, Freedom Call n’a qu’un seul mot d’ordre : prendre et donner du plaisir, et ça nous donne un live jouissif du début à la fin.
Titres à savourer en priorité : « Tears of Babylon », « Blackened sun », « The quest », « Merlin – Requiem », « Mr. Evil », « United alliance »… et tous les autres.
Visuellement, c’est du tout bon : pas de stroboscopes qui énervent, pas de plans différents chaque seconde, cadrage et lumières juste comme il faut : on se croirait presque dans la salle. Si on rajoute à ça un son quasi parfait, on a la totale.

Positive attitude, qu’on vous dit !!!

Site officiel : http://www.freedom-call.net
Myspace : http://www.myspace.com/freedomcallofficial ou http://www.myspace.com/newfreedomcall

Z7:http://www.z-7.ch

 

 

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