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Line-up sur cet Album


  • Ivan Moody : Chant
  • Jason Hook : Guitare, Choeurs
  • Zoltan Bathory : Guitare
  • Jeremy Spencer : Batterie
  • Chris Kael : Basse, Choeurs

Style:

Metal à l'américaine

Date de sortie:

Juillet 2013

Label:

Prospect Park

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi): 7/10

 
J’ai l’impression d’être une autruche. C’est ce que j’ai ressenti lorsque j’ai découvert Five Finger Death Punch. Non, parce que faut dire que si ce groupe est jeune, formé en 2005, il est devenu un vrai phénomène outre-atlantique dès son premier album, The Way of the Fist, sorti en 2007, et ces cinq gaillards fréquentent depuis régulièrement les plus hautes marches des classements musicaux. Leurs clips et leurs singles passent sans soucis plusieurs fois par jour sur les chaînes musicales et les ondes FM, ce qui change de M. Pokora ou les groupes de Rock geignard à la BB Brunes… Leurs albums se vendent par centaines de milliers d’exemplaires, War is the Answer, leur deuxième, est même arrivé en septième position du classement Billboard la première semaine de sa sortie. Et comme si ça ne leur suffisait pas, les 5FDP, comme on les surnomme, peuvent aussi se vanter d’être salués par la presse spécialisée.
Et moi, en apprenant tout ça, j’ai eu l’impression d’avoir eu la tête enfoncée dans le sable pendant toutes ces années, parce que je viens à peine d’apprendre leur existence. Je ne suis pas vraiment friand des grosses têtes d’affiches américaines comme Machine Head, Korn, Slipknot… mais je n’avais même jamais entendu ce nom de Five Finger Death Punch ! Bon, pour me justifier, le groupe est nettement plus connu aux USA que sur le vieux continent, même si leur récente tournée avec Avenged Sevenfold devrait leur permettre de se faire un début de réputation par chez nous.
En résumé, 5FDP, c’est pas le Joe le Clodo du Metal quoi. En plus, cette notoriété leur a permis de côtoyer des grands nom de la scène américaine et de se faire ainsi pas mal de potes dans le milieu. Potes que l’on retrouve crédités sur leurs albums, avec notamment Kevin Churko (Ozzy Osbourne) qui s’occupe de la prod’ des albums depuis War is the Answey
Du coup, c’est peut-être parce que leur succès leur a donné des ailes, ou parce qu’ils ont été super productifs, mais en 2013, ils ont décidé de sortir un double album répondant au long nom de The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell Volume 1 et 2. Et c’est de la première partie que l’on va parler ici. Une première partie qui renvoie au paragraphe précédent, puisque quelques potes sont venus pousser la chansonnette sur certains morceaux.

Pour ceux qui sont comme moi et qui découvrent le groupe maintenant, une petite description de leur style s’impose. 5FDP est présenté comme un groupe de Metalcore, Groove Metal, de Heavy Metal, ou, d’une manière plus généraliste, de Metal Alternatif. De nombreux qualificatifs qui se justifient par les nombreux styles et influences du groupe.
Et c’est un premier contact assez virulent qui nous accueille sur « Lift me Up ». Un titre à la rythmique insistante sur des riffs très Thrashcores. Un départ assez étonnant, dans le sens où un groupe aussi radiophonique puisse être aussi violent, surtout qu’un break vient rapidement en rajouter une couche. Un truc dont on n’a pas l’habitude d’entendre sur la bande FM de nos contrées. C’est d’autant plus puissant que la production, claire et puissante fait cracher les baffles. Une production parfaite… peut-être un peu trop, mais en même temps, ce n’est pas vraiment surprenant. Car rapidement, on comprend pourquoi le groupe squatte les ondes. Il y a déjà la voix de Ivan Moody, imposante, alliant mélodie et rage, passant d’un chant clair très mélodique à un growl fort et rageur, et puis ce refrain ! Un refrain en forme d’hymne que l’on mémorise dès le premier passage dans la chaîne et que l’on se met à chanter aux suivants.
Bref, un premier contact ravageur, surtout que le duo avec Rob Halford, qui apporte un côté plus Heavy, fonctionne pas mal, sans que la présence de celui-ci soit trop appuyée pour autant.
La suite ne dément pas, avec ce « Watch you Bleed » qui débute en fausse ballade pour ensuite devenir encore plus vindicatif que « Lift me Up », et ce « You », d’abord très groovy malgré ce riff semblant toujours partir vers le bas. Un titre de Hardcore à l’américaine, d’apparence moins radiophonique que les précédents, mais plus direct et tapageur. On a aussi un « Burn MF » rapide et furieux, autant dans la musique rappelant le Death Mélo le plus vindicatif, que dans les paroles justifiant à elles seules le macaron « Parental Advisory ». Ce morceau, où la voix claire n’est présente que durant une courte partie du refrain au profit d’un growl Hardcore aboyant avec rage, reste incroyablement groovy et on se surprend à se dandiner sur le canapé.
Malgré ce côté très rentre-dedans, 5FDP, c’est aussi quelque chose de plus doux, de plus propice à attirer les demoiselles, c’est aussi la Power Ballade. On en avait déjà vu un premier exemple dans l’intro et l’outro de « Watch you Bleed ». Et bien le groupe enfonce le clou avec un « Wrong Side of Heaven » qui, bien qu’encore axé sur une rythmique marquée, se la joue tout en douceur. Tout juste un solo assez démonstratif avec quelques réminiscences de mélo vient apporter un côté un peu plus épique. Pendant le refrain, j’ai même eu l’impression d’avoir affaire à un cousin de Nickelback. Un sentiment qui revient d’ailleurs dès les premières notes de « M.I.N.E (End This Way) ». Un titre jouant fortement sur le côté émotionnel. Le truc qui, en concert, fera lever les briquets de la fosse adolescente. Néanmoins, quelques apparitions de samples et de riffs saturés en fond viennent apporter un peu d’air frais à ce titre pas dégueu en soi, mais un peu trop commun.
Mais hormis ces deux titres, en plus d’un « Diary of a Deadman » un peu plus original, presque expérimental, dans sa construction, on a affaire à un vrai album de Metal Moderne, groovy et d’une grande efficacité. Il est tout de même dommage de trouver un essoufflement dans la seconde partie du CD, notamment avec un « Anywhere but Here » qui semble reprendre le riff de son prédécesseur – l’agressif, imparable et à l’excellent refrain « I.M.SIN » – en un peu plus gras, même s’il est plus sensible par la suite, ou un « Dot your Eyes » toujours aussi dansant et furieux, mais qui commence à diffuser une légère sensation de déjà entendu, sans doute à cause de sa position. Rien de bien méchant pour autant, puisqu’on n’a pas envie de zapper – pour peu qu’on soit réceptif au genre –, d’autant plus qu’un break un peu « mystique » dans le chant vient aérer ce dernier juste avant le solo.
Heureusement, « Mama Said Knock you Out » vient apporter un vrai bol d’air frais dans cette deuxième moité. Reprise du rappeur LLCoolJ (devenu acteur incarnant notamment l’un des deux héros de NCIS : Los Angeles). Rien que le premier riff, très Horror Metal, apporte un vrai élan de dynamisme, puis ce growl rappé et cette rythmique ultra saccadée donnent une furieuse envie de secouer la tête. Une chouette adaptation, vraiment personnelle pour le coup, jusqu’au solo imitant des scratchs de DJ. Et l’apparition du rappeur Tech N9ne, qui vient poser son phrasé à partir du deuxième couplet, est une vraie plus-value, notamment grâce à la différence de style. En fait, il est même le guest le plus sympa, avec Halford, de ce CD.
Ce n’est pas que les trois autres ne se débrouillent pas bien, mais en fait ils apparaissent simplement dans trois bonus tracks reprenant trois titres de l’album. Ce qui créé déjà une sensation de remplissage un peu vaine. Surtout que l’apport n’est pas flagrant. Pour Max Cavalera, sur « I.M.SIN », il faut écouter l’original à la suite pour bien cerner la différence. Jamey Jasta rend « Dot your Eyes » un peu plus nerveux, mais il l’était déjà pas mal à la base. Quant à Maria Brink, elle apparaît en duo sur « Anywhere but Here », sa voix un peu grave et (peut-être trop) maniérée donne au titre un petit plus – et puis le mélange des voix fonctionne souvent bien dans le style –, sans que ce soit indispensable. Surtout qu’elle apparaissait déjà en guest dans l’original.

Malgré ces défauts, et même s’il a pu décevoir les fans de la première heure, The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell Volume 1, se présente comme un bon CD de Metal à l’américaine. Un album qui doit très certainement faire fureur en live, grâce à un côté extrêmement direct et ravageur, malgré quelques longueurs.
Five Finger Death Punch montre aussi une grande aisance technique, que ce soit au niveau du chant, toujours impressionnant et charismatique, que de la guitare, avec ces nombreux soli tous différents, souvent démonstratifs, mais qui ne font jamais baisser la pression pour autant, ou encore au niveau de la rythmique, que la production se plaît à mettre en avant.
Bref, une première partie pas parfaite, mais plutôt réussie, pour peu qu’on soit fan du Metal tubesque.

Site Web:http://www.fivefingerdeathpunch.com/
Facebook:https://www.facebook.com/fivefingerdeathpunch

 

Tracklist:
1. Lift Me Up (ft. Rob Halford)
2. Watch You Bleed
3. You
4. Wrong Side of Heaven
5. Burn MF
6. I.M.Sin
7. Anywhere But Here
8. Dot Your Eyes and Cross Your Teeth
9. M.I.N.E. (End This Way)
10. Mama Said Knock You Out (ft. Tech N9ne)
11. Diary of a Deadman
Bonus:
12. I.M.Sin (ft. Max Cavalera)
13. Anywhere But Here (ft. Maria Brink)
14. Dot Your Eyes and Cross Your Teeth (ft. Jamey Jasta)

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