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Drowning Pool – Hellelujah

Le 14 mars 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Jasen Moreno : Chant
  • C.J. Pierce : Guitare
  • Stevie Benton : Basse
  • Mike Luce : Batterie
 

Style:

Néo Metal

Date de sortie:

5 Février 2016

Label:

Entertainment One Music/SPV Steamhammer

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg): 8.5/10

Le 8 mars, fête de la Femme. Mesdames, mesdemoiselles, amies féministes de tout poil (sous les aisselles ou autre part), quelle délicate attention qu’on vous octroie : une journée sur 365 – ou 366 selon les années – pour vous vénérer, vous faire des soldes à rabais spécial pour acheter le dernier petit sac essentiel de chez Vuitton et faire disparaitre la taxe rose… Hé, hé, hé… Évidemment, vous vous doutez bien que je ne pouvais pas manquer l’occasion, femmes, de vous faire votre fête – vous avez du bol, on ne vous a pas attribué le 29 février. Qu’il est loin le bon vieux temps où on croyait tellement en vos capacités de posséder les hommes qu’on vous faisait passer l’épreuve de la noyade ! (Pour rappel, un peu comme le Tac-o-Tac a une chance au tirage, une chance au grattage, soit vous vous noyiez et vous étiez innocente, soit vous surviviez, et étiez étiquetée comme « sorcière », puis brûlée ensuite). Certes, si l’on s’en réfère à l’interprétation de cette journée dans Deadpool, vous pouvez trouver ça rigolo, mais… « Mais tout cet avant-propos et ce baratin pour quoi, où veut-il en venir ? » me direz-vous… C’est simple : vous parler non pas de Deadpool mais de Drowning Pool, cette question ! (Astucieux rebondissement, n’est-il pas ?)

Certes, Hellelujah, 6ème album du quatuor issu de la ville à « l’univers impitoyable » – Dallas, pour les incultes – ne salue pas la journée de la Femme. Mais ça ne nous empêche pas d’en parler, hein… Il faut savoir dire les choses importantes, la communication essentielle, tout ça… Donc…

« Il est paraît-il des terres brulées donnant plus de blé qu’un meilleur avril ». Si l’idée séduisante de Brel a tout pour vous charmer, les filles, Drowning Pool est plutôt du genre à désherber au napalm, ce qui fait que rien ne repousse, voire que certains morceaux deviennent parfois poussifs – et puis en plus, vu qu’on est encore en mars… Néanmoins, ça colle sa claque, une petite biffle si bien appréciée. Une lourdeur et un groove propres au Neo et Nu Metal, mais avec une dynamique entrainante très rock et agressive très heavy. Il faut dire que quand on sait que leur musique servait à torturer durant les interrogatoires à Guantanamo, ça laisse pensif quant au degré d’agressivité potentielle que peut proposer le groupe (et je vous passe l’affaire « Bodies », allez vous renseigner sur le sujet, vous resterez émerveillé du potentiel de connerie de la nature humaine). Mais tout ceci se fait malgré tout avec de la mélodicité, la voix du 3ème chanteur du groupe – le premier est mort de crise cardiaque, le deuxième s’est enfui pour cause de dissensions – ayant la faculté de passer du grunt à une voix éraillée qui sait rester mélodieuse malgré un grain affirmé. On retrouve également des influences Alice in Chains et Soundgarden sur « Hell to pay » (les doublons de voix assez caractéristiques surtout de ces premiers), donc une sorte de post-grunge. Le tout compte aussi fleurette au HxC dans la scansion et la lourdeur sur « We are the Devil », propre à vous donner envie de secouer vos cervicales plus énergiquement que lors d’un rapport bucco-génital.

« Vous les femmes, vous le charme, vos sourires nous attirent, nous désarment »… mais pas autant que le groove et les syncopes nerveuses de « Snakecharmer », ses ondulations plus attrayantes qu’une danse du ventre. Néanmoins, comme on sait que les filles sont des danseuses nées et hors pair, vous serez comblées – ça change – avec le shuffle enlevé de « Sympathy depleted » et « My own Way », chemin que vous risquez de prendre si votre sens du second degré n’a pas encore été déjà titillé par ce flot de piques stéréotypées.
Ma part de féminité non assumée a beaucoup apprécié la balade « Another Name ».

Vous n’êtes certes pas qu’une paire de seins, et Drowning Pool fête tous les saints – toujours au sein des saints – avec son « All Saints Day » final et très rock n’ roll – en même temps quoi de plus rock n’ roll que de finir entre les saints ?

« Toutes les femmes sont belles » disait Franck Michael ; certes, mais les rousses davantage – j’ai déjà dit qu’un chroniqueur n’était pas toujours 100% objectif. Mais cet album aussi, sur le fond : efficace et tonique, on a envie de le mettre en fond sonore pour faire la vaisselle et le ménage… non, en fait, ça, on vous le laisse : même les pubs disent que vous vous y connaissez mieux que nous, pantins maladroits incapables de manier un aspirateur hightech. (Et puis de toutes façons, nous on préfère regarder, surtout quand c’est quelqu’un qui sait mieux faire, en pensant au clip de « I want to break free »)

A écouter en compagnie de sa poupée de cire, sa poupée de son… ou de sa poupée gonflable pour ceux, mecs, qui auraient adhéré au premier degré aux vannes les plus misogynes de cette chronique.

Tracklist:
1. Push (3:20)
2. By the Blood (3:34)
3. Drop (3:49)
4. Hell to pay (4:09)
5. We are the Devil (4:13)
6. Snake Charmer (3:54)
7. My own Way (3:40)
8. Goddam Vultures (4:01)
9. Another Name (3:48)
10. Sympathy depleted (3:38)
11. Stomping Ground (3:48)
12. Meet the Bullet (4:08)
13. All Saints Day (4:28)

Facebookhttps://www.facebook.com/drowningpool/

Site officielhttp://drowningpool.com/

Spotifyhttps://play.spotify.com/artist/1E4r4z7ivGUcSAnCbINJ9v

Youtubehttps://www.youtube.com/user/drowningpoolofficial

 

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