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Die Krupps – The machinists of joy (2013)

Le 8 octobre 2013 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Jürgen Engler – Chant, Guitare, Synthétiseur, Basse, Percussions métalliques et programmation / Ralf Dörper – Claviers / Marcel Zürcher – Guitares.

Style:

Indus (beaucoup) / Metal (un peu, quoique)

Date de sortie:

25 octobre 2013

Label:

Synthetic Symphony / SPV

Note du Soilchroniqueur (Metalfreak) : 8/10

L’air de rien, ce groupe existe quand même depuis 1980.
Fondé par un Bernward Malaka qui quittera le groupe en 1982, Ralf Dörper qui partira la même année pour créer Propaganda et revenir ensuite et un certain Jürgen Endler qui officiera également dans Doro Love me in black » en 1998 et « Calling the wild » deux ans plus tard), Die Krupps est passé, au fil des années, de l’EBM au metal industriel au gré des évolutions et des membres qui y sont passés.
Ainsi, c’est en 1992 que le virage s’opère, avec l’album « I », leur quatrième après une flopée d’EP et autres singles, que le groupe s’entoure en guest des guitaristes Frank Thoms et René Schütz ainsi que du batteur Volker Borchert (les trois dans le groupe thrash Accu§er). A l’instar de Ministry quelques années plus tôt, Die Krupps incorpore des grosses guitares dans leur EBM, lui-même endurci pour laisser place à un industriel plus proche de Front Line Assembly que de Front 242.
La même année, Engler s’acoquine avec le batteur Björn Lucker pour sortir un EP de reprises de Metallica, sobrement intitulé « A tribute to Metallica » sur lequel seront repris à la sauce industrielle 5 titres des Américains.
C’est en 1993 que sort l’album « II – The final option », avec à nouveau deux thrashers dans le line up, le batteur Darren Minter (Angel Witch, Heathen) et le guitariste Lee Altus (Exodus, et à l’époque également dans Heathen et Angel Witch) et cet album portera le groupe dans de nouvelles dimensions notamment grâce aux titres « Fatherland » ou « To the hilt ».
Considéré comme le chef d’œuvre du groupe, « III – Odyssey of the mind », toujours avec Lee Altus aux guitares et l’arrivée d’un ex-batteur de Doro (Christopher Lietz) aux samples, sort en 1995 avec son lot de titres imparables (« Isolation », « Eggshell », « Alive »…), confirmant l’album précédent.
En 1997 sort, toujours avec Altus, l’album qui sera le dernier album « Paradise now » avant ce « The machinists of joy » plus de dix-sept années plus tard, malgré quelques sorties de divers best of, remixes et autres gentillesses à offrir aux collectionneurs fans du groupe.

En effet, si cette nouvelle offrande est le huitième ‘véritable’ album de Die Krupps, le groupe totalise près de vingt singles, sept compilations et quatre EP…
Toujours est-il que réentendre le groupe dans cette forme-là fait un plaisir fou : d’entrée, avec « Ein Blick zurück im Zorn », les choses sont remises à leur place. Non, Rammstein n’a pas inventé le metal indus chanté dans la langue de Goethe : Die Krupps allie les sonorités industrielles, les grosses guitares et le chant en allemand bien avant eux. Peut être beaucoup plus dancefloor que peut l’être la bande à Till Lindemann comme le prouvent « Schmutzfabrik », « Part of the machine », le Kraftwerkien « Eiskalter Engel », « Im Schatten der Ringe » ou le premier des deux bonus « Industrie-Mädchen » renverront l’auditeur à des sonorités EBM typiquement eighties propres à des à ;Gruhm ou Front 242.
A côté de ça, d’autres titres beaucoup plus durs renvoyant à la combinaison « indus à grosses guitares » comme un énorme « Robo Sapien » à s’écouter en boucle, genre de titre qui vous pénètre pour ne plus vous lâcher, un « Risikofactor » construit comme a pu l’être « To the hilt » en 1993 sur des riffs taillés à la hache et une rythmique plus martiale, « The machinist of joy » proche d’un Rammstein chanté en anglais, « Im falschen Land », « Nocebo » ou l’autre bonus « Nazis auf speed ».

Toujours est il qu’en onze titres (plus deux bonus sur l’édition limitée), Die Krupps nous prouve qu’il fait toujours partie des cadors du genre metal industriel allemand et donne une bonne claque à tous les jeunes groupes qui ont tenté d’essayer de prendre leur place.

Revivifiant !

 

Tracklist :

1/ Ein Blick zurück im Zorn
2/ Schmutzfabrik
3/ Risikofaktor
4/ Robo Sapien
5/ The Machinist of Joy
6/ Essenbeck
7/ Im falschen Land
8/ Part of the Machine
9/ Eiskalter Engel
10/ Nocebo
11/ Im Schatten der Ringe
12/ Nazis auf speed (bonus)
13/ Industrie-Mädchen (bonus)

Site officiel : http://www.die-krupps.de/
Myspace : http://www.myspace.com/diekrupps
Facebook : https://www.facebook.com/diekruppsofficial
Clip “Risikofactor” : http://www.youtube.com/watch?v=H4foIeugYl8

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1 Commentaire sur “Die Krupps – The machinists of joy (2013)”

  1. 1
    Die Krupps – V-Metal machine music | Soil Chronicles

    […] fait suite à l’excellent « The machinists of joy » sorti il y a deux ans (et chroniqué ici : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/die-krupps-the-machinists-of-joy-2013). Après tout, à quoi s’attendre d’autre de la part de Die Krupps qu’à des sonorités […]

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