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Der Weg Einer Freiheit – Der Weg Einer Freiheit

Le 23 novembre 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Nikita : Guitare, basse
Tobias : Chant
Christian : Batterie

Style:

Black Metal

Date de sortie:

07 Mai 2010

Label:

Viva Hate Records

Note du soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 7 / 10

Der Weg Einer Freiheit” est un trident teuton né sur les cendres et dans le limon putride du feu combo de Black Metal créé en 2005 et ayant depuis lors splitté en 2008, « Frostgrim ». Ce dernier, quatuor articulé à l’époque autour d’un duo composé du guitariste, bassiste, programmateur et compositeur N.K (Nikita Kamprad) et du chanteur T.J (Tobi Bär) fit une carrière éclair et délivra un seul opus à la Blietzkrieg : « Hasserben » en 2007. Une auto production passée inaperçue comme il en sort des milliers chaque mois, mais qui fut cependant suivie d’effets et de persévérance, puisque nos deux métaleux décidèrent de former dans la foulée et mot à mot, «La manière d’une liberté ». Et de pondre aussi vite l’album éponyme, juste en bugne à bugne et sans étoffer le line-up ou le batteur était manquant et remplacé par le programming. L’opus ayant été composé par N.K entre 2007 et 2009, c’est en fait sa sortie qui entraina la genèse du groupe et non l’inverse. Démarche originale, qui expliquera pourquoi DWEF n’est pas passé par l’habituelle case « démos »…

L’offrande self produced entraina un joli petit buzz outre Rhin dans la caste de la « New Generation of German Black Metal » et suscita l’intérêt du label Viva Hate Records, qui signa le duo et en profite donc pour ressortir l’opus, réenregistré. Riche idée s’il en est, puisque entre temps les deux compères ont vu les rejoindre le batteur live member des coreux d’ « Heaven Shall Burn », Christian Bass. Et si comme moi vous estimez qu’aucune machine ne régurgitant ses sons robotisés de poêles à frire ne peut égaler un bon bucheron derrière ses futs, forcément l’apport est qualitativement intéressant. Le trio réintégrera donc les « Bradbury Barrack’s Studios » en février 2010, et en profitera pour enrichir son scud initial d’un bonus track en clôture, « Ruhe ».

A l’image de l’artwork cover suggestif, la musicalité proposée par les trois musicos de Wolfsburg sera en parfaite osmose avec celui-ci. Noirceur, froideur, mélancolie, nostalgie, puissance menaçante des éléments, autant d’ingrédients habituellement usités dans ce sous style Metal et pouvant laisser présumer d’une dualité d’absence totale d’originalité d’une part, et de l’autre de linéarité. Un monolithisme prévisible qui s’avérera réel pour tout à chacun survolant en dilettante cet album, mais qui se fissurera et volera en éclat au gré des auditions et assimilations.

Ce premier jet des bavarois tient en effet intrinsèquement et viscéralement plus du « Black Dahlia » vénéneux se dévoilant progressivement que du produit pure consommation à ingérer puis jeter. Les trois allemands ont viscéralement un talent à asséner des mélodies et harmonies empreintes de profondeur se calquant à merveille avec leur Black, réitérons le purement mélodique. Dès l’ « Ewigkeit » d’entame, tout à la fois galopant et syncopé, les sentiments intenses et mélancoliques sauront ainsi vous accrocher tout comme le chant aiguisé, et dans la langue de Goethe, de Tobi. Puissance et tempos soutenus, comme sur l’instrumental « Spätsommer » et son ressac de cuivres, seront ainsi les fils rouges du support auditif d’une tracklist nappée dans la froideur et l’émotivité. L’ambiance austère et glaciale marquée continuellement par le déferlement du « tout au taquet » profitera sensiblement et judicieusement de quelques répits dont par exemple les subtiles et volatiles intro et clôture de « Welk » délivrées en arpèges acoustiques..

La maturité des compositions proposées sera au final le point fort de ce premier jet qui se voudra convaincant du haut de ses cinquante minutes. Même quand le trio s’épanchera dans une track plus progressive et développée de près de dix minutes avec « Neubeginn », l’agrément finira par nous gagner et nous inciter à opiner du bonnet. Tortueux, sinistre et sans soleil, certes ; mais pas sans éclats illuminant les méandres de la noirceur de votre cervelet, « Der Weg Einer Freiheit » ne pourra que séduire les adorateurs de la caste « Black Mélodique » pour peu qu’ils ne l’écoutent pas initialement d’une oreille discrète et furtive. Ce premier opus vous laissera exsangue par son intransigeance et sa dextérité à titiller et mettre à contribution et fleur de peau votre système nerveux jusqu’à ce que vous ne souhaitiez plus qu’une chose : Un repos salvateur et amplement mérité après tant d’émotions. « Ruhe » !

 

Myspace :

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