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Delain – The human contradiction

Le 1 avril 2014 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


Sander Zoer : Batterie / Charlotte Wessels : Chant / Otto Schimmelpenninck : Basse / Timo Somers : Guitare / Martijn Westerholt : Claviers.

Style:

Metal atmosphérique

Date de sortie:

07 avril 2014

Label:

Napalm Records

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 7/10


Le Heavy Metal à chanteuse et pas n’importe lequel, le symphonique, est décidément un style ayant le vent en poupe. Mais il ne faut pas se tromper, il est beaucoup plus difficile qu’il n’y parait sous ses faux airs mielleux. En effet, soit le groupe fera un excellent album, soit une monumentale bouse, la musique va vous plaire, vous allez la détester mais ne resterez pas sans avis.

Delain est la formation originaire des Pays – Bas et montée par le guitariste de Within Temptation Martijn Westerholt en 2002. Un premier opus voit le jour en 2006 ‘Lucidity‘ mais on pourra vraiment parler de succès qu’en 2009 avec ‘April Rain‘ qui permet vraiment au groupe d’être hissé parmi les autres grands noms du style. Continuant sur la même lancé en 2012 avec ‘We Are the Others‘ (bien qu’en demi mesure…), Delain confirme son potentiel et se maintien à une bonne place en enchaînent les concerts et tournées .

Arrive alors le nouvel opus de la formation en Avril 2014 ‘The Human Contradiction‘. Il faut dire que j’étais assez curieux quant à cet album : je n’ai jamais été un grand fan de la formation et bien qu’elle a beaucoup de succès, je n’avais jamais vraiment accroché, trouvant que le chant manquait beaucoup de puissance et que le manque de qualité des compositions était masqué par une surproduction gonflant l’ensemble. Il faut avouer que c’est maintenant souvent le cas , mais normalement une bonne chanson doit pouvoir être jouée avec simplement des instruments acoustiques et garder toutes ses qualités.

C’est donc avec nonchalance que j’écoute ce ‘The Human Contradiction‘, et que se passe-t-il ?

Un monde s’effondre, finalement ce n’est pas si mal que cela… Je me trouve alors un peu bizarre, peut être suis-je malade pourtant pas de fièvre, un problème au niveau de l’oreille bien qu’elles soient lavées… Afin de m’enlever tout doute possible, je me replonge d’en l’écoute des anciens Delain et me voilà rassuré :  ‘April Rain‘ est effectivement juste passable (mais alors qu’à petite dose) et ‘We Are the Others‘ d’un ennui des plus profonds.

Delain aurait donc appris de ses erreurs passées, Charlotte Wessels gagné en maturité. C’est en effet le cas, pour ce qui est du chant il suffit d’écouter « Here Come the Vultures » ou encore un « Army of Dolls » sur lequel Charlotte joue avec les différents timbres, passant des passages plus mélodiques sur les breaks à un timbre plus énergique pour les refrains. Mais au niveau du chant, tout n’est pas parfait encore, il manque encore un peu de conviction, une touche plus incisive, qui pourrait donner plus d’énergie lors des changements de tempos et couplets plus rapides. Mais maintenant, au moins, les montées dans les aigus ne sont pas dérangeantes et le chant ne fait plus trop sirupeux et mielleux.

Pour ce qui est des compositions, elles aussi sont plus travaillées : les claviers sont bien évidement omniprésents, mais plus en adéquation avec les guitares saturées, et permettent de placer les harmonies et les différentes ambiances. Ils se veulent aussi moins hargneux, et sont du coup plus Pop (« Lullaby » ou « Stardust« ), mais conviennent aussi au registre des autres instruments et sont en adéquation avec la partie rythmique. Les changement de tempo sont toujours très présents, laissant la place grande ouverte pour des passages de chant, non pas pour des envolées lyriques, mais surtout pour des couplets mélodiques (on reste quand même un peu dans le monde de Barbie…) avec aussi des solos de guitares qui viennent ponctuer quelques refrains. Mais le gros point positif, ce sont surtout les grosses accélérations et montées en puissance que Delain a réussi à placer dans chaque titre (très présentes sur le plus lyrique  » The Tragedy of the Commons« ).

 

Mais tout n’est pas rose non plus… Avec « Tell Me, Mechanist« , Delain retombe dans ses erreurs passées, un plaçant un gros riff bien lourd des claviers énergiques. En essayant de faire le méchant, une batterie martelant le rythme comme une rafale de canon, mais dans ce registre Delain n’est pas du tout crédible et sonne faux. Et que dire de la deuxième voix masculine qui vient essayer de durcir encore le tout ? Complètement à côté de la plaque… Un titre vraiment dispensable, car du plus ennuyeux… Delain qui veut faire peur, c’est comme une gamine de 10 ans se mettant sous un drap blanc et hurlant « BOUHH« , c’est marrant la première fois…

Avec cet opus, Delain arrive à nous surprendre par sa grande qualité, « The Human Contradiction » est sans aucun doute le meilleur album de la formation et de loin. Des musiques travaillées, simplistes peut être mais réussies, un chant assez accrocheurs, des chœurs puissant, bref du Heavy Symphonique. Un registre qui a le vent en poupe, mais quand il est bien fait arrive à faire plaisir à tous les ages, alors que sinon, il ne plait qu’aux jeunes adolescent(e)s pseudo rebelles de quinze ans qui pour embêter papa et maman mettent du « Metal de la mort qui tue » a fond les ballons dans leur chambres et qui rêvent sous leur couette devant les posters des jolies chanteuses…

Enfin bref , maintenant Delain a gagner beaucoup en maturité et vous pouvez vous laisser tenter par « The Human Contradiction« .

 

1. Here Come the Vultures
2. Your Body Is a Battleground
3. Stardust
4. My Masquerade
5. Tell Me, Mechanist
6. Sing to Me
7. Army of Dolls
8. Lullaby
9. The Tragedy of the Commons

 

http://www.delain.nl
https://www.facebook.com/delainmusic

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