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Darkspace – III I

Le 6 mars 2015 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Zorgh - Basse, Chant / Zhaaral - Guitares, Chant / Wroth - Guitares, Chant.

Style:

Beauté absolue

Date de sortie:

06 septembre 2014

Label:

Avantgarde Music

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 10/10


Six ans !

Six longues années d’une attente interminable.
C’est en 2005 que je découvre Darkspace, avec le majestueux deuxième volet d’une saga qui ne cesse d’être passionnante, écoutes après écoutes, années après années, album après album.
Darkspace, j’en suis devenu fan, accro, totalement addict !
Chaque réécoute des anciens albums satisfait mes besoins d’évasion, d’exploration, d’ailleurs.
Chaque découverte d’un nouvel album me procure ces mêmes sensations : ce genre d’album qu’on s’écoute tout seul, les yeux fermés, et qui nous envoie à des années-lumière de toute cette merde qui nous entoure.
Le CD encore sous cellophane que je me demande « Mais comment vont-ils réussir à faire encore mieux que le « III » ? ».
En effet, à l’écoute de ce nouveau volet, Darkspace continue l’exploration de l’univers, de SON univers de façon rectiligne sans ne jamais dévier d’un iota sa route. En ce sens, Darkspace est unique : certaines formations ont bien tenté d’essayer de les copier, mais jamais n’ont jamais réussi à les égaler et pour autant, en quatre albums plus un EP (« – I »), Darkspace n’a jamais réussi l’exploit de nous décevoir !
Ce quatrième volet est certes la continuité du précédent mais sous un format similaire au deuxième : seulement trois titres aux longueurs exponentielles, mais alors quelle bourrasque !
On la connaît, la recette Darkspace, aussi précise qu’un coucou venant de leur Suisse natale : riffs répétés à l’infini, chants impalpables teintés black metal et distribués avec parcimonie d’une rareté égale à ceux qu’on peut entendre dans un monde fait de silence, ambiances cosmiques du plus bel effet, petite reverb’ à tous les niveaux et surtout, surtout, cette capacité à nous tenir en haleine pendant des dizaines de minutes sans laisser retomber la pression d’aucune manière que ce soit !
Le morceau se met en place, petit à petit, gardant une même thématique du début à la fin en rajoutant à chaque fois ce petit quelque chose qui donne chaque fois un peu plus de relief à l’ensemble.
Les riffs sont souvent sur un rythme lent et se développent dans la durée, vicieusement, de façon aussi mathématique qu’hypnotique, pour ensuite nous balancer un break à nous coller au siège et nous le resservir à l’envi, alternés avec des passages atmosphériques du plus bel effet, où seule la noirceur prime.
Les 27 minutes du premier morceau se terminent et déjà on se demande si on n’a pas loupé un truc… Comment quasiment une demi-heure peut-elle passer aussi vite ?
Véritable chaos sonore magnifiquement orchestré, l’ensemble est mis en place avec une justesse diabolique : Darkspace tient LA recette pour maintenir la pression sur son auditeur.
Et cette batterie programmée, comme pour définitivement déshumaniser la musique, qui donne un aspect aussi glacial que l’approche du zéro absolu et surtout qui donne les sensations de lenteur ou de rapidité, tantôt lourde, tantôt épileptique, sur des riffs qui restent souvent invariables. Et lorsque les guitares se font plus heavy, c’est pour nous donner des sensations de puissance bien servies par un son énorme.
Les touches de claviers, à peine palpable et surplombées par le mur de bruit crée par les guitares apportent ce petit plus donnant encore plus de relief à l’ensemble.
Ce quatrième chapitre se scinde en trois étapes parfaitement indissociables, enchaînées avec des longues plages introductives avant de nous mettre une accélération bien brutale et de nous laisser dans nos ressentis contradictoires, tantôt angoissés, tantôt euphoriques pour au final nous faire admettre que jamais le vide intersidéral ne peut être aussi chaotique.
Difficile de dire lequel des trois morceaux remportera la palme du meilleur morceau – et de toutes façons on s’en fout, ce « III I » forme un tout à s’écouter de la première à la dernière seconde – tellement ils se fondent dans une œuvre forte, d’une intensité aussi vibrante qu’hallucinante : la seule chose à retenir, c’est le nombre de fois que les frissons montent, et cette sensation de plaisir intense que l’album procure écoute après écoute.
Une fois de plus, cet album s’écoute religieusement, s’explore, se laisse apprivoiser, se vit !

Sombre, intense, magistral… les superlatifs ne peuvent que manquer pour décrire une telle expérience.
Rarement le black metal apparaît aussi beau : Darkspace nous donne avec ce quatrième volet une œuvre incroyablement parfaite.
Ecouter Darkspace équivaut à se faire un voyage intersidéral dans les confins du cosmos, et lorsque l’album se termine, une certaine frustration émane : on se rend compte au fil des minutes que l’album est monté en puissance pour finir en apothéose avec ce qui n’est ni plus ni moins que le morceau le plus violent et chaotique jamais écrit par le trio…
On n’a juste envie de se refaire le voyage, encore et encore…

Un chef-d’œuvre ! Encore un !

Tracklist :

1. Dark 4.18 (27:24)
2. Dark 4.19 (18:31)
3. Dark 4.20 (18:24)

Site officiel : http://www.darkcyberspace.com/
Myspace : http://myspace.com/darkcyberspace
Facebook : https://www.facebook.com/pages/Darkspace/36176956507
Facebook : https://www.facebook.com/Darkcyberspace

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