Beesus – The Rise Of Beesus

Le 18 février 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Touis : Vocals
  • Pootchie : Guitares-Vocals
  • Mutt : Basse-Vocals
  • Mudd : Batterie-Vocals

Style:

Doom, Noise, Stoner Rock

Date de sortie:

17 decembre 2016

Label:

Goodfellas / New Sonic Records

Note de la SoilChroniqueuse (Bloodybarbie) : 7.5/10

Ah, le bruit… Cette bête noire de tout le monde (sauf les metalleux puisque les autres considèrent que le metal et ses dérivés ne sont que bruit)…

Le bruit, cet ennemi juré des électroniciens/informaticiens qui cherchent à l’éliminer par tous les moyens, le filtrer afin d’améliorer la qualité et la performance des dispositifs et appareils.

Mais LE bruit est aussi une forme d’art ! On peut façonner des choses avec et créer de véritables mélodies (bruitées), tout comme l’ordre dans le chaos, ça existe et c’est possible !
Et bien pour faire « plaisir » à nos détracteurs du Metal, on a créé la catégorie Noise, pour leur montrer vraiment ce que c’est l’art de faire du bruit.

Le bruit n’est pas, ne réside dans la quantité de décibels mais dans la structure même du son saturé,  jonglant entre différents effets: saturation, overdrive, fuzz, distorsion…

Bref, « la musique, c’est du bruit qui pense » (V. Hugo)

Si l’Italie est réputée pour ses peintres talentueux de la Renaissance, Beesus a hérité d’un tout autre art : les guitares sont des substituts de pinceaux et la palette de couleurs est représentée par les multiples effets cités précédemment et mélangés de façon à obtenir les couleurs souhaitées sur chaque morceau. Le combo italien nous expose leur première œuvre The Rise Of Beesus. Tout ceci nous amène à se demander ce que signifie Beesus : serait-ce un dieu romain dont on n’a jamais entendu parler, le dieu du bruit peut-être ?…

Non, Beesus est un mot qui n’existe dans aucun dictionnaire, mais purement inventé par ces jeunes romains, qui désigne la représentation de la volonté de l’être humain à créer et détruire.

Dix tableaux de bruit structuré, agréables et ne manquant pas de groove, souvent dans le mid- tempo (le comble pour des italiens), avec parfois un peu d’excès de vitesse (60km/h rien que ça). Le chant est hurlé, parfois torturé, mais se fond bien dans ce décor bruité, idéal pour vous, stoners, si vous avez besoin de vous stoner la gueule avec du son. Après tout, ça coute moins cher que la drogue…

Dans le détail, « Stonerslam » a un aspect plus original : une intro jazz-rock façon stoner. «Kusa » surprend par son calme au début, mais tout son charme réside dans cette balance schizophrénique entre le calme (soustraction du bruit de fond saturé des guitares) et ces passages noisy, entre cris et chant presque murmuré alors que « …And » est un déchainement vocal de rage.
Les influences sont claires et notables : Electric Wizzard, Black Sabbath, Kyuss, The Melvins et compagnie.

Si je devais sélectionner un top 3 de l’album, ça serait : « The Rise Of Beesus » et son groove rock’n’roll, « Sonic Doom, Stoner Youth » pour sa richesse et son originalité dans la construction – presque du rap stoner – ainsi que le long et lent morceau qui en vaut trois, très sombre et tout aussi original, « Beesus In Dope », bourré d’effets psychédéliques lui donnant un aspect électro – ou martien – idéal pour un film d’horreur ou de SF.

L’art du bruit et effets psychédéliques en toute sa splendeur, mais selon votre niveau dans le stoner, soit vous aurez mal au crane soit vous serez shootés.

Allez, fuzzzzzzzzzzzz…

 

Tracklist:
1. Rise Of Beesus
2. 6ft Under Box
3. Stonerslam
4. Waltzer
5. Kusa
6. Zenza
7. Sonic Doom_Stoner Youth
8. Mata la Vergüenza
9. Beesus In Dope
10. …And.

https://www.facebook.com/beesusindope

http://www.beesus.eu/

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