Atrophy – Asylum

Le 15 mars 2024 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


  • Brian Zimmerman – Chant
  • Mark Coglan – Guitares
  • Nathan Montalvo – Guitares
  • Josh Gibbs – Basse
  • Jonas Schütz – Batterie
  • Guests : Kragen Lum – Guitares sur 6 / Justin Stear – Basse sur 4, 6 et 7

Style:

Thrash Metal

Date de sortie:

15 mars 2024

Label:

Massacre Records

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

On ne va pas se voiler la face : les thrashers les plus nostalgiques vont avoir des palpitations de bonheur avec le retour de ce groupe au statut légendaire qu’est Atrophy.
La formation d’Arizona nous balance une nouvelle sauvagerie dont il a le secret 34 années après sa dernière déflagration sonore.
Le groupe du chanteur Brian Zimmerman, dernier membre originel de la formation, nous a pourtant sorti les cultissimes “Socialized hate” (1988) et “Violent by nature” (1990), avant de splitter en 1993.
Il y a bien eu une reformation entre 2015 et 2020 avec notamment les membres d’origine James Gulotta (basse) et le batteur Tim Kelly au milieu d’un sacré turn over de musiciens.
Rien n’explique le pourquoi du comment de tant de changements de musiciens, mais toujours est-il que Tim Kelly et quatre autres anciens membres d’Atrophy ont continué Atrophy et l’ont renommé Scars Of Atrophy dont l’EP “Nations divide” (https://www.soilchronicles.fr/chroniques/scars-of-atrophy-nations-divide) en 2022 s’est montré particulièrement incisif et poussait à l’optimisme quant au futur de cette nouvelle formation.
En résumé : le chanteur Brian Zimmerman a quitté Atrophy en 2020 après que la tournée européenne ait été interrompue par la Covid-19. Les membres restants ont continué, recrutant un nouveau chanteur, Mike Niggl. En 2021, Brian a commencé à travailler avec un nouveau guitariste, Mark Coglan donc, également sous le nom d’Atrophy.
Conséquence : par respect pour le line-up original du groupe en 1987, Tim Kelly, pourtant batteur originel d’Atrophy, a décidé de changer son nom en Scars Of Atrophy, en gardant les membres actuels que sont les guitaristes David Ruiz (Harbringer, Prelude To Ruin, ex-Borrowed Time, ex-Wartorn) et Bobby Stein (ex-Cadaverous Quartet), le bassiste Scott Heller (ex-Invictus) et donc le chanteur Mike Niggl (ex-Motive).
Tout le monde a suivi ?
Bon, depuis, le chanteur Brian a recruté un deuxième maître à riffer (Nathan Montalvo) et une section rythmique toute neuve avec le bassiste Josh Gibbs (Malevolent Creation, Swamp Gas, Alphanumeric, United Forces, ex-Solstice, ex-Thrash or Die) et le batteur Sage Johnson (Kill Command, ex-Fall of Empyrean, ex-Walpurgisnacht, ex-Exiled, ex-Master, ex-Adversor, ex-Disgruntled, ex-Eyes of Fire, ex-Slash Dementia, ex-Undertaker).
Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec ces neuf nouveaux titres et un album qui montre qu’il est des résurrections qui valent le détour.

On ne va pas se mentir : quelle baffe !
Asylum” reste dans ce qu’Atrophy nous a proposé à la fin des années 80 : si ce n’est grâce un son des plus puissants signé Alex Parra qui prouve le millésime 2024 de cet album, tout laisserait croire que ce nouveau jet est la digne suite de la déflagration “Violent by nature”.

La bio ne nous ment pas : “ »Asylum » est la prochaine étape évolutive d’Atrophy : gardant la rapidité de « Socialized Hate » et le groove de « Violent By Nature », l’album ajoute une grosse dose de lourdeur au mélange résultant en un coup de pied auditif satisfaisant au visage”.
Et on sent que le groupe veut de suite en découdre : pas d’intro ambiant ou d’instrumental planant en guise d’ouverture. Non, de suite, c’est du riff impitoyablement thrash qui déboule sans crier gare, preuve que le groupe cherche à rattraper le temps perdu.
« Punishment for all » déglingue de suite tout sur son passage et remet en mémoire les meilleures années du genre.
Les neuf titres nous offrent 45 minutes d’agressivité, de groove, le tout avec ce qu’il faut de mélodies (surtout lors des soli) sur une bases thrash metal des plus dévastatrices.
Et ça ne s’arrête jamais, sans affoler les compteurs des BPM, Atrophy nous colle neuf titres d’une réelle intensité qui va ravir le commun des thrashers.
Des « High anxiety », l’ébouriffant « Seeds of sorrow », « Bleeding out », « American dream », « The apostle » ou le long final « Five minutes ‘til suiide » sont autant de tueries typiquement thrash qui ne font aucun compromis là où le plus heavy « Distorsion » ou le plus mélodique « Close my eyes » ne sont là que pour nous laisser respirer (quoique) un brin avant les cavalcades saccadées qui suivent.
Si certains pourront reprocher un caractère un peu trop linéaire d’un titre à l’autre, on ne retiendra malgré tout que leur côté particulièrement enragé.
Et tant qu’on y est, autant se permettre le luxe d’avoir deux invités de marque : le guitariste Kragen Lum (Heathen, Prototype, Psychosis) pour quelques lignes de guitares sur « American dream » et le bassiste Justin Stear (Alphakill, ex-Wreck-Defy, ex-Necrogenesis, ex-Dyrewolf) pour des apparitions sur « Distortion », « American dream » et « Close my eyes ».
Quant à l’artwork, signé du Brésilien Romulo Dias (« Blinding force » d’Incursion, Pagan Throne depuis 2020…), il est purement sublime et retranscrit à la perfection la violence de cet album de par ce clown déjà présent sur « Socialized hate » !

En clair, retour gagnant pour Atrophy en espérant que cet « Asylum » leur permettra de retrouver des lettres de noblesse qu’ils n’auraient jamais du perdre.
La digne continuité des deux premiers albums.

Tracklist :

1. Punishment for All (4:16)
2. High Anxiety (4:27)
3. Seeds of Sorrow (5:32)
4. Distortion (5:27)
5. Bleeding Out (4:02)
6. American Dream (4:14)
7. Close My Eyes (5:55)
8. The Apostle (4:24)
9. Five Minutes ‘Til Suicide (5:59)

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