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Airbourne – No Guts No Glory

Le 15 mars 2010 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


David Roads : Guitare, Choeurs Joel O'Keeffe : Chant, Guitare Ryan O'Keeffe : Batterie Justin Street : Basse, Choeurs

Style:

Hard Rock

Date de sortie:

8 Mars 2010

Label:

Roadrunner Records

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller):
9 / 10

Déjà plus de deux ans que le météore incandescent Airbourne, surgi de nulle part, a tout dévasté sur son passage avec un « Runnin’Wild » a juste titre dénommé. Un sacré buzz sur la toile, une immense remue ménage dans la planète Metal, et jusqu’au tohubohu le plus complet dans les rédactions des vieux magazines « dits » spécialisés de la presse écrite habituellement plus enclins à vendre leur papiers qu’à sentir le vent venir et prendre le train en marche. Car ce premier opus délivré par le combo formé en 2001, plus que de brulot, méritait tout simplement le qualificatif de véritable « tuerie » tant des « Black Jack », « Runnin’Wild » ou autres « Girls In Black » étaient sans concessions, ni rémissions possibles. Le clou étant enfoncé comme le démontrait un exponentiel public de fans, restait à confirmer en assénant le coup fatal après celui d’essai. Ce que se proposera donc de faire ce « No Guts, No Glory » labélisé comme son prédécesseur RoadRunner.

Pour ceux qui auraient pu, tel un Valérian agent spatio-temporel, se trouver de l’autre coté de la voie lactée durant le court laps de temps que mirent les australiens à ensorceler des hordes de métaleux, résumons. Une seule galette jusqu’alors, mais quelle divine obole !!! Et en parallèle des participations fracassantes à Wacken (Germany), Mayhem (USA), Download (UK) et au Big Day Out (Australia) d’une part. Et de l’autre, des concerts avec comme comparses, pour ne citer que certains d’entre eux, Iron Maiden, les Rolling Stones, Motley Crue, ou Motorhead, dont le père Ian Fraiser Kilmister -aka Lemmy, pour les ignares- lui-même fut tellement séduit par les kangourous électrifiés qu’il participa au clip de « Runnin’Wild ». Autre précision, mais là si vous ne le saviez pas cela en devient désespérant, Airbourne est un quatuor de jeunots nous venant des terres des Wallabies. Sidney, Melbourne, Victoria, Canberra, Crocodile Dundee, et plus judicieusement du Rose Tattoo du nain criard, tatoué, et enragé Gary « Angry » Anderson beuglant férocement autrefois son « Rock’n roll outlaw » et son « Astra Wally ». Et accessoirement de leurs pères spirituels, les planétairement adulés Ac/Dc dont ils revendiquent l’héritage jusqu’à avoir par un prédestiné mimétisme un line-up ou les frères O’Keefe, Joel (chant/guitare) et Ryan derrière les futs, rendent presque la pareille aux Malcom et Angus Young.

Intéressant ce sophisme historique et culturel sur la génèse du quatuor; mais ce second opus alors, quels en sont les essences et l’intérêt? « It’s only Australian Hard/Rock, Dude !!!». car ce « No Guts, No Glory » est issu de la même veine que le précédent. Pour résumer et imager, la différence la plus notoire sera juste que ‘Runnin’Wild » était du Rock Hard, et que son successeur est plus Hard Rock. L’alchimie concoctée par le quatuor ne variera pas d’un iota, et ce sera tant mieux car le résultat sera aussi décapant et saisissant. Une véritable ode, une pure résurrection de l’époque bénie des « Dirty Deeds Done Dirt Cheeps » et autres « High Voltage » made in Heaven –Or In Hell- 2010, cure de jouvence pour quadras et pur bonheur pour leurs fistons. Mettez un Ac/dc dans une réunion de Bikers, et le dernier des arsouilles se lèvera aussitôt pour headbanguer la canette de bière chaude à la main. Et bien Airbourne, c’est cela ; Le pur Hard rock, Ride on, dégoulinant de trippes, sueur, galère et whisky. Une façon de vivre et d’être, une religion comportementale, et fi des faux semblants ou poses stéréotypées. Les vrais hard rockers d’hier et les purs métaleux d’aujourd’hui capteront la nuance et saisiront là ou je veux en finir…

Dès l’intro lancinante de la lead guitare annonçant un martèlement binaire frénétique de la batterie et des riffs bien gras sur le « Born To Kill » d’entrée, le commun des adeptes lambda aura assimilé lé message éponyme à la track. Bourré d’adrénaline et testostérones à bloc, le combo n’est pas là pour faire dans la dentelle ni le placebo, et les lignes vocales acérées d’O’Keefe emmène l’attelage diabolique à une vitesse échevelée. Accrocheur à souhait, le refrain simple et on ne peut plus marqué, à la manière du « Black Jack » précédemment cité, le quatuor vous en met plein les cages à miel d’emblée. « Raise The Flag » reprendra semblable recette avec autant d’atours et une finalité d’agréments identiques, en distillant de surcroit une dualité de lignes de guitares digne des frères Young en grande forme.

Car entre temps les deux « No Way But The Hard Way » et « Blonde, Bad and Beautiful” aux tempos plus modérés et reflétant à nouveaux des tranches de vie de nos rockers des antipodes auront achevé de vous asservir. Le « No Way », premier single et clip de l’album, traitant des années de galères dans Melbourne de nos jeunots survivants à coups de Whisky et de barbecue ; quand le titre accolé sur « BBB » sera suffisamment explicite en lui-même et que le solo ciselé calqué par Joel sera un pur régal. Non adepte du titre par titre, comme le savent tous les lecteurs assidus (killing joke !!!) de mes reviews, délaissons donc celui-ci temporairement pour s’arrêter sur d’autres éléments plus explicites quand au rayonnement qualificatif de cet opus.

Les artwork covers et illustrations sont signés « The Sharp Brothers » et « Ben Couzens », les Gibson et Fender (Flying contre Sg Standard, choisissez votre camp !!!) crachent sur des Marshall et Ampeg, la Tama et les Zildjian vont rendre l’âme tellement elles sont martyrisées et l’emphase sonore proposée est sur mesure à la mélodicité d’Airbourne. Chaude, acérée et acerbe, cette dernière concoctée dans son cheminement par Johnny K (Disturbed, 3 Doors Down, Staind) et Matt Dougherty aux Groovemaster Recordings, puis mixée par Mike Fraser aux Warehouse Studios de Vancouver, et enfin mastérisée aux Sterling Studios de New York par Ted Jensen ; allie le meilleur des eighties à la modernité actuelle. Un rendu auditif parfait collant comme un gant à la musicalité déployée par le quatuor et tirant celle-ci vers l’excellence.

Un autre point marquant sera que la tracklist ne s’affadira pas sur la distance. Ici, pas question de pondre deux ou trois très bon morceaux, puis de passer à du remplissage avec des plages conventionnelles et simplistes. Treize titres sans temps morts, tous conquérants et séduisants, et n’entrainant en outre aucune linéarité. En extraire certains plutôt que d’autres parait bien exhaustif, mais à ce petit jeu le « Steel Town » (pas celui de « Big Country ») corrosif, suintant l’acier liquide, le magma industriel en fusion, et se référant à Sheffield ville sinistrée au Royaume Uni, parait s’imposer. Tout comme pourrait y prétendre un « Overdrive » judicieusement dénommé, un déjanté «Back On The Bottle », ou un « White Line Fever » digne dans sa qualité de celui de Motorhead quoique n’en n’étant pas un cover. Mais un ressenti restant on ne peut plus personnel, cette figure de style est réductrice, tout comme certains pourraient claironner qu’ « Armed And Dangerous » leur rappelle un certain « Walk All Over You » quand par ailleurs « Riff Raff » a pu inspirer « It Ain’t Over Till It’s Over »… Ouep, peut-être, et alors ???

Airbourne ne revendique ni ne cache rien. Une parenté trop flagrante avec Ac/Dc pour les mauvais coucheurs ? Difficile de taire l’influence quand de surcroit le chant de Joel O’Keeffe parait être le maillon entre Bon Scott et Brian Johnson. Un Rock trop peu contemporain ? Le combo joue ce qu’il est, n’en déplaise à ses éventuels détracteurs. Une musicalité restituée plus que crée ? Là, vous basculez dans le vice et la médisance pure et gratuite. L’unicité d’Airbourne est réelle, captivante, séduisante et irrémédiablement sincère. Le public le ressent, adhère, et les cohortes de fans grossissent d’autant plus aisément que continueront à nous parvenir des opus de la qualité de « No Guts ». Le précédent et initial « Runnin’Wild’ était excellent (Une tuerie, vous dis-je !!!), et bien « No Glory » est encore meilleur. Une boucherie!!!

Site Internet : http://www.airbournerock.com/
MySpace : http://www.myspace.com/airbourne

MetalPsychoKiller

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