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Agnostic Front – My Life, My Way

Le 8 mars 2011 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Roger Miret : Chant
Vinnie Stigma : Guitare
Joseph James : Guitare
Pokey Mo : Batterie
Mike Gallo : Basse

Style:

N.Y.H.C Legend

Date de sortie:

04 Mars 2011

Label:

Nuclear Blast

Note du Soilchroniqueur (AnimaExhalare) :  08/10

 

Un peu d’histoire avant tout :

Il était une fois, au début des années 1980 (ah oui, ça nous rajeunit pas), la ville de New York… A l’époque, récession et criminalité étaient omniprésentes. Il ne faisait pas bon de se promener gaiement en sifflotant dans la rue dans certains quartiers. Néanmoins, de nombreux jeunes issus de la classe ouvrière de Manhattan et des autres quartiers ont commencé à former des groupes, inspirés par la scène Punk Rock du CBGB (salle underground devenu mythique). C’était leur manière de lutter pacifiquement contre les épreuves et les dangers de la vie urbaine, comme un exutoire en quelque sorte. Chaque dimanche, des groupes de Hardcore prenaient possession de la scène pendant tout l’après-midi, le plus souvent gratuitement. New York est donc devenu logiquement la scène de l’épanouissement du Hardcore, qui remplacera peu de temps après le mouvement punk.

Biographie d’Agnostic Front :

Bon alors, là, je vais essayer de faire juste les grandes lignes, de garder le principal sans trop entrer dans le détail, parce que niveau line-up, il y en a eu des changements (bien pire qu’un remaniement ministériel). Il faut dire que le groupe n’est plus tout jeune, ce qui est compréhensible lorsque l’on est considéré comme les fondateurs du punk hardcore new-yorkais. C’est en 1982 que Roger Miret et Vinnie Stigma forment Zoo Crew avant d’appeler leur groupe Agnostic Front (ouais, c’est déjà mieux). Dans la foulée sort une première démo intitulée « United Blood » sur un label indépendant. Deux ans plus tard, en 1984, Dave Jone (batterie) et Rob Kabula (basse) rejoignent le groupe pour enregistrer « Victim In Pain« , considéré par de nombreux fans comme le meilleur album du groupe. C’est avec cet album qu’ils se retrouvèrent au premier rang de la scène du CBGB, où ils ont notamment pu partager la scène avec des groupes comme Cro-Mags ou Murphy’s Law. Cependant, l’album « Cause For Alarm » est sorti difficilement en 1986, à cause de maints changements de line-up et une démotivation certaine des membres d’AF. Frustration certaine, d’autant plus que l’album fut vivement critiqué par les aficionados qui trouvaient l’album trop empreint de metal et de thrash. Enième changement de line-up (j’ai arrêté de compter, personnellement) : avec Steve Martin à la guitare, Will Shepler à la batterie et Alan Peters à la basse, le groupe réalise en 1987 « Liberty & Justice« . Malheureusement, la scène hardcore n’est plus aussi présente qu’avant et l’album est boudé à cause de son manque de thrash, de metal : nouvel échec donc comparé aux disques précédents. Rien ne va plus, faites vos jeux… La descente aux enfers continue puisque Roger Miret se fait arrêter pour détention de drogue après l’enregistrement d’un album live, « Live at CBGB’s« , avec le tout nouveau bassiste Craig Setari (Straight Ahead, Youth Of Today, Sick Of It All). Il passe son temps intelligemment en prison à écrire des chansons, tandis que Stigma et le groupe effectuent leur première tournée en Europe. Courant 1992, les chansons écrites en prison par Roger Miret composent principalement l’album « One Voice« . Malgré ce nouvel opus, le succès n’est toujours pas au rendez-vous… Si bien que le couple inséparable « Miret/Stigma » décide d’arrêter en 1993 avec l’enregistrement d’un live au nom évocateur, « Last Warning« . Stigma, Henderson et Shelper rejoignent Madball (dont le chanteur n’est nul autre que le petit frère de Roger Miret). Quant à Craig Setari, il trouve son bonheur chez Sick Of It All qui partait en tournée européenne et japonaise, à la suite du départ de Rich Cipriano (hé oui, il y a un petit côté « Les Feux de l’amour » ou « Dallas » ; si on loupe un épisode, on est paumé…).
Cinq ans plus tard, en 1997, Agnostic Front se reforme grâce au duo « Miret/Stigma ». Ils signent un an plus tard chez Epitaph Records pour sortir « Something Gotta Give ». Tout s’enchaîne très vite ensuite. En 1999 sort « Riot Riot Upstarts » et en 2001  » Dead Yuppies », avec le bassiste Mike Gallo (tiens, une nouvelle recrue). Petite pause au sein d’Agnostic Front, les projets parallèles prenant le dessus… En 2002, sort « Roger Miret and the Disasters » suivi en 2005 d’un album intitulé « 1984 » . Néanmoins, en 2004 sort « Another Voice » co-produit par Jamey Jasta (Hatebreed) et comporte de nombreux featuring (Jamey Jasta, Scott Vogel, ainsi qu’une douzaine d’autres zicos issus de la scène HxC). Cet album marque le retour du crossover thrash qui était leur marque de fabrique dans les années 80. Vient ensuite, en 2007, « Warriors » album produit par Freddy Cricien (Madball), également frère de Roger Miret. A noter son hymne « For my family » aussi entraînant qu’un « Gotta Go » de la bonne vieille époque… C’est là que nous arrivons (enfin) à ce nouvel album d’Agnostic Front, intitulé « My Life, My Way« …

Quasiment 30 ans (27 exactement) après « Victim In Pain » nous arrive tout droit de New-York un nouvel album des vétérans d’AF. Petit coup d’œil sur la pochette qui, je le signale au passage, est vraiment jolie comme tout. En effet, elle a un look assez rétro/années 50 et a été réalisée par l’artiste Todd Hubber, qui travaille également avec le chanteur Roger Miret sur la conception de sa ligne de vêtements, « Street Wear American Made Kustom ». Elle représente en quelque sorte un «flashback» des prémices du punk/hardcore ainsi que son lot de messages contestataires, pourtant toujours d’actualité…

J’ai tout d’abord pensé que le titre de cet album était un clin d’œil à Biohazard mais il semblerait que non. Quatorze titres dont une reprise des Ramones composent cette galette qui a été enregistrée au Mana Recording Studios en Floride par Eric Rutan. Ce nom est loin d’être inconnu puisque c’est lui qui a enregistré également le dernier Madball sorti il y a tout juste quelques mois. Tiens, en parlant de Madball, ça tombe bien puisque Freddy Cricien (le frère de Roger) est à la production sur cet album… Ah, la famille… L’ensemble a ensuite été masterisé par Alan Douches (Nile, Mastodon, Sepultura, Suffocation…) au West West Side Music à New-York.

Alors, ça sonne comment ?

Ben, agréablement surpris (logiquement devrais-je dire) vu le travail effectué par les techniciens nommés précédemment. Seul petit bémol, la batterie à mon goût que je trouve un peu trop en retrait vis-à-vis des guitares, bien présentes. Ceci dit, c’est peut-être volontaire de la part d’AF. Hormis ce détail, il y a réellement ce côté accrocheur qui donne envie de mosher jusqu’à l’épuisement. Les thèmes abordés ne changent pas de ceux évoqués habituellement. En même temps, le N.Y.H.C, c’est bien plus qu’une institution, c’est un art de vie, comme l’évoque le titre de l’album. On retrouve donc notre cher Roger vociférant contre les injustices sociales et autres inégalités, accompagné de chœurs omniprésents sur l’ensemble de l’album. Cela renforce davantage le côté harangueur et devrait faire chanter les aficionados dans le pit sur de nombreux morceaux à l’instar d’un « Us Against The World » qui risque fort de devenir un nouvel hymne. Toutefois, l’album commence par un pur morceau de HxC intitulé « City Streets » en passant par le très rythmé « More Than A Memory » et ses jolis petits solis. On arrive au titre éponyme « My Life, My Way » qui se trouve légèrement teinté de Metal. « That’s Life » est un morceau vraiment speed, bien punky, un vrai retour au source où l’on a droit au classique « Stigma !!! » On ne relâche quasiment pas le rythme pour le morceau « Self Pride » et son refrain accrocheur, de même pour « Your Worst Enemy » et sa rythmique bien thrashy. A noter, le chant espagnol quelque peu déconcertant à la première écoute sur « A mi manera » mais très plaisant au final.

En résumé, ce nouvel opus d’AF est bien loin d’être linéaire tant les morceaux qui le composent sont variés. Agnostic Front reste donc fidèle à ses racines old-school tout en proposant des nouvelles choses, mais de manière assez timide. En même temps, c’est aussi leur marque de fabrique… Un album plein de bonnes volontés, rempli d’énergie qui mérite d’être découvert avant de retrouver Agnostic Front en live pour pousser la chansonnette avec eux, toujours plus fort… Les pionniers du N.Y.H.C sont toujours présents à envoyer du lourd après quasiment 30 ans de carrière… Un seul mot : RESPECT !!!

 

Site officiel : http://www.agnosticfront.com/

Myspace : http://www.myspace.com/agnosticfront

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