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A Liquid Landscape – Nightingale Express

Le 5 juin 2012 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


Fons Herder : Chant, Guitare Niels Van Dam : Guitare Robert Van Dam : Basse Coen Speelman : Batterie

Style:

Rock Progressif

Date de sortie:

2012

Label:

Glassville Records

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8/10

C’est fou le Prog, quand même ! Qu’il soit affilé Metal, Death, Heavy, Rock, Dark, et cetera, quand on voit un groupe portant cette étiquette, on sait jamais réellement à quoi s’attendre. Certains prônent une technicité clinique, d’autres une efficacité redoutable. Certains produisent de longs morceaux à tiroirs, tandis que ceux d’autres ne dépassent pas les quatre minutes. En fait, parfois, on a un peu l’impression qu’un groupe est qualifié de Prog parce qu’il possède un petit plus, quelque chose qui les différencie de ses petits camarades, plus classiques, et qu’on ne sait pas vraiment comment les classer.
C’est donc sans savoir où je mettais véritablement les pieds, que j’ai enfilé Nightingale Express, le premier album d’A Liquid Landscape.
Et j’ai un peu ressenti tout ce que je décris dans l’introduction, à l’écoute de ce CD.

Le premier contact avec l’album semble, en effet, se situer loin du Progressif. Une intro atmosphérique guitare/basse sur laquelle vient rapidement s’ajouter la voix du chanteur, plutôt aigüe, belle avec un timbre un peu Pop. La musique prend de plus en plus d’ampleur, puis retombe. On a vraiment l’impression de se trouver en compagnie d’un groupe de Pop, mais de la bonne Pop ! Pas le machin rose bonbon acidulé, dont le seul truc qu’on retient est le refrain facile et fade. Non, là, c’est plus mélancolique, subtil, et puis, c’est une fausse piste. Parce que déjà, quand on regarde sur le compteur, on s’aperçoit que le morceau s’étend sur près de treize minutes – pour un titre d’ouverture, c’est pas mal – et rapidement les expérimentations viennent s’installer. Planantes et sur la base du duo guitare/basse, comme l’intro, où on se rend compte que cette dernière tricote pas mal et que la première nous fout, sans qu’on s’en rende forcément compte, de bons petits soli. Par la suite, le côté Pop revient, toujours pas pour longtemps, il laisse sa place à une partie métallique qui repart aussitôt pour revenir par la suite. Entre les deux, le chanteur nous démontre ce qu’il sait faire. Et puis l’expérimentation revient.
Vous avez du mal à suivre ? Normal, c’est un premier morceau complexe, malgré des moments efficaces, denses, malgré ses aérations. Les premières écoutes peuvent vite perdre l’auditeur.
Ce premier morceau m’a fait penser à du Enochian Theory, groupe que j’ai chroniqué récemment, et qui peut décontenancer l’auditeur par le côté foutraque de ses compos.
Dans Nightingale Express, ce n’est pas vraiment le cas, puisqu’après, les titres se feront beaucoup plus compactes, sans pour autant éluder l’expérimentation atmosphérique présente dans le premier morceau éponyme. Et si « Wanderer’s Log : You » nous prend de court par sa longueur, puisqu’il ne dure que cinquante secondes, sans n’être qu’une interlude pour autant (chose que l’on revoit dans « Wanderer’s Log : Me »), les autres titres tournent autour des six minutes et restent homogènes sans jamais tomber dans la redite.

Chacun a en commun ce songwriting réellement beau (Ha !! « Thieves of Time »!!), tout en mélancolie, sublimé par la voix ultra maîtrisée de Fons Herder. Sans oublier, comme dans « Phases », « The Unreachable », l’instrumental « Wanderer’s Log : Storm » ou « Come on Home » (avec ses choeurs reprenant les lignes de chant du premier titre), les moments de bravoure, où la machine s’emballe, la guitare s’électrise et nous mène encore plus haut. J’ai parfois songé à Karnivool. « Out of Line » m’y a fait penser, surtout que, parfois, les voix des deux chanteurs ont tendance à se rapprocher, et ce n’est pas un hasard s’ils ont partagé quelques affiches avec eux. Mais comme A Liquid Landscape ne fait pas dans le plagiat, ce morceau semble mélangé à du Porcupine Tree des débuts, lorsque l’électro prenait beaucoup de place dans les compos de Sieur Wilson. Une référence que les Australiens semblent aussi avoir. Et je dois dire que ce n’est pas un défaut. Loin de là !

À la fois accrocheur, technique, expérimental, surprenant mais homogène, planant mais épique, c’est grâce à des albums comme celui-ci qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on enfile un CD de Prog dans son lecteur ! C’est fou le Prog, quand même !

Site Officiel : www.aliquidlandscape.nl

MySpace : www.myspace.com/aliquidlandscape

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