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La nuit d’Halloween est souvent propice à de nombreuses soirées plus ou moins branchées, au goût plus ou moins douteux. Metalfreak et Fredo, tels 2 reporters de l’impossible ont choisi, plutôt que de se déguiser l’un en citrouille, l’autre en zombi, d’aller traîner du coté de Grenoble, pour assister à la célébration des 30 ans de Nightmare, groupe phare du metal hexagonal. Au programme donc, un show qui sera tourné pour être édité en DVD, et 3 groupes locaux pour chauffer à blanc l’assistance.

Direction donc la salle Edmond Vigne à Fontaine. En entrant, je dois l’avouer, un petit frisson. Cette salle a l’air d’être plus un gymnase transformé en salle des fêtes plutôt qu’une vraie salle de concert. Ne va-t-on pas se faire démolir les tympans ? En attendant, le lieu se remplit copieusement, quelques beaux déguisements, des têtes connues (les gars de Lonewolf sont présents, et il m’a semblé reconnaître quelques membres de Holy Cross…), mais aussi des gens souvent croisés lors des concerts grenoblois. Tout ce petit monde vaque joyeusement en attendant l’ouverture des hostilités, en visitant les stands merchandising des groupes présents ou celui très remarqué de notre cher confrère Metal Intégral, et ses superbes girlys « Heavy Metal Girl ». La scène est grande, et la salle est disposée dans la largeur. Derrière la sono, le grand back drop de Nightmare, celui-ci a du éveiller quelques souvenirs à certains. Première satisfaction, la salle est copieusement garnie.

10 petites minutes à peine après l’heure prévue (c’est beau, l’organisation), Rise Of Doom monte sur les planches. Félicitations dans un premier temps au sonorisateur qui a bien bossé dans l’après midi, car le son est très bon. Puissant mais pas assourdissant, d’une bonne netteté, tout ce qu’il faut pour réjouir nos conduits auditifs sans nous les massacrer. Les doutes quand à la qualité du son étant levés, adressons donc aussi nous félicitations également au groupe, les ainés peuvent dormir sur toutes leurs oreilles, la relève est assurée à Grenoble. Le quatuor d’une vingtaine d’années de moyenne d’age ne s’est pas démonté, et ont pleinement profité des conditions idéales pour asséner un set de 30 mns avec une assurance qui fait plaisir à voir. Musicalement, on a pas vraiment fait dans la dentelle, le death mélodique servi est carré, varié, des intros percutantes, des solos bien posés sur de bonnes rythmiques, les vocaux extrêmes bien maîtrisés. Seul petit bémol, des vocaux clairs un peu moins en place, un petit boulot est à faire de ce coté là. Mais pour ce qui est de la tenue de scène, du look (très chouette, le maquillage) et de la communication avec le public, rien à dire, ne changez rien, les gars, vous êtes sur la bonne voie. Une belle mise en bouche.

Avec Amon Sethis, deuxième groupe à fouler la scène ce soir, on change de registre. Les musicos ont un peu plus de bouteille, et le style est un peu plus « ambitieux ». Puisant son inspiration dans une très vielle légende égyptienne, le groupe mené par Julien, bien connu régionalement pour avoir tenu le micro chez Hellixir, nous sert un heavy metal à tendance progressive de bonne tenue. Le chant est une des grande réussite, sur les passages plus épiques, on pense à certaines intonations d’un Timo Kotipelto, et Julien nous fait la démonstration d’un registre plus étendu, avec quelques montées dans les aigus et quelques voix plus caverneuses. Bonne prestation également des autres musiciens, c’était peut être un peu statique mais très en place musicalement. Le groupe recherche actuellement un clavier, ce qui permettra de combler certains « trous » dans les compos, il manque effectivement un peu de liant entre les differents plans. Bénéficiant eux aussi d’un son très correct, sauf quand Sofian Mejri du groupe Mango Gadzi est venu pousser la chansonnette et qui a vu sa voix un peu noyée sous le déluge des notes plombées. Mais la présence d’un tel chanteur un peu « décalé » dans ce type de concert prouve une ouverture d’esprit qui ne peut que nous réjouir. Une demi heure de concert aussi, une belle reprise du ‘Bark At The Moon’ d’Ozzy, et une ambiance de plus en plus chaude, la soirée à « mi-parcours » est pour l’instant une belle réussite.

Là, on commence à attaquer les gros morceaux. Ellipsis est ici ce soir non seulement pour surchauffer le public avant Nightmare, mais aussi pour commencer sa campagne scénique pour défendre « The grace decapitated« , quatrième album de nos prolifiques grenoblois. L’organisation des techniciens ayant été une fois de plus exemplaire, c’est après un changement de plateau rapide que les premières notes résonnent dans la salle Edmond Vigne maintenant bien remplie. Je vais vous avouer ne pas être un spécialiste de la musique d’Ellipsis. Pour tout dire, j’ai même été assez hermétique à ce que j’ai pu entendre d’eux. Mais ce que j’ai entendu ce soir me motive à me repencher sur le cas du groupe, car sur scène, franchement, ça le fait sévère… Pour la première fois de la soirée le son était moins bien réglé, du moins au début du set où une guitare écrasait quasiment tous les autres. Mais ça n’a pas empeché le groupe de dérouller son concert sans coup ferir, puisant dans un repertoire qui commence à être etoffé une dizaine de titres très plaisants. Mais laissons plutot la parole à mon compere, plus à même que moi pour analyser le repertoire joué ce soir.

(NdMetalfreak) Je suis conquis. Quasiment autant qu’en écoutant « The grace decapitated« , dont je dis tout le bien que j’en pense sur ce sîte. D’entrée, après une intro sonore plongée dans le noir, Ellipsis attaque avec ‘Spectral and terrified’ du dernier album : au total, sur sept titres joués, quatre en seront tirés (‘Wine and blood’, ‘The grace decapitated’ et ‘The great massacre’) : l’accueil des nouveaux titres par le public aura été excellent. ‘Perfect rage’ et ‘Witness tree’ de « Imperial Tzadik » ainsi que ‘Butterfly process’ de « From beyond thematics » complêteront la set-list, basée avant tout sur l’efficacité. Pari réussi et prestation qui m’a conquis. A voir sur une scène plus grande, pour un show plus long, j’en salive d’avance.

Et enfin, le mot de la fin reviendra à Emmanuelson lui même, qu’on s’est permis de chopper dès sa descente de scéne :

Ton ressenti sur la soirée ?
Cool… On a joué pas mal de nouveaux morceaux, donc pour nous, c’était un test. Bon, ça s’est bien passé, on est assez contents. Maintenant, on attend de pouvoir jouer sur un temps un peu plus long, aussi quand l’album sera un peu plus connu puisque là, il est juste en train de sortir.

Tu appréhendais l’accueil des nouveaux morceaux ? Finalement, ça s’est relativement bien passé.
Oui, ça s’est quand même bien passé, ce sont des morceaux malgré tout assez énergiques alors que dans le passé, Ellipsis faisait des morceaux plus atmosphériques. Bon, finalement, on est assez contents du résultat : c’était un premier test, c’est satisfaisant, sans avoir fait dans le grandiose. Voilà, c’est un nouvel album, il faut se dire qu’on peut encore aller au-delà de ce qu’on a proposé ce soir.

22 heures. Les lumières de la salle vacillent, puis s’éteignent. L’ovation des 500 personnes présentes monte, couvrant petit à petit le sample issu des films de Freddy. La scène, très sobre est baignée d’une lueur bleutée, rendue légèrement blafarde par les volutes de fumées de cette foutue machine qui a tourné toute la soirée. Début du set sur ‘Eternal Winter’, l’un des titres les plus « calmes » du moins l’un des plus lourdinges de « Insurrection » dernier opus en date. Belles lights, bon son, tous les instruments bien distincts, quelques petites explosions histoire de planter le décor, et c’est parti pour un set sans failles, evidemment articulé autour de Insurrection dont les 5 titres passent sans problème l’epreuve du feu. Certains étant même réclamés haut et fort (‘Gospel Of Judas’, par exemple) par un public conquis et connaisseur, hyper réactif face aux sollicitations d’un Jo particulièrement décontracté et très en voix ce soir. Son interprétation du très queensrychien ‘Target Fo Revenge’ en est un très bel exemple. Les autres membres n’ont pas pour autant été effacés par la prestation du Dio français, et chacun a joué sa partition comme il se doit. Petite mention particulière au petit nouveau, le savoyard JC Jess, qui même si il est assez timide en dehors de la scène, celui-ci une fois en piste sait faire parler la poudre de belle manière, tranquillement, sans trop d’exubérance. Belle complémentarité en attendant avec son compère Franck Milleliri qui fait partie des meubles maintenant. Une des paires de gratteux les plus efficaces dans notre beau pays en ce moment, à l’image de la section rythmique, le vétéran Yves (et ses quelques intervenions au chant « extrêmes » courtes mais autant attendues que remarquées) et David ayant bien assuré leur partie. Puisant donc la majorité des titres dans un répertoire majoritairement issu des deux derniers albums, le groupe s’est offert quelques retours en arrière. La date de ce soir étant aussi la commémoration des 30 années d’existence du « cauchemar », et c’est surtout par les quelques interventions d’invités que ce concert se démarquera. Ainsi a-t-on vu Etienne et Jeannot, respectivement premier chanteur et premier guitariste monter sur scène pour interpréter l’unique titre de la première démo ‘Hallucination Directe’ enregistré en 1981 … chanson durant lequel Jo retournera à ses premières amours en prenant la place de son frangin derrière les fûts. Un très bon moment. Plus proche de nous, c’est aussi Alexis, depuis bassiste avec ses potes de Lonewolf qui est remonté sur les planches avec ses anciens compères pour un ‘Mind Matrix Schizophrenia’, un titre qui commence un peu à dater mais qui est toujours attendu sur scène. Et ce rappel fabuleux, surtout pour les vieux machins comme moi (mais j’étais pas le seul ce soir …) composé de 3 classiques parmi les classiques issus des 2 premiers albums mythiques. Retour d’Etienne, de Jeannot et d’Alex, rejoints par Nico (ayant fait partie de l’aventure Nightmare dans les 80’s) pour une interprétation magistrale de ‘Power of the universe’, ‘Lord Of The Sky’ et un fameux ‘Trust A Crowd’ … ce final aura vraiment de la gueule sur le DVD et conclut admirablement cette date. Et même si ,commemoration oblige on aurait souhaité quelque classiques de plus (un ‘Waiting For The Twilight’ avec le dernier couplet en français, par exemple…), c’est avec un grand sourire qu’on quitte la salle. Nightmare va sûrement tourner pour promouvoir « Insurrection« , soyez prévenus : les vieux en ont encore sous le capot, préparez vous à prendre une sacrée baffe quand ils passeront par chez vous. Et le DVD risque de déchirer …

Et nous, avec ce bon Metalfreak, nous avons passé une très bonne soirée.

Rise Of Doom : http://www.myspace.com/riseofdoom
Amon Sethis : http://www.myspace.com/amonsethis
Ellipsis : http://www.myspace.com/ellipsisimperialtzadik
Nightmare :

Album Rise Of Doom
Album Amon Sethis
Album Ellipsis
Album Nightmare

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1 Commentaire sur “Nightmare , Ellipsis , Amon Sethis et Rise Of Doom à Grenoble [31.10.2009]”

  1. 1
    Nightmare – One Night Of Insurrection | Soil Chronicles

    […] C’est en fin 2009 que Nightmare, formation originaire de Grenoble, fête dans sa ville natale ses trente années d’existence (voir report) […]

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