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Motocultor Festival 2015 : Jour 3 (16/08/2015)

Le 29 octobre 2015 posté par Bloodybarbie

Live report : Bloodybarbie


Hexecutor : On commence cette journée ensoleillée comme la veille : rien de mieux qu’un bon coup de Thrash Metal pour se réveiller, et l’honneur revient à cette jeune formation locale (depuis 2011), les rennais d’Hexecutor, d’ouvrir les hostilités de ce dernier jour du Motocultor. Excellente découverte pour ma part : on était tous agréablement surpris, même s’il y avait encore peu de monde (11h45 c’est l’heure du petit-déj en fest). Un char d’assaut à pleine vitesse à la manière de Destruction, Razor, Kreator, Dark Angel…De beaux soli à volonté qui apportent un peu de mélodie à cette apocalypse. Bien évidemment, même avec le peu de présents, un moshpit s’est formé… comment peut-on rester calme quand l’hymne de la guerre est joué ?!

 

Deficiency : C’est dans la continuité de l’ambiance instaurée par Hexecutor que le groupe lorrain Deficiency nous met une seconde bonne claque avec son Thrash moderne, plus mélodique, avec des guitares sous accordées aux riffs frôlant le Djent, surtout qu’il y a la présence de claviers qui renforce davantage cet aspect prog/djent. On ressent les fortes influences de Meshuggah que le guitariste ne cache pas en arborant leur t-shirt.

Avec le peu de gens qu’il y avait (toujours trop tôt), Deficiency a pu avoir suffisamment d’autorité sur le public pour générer un pauvre wall of death sur « The Experiment » – excellent morceau, d’ailleurs – respect !

En tout cas bonne découverte live avec un très bon son d’ailleurs, Deficiency est un groupe à suivre de près !

 

Cliteater : Alors là, fini les belles mélodies et les choses sérieuses, face au Grind avec les  néerlandais de Cliteater – tout est dit dans le nom – qui tiennent des propos sexuels entre chaque morceau, ceci dès leur entrée sur la grande scène. Ô combien de fois les mots « bite », « chatte » (en français et anglais) ont été prononcés ! Bon, musicalement, ça ne casse pas trois pattes à un canard mais c’est marrant à voir… un petit quart d’heure (surtout pour quelqu’un qui déteste le Grind comme moi). Je n’ai pas pu tenir le set au complet et j’ai préféré aller me ressourcer en attendant de voir un fameux groupe de Grind qui, lui, parait-il, en valait le coup.

 

Gutalax: Il devaient jouer vendredi mais ils ont eu quelques problèmes de transport – surtout qu’ils viennent de Tchéquie en bus – et voilà qu’ils arrivent et jouent en ce dernier jour à la place de CROWN, initialement prévus sur cette scène au même horaire.

Alors là, on ne peut pas dire que « ce n’est pas de la merde » ce groupe : voilà un nom qui sponsorise votre brosse à chiottes puisque c’en est leur emblème ! Ces tchèques venus de loin pour nous envoyer du caca sous toutes ses formes : il enduit leur combi, ça pue (non, pas vraiment), du PQ en guise de déco ou pour jeter sur le public, et de la musique…de merde (parce que je déteste le Grind). Une belle panoplie de « gruik » et pig squeals véhiculant le langage incompréhensible des grindeux – il n’y a qu’eux pour se comprendre entre eux, je pense – et ce mec pourrait même gagner à The Voice ou autre. Sinon, bonne ambiance, beaucoup de fou rire, un pit mouvementé (surtout un mec complètement à poils au milieu). Il y a eu aussi des balades d’amour à la grind, bref, pas mal de moments d’émotion fécale, ça donne la chiasse mine de rien, mais ça m’a bien amusé !

La tradition des groupes est de lancer symboliquement quelques médiators, baguettes…mais pour Gutalax, c’est carrément des brosses à chiottes qu’ils nous lancent ! Bref, concert épique même si, musicalement, c’est une blague.

 

Alcest : Ouh la… Sacré choc de cette transition brutale car passer de Gutalax à Alcest, c’est comme passer de la fourmi à l’éléphant, le niveau -100 et +100 ! Je les avais ratés en première partie d’Opeth le 05/11/2014 (il fallait choisir entre ça et Insomnium + Fleshgod Apocalypse, la dure vie des parisiens submergés de concerts et qui doivent faire des choix pas faciles). Bizarrement, Alcest et Opeth passent aussi le même jour au Motocultor. Il y avait du monde, beaucoup de monde pour Alcest, dont bon nombre portaient leurs t-shirts estampillés.

Le soleil a été masqué par quelques nuages, créant cette grisaille parfaite pour un concert débordant de mélancolique signé Alcest. Je me réjouissais tellement de les voir, cette sacré formation qui a fait des sold-out au Japon, aux USA. Leur musique a une valeur émotionnelle importante pour moi, puisque j’ai pour rituel de me mettre du Alcest toujours avant dormir, l’éternelle musique présente dans mon téléphone et mon mp3 ! On n’écoute pas Alcest principalement pour headbanger ou faire des pits/wall of death, mais pour la tornade émotionnelle que ça engendre en vous – et ce n’est pas la femme en moi qui parle. Un beau set tout doux et tranquille, l’apaisement total après ces deux heures de sport extrême – le headbang – dont un titre chanté en « langage Neige ». Si beaucoup de morceaux de la setlsit étaient chanté en clair, Neige nous montre aussi qu’il est capable tout aussi bien de screamer dans le magique et envoutant « Percées de lumières ».

Une telle setlist et prestation peuvent donner les larmes aux yeux ou au cœur, parce que ça manquait, un groupe qui vous fait headbanger intérieurement en créant un merveilleux chamboulement émotionnel.

Hélas, souci technique de balance qui me perturba, le chant de Neige était trop dominant au détriment du reste (et n’était pas bien rodé donc sonnait faux par moment) surtout dans « Autre Temps » (qui a été légèrement écourté d’ailleurs). Donc voilà, mon titre préféré a été massacré en live.

Une grosse majorité de « Les voyages de l’âme » (mon album préféré) a été jouée (le rêve).

Ces 45 minutes étaient tout simplement délicieuses : malgré ce problème de son, on a eu l’impression d’être au pays des merveilles (Alcest au pays des merveilles). C’était le silence total, à écouter attentivement chaque note que joue Alcest.

 

Dopethrone :

Non, Dopethrone n’est pas le morceau d’Electric Wizzard mais bien un nom d’un groupe de Stoner, certainement fans d’Electric Wizzard. Après ces belles guitares claires d’Alcest, il est temps de quitter ce doux rêve : on passe à du fuzz et disto à mort que crache la LTD de Vincent. Il n’hésite à nous taper la discut’ en québécois (du français canadien quoi, tabarnak’) avec le sens de l’humour et l’accent adéquates, et boit un coup avant, après et pendant les morceaux. Vous voyez à quoi se résume le secret de la réussite de ce groupe ? Sans oublier la fumette pour avoir une voix aussi bien éraillée… des joints ou autre, mais pas sur scène comme le résume parfaitement leur devise : « smoke, drink, die… » Québécois, quoi (madzeus’ !). Dopethrone invite sur scène le chanteur (avec une forte présence scénique) du groupe de Doom occulte breton Huata pour chanter sur « Scum Fuck Blues ». On l’aura tous remarqué, il ne s’appelle pas Lemmy mais « Fuck » et « Tabarnak’ » sont les virgules aux phrases, que ce sacré frontman prononce sans modération. Le secret de la réussite de ce groupe se résume à leur interprétation du morceau « Ain’t no Sunshine », de manière stoner/sludge très originale avec un timbre vocal plutôt soul, impressionnant et complètement génial !

Dopethrone, ces dealer de riffs (comme le porte si bien le morceau « Riff dealer ») : une fois qu’on y a goûté, on en redemande encore et encore ! Rien à dire sur la prestation ou le son, c’était tout simplement parfait !

 

Muezli : A un moment ou un autre, il fallait choisir un moment pour faire du merch’, et j’ai choisi lorsque les français Muezli jouaient, c’était bien cool d’avoir un très bon son de Stoner lors de mon petit shopping,  je recommande à tout fan du genre.

 

Antropomorphia : Ah bah voilà un peu de sang sur ces corps massacrés par le Death Metal ! Des éclaboussures d’hémoglobine, la vrai déco est là ! Et bien, Antropomorphia, ce super groupe de Death est loin d’être décevant et nous en a livré une bonne dose, on en avait besoin.

Il pleuvait assez pendant cette partie en tout cas, mais ça ne nous a pas empêchés de savourer ces délices proposés par les soins du chef cuistot Antropomorphia.

 

Kataklysm : En voilà un groupe qui porte bien son nom, et puisqu’on manquait un peu d’action en Bretagne, alors un Kataklysm est le bienvenu pour nous secouer encore plus. Le groupe dont le batteur a une mitraillette à la place des pieds. J’avoue que je n’aime pas tout chez Kataklysm : les premiers albums oui, et le dernier qui m’a agréablement surpris (et j’emmerde tous ceux qui ont détesté), encore plus ! Une fois n’est pas coutume, ce sont des canadiens chaleureux qui viennent nous défoncer les tympans. Je n’aurais pas imaginé que le frontman était aussi balaise – on dirait qu’il fait du bodybuilding – et aussi sympathique ! Il nous demande même de faire un choix de langue entre le « Tabarnak’ » ou l’anglais, charrie son camarade bassiste en nous encouragent de crier « à poil » jusqu’à ce qu’il se déshabille, ce qui était bien parti mais jamais abouti (hélas).

Il nous présente leur nouvel album, bien évidemment, puis ce titre qui parle de « faire ce qu’on veut dans la vie sans que personne ne s’en mêle » (un fuck au gouvernement, aux politiciens…)

Il tient un petit speech pour dédier le morceau qui suit à tous ces gens qui nous trahissent, situation qu’on a tous vécu dans notre vie, ces gens qui prétendent être nos amis et nous mordent… « Thy Serpents Tongue ».

« Vous êtes ici ou quoi, c’est Kataklysm, tabernacle !!! As I slither !!! Bougez, chriss !!! On a besoin de vous ». Vous l’aurez compris, pas de répit pour les présents. Et puis comment peut-on ne pas bouger sur du Kataklysm (sauf si on veut boycotter le dernier album, mais sans moi) ? Il n’hésitera pas à rappeler qu’il faut bouger, au milieu des morceaux  et à plusieurs reprises (ça fait partie des textes en live). Le pire c’est que ça marche, il a du pouvoir sur la foule et c’est le moins qu’on puisse dire !

Je m’impatiente déjà à l’idée de les revoir en tournée avec Septic Flesh et Aborted, ce que  le frontman n’a d’ailleurs pas oublié de rappeler et nous y convier !

Setlist Kataklysm:
-To reign again
-If I was God… I’d burn it all
– As I slither
-At the Edge of the World
-The black Sheep
-Push the Venom
-The Ambassador of  Pain
-Thy Serpents Tongue
-In Shadows & Dust
-Crippled & Broken

 

Krisiun : Le brésil est au rendez-vous aujourd’hui puisqu’on a deux excellents groupes pour le représenter : Sepultura et Krisiun. Et il se trouve que Krisiun a une petite surprise avec eux : un nouvel album qui sortait la semaine de leur prestation dont ils nous ont joué pas mal d’extraits.

Quelle est la particularité de Krisiun? C’est que c’est un groupe familial, constitué de trois frères (je pense que c’est le seul dans le Metal) et ça, ce n’est pas simple à deviner quand on ne le sait pas, même s’ils ont presque la même chevelure. Bref, ce sont trois frères, à fond dans leur trip, délivrant un show carré et très sérieux, pas de blabla ni de discours à la con, ils ne sont là que pour jouer. Peut-être faudrait-il qu’ils se lâchent un peu plus !

Par conséquent, ça m’a bien plu mais pas suffisamment marqué ! En tout cas même si leur nouvel album « Forged In Fury »  passe moyennent en CD, sur scène c’est tout autre chose, bien évidemment, mieux !

 

Sepultura : Un peu de soleil, une petite atmosphère chaleureuse à la brésilienne, tout est parfait pour accueillir comme il se doit nos chers brésiliens : Sepultura. D’ailleurs, Seputlura fête ses 30ans cette année ! Et en guise de cadeau, une belle setlist digne d’un best of du groupe, avec quelques titres du nouvel et excellent album d’ailleurs « The Mediator between the Head and Hands must be the Heart », assuré par ce sacré frontman qui est même mieux que Cavalera : Derrick Green et sa voix imposante, et son sacré charisme, et qui se transforme en second percussionniste quand il le faut ! Le son était très bon : même du parking, les gens pouvaient bien distinguer les morceaux. C’est clair, ils assurent encore plus qu’avant ! L’ambiance, dois-je le préciser que tout le monde ci-présent en a joui ? En tout cas, les agents de sécurité ont bien bossé à récupérer tous les slammers… Mais pas que, car le public, pour une fois, dansait presque la capoeira, pas juste headbanger ou piter comme des cons : c’était carrément le « pit dansant ». Kisser et sa Jackson qui pètent la forme nous envoyaient leurs soli de malade aussi bien exécutés qu’une décapitation, sans doute le meilleur concert de Sepultura pour moi ! (bon certes, ce n’est que ma deuxième fois). Derrick dédie un morceau à tous les fans du Sepultura old-school : « Sepultura Under My Skin ».

 

Agalloch : Et encore une belle découverte et une sacrée claque ! Je me souviens de ces belles mélodies relaxantes et merveilleusement bien ficelés, c’est du travail d’orfèvre, tout simplement sublime et magnifique, mon coup de cœur de la journée ! Le son était tout aussi parfait que les lumières, tout était là pour nous faire vivre une heure qu’on ne risque pas d’oublier. Honnêtement, les mots ne suffisent pas pour décrire le ressenti très positif et profond qu’on éprouve en vivant pleinement un show d’Agalloch, ou tout simplement en écoutant leur musique, ça relève du parfait. Ça, c’est de l’excellent Black Death/mélo, ambient parfois.

 

Trivium : J’aimais franchement bien ce groupe…avant… avant le désastre et la reconversion en quelque chose de moins bon. On voit qu’ils ont beaucoup de thunes, vu que c’est les seuls à avoir eu une déco de scène “monstrueuse” avec plein de figures, au décor de leur nouvel album « Silence in the Snow ». La déco était très belle, les lumières aussi, mais le son, lui… surtout le chant faux de Matt. Première fois que je les vois sur scène et quelle grosse déception ! Au point où même Matt n’a pas réussi à secouer le public, ambiance quasi morte, alors j’ai décidé d’aller enfin me trouver un petit truc à manger… Donc une heure pour faire la queue pour une crêpe – stand de sandwiches blindé – et je n’ai même pas pu la manger car j’étais loin d’être arrivée à mon tour, et Spetic Flesh que j’attendais impatiemment venait de commencer.

 

Septic Flesh : Voir le nombre dérisoire de personnes présentes pour eux, alors que je m’attendais à bien plus de monde pour Septic Flesh… Quelques têtes dont peu de fans, d’autres qui découvrent… Je les avais déjà vus en co-tête d’affiche avec Moonspell et c’était tout simplement grandiose, surtout le public qui était assez réceptif contrairement à celui-là. Même le frontman a essayé de les secouer, en leur demandant de chanter avec lui sur « Titan », ou de bouger et foutre le bordel… Peine perdue, j’étais la seule à carburer et à fond. Peut-être parce que c’était la fin du festival? Bref, le son quant à lui était un peu décevant pour un groupe aussi grandement orchestral comme Septic Flesh. Ils n’étaient pas gâtés au Motocultor !

En clair, je me suis régalée, mais je pense être bien (presque) la seule, hélas. Car Orange Goblin a squeezé la majorité public (oui, je sais j’ai aussi dû faire un choix très, très difficile entre « voir pour la première fois Orange Goblin », ou « voir pour la deuxième fois Septic Flesh », mais quand on aime vraiment, on ne compte pas).

 

Opeth : Le meilleur pour la fin, celui que j’attendais le plus, mon tout premier concert d’Opeth, un de mes préférés dans mon top 10 des groupes. Et puis le timing était parti. Mickael ne s’est pas montré aussi en forme et blagueur que lors de la tournée d’octobre.

Croyez-le ou pas, on n’était pas nombreux lors de ce dernier concert qui clôt le Motocultor, peut-être est-ce parce que c’est le tout dernier justement et que les gens commençaient à quitter les lieux et ne sont pas restés jusqu’au bout… Pourtant c’est Opeth bordel !!! Tant pis pour les absents, moi j’étais plus que présente, tout devant et toute excitée à l’idée de les voir ENFIN.

Hélas, ce fut une déception : une magie ou une âme manquaient à cette partie, j’ignore laquelle mais ce n’était pas le concert le plus marquant que j’aie vu. Peut-être un problème de setlist pas assez variée (surtout majoritairement extraite de « Pale Communion », leur dernier album que je n’ai pas trop aimé) et surtout courte !

Comparé à leur concert en tournée, Mickael était bien moins bavard, même s’il garde son petit humour lorsqu’il nous dit « bon, normalement à cette heure-ci, je suis sensé être au lit, mais je suis là ».

Je les ai vu lors de leur tournée d’anniversaire en octobre et, croyez-moi, ça n’a absolument rien à avoir, c’était tout simplement mythique et magique alors !

Le son et les lumières étaient excellents, un dernier concert parfait pour dire au revoir en toute douceur au Motocultor et bien dormir. C’était très apaisant !

Setlist Opeth:
-Eternal Rains will come
-Cusp of Eternity
-The Drapery falls
-The Devil’s Orchard
-The grand Conjuration
-Deliverance

 

 

Et voilà, toute bonne chose a une fin et le Motocultor nous donne rendez-vous en 2016, j’y retournerai à coup sûr ! J’ai vraiment aimé ce festival de taille moyenne (moi qui est allergique aux gros festivals), celui-ci offre toujours une belle affiche très variée et mixant groupes français et étranger. L’ambiance est au top et très conviviale, le son est très bon mais la météo n’est hélas pas toujours au rendez-vous (on a eu les quatre saisons en trois jours).

En ce qui concerne le camping, je ne peux pas témoigner puisque j’ai choisi l’option « dormir dans la voiture pour n’entendre aucun bruit » et c’est génial !

Sinon le seul groooos point négatif du Motocultor : La nourriture, si vous comptez manger à l’intérieure du festival, soyez prêt à faire une heure de queue ou alors, pour ne pas mourir de faim, faites comme les plus rusés : aller faire des courses et les laisser dans votre tente/voiture, vous gagnerez énormément de temps, d’énergie, d’économies et vous aurez une meilleure qualité de nourriture (merci intermarché).

Vivement le Motocultor 2016, je n’attends que ça (entre-autre) !

 

live report du Motocultor 2015 jour 1http://www.soilchronicles.fr/reports/motocultor-festival-2015-jour-1-14082015

Live report du Motocultor 2015 jour 2http://www.soilchronicles.fr/reports/motocultor-festival-2015-jour-2-15082015

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1 Commentaire sur “Motocultor Festival 2015 : Jour 3 (16/08/2015)”

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