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Hellfest 2018 Jour 3

Le 8 août 2018 posté par Willhelm von Graffenberg

Live report : Willhelm von Graffenberg, Chris Metalfreak & Bloodybarbie

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Retrouvez la galerie photos de Bloodybarbie ici et celle de Metalfreak ici.

 

112 – Orden Ogan

J’arrive à temps pour ne pas rater ce groupe de teutons dont j’ai suivi l’évolution depuis qu’ils passaient en toute première partie de grands groupes comme Rhapsody of Fire. C’est un groupe que j’affectionne dans le monde un peu soulant du Power Metal parce qu’il y a une histoire, des mélodies qui sortent du modèle trop intellectuel de branleurs de manche comme Dragonforce et plein d’autres. Orden Ogan, c’est l’esprit metal avant tout, c’est des morceaux et mélodies mémorables qu’on trouve dans chaque album, que vous ne risquez pas d’oublier et en live… c’est tout simplement épique. Après des tournées en tant que support, ils ont fini en tête d’affiche et les voilà sur la mainstage du Hellfest. Je me réjouissais à l’idée de voir en live quelques nouveautés de leur excellente dernière œuvre, Gunmen, et tout le set et leur prestation (de ce que j’en ai vu) étaient super. Le seul inconvénient : trop de soleil ! Une chose est sûre, c’est qu’Orden Ogan a bien su évoluer et gravir les échelons !

[Bloodybarbie]

Setlist :

– F.E.V.E.R.
– Gunmen
– Sorrow is your Tale
– We are Pirates
– The Things we believe in

 

113 – 114 – Crisix et Lucifer

La vache, il est rude, le réveil du dimanche matin… On lézarde encore un peu, et encore un peu.
On peut le dire, j’ai la tête dans le… enfin, elle y est, quoi ! On arrive avec une heure de retard sur le site… juste à temps pour que je ne loupe pas le set de Crisix.

Clairement, les Espagnols sont un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années en matière de Thrash Metal. Je n’allais sûrement pas faire l’impasse… et ils ne m’ont pas déçu !

Ils ont multiplié les riffs assassins, les morceaux efficaces et le chanteur les poses qui font plaisir aux photographes. Définitivement fan, un groupe encore plus percutant sur scène que sur album, c’est dire !

Malgré tout, j’ai zappé les dix dernières minutes, presque à contre cœur mais l’envie de voir au moins un titre de Lucifer (et de sa magnifique chanteuse Johanna Sadonis) et j’ai pu me faire un plaisir tant visuel qu’auditif sur les deux derniers titres « Phoenix » et « Faux Pharaoh », tous deux issus du dernier album Lucifer II fraîchement sorti.

[Chris Metalfreak]

 

Difficile de choisir entre le très bon Doom à la voix magnifique de Johanna et le Power Metal d’Orden Ogan : j’ai donc choisi le 50/50 (enfin plus pour Orden Ogan). Ce groupe, je l’avais déjà vu en première partie de Paradise Lost et il ne m’avait laissé aucun souvenir mémorable ; pourtant, sur album, c’est agréable. Après avoir retenté l’expérience au Hellfest, je ne garderai aucun souvenir de leur prestation bien que je me souvienne avoir apprécié sur le coup. Comparé à d’autres groupe dans le genre comme Avatarium, Blues Pills, Ocean of Slumber, qui eux ne se font clairement pas oublier même après des années, Lucifer n’a pas trouvé la bonne recette pour me marquer à long terme, musicalement parlant (oui, je sais, les mecs s’en souviendront parce que la blonde au micro est une bonnasse).

[BB]

Setlist Lucifer :

– Anubis
– Abracadabra
– California Son
– Dreamer
– Phoenix
– Faux Pharaoh

 

 

115 – Stray from the Path

Ça crie, ça gueule, ça hurle, des screams et du Hardcore bien violent avec un chanteur à fond qui a de la présence sur scène et qui n’hésite pas à aller serrer des mains et chanter auprès du public… Musicalement ce n’est pas le genre de Hardcore que je réécouterai, ça m’a trop cassé les oreilles (enfin, c’est moins pire que l’autre groupe pour adolescent pré-pubère Asking Alexandria). Le groupe est clairement engagé (tout comme la plus part des groupes hardcore/punk américains) et s’exprime clairement contre le système.

[BB]

Setlist :

– Outbreak
– Badge & a Bullet Pt. II
– The opening Move
– Loudest in the Room
– Goodnight Alt-Right
– The House always wins
– Plead the Fifth
– Badge & a Bullet
– First World Problem Child

 

116 – Au-dessus

Tant qu’on est dans le coin, autant retourner sur la gauche histoire de monter faire une descente à la Temple, pour shooter Au-dessus qui s’est révélé être « au-dessus » de tout pour nous mettre sens dessus dessous. Loin d’être gauche, le groupe s’est montré particulièrement adroit pour finalement tomber sous le charme.

Pas déçu pour deux sous !!!

[Metalfreak]

Setlist :

– VIII
– IX
– XI
– XII : End of Chapter

 

117 – The Good, the Bad and the Zugly

Dimanche, jour du Seigneur, on ne fait pas que manger des patates au beurre mais on essaye de faire un semblant de grasse mat’, ce qui tombait plutôt bien car rien ne m’intéressait vraiment ce troisième jour de fest avant Primal Fear (le « Power Metal de qualité », dixent les résumés d’accroche du service de com’ du Hellfest).

Arrivé un peu avant et n’ayant pas trop envie de me taper des « post » mon-cul-sur-la-commode dépressifs et déprimants, je suis allé faire un tour vers la WarZone, déjà pour en découvrir les lieux mais aussi parce que je n’y avais pas encore mis les pieds sachant que je risquais de ne plus les retrouver passée une certaine heure où ça tatane sévère (genre je suis pas assez fêlé pour y aller quand Madball joue… exemple parmi tant d’autres). Et donc y performait le groupe norvégien The Good, the Bad and the Zugly, leur Hard Rock un peu punk égayant ce début de matinée d’une foule souriante et joueuse, dans laquelle certains faisaient même une bataille de Supersoakers déguisés en ghostbusters. Je n’en ai vu que peu mais ai passé un bon moment.

[Willhelm von Graffenberg]

Setlist :

– Who will save Scandirock?
– Vik bak meg Satan
– Call the Cops
– Mindlessness
– Asshole
– Nowhere to go
– Sickness unto Death
– Brainbomb
– Fucking is awesome

 

118 – Primal Fear

La « Deutsche Qualität » en a pris un petit coup dans l’aile, c’est plus c’que c’était ma bonn’ dame. Si l’ensemble instrumental des teutons obusiers reste aussi huilé que les chaines d’un Panzer, avec une double pédale aussi régulière que la douce mélodie de la Gatling dans une forêt sud-américaine, le chant quant à lui est devenu poussif et c’est un Ralph Scheepers tout en biceps tatoués au logo du groupe qui en chie pour sortir ses aigus, pas trop aidé par un micro qui le sous-mixe. Sympa mais sans plus… D’autant que pour contrer le sens de l’accroche de com’ – cf. LR de The Good, the Bad and the Zugly ci-dessus – d’autres groupes de Power allemands auraient tout aussi bien fait le taf parmi les « meilleurs », voire auraient pu être une valeur ajoutée supérieure aux deux annoncés (Orden Ogan et celui dont nous parlons ci-présentement). Et franchement, autant je peux prendre avec un second degré certain l’éventuel sens de l’autodérision dans le Metal, ne serait-ce qu’avec des titres aussi dérisoires eux-mêmes que « In Metal we trust » ou « Metal is forever », titres que n’auraient pas renié Massacration par exemple – si vous ne connaissez pas, allez écouter ce chef-d’œuvre qu’est « Metal is the Law » -, autant quand l’autodérision tourne à la parodie premier degré, ça me fait mal au niveau d’en-dessous du coccyx…

Ite missa est en ce jour de repos divin, je suis parti grignoter un bout, n’en ayant cure des groupes annoncés pendant la demi-heure suivante (même si je suis passé en coup de vent écouter les « Grands Vieux Uns » sous la Temple, davantage par curiosité que par affection pour leur musique).

[WvG]

Setlist :

– Final Embrace
– In Metal we trust
– Angel in black
– Rulebreaker
– Nuclear Fire
– Angels of Mercy
– The End is near
– Fighting the Darkness
– Chainbreaker
– Metal is forever

 

119 – Rotten Sound

Je les attendais excité comme un ecclésiastique devant un camp de scout… Chronique d’une baffe annoncée et la baffe a été reçue, cinq doigts sur cinq, et les joues ont longtemps piqué après.

Après les violents uppercuts pris pleine face par Napalm Death ou Benighted, les grindcoreux finlandais ont désossé les derniers survivants fans d’ultra brutalité.

Quels déménageurs, mes aïeux !

[Metalfreak]

 

121 – Shinedown

Même si je me détache de plus en plus de tout ce qui est -core, je reste fidèle à ceux qui ont bercé mon adolescence et qui continuent à sortir des albums tout aussi bons qu’il y a vingt ans ! Shinedown fait partie de ces groupes, toujours au top mais qu’on voit rarement en tournée, malheureusement. Et en fest’, on a toujours le droit qu’à trente précieuses minutes, qui passent trop vite ! Shinedown avait clairement son public qui l’attendait avec impatience et a chanté sur la quasi-totalité des morceaux, notamment le mythique et tubesque « Cut the Cord » qui a excité les gens comme du Popper. J’étais particulièrement contente d’entendre le meilleur titre issu du tout dernier album, Attention Attention sorti en avril 2018, « Devil ». En tout cas, ce sacré frontman, Brent Smith, a un charisme et une présence parmi les plus marquantes dans le monde du Metal : on ne voit et ne retient que lui !

Shinedown, c’est la demi-heure où je deviens la groupie hystérique (je ne hurle pas mais je chante) ! Mais c’est si frustrant car il y a tellement de morceaux qu’on aimerait les voir jouer.

[BB]

Setlist :

– Sound of Madness
– Cut the Cord
– Unity
– Enemies
– Second Chance
– Diamond Eyes (Boom-Lay Boom-Lay Boom)
– Devil

 

122 – The Great Old Ones

Je restais sur une bonne impression lors d’un concert sur Grenoble à l’automne 2015 en première partie de Shining.

Si je m’étais régalé auditivement, on ne peut pas dire que ce fut de même visuellement tant le groupe s’était évertué à jouer dans une pénombre inshootable et ma fierté de photographe s’en était retrouvée quelque peu frustrée.

Jouer de jour sous la Temple a pu rattraper un tantinet cette frustration et, encore une fois, ils ont su retourner un public conquis d’avance…

[Metalfreak]

 

124 – In this Moment

Imagerie religieuse et provocation ; contrairement à Joséphine Baker, mes deux amours ne sont pas mon pays et Paris mais le duo suscité. Mais surtout, ça a été mon premier show « coup de cœur » de ce weekend à rallonge [bah oui, Dimmu la veille m’a déçu…]

Une Mainstage avec des drapeaux ornés de croix catholiques, au nombre de trois, dont celui centrale servira de rideau à la bombasse vestale Maria Brink, toute en sensualité et sexualité, le tout exacerbé par sa voix suave et éraillée, pour jouer les Arturo Brachetti à chaque morceau, laissant le soin à une clonesque danseuse le soin de faire diversion, jouant sur leur similitude ergonomique et fuselée en se cachant derrière des masques inspirés de ceux vénitiens. Et quand Maria ondule, sa consœur gémellée se contorsionne, créant toutes deux une chorégraphie mêlant les corps pour le plus grand plaisir des yeux, tantôt louves, tantôt Shiva. Un Janus près du creux de l’aine…

C’est bien beau tout ça mais si on parlait de celui des oreilles ?! Eh bien, la turgescence a pu avoir lieu également au niveau des lobes, tant sa capacité à jouer de son interprétation avec ses changements de timbres érogènes fait presque oublier ses accompagnateurs ainsi que les crépitements désagréables de la sono qui craquait sur chaque pèch de slap de basse ou de coup sur la crash. Divers regrets également sur la setlist : sa mollesse dès la première partie (mais bon, ça met en place sciemment la scénographie) et le set qui se terminera sur « Whore » sans que j’y aie vu le tubesque « Blood » (en ouverture de celui-ci). Cela n’en a pas fait pour autant un mauvais spectacle, loin de là…

[WvG]

Je ne saurais m’exprimer aussi bien que l’a fait WvG, alors je me contenterai d’exprimer mon ressenti interne : ça a clairement été mon coup de cœur du Hellfest, j’ai eu honte d’avoir laissé passer des albums non chroniqués de ce groupe qui a pourtant beaucoup de succès dans la communauté -core/Neo Metal et maintenant je comprends. Que ce soit la mise en scène orchestrée par cette princesse malsaine Maria Brink, si sexy et sensuelle dans ses rôles qu’on ne regarde pratiquement qu’elle ! Sa voix est tout aussi sublime qu’elle. Ses comparses gèrent bien mais s’imposent bien moins sur scène, on l’aura compris : « In This Moment = Maria Brink », les autres ne sont que ses humbles serviteurs.

Leur Metalcore tient la route et mérite d’être réécouté ! Une prestation qui nous a tous scotchés !

[BB]

Setlist :

– Blood
– River of Fire
– Adrenalize
– Roots
– Big bad Wolf
– Whore

 

125 – Exumer

Parmi ceux qui suivent mes chroniques et mes reports, nombreux sont-ils qui ont compris depuis belle lurette que je suis un thrasher de la première heure et qu’un groupe de ce genre aura toujours ma priorité par rapport à toute autre formation, quel que soit son degré dans la hiérarchie de notre musique. A fortiori un groupe que j’adore depuis 1986 avec son premier album Possessed by Fire. Je veux bien évidemment parler d’Exumer.

Les Allemands ne m’ont pas déçu ! D’ailleurs, la seule chose qui m’avait déplu de leur part dans leur carrière a été leur split de 1991 à 2008.

Des extraits de Possessed by Fire avec « Fallen Saint », « Journey to Oblivion » et le titre éponyme en guise de final ; de Fire & Damnation (2012) avec « Vermin of the Sky », « The weakest Limb » ; et surtout de The raging Tides (2016) avec « Brand of Evil », « Catatonic », « Dark Reflections » et « The raging Tides », juste après l’intro, ont mis un feu d’Enfer par un groupe qui maîtrise son sujet.

Ce n’est pas pour chipoter mais un petit « A Mortal in black », « Winds of Death » ou « Are you deaf? », ou surtout le très Slayerien « Unearthed » ou même un simple petit extrait de l’album Rising from the Sea (1987) m’auraient comblé à 120%… Je me contenterai de 100%…

[Metalfreak]

 

Setlist :

– Intro
– The raging Tides
– Brand of Evil
– Journey to Oblivion
– The weakest Limb
– Catatonic
– Fallen Saint
– Vermin of the Sky
– Dark Reflections
– Possessed by Fire

 

127 – Asking Alexandria

Au secours, la fuite – j’ai tenu quand même 4 morceaux -, typiquement le genre de Metalcore avec un chant insupportable, c’est quasiment leur seul défaut pour être aussi insupportable, il faut vraiment qu’ils changent de chanteur et de style de chant sur leurs albums. Mes oreilles saignaient trop, je deviens vraiment intolérante aux groupes pour ado.

Un de mes pires concerts du Hellfest !

[BB]

Setlist :

– Into the Fire
– Run free
– Under Denver
– When the Lights come on
– Eve
– Someone, somewhere (version acoustique)
– The final Episode (Let’s change the Channel)
– Where did it go?
– Alone in a Room

 

128 – Tombs

J’avoue que Tombs ne m’a pas plus inspiré que cela, n’ayant pas réussi à rentrer dans leur univers glacial. Nul doute que les fans présents y ont trouvé leur compte. Pour ma part, au bout de trois morceaux, j’ai lâché l’affaire…

[Metalfreak]

 

130 – Iced Earth

Sardou chantait « Je suis pour »… A défaut d’être « Charlie », ce qui veut tout dire et rien dire tant on a tout dit et rien dit de manière plus ou moins polémique sur le sujet, je répondrais que « Je suis Michel » (mais sans Jacquie, sa maman) – ça y est, c’est foutu, vous ne regarderez plus un gonzo francophone de la même manière sans penser à un dentier dans un verre bullant son Polident. Oui, je suis également POUR le rétablissement de la peine de mort, et tant qu’à faire de la manière la plus brutale, la plus longue et douloureuse, ceci uniquement pour l’ingé son qui mérite une longue agonie pour avoir massacré le set d’Iced Earth, tant pour mes oreilles et mon plaisir que ceux des milliers de personnes qui cramaient de concert pour profiter d’un moment de Power US. Je pense que je n’irai même pas ensuite cracher sur sa tombe mais chier dessus et signer mon méfait. Je sais qu’il ne faut pas médire des handicapés, que c’est pas leur faute, blablabla… mais un ingé son aveugle et sourd, cumulard donc, n’est pas la bonne idée à avoir, d’autant que ce n’est pas comme si la formation, basique en somme, requérait de faire des manips de fou pour obtenir un son décent. Quand je dis « basique », je veux dire basse-batterie-chant et… DEUX guitares ! Ce guignol des potards a dû légèrement omettre ce détail tant sans connaitre parfaitement tous les morceaux, une erreur de balance sur le premier de la setlist eut été « normale »… mais pas TOUT LE LONG de la setlist, et ce jusqu’au final « Watching over me », une putain de chanson qui aurait dû retourner les c(h)œurs et qui a été sabordée par son absence de fills dont elle est emplie, la guitare lead a été effacée du plan de travail.

Alors, éventuellement, je veux bien admettre qu’une bisbille antérieure au concert aurait fait que ledit ennemi du bon gout sonore et de la stéréo aurait décidé de pourrir le set… mais putain, auquel cas, c’était pas le moment de régler ses comptes, si on arrêtait les gamineries parce que pour moi, là, c’était soit de l’incompétence, soit un manque flagrant de professionnalisme ! D’autant que la setlist était efficace et fédératrice et aurait pu faire de ce moment du Hellfest un bon moment à partager sans modération – contrairement à la picole avant de prendre le volant.

[WvG]

Setlist :

– Great Heathen Army
– Burning Times
– Dystopia
– Seven headed Whore
– Vengeance is mine
– Raven Wing
– Angels Holocaust
– The Hunter
– Watching over me

 

132 – Nebula

Encore un super groupe de Stoner/Heavy à la Fu Manchu, Monster Magnet… que je ne connaissais pas avant cette date et, pourtant, ils existent depuis 1997 mais avec un style et un son très « années 70 » (Led Zepp, Black Sabbath, Hendrix…) Que du bonheur ! On sent qu’ils boivent du petit lait et cette osmose qui règne au sein du trio fait toute sa puissance ; on apprécie tout autant leur complicité musicale que leur musique. Très bonne découverte et prestation, un groupe à suivre (leur passé et futur) !

[BB]

 

133 – Killswitch engage

Ce groupe, je l’ai découvert en défonçant les circuits de Need for Speed sur diverses consoles et je mettais leur musique en boucle sur la playlist dès que possible/faisable. Ça fait un peu madeleine de Proust mais il fallait que je voie ce que ça donnait en live donc je les attendais.

Et je n’ai pas été déçu car non seulement Killswitch engage en live, c’est maitrisé, mais en plus avec le sourire, la bonne humeur et la déconnade, tant du chanteur (qui gère grave sa voix et ses changements d’intonation tant en clair qu’en saturé) mais aussi du guitariste, en pantacourt et toujours prêt à sortir une connerie et ce jusqu’à la dernière minute de présence sur scène. Un bon moment donc, avec en plus un finish sur une reprise de Dio dynamisée et dynamitée !

[WvG]

Setlist :

– Strength of the Mind
– A Bid Farewell
– Life to lifeless
– Hate by Design
– Always
– My last Serenade
– Rose of Sharyn
– The End of Heartache
– My Curse
– In due Time
– Holy Diver (Dio)

 

134 – Månegarm

… En revanche, malgré un style musical qui n’a jamais été ma came, le me suis régalé sur Månegarm avec leur mélange de pagan, folk, viking et Black Metal.

On me disait régulièrement que rien n’était à jeter dans leur discographie, leur set m’a suffisamment convaincu pour avoir eu envie de me repencher sur leurs albums à mon retour, et je ne l’ai pas regretté ! Leur dernier album datant de 2015, il serait de bon ton de nous en recoller un dans les oreilles…

Dire qu’à la base, je ne suis resté sous la Temple que pour faire la queue ensuite à l’Altar pour me régaler sur Exhorder… Comme quoi !!

[Metalfreak]

Setlist Månegarm :

– Blodörn
– Tagen av daga
– Hordes of Hel
– Nattsjäl, drömsjäl
– Fimbultrollet
– I evig tid
– Odin owns ye all
– Hemfärd

 

136 – Accept

Bon… Autant Metalfreak est allé shooter tous les groupes estampillés Thrash possibles et présents au long du fest (Crisix, Exumer, Exhorder, Savage Messiah…), autant Accept, c’est Accept !

Bloodybarbie la groupie vous en parlerait mieux que moi mais c’est un éventail de tubes du Heavy Metal allemand d’un groupe à voir au moins une fois. Même si je ne suis pas fan de chez fan, le peu du concert que j’aie vu sortait les tubes comme « Metal Heart » (que j’ai découvert grâce à une reprise super glauque par Dimmu Borgir d’ailleurs, le cercle se referme pour moi à ce Hellfest), avec un final sur « Balls to the Wall » devant un public acquis et conquis – faut dire qu’Accept étant de la même période que Maiden qui jouera le soir, logique d’y trouver quelques corrélatifs de période et de style, donc de public commun et ce malgré la foultitude de Tshirt Maiden et la pénurie de ceux au logo d’Accept.

Udo Dirkschneider a la voix qui penche de plus en plus vers le timbre de celle de Brian Johnson (feu-AC/DC) : Chris Slade, si tu lis ces lignes, j’dis ça, j’dis rien…

[WvG]

Setlist :

– Die by the Sword
– Pandemic
– Restless and wild
– Princess of the Dawn
– Fast as a Shark
– Metal Heart
– Teutonic Terror
– Balls to the Wall

 

137 – Exhorder

S’il est des reformations qui font plaisir, celle d’Exhorder l’an dernier est un pur ravissement : en deux albums d’un pur Thrash Metal, les natifs de la Nouvelle Orléans se sont forgés un statut culte avec deux albums du même tonneau, Slaughter in the Vatican (1990) et The Law (1992). Le guitariste Vinnie LaBella et le chanteur Kyle Thomas (également dans Trouble, ex-Alabama Thunderpussy entre autres) sont les derniers membres originels et ont su recruter trois autres musiciens aux CV longs comme trois bras.

Bref, ce sont cinq musiciens aguerris qui ont enchaîné les titres des deux albums, inégalement répartis mais privilégiant une certaine efficacité : ainsi les « Death in Vain », « Homicide », « Legions of Death », « Slaughter in the Vatican » et « Desecrator » du premier ont rivalisé de férocité et de maîtrise avec les « Unforgiven », « The Law » et « (Cadence of) The Dirge » du deuxième.

Entre Demolition Hammer, Exumer et Exhorder, mon petit cœur de thrasher n’a jamais su dire « je t’aime » mais, là, les groupes de Thrash, j’vous aime quand même !!! Est-ce bien Clerc ?

[Metalfreak]

Setlist :

– Death in vain
– Homicide
– Unforgiven
– Legions of Death
– The Law
– (Cadence of) The Dirge
– Slaughter in the Vatican
– Desecrator

 

138 – Zeal and Ardor

De base, j’ai vraiment du mal avec leur musique que tout le monde trouve géniale. Ensuite, prise par la curiosité (et l’appareil photo), je me dirige vers le premier rang. Déjà, le début de concert, avant la moindre note, était glaciale : des musiciens sous forme de statues, ils ne bougeaient pas, aucune émotion. Vient ensuite les premières notes, et c’est la bassiste qui commence… et putain de merde (excusez mon langage mais je n’ai pas trouvé mieux pour m’exprimer), ça m’a transpercé les boyaux, l’estomac, le cœur, j’avais envie de dégueuler mais surtout de TUER la bassiste (ou lui casser sa basse). Depuis cette minute traumatisante, j’ai pris la fuite, j’ai maudit ce groupe et je les ai haïs jusqu’à la fin de mes jours.

[BB]

Je résumerai ce que j’ai entendu de Zeal and Ardor en ces quelques mots : « NON MAIS C’EST QUOI CETTE BASSE DE BÂTARDS ??? » Oui, il faut que je le dise/écrive très fort tant je n’ai même pas voulu jeter – et ne pas récupérer – mon oreille sous la tente, attenante au VIP dans lequel tout le monde s’est bouché les oreilles au vrombissement subfréquencé de celle-ci… Infâme. Pire que le soundcheck d’Avenged Sevenfold en 2008 (cf. LR d’Avenged Sevenfold, deuxième jour du Hellfest donc deuxième partie de notre live report, si vous n’aviez pas compris la subtile allusion à mon « allez le lire également » [PS : genre ici]).

Pour citer un de leurs morceaux : « don’t you dare »… mais alors faut pas, en effet, sauf si on a perdu toute faculté auditive auparavant et qu’on n’a plus rien à perdre à part son slip qui tomberait sur les chevilles à cause des vibrations ignobles – non, ce n’est pas une contrepèterie, cherchez pas…

[WvG]

Setlist :

– Sacrilegium I
– In Ashes
– Servants
– Row row
– Gravedigger’s Chant
– Blood in the River
– Come on down
– Don’t you dare

 

139 – Arch Enemy

Ahhhh la la… Pourquoi a-t-il fallu que la morale catholique fasse de moi l’homme d’une seule femme, l’ombre d’une seule main, l’ombre d’une seule chienne… ? Ne me quittez, non, ne me quittez pas : il faut oublier, tout peut s’oublier… La preuve, j’en avais déjà oublié Angela Gossow et Simone Simmons en leur statut de déesses du Metal – enfin selon mes gouts personnels qui ne se discutent de toute façon pas –, déchues pour Alyssa… Et c’est pourtant dur de me faire renoncer à « Ordres » et « Beauté », sauf si cet abandon de soi pour elle mène aux « Luxe, Calme et Volupté » tant désirés.

Alors parlons du concert, ou du moins laissons parler vox populi avec qui je suis d’accord tant que mon avis est unanime avec moi-même… C’est Subjectivité et Objectivité qui discutent. Subjectivité dit : « Ce concert était parfait ! » et Objectivité de répondre : « Pareil ! » alors que pourtant on sait que cette dernière, toute sale conne puisse-t-elle être, prend un malin plaisir à contredire pour pourrir le nôtre, de plaisir… juste comme ça, par provocation… Toujours est-il qu’Objectivité et Subjectivité vont devoir se tenir par la main pour entrer et se sauter dessus dans le pit car Arch Enemy a exécuté un set parfait et se confirme une fois encore comme valeur sure de la scène metal, muni de plus d’un atout de choc et de charme en la personne de leur frontwoman à la crinière blonde-bleue et bouclée pour l’occasion…

En résumé : les tubes du groupes sans les fioritures coutumières des lives indoor : exent les soli à rallonge, ça tabasse pendant une heure sous les harangue de la belle, québécoise et francophone pour l’occasion. Une setlist efficace allant piocher de Wages of Sin à leur dernier album Will to Power, que je n’apprécie pas franchement surtout enchainé à War eternal qui, s’il n’est pas considéré comme leur meilleur et indétrônable Doomsday Machine, contient un potentiel d’efficacité des titres phares en live qui se confirme… Enfin jamais autant que de clôturer en hurlant à tue-tête « We are one ! Nemesis » tant ce titre est un chef-d’œuvre d’efficacité tubesque toute metal – et extrait de Doomsday Machine, y a pas de hasard -, tout en sortant de scène sur l’instrumental « Enter the Machine » – du même album, encore une fois.

[WvG]

Setlist :

– The World is yours
– War eternal
– My Apocalypse
– The Race
– You will know my Name
– The Eagle flies alone
– First Day in Hell
– As the Pages burn
– We will rise
– Nemesis

 

140 – Batushka

Batushka faisait partie des curiosités que je voulais voir : si on m’avait dit que j’allais me prendre cinquante minutes d’une procession à l’ambiance telle que je suis resté fasciné tout le temps du set, je ne l’aurais pas cru !

Jamais une messe remplie de tant de solennité ne m’aura autant transcendé : je me suis retrouvé pris dans cet univers mystico-occulte à l’ambiance très byzantine, avec ces chœurs très grégoriens et cette combinaison avec un Black Metal très cru.

Un des sets à mon sens le plus curieux de ce dimanche… Hep, hep ! La messe, d’habitude, ce n’est pas à 10h ?

[Metalfreak]

Setlist :

– Intro
– Yekteniya I: Ochishcheniye
– Yekteniya II: Blagosloveniye
– Yekteniya III: Premudrost’
– Yekteniya IV: Milost’
– Yekteniya V: Svyatyy Vkhod
– Yekteniya VI: Upovane
– Yekteniya VII: Istina
– Yekteniya VIII: Spaseniye

 

142 – Megadeth

Deux fois que je vois Megadeth (la précédente était avec le Big4 au Sonisphere 2011), deux fois que le set démarre en retard, avec un Mustaine qui tire la gueule en marmonnant derrière son micro… mais plus bas en tonalité que d’habitude : entendre « Hangar 18 » en Ré, ça fait bizarre… Alors je sais pas si ça s’est pris la tête pendant la conférence de presse de l’après-midi – j’y étais pas (et j’évoquerai quand même ce sujet dans ma rubrique « Je ne sais rien mais je dirai tout » dans les « off » du Hellfest, ici donc [ces gens sans vergogne qui se font de l’auto-promo pour leurs articles, j’vous jure… Quelle indignité !] – mais auquel cas, la pokerface est de circonstance ! Qu’en penserait Kiko ? « Lol » ? (oui, y a des calembours – de geek – que j’ai du mal à assumer mais qu’il faut que je fasse…)

Le reste de la première moitié de set étant insipide, j’ai déserté pour aller me recaféiner et me renicotiner… Tant pis, j’ai raté la dédicace à Vinnie (voir des tas de LR précédents si vous en savez toujours pas qui c’est 😉 ) sur « My last Words », « Holy Wars » ou encore LE titre à jouer en France pour se garantir sa sympathie (« A tout le monde »), la mienne s’étant déjà barrée en le voyant grommeler et tirer la gueule une fois encore…

[WvG]

Setlist :

– Rattlehead
– Hangar 18
– The Conjuring
– My last Words
– Take no Prisoners
– Symphony of Destruction (avec Michael Amott)
– Dystopia
– A tout le monde
– Peace Sells
– Holy Wars… The Punishment due

 

144 – Baroness

Je ne le sentais pas, le show d’un Megadeth qui était déjà passé ici même il y a deux ans.

Déjà en 2016, l’idée de les voir était sympathique mais le résultat n’avait pas été excessivement transcendant. Visiblement, des retours que j’ai eus, je n’ai rien loupé. Bloodybarbie ayant opté pour Amorphis, je me suis rabattu sur Baroness et je ne l’ai regretté à aucun moment.

Déjà, le groupe se retrouve privé de batteur la veille… Dur, dur de se retourner : le pari était osé de ne pas annuler et de réadapter leur set en un concert acoustique des plus convaincants, avec un public qui les a suivis et soutenus dans leur démarche jusqu’à en créer une complicité avec des artistes visiblement heureux d’être là.

Un set impeccable qui s’est conclu sur un tonnerre d’applaudissement de la part d’un public aussi conquis que touché par leur mésaventure de quasi-dernière minute. Purée, j’ai vraiment bien fait de ne pas aller sur la Mainstage… Vraiment ! Belle communion entre des artistes et un public pour un moment de partage émotionnellement riche…

[Metalfreak]

Setlist :

– Foolsong
– March to the Sea
– Green Theme
– Cocainium
– Little Things
– If I have to wake up (Would you stop the Rain?)
– Chlorine & Wine
– Board up the House
– Try to disappear
– Shock me
– Eula

 

145 – Alice in Chains

Le temps d’aller chercher de la victuaille sans passer trois heures à jouer des coudes pour ne pas me faire doubler par une bande de connards irrespectueux et égoïstes, les égoïstes étant simplement des gens qui ne pensent pas à moi (!) – mais je vous reparlerai de l’attitude festivalières dans mes « off » du « Hellfest : le off » [ici en gros mais je ne voudrais pas vous forcer la main pour aller le compulser, ça serait abuser…] –, me faisant rater une partie du set d’Alice in Chains de facto, je finis par rentrer bredouille (ou plutôt « brocouille » comme on dit dans le Bouchonnois) vers l’espace VIP me prendre un burger (ça aussi, j’en reparlerai, de la bouffe dans mon hors-série « La gastronomie festivalière, vos amis vegans n’en croiront ni leurs yeux ni leur estomac », voire lien ci-dessus et plusieurs fois indiqué), n’entendant et voyant que les derniers morceaux sur les écrans du bar.

Mais je pense n’avoir pas raté grand-chose, hélas… Un Lane Staley vous manque et le groupe est dépeuplé… surtout quand le groupe mise sa trademark sur de perpétuels duos vocaux harmonisés… Pas mal de titres de Dirt et de leur album éponyme (celui avec le chien amputé d’une patte) devaient sonner aussi vides que le petit cœur de Metal des festivaliers et du groupe qui dédiera « Nutshell » à Vinnie Paul (bon, lisez les autres LR si vous avez encore des doutes sur le maitre-batteur dont je parle). La fin sur « Rooster » semblait donc bien creuse également malgré les efforts des musiciens pour rendre le morceau agréable sans cette présence vitale.

Parait qu’ils sortiront bientôt un album après cinq ans de désert… Je suis cependant curieux de l’entendre…

[WvG]

Setlist :

– Bleed the Freak
– Check my Brain
– Again
– Them Bones
– Dam that River
– Nutshell
– No Excuses
– Hollow
– We die young
– Man in the Box
– The One you know
– Would?
– Rooster

 

146 – Septicflesh

Très peu vu sur le fest car déjà vus en concert sur leur tournée avec Aborted et Kataklysm, je suis néanmoins passé le temps d’un morceau durant lequel ça jouait bien, devant un public attentif. Pas trop d’inquiétude pour une des valeurs sures. J’ai même trouvé le son meilleur qu’en salle.

[WvG]

Setlist :

– Portrait of a headless Man
– The Vampire from Nazareth
– Martyr
– Prototype
– Pyramid God
– Enemy of Truth
– Communion
– Persepolis
– Anubis
– Dark Art

 

148 – Iron Maiden

Plus la soirée passait, plus ça devenait compliqué d’accéder à la Mainstage. Iron Maiden, ça attire encore tout le monde, toutes générations confondues. Autant dire que, comme il y a quatre ans (décidément, ils ne viennent au Hellfest que lors des Coupes du Monde de football), essayer de tenter d’approcher de la scène où Iron Maiden joue moins de quatre heures avant leur montée sur scène relève de la mission impossible.

Heureusement, quand on a accès au VIP, les gros concerts des Mainstage sont retransmis sur écran géant. Et je peux dire que j’en ai vus, des concerts d’Iron Maiden : en vrai, en DVD, en VHS, en rêve… Mais celui là les relègue tous au rang de bal champêtre. Inoubliable !

[Metalfreak]

Durant ma courte existence d’être vivant, j’aurai eu l’occasion de voir deux fois Iron Maiden en live : une fois le 1er juillet 2008 à Bercy (cf. LR d’Avenged Sevenfold, au lien déjà intégré un peu plus haut, relisez bien), où j’ai chialé comme un gosse en entonnant tous les morceaux de cette tournée World Slavery Tour, et une seconde fois lors de ce 24 juin du Hellfest 2018… où j’ai également chialé comme un gosse aux premières notes de « Hallowed be Thy Name ». Et ce passage à Clisson qui entrait dans le cadre de leur tournée Legacy of the Beast avait tout pour retourner le public entier, même ceux qui ne seraient pas fans – et ils étaient franchement minoritaires tant l’espace public était rempli et les T-shirts arborant a minima un logo du groupe pullulaient.

Pourquoi ne fallait-il pas rater cette date – ni même une occasion de passer y assister sur la tournée ? Pour toutes les raisons du monde qui font de Maiden un groupe emblématique qui restera ad vitam aeternam dans l’Histoire du Heavy Metal. Et également parce que je suis certain que même Manowar qui sera TA sur la prochaine édition – oui, je spoile mais de toute façon le guichet de préventes annonçait déjà un sold out – ne pourra pas faire aussi grand et aussi beau. Certainement plus fort mais moins classieux. Car le terme « classieux » correspond totalement à la démesure de ce concert !

En plus de s’en prendre plein les oreilles, ce qui nous fait pardonner les petites imperfections, au-delà de la tolérance liée au vieillissement des membres du groupe – Nico McBrain affichait quand même ses soixante-six piges au compteur [six cents ans de plus et ils rendaient un auto-hommage à leur troisième album]… et se faisait afficher également par Bruce Dickinson qui annonce au public, en VF s’il vous plait : « Soixante-six ans… un miracle ! » –, c’est ce qu’on prend dans les yeux dans ce show gargantuesque. Car quitte à parler de compteur, autant évoquer d’entrée celui du bombardier qui apparait sur l’ouverture du set par « Aces High »… Non, pas une projection sur fond d’écrans, un bombardier king size qui tourne ses hélices au dessus du groupe. Je n’omets pas le reste décorum, XXL également et, encore plus balaise, qui change sur quasi chaque morceau, tous ou quasi étant scénographiés tant par le décor que les tenues et le jeu de scène de Dickinson. Et le pire, c’est que même si quelque chose venait à déconner pendant la prestation et les changements de fonds, un roadie apparaitrait grimé dans la tenue adéquate au morceau ou à la thématique abordés, ce qui a été le cas en début de set avec l’un d’eux qui vient brièvement bidouiller un truc en tenue de sergent instructeur. Tout le spectacle était évidemment filmé, et certainement par un autre réalisateur que ceux officiels du Hellfest, et donc d’ARTE qui retransmettait les lives sur sa chaine, réalisateur qui savait déjà chacun des plans à diffuser sur les écrans (vu la foule, tout le monde ne pouvait pas apercevoir la scène), tant ceux sur cadrés sur l’espace scénique en fonction des divers intervenants que ceux sur les décors du Hellfest, apocalyptiques et donc de bon aloi lors de la thématique « cathédrale » de la setlist pour ouvrir « Revelations », « The Number of the Beast » et « Sign of the Cross ». Ce qui est d’ailleurs en lien avec mon émerveillement total, c’est qu’autant je n’aime pas du tout « Sign of the Cross » ou encore « Clansman » sur album, autant ils prenaient une dimension toute autre sur CETTE scène dans CETTE présentation théâtralisée.

Évidemment et inévitablement, qui dit théâtralisation d’un morceau joué en live dit Maiden, par la voix de son frontman-showman qui au-delà même de ses habitudes de mettre le feu, le fera avec des lance-flammes au bout de chaque bras sur « Flight of Icarus » – bah oui, pourquoi seul Rammstein aurait le droit de jouer avec le feu ? – en grand enfant qui joue avec les allumettes alors que c’est interdit. Car oui, le Dickinson est joueur et est resté un grand enfant, tant dans son partage avec le public, totalement en français quand d’autres groupes non-francophones se sont à peine autorisés un petit « bonjour » ou « merci » (même Alyssa White Glusz, québécoise francophone, n’a pas autant échangé en français avec le public) que dans son attitude de sale gosse envoyant des piques à Nico et lui baissant son futal en toute fin de concert de manière impromptue, agrémenté d’un pied de nez, ce qui poussera ce dernier à en faire de même volontairement et payer son cul au public. Grands enfants mais bon enfant.

J’aurais tellement de choses à dire que je remplirais des pages et des pages à détailler, de la joute à l’épée entre Dickinson et un Eddie géant sur « The Trooper » à l’apparition masquée et grimée avec une lanterne verte du frontman sur « Fear of the Dark », voire des barreaux derrière lesquels il chante avec une gigantesque corde de pendu qui se balance derrière lui sur « Hallowed be Thy Name », et vais essayer de m’arrêter de suite avant d’entrer dans la pléthore de compliments de groupie de la première heure – quoi, vous n’aviez pas remarqué ? – et n’aurait qu’un seul regret – mais c’est probablement un ressenti – : cette impression que Jannick Gers semblait un peu isolé du reste du groupe. Peut-être que la sortie de scène sur le thème de fin de La vie de Bryan des Monthy Pythons lui était destiné…

Quoiqu’il en soit… S’il y avait un concert à voir dans une vie, c’était celui-là : un instant unique et magique – pour des tonnes de raisons personnelles mais j’imagine que chaque membre de l’assistance aura les siennes et ce concert restera également gravé dans sa mémoire – qui fait que maintenant, je peux m’éteindre simultanément à ce fichier-texte avec le souvenir d’avoir vécu quelque chose de grand, de très grand. « Always look on the briiiight siiide of life… tidoup, tidouptidouptidoup ! »

[WvG]

Inutile de se répéter ou plagier, WvG a bien résumé ce fabuleux show !

Pour les revoir pour la deuxième fois dans ma vie en vrai (mais les lives, j’en ai vu des tonnes), je peux dire qu’ils ont mis le paquet. Mais encore plus que d’habitude du point de vue mise en scène. Un Bruce Dickinson qui a toujours vingt ans sur scène et une énergie débordante de tous les membres.

Un concert de Maiden c’est avant tout un spectacle qui se savoure pour la mise en scène qui est toujours aussi bien adapté au thème spécifique à chaque morceau et puis pour sa musique. Ce show était tout simplement ouf !

Longue vie à Maiden et aux fesses de Nico McBrain (putain, ce papy nous a montré ses fesses) !

[BB]

Setlist :

– Aces High
– Where Eagles Dare
– Two Minutes to midnight
– The Clansman
– The Trooper
– Revelations
– For the Greater Good of God
– The Wicker Man
– Sign of the Cross
– Flight of Icarus
– Fear of the Dark
– The Number of the Beast
– Iron Maiden

Rappel :

– The Evil that Men do
– Hallowed be Thy Name
– Run to the Hills

 

154 – Exodus

Entre la fatigue, les douleurs au dos et les jambes extrêmement lourdes après trois jours de « crapahutage » intensif, le manque de motivation d’aller voir un Marylin Manson qui décidément ne donne plus envie de se déplacer pour lui, je me suis résolu à me coller dans un coin pour m’écouter tranquillement le set d’Exodus, histoire de finir mon Hellfest sur une note de Thrash Metal de qualité.

Si ce set d’Exodus n’aura pas été le meilleur que j’aie vu, la setlist était juste énorme avec pas moins de cinq titres du cultissime premier album (« Deliver us to Evil », « And then they were none », « A Lesson in Violence », « Bonded by Blood » et le final apocalyptique avec « Strike of the Beast »)…

[Metalfreak]

Setlist :

– Funeral Hymn (partiellement)
– Blood in, Blood out
– Deliver us to Evil
– And then there were none
– Parasite
– A Lesson in Violence
– Blacklist
– Bonded by Blood
– The toxic Waltz
– Strike of the Beast

 

156 – Nightwish

Faut bien repartir à un moment – y a des gens qui bossent le lendemain – et donc faire une croix sur les derniers passages, donc pas de Nightwish pour cette fois-ci encore (ni de Manson, d’ailleurs, dont on me dira tant de bien du set… lol ironique) mais le temps de charger la voiture, j’entendais de loin leur set qui était assez fort et déboitait suffisamment pour que je distingue clairement « I wish I had an Angel » et « The End of all Hope »… Jusqu’à ce que Turbonegro entame le sien dans la finesse et la sobriété de volume – ironie – dans la WarZone et surpasse celui de Nightwish sans souci… Fin du Hellfest cuvée 2018 pour moi, retour à la vie civile.

[WvG]

Setlist :

– End of all Hope
– Wish I had an Angel
– 10th Man down
– Come cover me
– Gethsemane
– Élan
– Amaranth
– I want my Tears back
– Devil & the deep dark Ocean
– Nemo
– Slaying the Dreamer
– Ghost Love Score

 

Outro-conclusion-remerciements (pour les warriors qui ont tenu jusqu’ici, entre autres)

Vient le moment de conclure ce séjour et ce report, ainsi que celui des remerciements. Je tiens à préciser que c’était mon dépucelage de Hellfest (oui, il était temps…) et que si ma misanthropie n’a pas trop été mise à l’épreuve, mon agoraphobie était à un degré aussi élevé que la température ainsi que celle du soleil tapant qui a changé mon teint vampirique en celui d’une écrevisse en moins de deux heures malgré l’indice 50 UVA étalé sur ma peau d’albâtre. J’ajoute à ceci la difficulté de communication électronique qui rend un rendez-vous au sein du site quasi impossible sans envoyer un SMS quarante minutes auparavant, minimum, mais qu’y peut-on face à une telle concentration de posteurs et reposteurs qui vivent un live par Instagram ou What’s app en suçant non pas la moelle essentielle d’un concert mais davantage la bande passante ? « Si tu me cherches, c’est facile : je suis en noir et j’ai les cheveux longs ! » (Remarquez, les traditions se perdent…)

Si j’avoue avoir été déçu par beaucoup de groupes – mais peut-il en être autrement quand on en attend beaucoup ? – et même si je sais que je ne ferai certainement pas une autre édition parce que toute cette infrastructure de parc d’attractions pour metalleux, aussi magnifique soit-elle et digne de confiance au point de faire un sold out de préventes de la prochaine édition sans même avoir encore annoncé de groupe ou de TA (et en fin de soirée, les annonces laissaient pensif voire rêveur) suscitant toujours plus d’envies, de nombre d’entrées (et je suis très content qu’un festival français soit classé parmi les plus importants à l’échelle mondiale), s’est avérée bien trop gigantesque pour mes frêles épaules de gardien de phare, c’est une expérience à faire dans une vie. Aussi remercié-je Roger Weisser (Replica) de m’avoir accrédité pour l’occasion – même sous un autre nom, déjà tout autre que celui d’emprunt que j’utilise pour rédiger ces lignes :p – mais également Yves Campion (Metallian) pour les discussions matinales instructives et, enfin, Chris Metalfreak et Bloodybarbie (Soil Chronicles, pour les deux du fond qui n’auraient pas encore frit ou tout compris), chefs suprêmes et veloutés, pour m’avoir supporté pendant ces trois jours.

[WvG]

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