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Hellfest 2018 Jour 2

Le 3 août 2018 posté par Willhelm von Graffenberg

Live report : Willhelm von Graffenberg, Chris Metalfreak & Bloodybarbie

Retrouvez la galerie de Bloodybarbie ici et celle de Metalfreak ici

 

053 – Redemption

Un des atouts majeurs de ne pas dormir sur le site, dans le camping, c’est d’éviter les perpétuelles et inévitables sorties de phase gamma – de sommeil quand d’autres ont ceux, GT, bien trop présents dans ce qui leur reste de sang – par les intempestifs « APEROOOOO » à pas d’heure du matin et pas réglés comme des horloges… « J’suis trop vieux pour ces conneries » mais ça me permet de ronquer pendant quelques heures… Le désavantage, c’est que les heures sont courtes quand on sait qu’on va ramer à revenir sur le site du Hellfest après avoir garé la voiture à 3-4 bornes et fait le reste à pinces… Ce qui fait que j’ai raté la très grande majorité du concert de Redemption, victorieux élus du Voice of Hell. Ceci dit, voici les quelques mots que je puis sortir de ce que j’ai pu voir de leur fin de prestation.

Le metalleux est un rageux, mais le metalleux aime aussi les belles histoires. Bah oui, sinon pourquoi il s’extasierait devant des histoires dans lesquelles un dragon se fait baiser la gueule et une princesse se fait sauver à coups d’épée… Ou la même dans le désordre, je confonds toujours un peu selon les sous-genres de Metal. Toujours est-il que cette histoire de famille qu’est Redemption a pas mal fait rager tant les groupes déçus de leur défaite qu’une grande partie des observateurs, jugeant que ce concours est pipeauté et pistonné, les gagnants étant désignés par le HFKult, donc possibilité – assurée – de copinage… Eh oui, la « grande famille du Metal » n’est pas toujours d’accord et ça s’engueule souvent aux banquets, avec des sujets à ne pas aborder – désormais, hormis la politique la religion et la vie sexuelle des caribous, il a celui de l’élection de Redemption par le VoH. Sans concourir et en temps qu’observateur, j’avoue avoir fait parti des rageux, d’autant qu’on ne trouvait que peu d’infos sur le trio, constitué de papounet et des deux fistons. Mais de ce que j’en ai vu, je me dois d’être honnête, si leur musique ne déboite pas une nonne au sortir d’un sabbat malsain, leur Heavy-Thrash référencé Metallica – l’ado guitariste-chanteur qui joue sur une Explorer et arbore tant la tenue que les poses d’Hetfield ne laisse pas trop de doute à ce sujet – déboite quand même bien (et ce sans même l’intervention d’une nonne !) et est bien joué, avec deux gosses qui tiennent la route musicalement et jouent comme des grands ; avoir autant d’aplomb quand tu te retrouves sur une Mainstage devant des milliers de personnes n’est pas donné à tous et, rien que pour ça, le groupe mérite d’être salué.

[Willhelm von Graffenberg]

 

055 – Black Rainbows

Samedi 23 juin 2018 : deuxième jour, les jambes sont très lourdes, le dos en vrac, et très peu dormi. On s’en fout, on est là pour en louper le moins possible… Le petit déjeuner gargantuesque terminé, on rejoint le site : il était hors de question de louper le groupe qui me fait triper album après album, les Italiens de Black Rainbows.

Quand en six albums, dont les trois derniers chroniqués par mes soins, on arrive à sortir autant de chef d’œuvres de Stoner Metal psychédélique, il est difficile de faire l’impasse, même pour une grasse matinée, aussi crevés soit-on.

En concert, le trio prend encore une autre dimension : on n’ose imaginer la claque que l’on prendrait dans une salle plus intimiste, le côté impersonnel d’un tel endroit étant trop grand. Un set bourré d’énergie positive, de sonorités enfumées et fuzzy à souhait, sur des rythmiques hypnotiques : Black Rainbows a rendu une copie live aussi parfaite que ses albums, ce qui n’est pas peu dire…

[Chris Metalfreak]

 

057 – Pensées nocturnes

Pour aller de la Valley à la Mainstage, on doit passer devant la Temple pour le chemin le plus court.
Comme Black Bomb A faisait partie des groupes que je ne comptais pas louper, et qu’ils jouaient dans la troisième série, la curiosité de découvrir Pensées nocturnes était d’autant plus forte que notre Arno de chroniqueur en avait dit beaucoup de bien pour la réédition de leur album Grotesque de 2010 ressorti en vinyle en mai dernier – oui, oui, je lis les chroniques de ma team.

A la base, je ne comptais que shooter le titre auquel on a droit et aller faire la queue au pit photo de la Mainstage, je suis resté fasciné par l’univers burlesque et grandiloquent des Parisiens. Oui, ceci est de la musique, bien foutue et suffisamment bien composée pour être prenante du début à la fin. Malgré tout, je ne suis pas resté jusqu’au bout, l’appel de la bombe A noire étant trop fort.

[Metalfreak]

N’attendant rien de particulier de la matinée avant Eskimo Callboy, je suis malgré tout passé par la Temple par curiosité, après avoir lu le report d’Arno – oui, également, on se lit entre nous… attention : on se lit mais on ne se lie pas forcément – sur Pensées nocturnes. Très clairement pas ma came mais le chanteur qui alterne growl et voix larmoyante à la Igorrr… et qui débarque sur scène avec du corpse paint, une redingote et… un trombone à coulisse (oui, oui, vous lisez bien) a quelque chose de burlesque, avant même de paraitre « grotesque » pour citer le titre de leur album. Je me ferais très mauvais juge de fond vu que je connais très peu et n’apprécie pas plus que ça, donc je laisse les experts expertiser la valeur de leur set.

[WvG]

Setlist :

– L’androgyne
– …

 

059 – Black Bomb A

Je l’ai toujours dit et répété, le Hardcore n’a jamais vraiment été ma came. C’est la raison pour laquelle on ne me voit que très peu à la Warzone, par ailleurs, malgré une qualité des groupes présents pour le moins intéressants… Mais il faut reconnaitre que l’accès à cette scène est tel que je me suis vu plusieurs fois renoncer à y aller, malgré des Madball, Cro-Mags, Les Shériff, Bad Religion ou Backyard Babies qui m’auraient bien branché. Alors l’idée de m’exploser les tympans sur ce qui a été une des plus grosses baffes du Sylak 2017 ne faisait que me rendre aussi excité qu’un acarien au salon de la moquette – oui, je tenais à la ressortir, celle là.

Et bon sang, dès les premiers riffs de « Double », on sentait qu’on allait prendre une déflagration sonore que peu de groupes arrivent à nous envoyer. Black Bomb A n’a plus grand-chose à prouver sur scène, leur réputation de tueurs n’est pas surfaite, loin de là ! Et les explosions s’enchaînent : « Double », « Born to die », « The Point of no Return », un nouveau titre « Wake up » (avait-on besoin de réveiller un public déjà bien bouillant qui enchaînait slams et pogos ?), « Police stopped da Way », « Mary » et « Make your Choice » ont été au menu de trente trop courtes minutes, avec comme point fort l’apparition de Julien Truchan (Benighted) sur un des titres !

Le soleil assommait le public, Black Bomb A n’a fait que l’achever…

[Metalfreak]

La Mainstage 2 a été bien remuée par le dynamisme et le gros son de Black Bomb A qui ouvrait cette journée placée sous le signe de la finesse sonore – non, j’abuse… quoique pas trop en fait si l’on jette un œil sur le running order de ce samedi plutôt axé lourdeur sur les mainstages. Je dois dire que, même si la musique du groupe n’est pas ma tasse de café (et c’est pas faute d’en écumer quelques unes, des tasses), la prestation était non seulement bonne mais aussi efficace.
J’ai par ailleurs été surpris de découvrir que le batteur de cette date n’était autre qu’Hervé Coquerel de Loudblast… et qui officie dans le groupe depuis 2001 (c’est dire si je suis vraiment le groupe) mais vu que les groupes se prêtent mutuellement leurs zicos (comme Jacou, le bassiste de Black Bomb A, qui jouait avec Loudblast aux derniers Arts bourrins)… Un bon moment qui introduit bien cette journée rebondissante à plus d’un titre – une centaine en fait si l’on cumule chaque setlist des groupes remuants du jour.

[WvG]

Setlist :

– Double
– Born to die
– The Point of no Return
– Wake op
– Police stopped da Way
– Mary
– Make your Choice

 

060 – Bloodshot Dawn

Il y avait du Death mélo que je ne connais pas en même temps que Monolord alors, forcément, la curiosité de découvrir une nouvelle sensation Death mélo pèse plus lourd que le stoner de Monolord. Je m’en vais donc jeter une oreille et là je fus scotchée et emportée par cette superbe prestation de ces anglais méconnus au bataillon. Leur jeu de guitares est tout simplement sublime et digne de guitar heroes. Le chanteur ne manque pas de dédier “DNA Reacquisition” (issus de leur dernier album sorti en début d’année), ce titre instrumental inoubliable au défunt Vinnie Paul, disparu ce jour-là. Brutalité s’associe à subtilité et les circles pit fusent ! Superbe découverte !

[Bloodybarbie]

 

061 – Monolord

J’ai vraiment eu une histoire difficile avec le Stoner/Doom des suédois Monolord : j’avais adoré les deux premières fois où je les ai vus et je les ai haïs de tout mon cœur cette année en première partie de Zakk Wylde en mars 2018 au Bataclan. C’était l’horreur : trente minutes à jouer exactement le même riff en boucle (ou le même morceau qui contient le même riff), je ne m’étais jamais autant ennuyée dans un concert de ma vie. Alors me demander d’aller les revoir au Hellfest ça aurait été de trop, mais je suis passée les shooter vite fait et, à ma grande surprise, c’était tellement agréable et pas monotone, lourd, lent et puissant… bref, cette setlist était si bonne que j’allais presque effacé le 8 mars de mes souvenirs… Mais je ne l’oublierai pas si facilement, il en faudrait beaucoup plus pour se rattraper !

[BB]

Setlist :

– ?
– Rust
– Empress Rising
– …

 

 

062 – 063 – Savage Messiah et Hantaoma

J’ai oscillé entre les deux, découvrant un Thrash efficace sur le premier et ne découvrant rien du BM occitan des seconds, Hantaoma étant le side project électrique de Stille Volk (avec évidemment des références à ce dernier). L’un comme l’autre, au demeurant plaisants, n’ont pas beaucoup retenu mon attention mais, à leur décharge, j’étais pas mal occupé.

[WvG]

 

Savage Messiah :

Tant qu’à faire, quitte à aller s’insoler sur la Mainstage, autant se faire quelques titres des thrashers anglais de Savage Messiah. Les shooter depuis le public sur le premier titre (« Blood red Road » me semble-t-il) puis du pit photo sur le deuxième (« Scavengers of Mercy ») a permis de voir un groupe en pleine forme, courant partout, notamment sur la plateforme, enchaînant des riffs acérés magnifiés sur des vocaux solides.

Bref, Savage Messiah nous a délivré une prestation plus que correcte, mais l’envie d’aller jeter une oreille curieuse sur Hantaoma était assez forte… Je retournais donc sous la Temple, histoire aussi d’aller chercher un coin d’ombre, les joies de l’oubli de la crème solaire…

 

Hantaoma :

Définitivement, le Folk Metal n’est pas ma came, mais alors pas du tout. Si je n’ai rien à reprocher à la qualité de ce que j’ai entendu, j’ai quand même regretté d’avoir mis de côté Savage Messiah pour m’écouter le groupe occitan. Je n’étais déjà pas fan de Stille Volk à la base – deux des membres de Hantaoma en font partie –, je passe donc mon tour pour celui-là…

J’ai voulu voir, j’ai vu… Mais pour le coup, on parlera de gouts personnels plutôt que de qualité artistique d’un groupe qui, au vu de l’accueil réservé par le public, jouit d’une belle crédibilité.

[Metalfreak]

Même si je les avais vus au Cernunnos (et d’ailleurs excellente découverte), la petite dose folk du jour obligatoire impose le détour. Moi qui voulais faire moit’ moit’ avec Savage Messiah que je voulais voir aussi, je me suis retrouvée scotchée devant Hantaoma du début à la fin sans sentir le temps passer ni l’envie d’aller voir ailleurs. Le son était bien meilleur qu’au Cernunnos (où c’était déjà pas mal) et la prestation plus magique et accrochante. On dirait qu’ils se sont mieux rodés pour les concerts (après… se préparer pour le Hellfest ou pour le Cernunnos, ce n’est clairement pas la même pression et motivation j’imagine). Hantaoma c’est avant tout du bon Folk Metal médiéval mais aussi le projet parallèle de Stille Volk, qui offre un univers différent de ce dernier, avec des textes en Gascon, une atmosphère instrumentale plus posée avec des instruments traditionnels (comme dans Stille Volk, d’ailleurs) mais avec un chant allant du Black agressif au Folk aérien.

Hantaoma est définitivement un projet qui mérite qu’on s’y intéresse et le suive !

[BB]

Setlist Savage Messiah :

– Blood red Road
– Scavengers of Mercy
– Hands of Fate
– Minority of One
– …

 

065 – Eskimo Callboy

Avant même d’approcher la mainstage je voyais de loin un bordel pas possible sur la scène, des allemands surexcités complètement WTF, qui balancent un mix de -core excentrique, qui sautent partout, et qui ont rendu le public aussi surexcité qu’eux. Et ça, c’est un groupe qui sait faire bouger le monde (même si je ne me lèverais pas le soir pour écouter leur musique).

[BB]

Il y aurait tant de vannes et de blagues sales tournant autour de l’amour buccal à faire sur le nom de ce sextette – oui, ça se dit, et c’est même pas une cochonceté qui pourrait étayer mon propos précédent – allemand qu’afin de tomber dans le calembour trop facile, je dirais que leur prestation orale a été à la fois rafraichissante et revigorante – et bim, vous vous y attendiez pas, à celle-là, hein ? Le soleil étant déjà à son zénith, la foule se surexcite non pas aux seins de bakélite qui s’agitent mais aux invectives des deux frontmen du groupe et leur musique qui invite à jumper, mélangeant Metalcore et Electro-pop rigolote. Et les teutons qui pointent… leur nez sur la scène de la Mainstage 1 sont franchement content d’y être et ne se privent pas de le dire, le rappeler et en faire profiter le public assez nombreux déjà pour en profiter.

L’idée était franchement bonne de placer ce groupe sur ce créneau et dans ces conditions, leur musique au demeurant festive a réveillé les dernières têtes dans le cul de la veille, encore avinées (ou « abiérées » si tant est que le terme existât), et mis la pêche – à garder en toute circonstance – pour le reste de la journée.

[WvG]

Setlist :

– The Scene
– My own Summer
– Back in the Bizz
– Shallows
– VIP
– Is anyone up?
– Crystals
– Best Day
– MC Thunder

 

066 – Demilich

De toute la journée, aucun des groupes présents aux Mainstage ne me faisait vibrer… Bloodybarbie et Willhelm von Graffenberg les appréciant beaucoup plus, on n’allait pas se bagarrer pour faire nos propres running orders.

C’est donc avec plaisir que je me laissais transporter par les riffs des cultissimes Finlandais de Demilich, dont l’unique album Nespithe, datant déjà de 1993, reste une référence en matière de Death Metal technique et avant-gardiste.

Barrés, précis, techniques, rapides, agressifs… tout y était ! Quarante minutes de pur régal.

[Metalfreak]

Setlist :

– And the slimy flying Creatures reproduce in your Brains
– …

 

067 – Jessica 93

Depuis le temps que j’entends prononcer le nom de ce duo de la bouche d’amis aux goûts bizarres et différents des miens, la curiosité m’a poussée à la découverte. Le concert de ce duo basse & chant-batterie commence par “On s’appelle Jessica neuf-trois et on vient du sept-cinq !” Après le premier morceau, je me dis : “qu’est-ce que ce groupe fout sous la Valley ???” ; après le deuxième morceau, je me dis : “qu’est-ce qu’ils foutent au Hellfest ???”… Une espèce de New Wave/Grunge bizarre, qui a peut-être une (ou des) queue(s) mais pas de tête. Au bout du troisième morceau, je déconnecte complètement et à la fin je me barre vite, laissant ma place à ceux qui en raffolaient (ils avaient leur public qui avait l’air d’être à fond).

Après, il faut bien des groupes hors sujet au Hellfest, il y en a pour tous les goûts, même les plus mauvais !

[BB]

Setlist :

– Asylum
– R.I.P. in Peace
– Karmic Debt
– Uncertain to Me
– Bed Bugs
– Anti Cafard 2000

 

068 – L7

Puisqu’on parlait dernièrement de scène vieillissante et de légendes qui doivent mourir pour le devenir avant de dépérir et tomber dans l’aigreur, parlons du show impersonnel des L7, girlband punk-rock californien des années mi-80’s.

« Punk is not dead… it’s just getting old » Si l’on excepte le fait que les morceaux soient répétitifs – mais bon, c’est du punk –, on se demande également si ce quatuor de nanas… pardon, ce TRIO (oui, la batteuse a certainement dû changer de sexe… il est bien loin le temps du « riot grrrl ») de nanas n’aurait pas dû laisser persister la légende hargneuse et girl power féministe en cessant sa carrière avant de montrer qu’elles se font chier sur scène. La seule qui semble encore s’éclater un peu et donner de l’énergie reste Jennifer Finch, la bassiste, qui a conservé son charme tout en étant cinquantenaire mais également son énergie de lionne pour bouger et headbanguer.

[WvG]

J’ai deux aveux à vous faire : elles ne sont pas sept et ni jeunes. [NdWvG : Traaaah… BB, c’est pour un jeu de mots… « L7 » = « Hell’s Heaven » 😉 ] Elles existent depuis 85, beaucoup n’ont jamais entendu parler d’elles et c’est normal car ce n’est vraiment pas terrible comme rock (je plaisante un peu) mais j’ai vu mieux de la part d’un groupe de rock féminin (par exemple les Crucified Barbara). Déjà l’aberration fait que les L7 ont un batteur et non pas une batteuse, et pourtant je doute que les américains soient en pénurie de batteuse. Malgré la banalité de leur Rock et contrairement à Joann Jett, les mamies sont radieuses, ont l’air de s’éclater sur scène et tentent des interactions et des blagues avec le public, c’est quand même la base du rock !

On sentait bien que ce n’est pas la première fois qu’elles mettaient les pieds au Hellfest et d’ailleurs la précédente fois date de 2015. Ce n’est clairement pas le concert qui restera gravé dans ma mémoire.

[BB]

 

069 – Misþyrming

Et les réjouissances ne s’arrêtaient pas là : Misþyrming (ou « Misthyrming » pour les plus feignants), avec son nom qui s’écrit comme il s’éternue, m’aura bien pris la tête toute la journée.

Le Black Metal des Islandais m’a tellement séduit qu’ils m’ont obligé à faire plusieurs fois l’aller-retour au Metal Market afin de trouver leur unique album, Söngvar elds og óreiðu (bordel, ce que je bénis l’inventeur du copier-coller). Quête restée vaine mais cet album fait partie de mes priorités d’achats tant ce groupe parcourant les univers des Deathspell Omega, Altar of Plagues ou autres Mgla est séduisant au possible.

J’ignore ce qu’ils mettent dans le skyr, mais vu la qualité des groupes Islandais (Sólstafir, Carpe Noctem, Skálmöld, Potentiam…), il serait de bon ton de l’exporter par chez nous… Belle découverte !

[Metalfreak]

 

071 – Rise of the NorthStar

J’avoue avoir été étonnamment surpris par ce groupe que je croyais ricain et non français. Pourtant, tout semblait indiqué l’américanitude du combo tant dans le riffing que le gros son, le fond HxC étayé par des tenues typées streetcode mélangées à la culture du Soleil levant. C’est en entendant le timbre de voix du chanteur pendant ses envois au public que j’ai commencé à douter (soit il articulait mal, soit le mix du micro était trop mal foutu pour que je ne comprenne goutte à l’une de mes langues natales), une invective suivante me confirmant leur francophonie.

Les amateurs de gros son ont une fois encore été servis par ce concert et s’en sont donnés à cœur joie dans de larges pogos.

[WvG]

Parmi les groupes hardcore que j’apprécie surtout en live c’est bien RotNS qui de fait dans la qualité avec leur Hardcore et leur jeu scénique et décors de style japonais (Kimono et masques de samouraï, surnoms, artwork façon manga), qui leur ont valu une belle signature chez Nuclear Blast.

Les voilà de retour sur scène, au Hellfest et bientôt avec un nouvel album (et donc une nouvelle tournée) dont ils nous jouent des extraits et qui s’annonce aussi bon que les autres : “Here comes the Boom”, une bonne nouvelle claque !

Un public fidèle au groupe car même sous cette chaleur brûlante, le pit était bien mouvementé. ROTNS a toujours su animer la scène et le pit par son énergie collective, un chant hardcore bien soutenu et agressif, un frontman qui fait bien son job… C’était, une fois de plus, très bon !

[BB]

Setlist :

– Bosozoku
– Welcame (Furyo State of Mind)
– Sound of Wolves
– What the Fuck
– Here comes the Boom
– Again and again
– Demonstrating my Saiya Style

 

073 – 1000 MODS

Vu que Bloodybarbie tenait à se faire Rise of the Northstar et que Willhelm von Graffenberg avait quelques penchants pour Psykup [NdWvG : mais qu’en fait, je suis allé voir Rise of the Northstar aussi… XD], je m’en allais gaiement à la Valley histoire de découvrir les 1000MODS desquels on m’a dit énormément de bien.

Faut le reconnaître, on ne m’a pas raconté de pipeau ! Loin de là : un Desert Rock que ne renierait pas Kyuss qui avait vraiment sa place sur cette scène. Le groupe est survitaminé, la musique impeccable, ça saute et ça secoue de la crinière de partout, ça slamme constamment et, chose amusante pour le genre, il y a même des circle pits qui se déclenchent.

Avec une telle ambiance, difficile de ne pas adhérer, d’autant que la musique est addictive au possible. Une des plus belles découvertes de cette édition du Hellfest en ce qui me concerne.

[Metalfreak]

Setlist :

– Above 179
– Claws
– Electric Carve
– El Rollito
– Vidage
– Super Van Vacation

 

074 – Tremonti

‘A pas vu, ‘a f’sait une interview avec Gorod (qui sortent prochainement un album mais, chuuut : je vous en parlerai plus tard… Stay tuned !), a m’a fait chier quand même parce que ‘a m’intéressait de les découvrir au-delà de Youtube… ‘A tant pis, ‘a s’ra pour la prochaine fois… Mais les retours que j’ai reçus étaient positifs.

[WvG]

Setlist :

– Another Heart
– You waste your Time
– My last Mistake
– Bringer of War
– Betray me
– Throw them to the Lions
– Flying Monkeys
– Radical Change
– A dying Machine
– Wish you well

 

077 – Powerflo

Encore un groupe, ou plutôt « supergroup » dont j’attendais quelque chose et… pffft, feu de brindilles… Pourtant sur le papier, ça vendait du rêve : Cypress Hill version metal… Imaginez la rencontre entre Senen Reyes et Billy Graziadei (Biohazard), Roy Lozano (Downset) et Christian Olde Wolbers (Fear Factory) ! Ça nous ramenait aux crossovers des 80’s entre Metal et Rap comme Anthrax ou Run DMC… Là, bon, on repère les scratches typiques de Cypress mais c’est mouuuu… Allez hop : direction le VIP pour prendre un gouter et me rappeler ma jeunesse à écouter ce genre de crossovers réussis.

[WvG]

Setlist :

– Resistance
– My M.O.
– Finish the Game
– Where I stay
– Start a War
– A to the K Melody
– Less than a Human
– Crushing that
– Made it this Way
– Up and out of me
– How it is (Biohazard)
– The Grind
– Bring that Shit back

 

078 – Akercocke

Ce qu’il y a de bien quand on n’attend pas grand-chose d’un groupe, c’est qu’au pire on n’est pas déçu, au mieux on prend une bonne claque.

Avec Akercocke, j’avoue que je suis resté assez neutre : j’avoue aussi que j’étais déjà dans l’attente du groupe que j’avais surligné pendant cinq minutes sur le running order et qui passait juste après sur la Temple. C’est donc sans pression ni excitation particulière que j’assiste au set des anglais, tout en maîtrise et en haine non dissimulée…

Les longs « Disappear » ou « Horns of Baphomet » ont fait mouche entre des « Scapegoat » ou autre « Verdelet », le tout dans une froideur et une haine à nous glacer le sang, ce qui n’était pas du luxe vu la canicule ambiante…

[Metalfreak]

Setlist :

– Horns of Baphomet
– Verdelet
– Scapegoat
– The Goat
– Dissappear

 

079 – Ho99o9 (ça se prononce « Horror »)

Quelqu’un m’a dit qu’il fallait absolument que j’aille voir ce groupe et depuis, je n’ai aucune estime pour ses goûts musicaux. « Horror », c’est pire que Ministry dans le genre comparable : de l’électro Hip hop afro-américain très bizarre… Putain, qu’est-ce qu’une bouse pareille fout au Hellfest alors que cette précieuse place aurait pu revenir à un groupe qui la mériterait bien plus ?! Je ne comprends même pas que l’orga du Hellfest paie un groupe pareil ; si ça se trouve c’est le groupe qui a payé. S’il y a un quelque chose d’un peu positif à en dire, c’est bien le côté foufou et défoncé des deux chanteurs qui attirent toute l’attention sur eux. L’un des deux a même fumé quelque chose en plein concert (j’ai une photo qui le prouve).

En tout cas le groupe est bien engagé politiquement (y a qu’à voir leurs clips, les intitulés des morceaux…), déjà contre le racisme mais aussi contre le système américain. La banderole sympa qui recouvre leurs amplis « Unite State of Horror » en donne un aperçu.

[BB]

 

080 – 083 – Jonathan Davis et Pleymo

La pause kawa était la bienvenue… Autant vous dire que suivre les aventures extra-conjug… musicales du chanteur de KoRn m’intéressaient peu, tant le groupe originel m’intéressait au même niveau (donc peu) sorti de seulement leur premier album qu’il m’a fallu dix ans pour apprécier à sa juste valeur.

Et donc j’ai fait l’erreur de me poser le postérieur devant les écrans d’une des salles du bar qui retransmettaient les images en direct, les mêmes que celles de la captation pour ARTE que les absents de cette édition du Hellfest ont pu visionner en direct ou en replay. Oh putain, l’erreur : j’ai ronqué comme un gros sac et me suis réveillé au premier quart du set de Pleymo. Pourtant, l’idée de formation instrumentale de Jonathan Davis n’était pas si stupide (remplacer un bassiste par un contrebassiste par exemple) mais « set soporifique + heures de sommeil en retard = sieste postprandiale ».

Passons donc à Pleymo qui, contrairement à mon coup de gueule en introduction, sont tout joie d’être présents sur la scène du Hellfest. Et ils ne se privent pas d’en faire part au public, avec toute l’énergie nécessaire, ce que la foule lui rendra en monnaie trébuchante sous la forme d’un des plus énormes circle pits qu’il m’ait été donné de voir… Un vortex humain, même !

Autant je dois dire que la musique du groupe m’intéresse peu, que je n’y trouve que des blagues Carambar à faire sur le nom en demandant s’il « joue toujours dans Pleymo, Bill ? », autant j’ai trouvé ce moment de communion avec le public touchant.

[WvG]

Parmi les concerts que j’attendais le plus au Hellfest cette année, celui d’une des plus belles voix du néo metal, Jonathan Davis, le chanteur de Korn qui a baptisé un nouveau projet qui porte son nom, d’un style un peu différent mais toujours dans le Neo Metal en plus raffiné, avec des claviers, un guitariste/violoniste et un contrebassiste (c’est clair que c’est plus classe qu’un simple bassiste). Un nouveau projet, un seul album et la setlist était composée d’extraits de Black Labyrinth duquel j’ai écouté en boucle le seul titre vraiment tubesque, “What is it”, qui m’a charmé ; le reste de l’album n’est ni bon ni mauvais. Ce concert, très carré avec un Jonathan en forme et à fond, m’a convaincu un peu plus que l’album mais comparé à la magie de Korn, on est loin du compte. Le public reste calme mais attentif (c’est sûr que passer après Powerflo et avant Pleymo, ça casse un peu le rythme).

J’avais espoir qu’ils jouent un extrait de Korn mais en veine, et ça c’est vraiment dommage !

D’ailleurs en parlant de Pleymo, il faut dire que je ne connaissais le groupe que de nom, bien que ce soit un des plus gros groupes de Neo Metal français, qui a hiberné pendant dix ans et refait surface l’année dernière. Je m’étais, par malheur, retrouvée au milieu du pit car, dès le premier morceau, j’ai reçu de la bière sur la gueule et ça secouait déjà pas mal autour. J’ai vite pris la fuite et je suis allée me réfugiée du soleil loin de la foule enragée devant l’écran de l’espace VIP pour admirer ce concert qui s’annonçait bien mouvementé. J’ai été impressionnée par l’agitation du public obéissant à tous les ordres de ce sacré frontman qui a su faire bouger autant de monde d’une façon impressionnante (il y a eu un méga circle pit de la mort).

Le groupe assure clairement sur scène, une bonne énergie et prestation même si ce n’est pas le genre de Neo Metal qui m’accroche.

[BB]

Setlist Jonathan Davis :

– Underneath my Skin
– Everyone
– Forsaken
– Final Days
– What you believe
– Basic Needs
– Walk on by
– What it is
– Happiness

Setlist Pleymo :

– United Nowhere
– Ce soir, c’est grand soir
– Rock
– Tout le monde se lève
– Nawak
– Muck
– Le nouveau monde
– New Wave
– Tank Club
– Polyester Môme
– Zephyr
– Blöhm

 

 

081 – Heilung

Tu la sens, l’ambiance, monter ? Visiblement, vu à quel point la Temple était bondée, Heilung était très attendu, et pour cause ! Déjà Wardruna l’an dernier avait envoyé tout le public sur orbite, mais là… comment dire ? Rarement le terme de « beauté absolue » n’aura été aussi bien employé.

Heilung a réussi l’exploit de me faire frissonner de plaisir à plusieurs moments : d’ordinaire très (trop ?) statique, je me suis retrouvé en pleine communion avec cette horde guerrière nous balançant un degré de spiritualité rarement atteint. Pendant une heure, rien d’autre n’existait : Heilung nous accaparait, nous subjuguait, nous transcendait… Quand une œuvre émotionnellement forte à la base confine à un tel degré de beauté et de puissante en live pour très vite se transformer en une telle communion avec un public aussi réceptif, il y a une magie que seuls ceux qui ont vu/vécu cette expérience peuvent comprendre…

Et même que lorsque la chanteuse a fait ses montées dans les aigus, elle a réussi à me faire arracher une larme de bonheur… Un magnifique voyage…

[Metalfreak]

 

084 – Memoriam

On se remet tout doucement de ce qu’on a vécu peu de temps avant pour aller assister au set de Memoriam.

Deux albums de Death Metal pur jus, créés par des ténors du genre mais surtout, surtout, l’homme qui est pour moi, avec John Tardy ou Martin van Drunnen, non pas un chanteur de Death Metal mais LE Death Metal à lui tout seul. Et Karl Willets n’a rien changé entre Bolt Thrower et Memoriam : toujours cette bonhommie et ce sourire qui l’accompagne dès lors qu’il est dans une salle de concert, que ce soit sur scène ou backstage.

Et Memoriam, c’est de la valeur sure : ceux qui ont aimé Bolt Thrower adoreront Memoriam, à ne point en douter, si ce n’est pas déjà le cas. Inutile de dire que je ne compte pas manquer une minute de ce monument du Death, et tant pis pour un Dälek auquel je voulais pourtant assister (et ce depuis des années) mais l’appel de la musique de Memoriam était trop forte.

Les guerriers nous ont donné une pure leçon de Death Metal comme peu savent en faire. Purée, enchaîner Heilung et Memoriam, ça a de quoi vous faire l’effet de plusieurs Viagra… Énorme !

[Metalfreak]

Setlist :

– Intro
– War rages on
– Drone Strike
– Soulless Parasite
– Bleed the Same
– Resistance
– No known Grave
– Nothing remains
– Flatline

 

086 – Bullet for my Valentine

Nouvelle déception envers un des « gros » groupes… enfin un qui pèse dans le game, quoi ! Bullet for my Valentine, dit BFMV, à ne pas confondre avec BFMTV qui fait plus dans l’info racoleuse que dans le Metal transgenre, est venu avec son attitude très ricaine de poseurs, assez lointaine avec le public mais aussi avec un set pas génial. En général quand je dis que « j’aime bien », je me prends des quolibets au sourire goguenards du type « ah ouais, t’aimes les émo ? Leul » Pourtant, si l’on met à part leur style vestimentaire et sponsorisé par rimmel& coal des débuts, leur musique sonne (enfin sonnait) davantage comme un digne descendant du Thrash – ceux qui ont des doutes, réécoutez « Scream, aim, fire » (qui sera heureusement jouée ici) en détail et changez d’avis – avec une voix moins nasillarde mais plus mélodique que celle de Mustaine…

Enfin bref, passons les dégouts et les couleurs pour entrer dans le sujet de leur prestation attenante à la sortie de leur dernier album, Gravity (au moins aussi chiant que le film éponyme avec Sandra Bullock, très beau esthétiquement mais d’un chiant…) On est bien loin des derniers lives que j’ai vus, en salle et en vidéo, que ce soit visuellement et auditivement, le style a changé… hélas. Je n’avais écouté de leur dernier album que la version clipée de leur single sur Yout’… que j’ai trouvé bof, redondant, voire pas génial et mou… Leur concert m’a porté au même ressenti : bof et mou. Et comme j’avais d’autres groupes à voir, si le concert ne lance pas déjà une accroche aussi racoleuse qu’un titre de BFMTV, y a des chances que je zappe.

[WvG]

Ah ça c’est le groupe de Neo Metal de ma jeunesse dont il reste que les deux formateurs Matthew au chant et à la guitare rythmique, et le soliste Michael.

BFMV a bercé mon adolescence avec les premiers albums The Poison et Scream Aim Fire, puis il y a eu la période déception avec Temper Temper et Venom, et enfin la reprise de confiance avec l’excellent nouvel album sorti en juin, Gravity. Un album dont ils nous jouent pas mal de titres comme “Letting you go”, “Piece of me”, “Over it”, sans oublier les anciens et tubesques “Tears don’t fall” qui a fait chanter tout le public (mais le chant de Matthew n’était pas constamment bien sur ce titre qu’il fallait jouer à la perfection) et bien sûr “Scream Aim Fire”. C’était la première fois que je les voyais en concert, une grande émotion m’envahit, je me sentis rajeunie de 15 ans !

La caméra était souvent braquée sur Jason Bowld qui nous a montré ses prouesses techniques tel un playthrough et qui a même eu le droit à son solo de batterie.

Une Bloodybarbie et un public ravi de cette superbe prestation !

[BB]

Setlist :

– Don’t need you
– Over it
– Your Betrayal
– 4 Words (to choke upon)
– You want a Battle? (Here’s a War)
– The last Fight
– Letting you go
– Worthless
– Drum solo
– Scream, aim, fire
– Piece of me
– Tears don’t fall
– Waking the Demon

 

087 – Arkona

Ce n’est pas faute de me l’avoir maintes fois répété : « Va voir Arkona, tu vas les adorer ! », qu’il me disait, notre Erikillmister à qui j’ai pourtant répété à l’envi que le style pratiqué n’était pas plus ma came que ça, vu que le Black Metal, Folk, Pagan ou pas, a toujours eu tendance à m’ennuyer profondément. « Prends-moi au moins quelques photos de Masha »… Oui, là, en effet, vu sous cet angle, c’est vrai qu’elle est d’une beauté à vous faire affoler le zoom de l’appareil photo… C’est donc sans plus de passion que ça que je me mets à faire la queue pour le pit photo.

La musique commence, les morceaux s’enchaînent et… je reste jusqu’au bout. Là, les Russes, à défaut d’être champions du monde de football chez eux, ont atteint les demi-finales des meilleurs prestations du Hellfest 2018. Et du coup, je me suis acheté deux albums au merch’… Là, en revanche, j’aurais dû m’abstenir : s’il m’ont scotché lors de leur passage à la Temple, les albums m’ont rappelé pourquoi je n’accroche pas sur le genre musical en question.

Par contre, en live, ça déboite. Et puis, j’ai mes clichés…

[Metalfreak]

Setlist :

– Mantra (Intro)
– Shtorm
– Tseluya zhizn
– V pogonye za beloy tenyu
– Mantra (Outro)
– Goi, rode, Goi!
– Zakliatie
– Skvoz’ Tuman Vekov
– Stenka na Stenku
– Yarilo

 

089 – Body Count

Quand Ice T ne fait pas du rap ni n’interprète un flic new-yorkais (dont ne voici pas son histoire *dong dong*) – how ironic, isn’t it ? –, il vient poser son flow dans Body Count, groupe aux paroles engagées, entre autres contre les abus policiers.

Encore un concert décevant, non vraiment cette fois-ci de la faute du groupe car la setlist annonce les gouts et les couleurs, allant piocher également dans la cover de Slayer en sus des classiques « Body Count » et « Cop Killer », leur dernier album étant plutôt turgescent, en fait, mais celle de l’équilibre sonore un peu dégueux qui fait qu’à moins de ne pas être néophyte dans les morceaux du groupe, on a très vite envie de se barrer voir Kataklysm sous l’Altar en face, bien moins desservie niveau balance. Et j’avoue que je suis vite retourné sous cette tente, délaissant de fait le groupe que j’adore pourtant, y compris leur dernier album qui signait son retour dans le game après un long moment d’absence…

[WvG]

Setlist :

– Raining Blood/Postmortem (Slayer)
– Bowels of the Devil
– Manslaughter
– No Lives matter
– Body Count
– Necessary Evil
– Drive by
– Voodoo
– There goes the Neighborhood
– Black Hoodie
– Talk Shit, get shot
– Cop Killer

 

090 – Kataklysm

Ce qu’il y a de magique quand on s’envoie des SMS au Hellfest pour assister à tel ou tel groupe, c’est qu’on les reçoit quand le groupe en question est déjà en train de jouer. Aussi ai-je eu la grande surprise de voir ma Bloodybarbie préférée faire la queue pour les shooter et recevoir le SMS alors que j’allais, du coup, me balader du côté de la Valley pour voir un peu d’Orange Goblin avant de me faire un tour au Metal Market histoire de faire quelques courses de choses inutiles mais remplies de souvenirs…

Malgré tout, j’ai tenu à écouter un morceau des Québecois qui ne m’a pas plus transcendé que ça…

[Metalfreak]

BFMV me les ayant quelque peu brisées menues (même si l’homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois), je me suis rabattu sur les québécois de Kataklysm, valeur sure.

Alors pour le coup, toujours valeur sure mais je les ai trouvés moins puissants qu’à leur dernier concert auquel j’ai assisté, au 106 à Rouen. Je pense que c’était principalement dû au son, moins agressif qu’en salle, mais aussi à l’introduction de morceaux de leur dernier album, plus mous, dans la setlist.

Ce fut malgré tout un bon moment, avec en point d’orgue un hommage rendu par dédicace du morceau « Outsider » à leur pote Vinnie Paul décédé la veille (dois-je rappeler qui est Vincent Paul Abbott ?)

[WvG]

Setlist :

– Like Angels weeping (The Dark)
– Narcissist
– Thy Serpents’ Tongue
– 10 Seconds from the End
– Guillotine
– As I slither
– Outsider
– At the Edge of the World
– In Shadows & Dust
– Crippled & broken
– The black Sheep
– The World is a dying Insect

 

091 – Orange Goblin

J’avoue, je n’avais pas mis Orange Goblin dans mes priorités dans mon running order. Non pas parce que je n’aime pas ce groupe, loin de là, mais parce que je les ai déjà vus une sacrée paire de fois, en salle comme en festival. Lorsque j’ai mentionné sur les réseaux sociaux que, dans mon programme, vu que notre autre photographe se faisait le set de Kataklysm, j’allais me faire un tour au merch’, c’est tout juste si je ne me suis pas fait virtuellement tirer les oreilles parce qu’il fallait « absolument » que je shoote un des groupes phares du Stoner britannique…

Et bien du coup, faire les courses, c’était pour plus tard : un pur régal que le set du quatuor. Quatrième fois que je les vois pour autant de claques énormes. Orange Goblin a un son apocalyptique, une furie sans nom qui explose tout ce qu’il y a de vital en vous. Si j’ai apparemment loupé « Sons of Salem », je me suis pris une rouste avec « The Devil’s Whip », « Saruman’s Wish », « The Wolf bites back » et « Red Time rising »…

Décidément, ce samedi m’a décollé plusieurs côtes tellement le plaisir été énorme.

[Metalfreak]

Setlist :

– Sons of Salem
– The Devil’s Whip
– Saruman’s Wish
– The Wolf bites back
– Red Tide rising

 

092 – Deftones

Autant dire que les dernières prestations que j’ai pu voir en vidéo ainsi que l’écoute et la dissection de leur dernier album, Gore – ouiiii, celui à la jaquette moche avec des flamants roses et très mal intitulé –, que j’ai trouvé tout naze, ne m’ont pas franchement incité à me bousculer pour assister au premier rang à leur live.

J’y suis cependant allé, cherchant le dernier coin d’ombre pas trop loin et dans l’axe visuel vers la Mainstage 1 qui n’aurait pas été encore squatté par la multitude (sans rémission des péchés) pas assez tarée pour aller achever son épiderme sous le cagnard.

Et ce fut… une bonne surprise ! (Comme quoi, quand on n’attend pas trop d’un groupe, on est agréablement surpris…) D’une parce que le groupe n’a pas insisté trop sur ledit album aux échassiers, piochant avant tout dans Around the Fur et White Pony (mes albums préférés de leur discographie que je juge unanimement avec moi-même et en accord total avec ma personne comme leurs meilleurs), et de deux parce que Chino Moreno n’était pas autant aux fraises et sa voix pas autant enfoncée dans le rectum que lors de leurs dernières prestations que j’ai pu voir.

Deftones, même si ça ne force pas à la folie furieuse dans la foule – ami de l’allitération, bienvenu à toi – ou ne casserait, pour certains, pas trois pattes à un flamant rose, a proposé un bon concert, de qualité pour le coup.

[WvG]

Setlist :

– Headup
– My own Summer (shove it)
– Around the Fur
– Swerve City
– Elite
– Digital Bath
– Knife Prty
– Change (in the House of Flies)
– Diamond Eyes
– Rocket Skates
– You’ve seen the Butcher
– Teething
– Engine no. 9
– Nosebleed
– 7 Words

 

095 – Children of Bodom

Autant je suis grande fan de CoB sur CD, autant en live j’ai été déçue trois fois déjà à cause de fausses notes et de jeu pas carré du groupe pour lequel j’avais énormément de respect. D’ailleurs, je ne pensais pas que j’allais rester jusqu’à la fin car je craignais que le malheur se reproduise… Eh bien, j’ai été très agréablement surprise par ce concert 100% parfait, que ça soit niveau setlist (que des morceaux des meilleurs albums et non des derniers sauf pour “I worship Chaos”) et, du point de vue jeu live qui était tout simplement parfait, là je reconnais le groupe qui a également bercé ma vie même. Un Wirman au clavier qui fait toujours le fou et qui s’ennuie par moments car le clavier est en pause, un Alexis toujours aussi coincé et concentré sur ses jeu et chant (bin c’est ça d’arrêter l’alcool). Roope Latvalla nous manquera toujours mais le nouveau guitariste Daniel Freyberg (le seul nouveau membre arrivé en 2016) qui l’a remplacé assure super bien !

[BB]

Limp Bizkit enchainait après Deftones sur la Mainstage 2. Si vous saviez à quel point je me fous de Lime Baizklit et son Nu Metal… Plus encore que celui de KoRn car je n’y trouve vraiment rien d’intéressant. En regardant quelques images diffusées sur les écrans pendant ma pause bouffe, il s’avère que ce fut un moment bon enfant, avec un Fred Durst enjoué… Mais quoiqu’il en soit, il y avait Children of Bodom qui avait démarré avant sous l’Altar… Children of Bodom « Hate Crew », pardon, c’est vrai qu’ils y tiennent depuis un moment même si tout le monde s’en contrefout et s’en bat les reins, y compris les programmateurs et éditeurs de documents.

Bref, mon souvenir du Motocultor d’il y a deux ans – encore accompagné de BloodyBarbie – m’avait laissé pantois mais pas totalement convaincu, la faute à un son un peu crado et des problèmes techniques assez nombreux pour ne pouvoir les dissimuler derrière un élan facétieux. Ici, que nenni ! Le son est propre, pas de technos obligé de venir changer une gratte en direct ou in extremis, le groupe est dynamique, le claviériste Janne Wirman est toujours un électron libre, Laiho, bien que vieillissant (et ça commence à vraiment se voir), continue d’être efficace… Mais alors pourquoi suis-je encore insatisfait ? Déjà parce que je suis un sale con perfectionniste – et on est tous le sale con d’au moins une personne sur Terre, ne l’oubliez jamais – mais aussi parce que j’ai trouvée la setlist trop axée sur les opus récents – le choix de son cradingue et gras de guitare en attestant d’entrée de jeu – que je trouve lourds tout en ayant perdu la finesse (façon de parler) death mélo des premières heures.

Alors évidemment, je ne serai pas bégueule (d’autant que la faim a dû influer sur mon ressenti) en taillant ce concert qui était plutôt pas mal et enjaillant mais « comme on ne peut pas plaire à tout le monde » et que mon affection pour le groupe s’est atténuée voire effacée après Blooddrunk, autant vous dire que je suis resté sur ma faim musicale, avant d’aller épancher celle stomacale.

[WvG]

Setlist :

– Are you dead yet?
– In your Face
– Living dead Beat
– I worship Chaos
– Angels don’t kill
– Warheart
– Hate me!
– Needled 24/7
– Everytime I die
– Downfall
– Hate Crew Deathroll
– Towards dead End

 

096 – Dead Cross

Par curiosité, j’ai voulu voir Mike Patton avec Dead Cross

J’avoue, je ne suis absolument pas rentré dans leur set : pendant trois morceaux, j’ai fait la queue pour les prendre en photo, et ma patience tant mes oreilles ont tellement été écornées que je m’en suis enfui… Je n’ai pas adhéré, ça m’a même vite gavé…

Je conçois qu’on aime – et visiblement ils ont été pour le moins bien accueilli – mais pour le coup, j’ai préféré passer mon tour…

[Metalfreak]

 

097- Limp Bizkit

A chaque concert de Limp Bizkit, je donne une nouvelle chance… mais là, c’était la toute dernière avant de les blacklister définitivement. C’est quoi ce concert mou qui ressemble plus à une blague pas drôle qu’à de la musique, avec des temps mort, des blancs, des interruptions, des medleys discontinus de covers de Nirvana, RATM et j’en passe… ?

Personnellement, je ne trouve pas ça amusant mais lamentable : on dirait que les américains n’ont plus rien à dire. Bien qu’ils avaient la classe et leur style à une époque où ils savaient assurer des concerts en fest, Fred Durst, en tenue ridicule de vacancier avec chapeau et pantacourt à fleur et des gants rouges, fait le guignol sur scène et avec ses comparses (qui ont toujours la classe) qui n’arrivent même pas à jouer correctement leurs meilleurs morceaux. C’était bien le pire concert du Hellfest, pire que celui de Ho99o9.

Il faudrait enterrer Limp Bizkit vivant !

[BB]

Setlist :

– Hot Dog
– Rollin’ (Air Raid Vehicle)
– Nookie
– Full Nelson
– Thieves (Ministry)
– My Generation
– Medley (Master of Puppets/Wasted Years/South of Heaven/Holy Wars… the Punishment Due/Smells like Teen Spirit)
– Killing in the Name (Rage Against the Machine, joué avec Vincent Price)
– Faith (George Michael)
– My Way
-Break Stuff
– Take a Look around

 

098 – Watain

Quatre ans plus tôt, j’ai eu le plaisir de les découvrir sur scène de façon totalement impromptue.

A la base, en 2014, jour d’un mémorable France – Suisse (oui, 5-2, Bruce Dickinson nous annonçait le score au fur et à mesure) en phase de poules de coupe du Monde de football au Brésil, je voulais voir le set d’Iron Maiden, déjà présent cette année là. Mais voilà, réussir à approcher de la Mainstage à moins de 200 mètres était tellement mission impossible que je me suis retrouvé à regarder le show sur un écran géant au milieu de la foule. En me mettant sur la pointe des pieds, j’arrivais vaguement à distinguer le haut de la chevelure de Bruce Dickinson lorsqu’il était sur l’estrade. Alors quitte à regarder Iron Maiden sur un écran, autant les voir en DVD dans son salon et passer à un autre groupe.

Ce soir là, à la Temple, passait Watain… Et quelle surprise quand, arrivé au niveau de l’entrée des photographes, vu qu’il y avait des effets pyrotechniques, on ne pouvait aller prendre des clichés. Du coup, je les avais pris à bonne distance. Frustrant, au quelque part.

Cette année, point de tout ça. Le décor était sensiblement le même, des cierges partout, des lights principalement rouges, un décor occulte tout comme il faut et un show théâtre macabre aux petits oignons.

Watain n’a plus grand-chose à prouver dans le Black Metal et continue à nous distiller sa haine avec un brio remarquable. Un carnage, qu’on vous dit !

[Metalfreak]

Setlist :

– Stellarvore
– Devil’s Blood
– Nuclear Alchemy
– Malfeitor
– Furor diabolicus
– Outlaw
– Sacred Damnation
– Towards the Sanctuary
– On Horns impaled
– The Serpent’s Chalice

 

100 – Avenged Sevenfold (ou A7X, si vous préférez)

La seule et unique fois où j’ai vu Avenged Sevenfold, alias A7X, c’était à feu-Bercy le 1er juillet 2008 en première partie d’Iron Maiden – oui, une fois encore les deux réunis pour une même occasion. Cette fois-ci, le groupe s’était comporté comme une bande de petits branleurs californiens hautains avec le public qu’ils considéraient comme venus pour eux… et se sont pris l’image de ce qu’ils envoyaient, c’est-à-dire des « fuck » et des majeurs levés avec tout le niveau de huées méprisantes en retour. Je dois dire qu’autant je n’avais pas apprécié l’attitude merdique du groupe, celle du public n’était pas vraiment meilleure… Une simple indifférence ou des oreilles bouchées de manière générale auraient limite été plus respectueux (ou se mettre devant et lire l’équipe, cf. une suggestion de Metalfreak #remember). Il faut dire que le soundcheck avant leur entrée annonçait déjà un mauvais moment avec une basse qui a fait trembler le sol de ce qui allait être racheté et renommé « Accord Hotel Arena », au point que le public s’était bouché les oreilles avant même le début de leur set. Cette mauvaise expérience a été marquante, et pas que de mon coté puisqu’alors que je racontais cette dite anecdote à BloodyBarbie au début de leur prestation hellfestienne, le chanteur fit de même de son point de vue… sans vraiment changer de point de vue puisqu’il a une fois encore considéré que, présenté en TA, les gens venaient assister au concert de SON groupe… L’humilité n’est toujours pas son fort : déso mon pépère mais il y avait plus de 150 autres groupes que le tien présents sur trois jours et certains n’ont pris de pass que pour une seule journée…

Pourtant, je dois admettre que j’ai assisté à leur concert en faisant fi et RàZ de la précédente fois : dix ans de flotte ont passé sous les ponts, voyons voir si, au-delà de leur absence de recul, le melon a dégrossi. Alors, oui, partiellement, car au moins on s’est vus épargner les poses de branleur (sans pour autant avoir fait disparaitre le chewing-gum et les lunettes d’aviateur)… Mais la prétention s’arrête au niveau de ses limites personnelles, notamment vocales, surtout quand on est incapable de tenir le set entier et se fait remplacer par un mec du public (sur « Nightmare », je crois me souvenir)… C’est con, le concert avait pourtant bien commencé, avec le décorum du dernier album et un titre issu de celui-ci, The Stage, que j’ai particulièrement apprécié, certainement parce qu’il sortait de ses carcans de tube de branleurs et allait enfin chercher plus loin dans ses structures que les standards du couplet-refrain-pont-solo, voire la même dans le désordre, avec un vrai parti pris artistique et une recherche des enchainements d’accords dépassant l’anatole. Bon… On va dire que le passage de Portnoy dans le groupe a certainement laissé des séquelles dans l’écriture, et tant mieux dans le fond.

Même si j’ai apprécié la première partie du spectacle et n’étant pas venu « pour eux », j’avoue que je me suis assez vite lassé de la distance du groupe, même si leur prestation était bonne, et ai davantage savouré le café nécessaire à me maintenir éveillé pour assister au show de Dimmu Borgir qui s’ensuivait.

Aparté : on a eu droit à un petit hommage vidéo à Vinnie Paul, décédé à l’ouverture du Hellfest – aucune relation entre l’un et l’autre bien sur – avec la diffusion de « Walk » de Pantera agrémenté d’images souvenir, et ça fait toujours chier de perdre un des plus grands batteurs de notre temps. Cet hommage sera rendu par quelques groupes des plus proches des frangins Abbott, dont Kataklysm pendant son propre concert.

[WvG]

Setlist :

– The Stage
– Afterlife
– Hail to the King (dédiée à Vinnie Paul)
– Welcome to the Family
– God Damn
– Buried Alive
– So Far Away
– Nightmare
– Eternal Rest
– M.I.A.
– Bat Country
– Shepherd of Fire
– Unholy Confessions

 

104 – Dimmu Borgir

Eux, c’était vraiment par curiosité que je voulais les voir.

J’avoue avoir complètement décroché après un In Sorte Diaboli qui date déjà de 2007, c’est dire si ça fait longtemps que je ne les écoute plus aussi passionnément qu’avant. Bloodybarbie et Willhelm von Graffenberg, bien plus fans que moi, en parleront beaucoup mieux que moi : tout ce que je peux en dire est que le final avec l’ancien « Mourning Palace », et « The Serpentine Offering » m’ont particulièrement fait plaisir.

Malgré tout, j’aurais adoré un « Arcane Lifeforce Mysteria »… mais on ne va pas chipoter…

[Metalfreak]

Je laisse mon collègue Willhelm donner un avis bien plus objectif de la groupie de Dimmu que je suis : c’était la première fois que je les voyais en live en 3D (en DVD, ça compte pas !) et je fus émue par ce grand spectacle, même si ça ne vaut pas le live en Norvège avec orchestre que j’ai vu et revu un nombre incalculable de fois. Certes, avec les orchestrations en bande, ça n’a pas du tout le même charme mais ce concert était jouissif, ça valait la peine de rester éveillée jusqu’à 2h du mat (un exploit).

[BB]

Ô rage, ô désespoir, ô orchestre ennemi ! N’ai-je donc tant attendu que pour cette infâme bouillie ?! Dire que la dernière fois que je les ai vus, Nicholas Barker venait d’intégrer le groupe pour Puritanical Euphoric Misanthropia, faisant au passage la nique à Cradle of Filth qui perdait son batteur… Ça date du premier (et unique je crois) Hard Rock Mag Festival en 1999… Imaginez donc à quel point j’avais le string tendu en attendant la fin de soirée, le dernier concert du premier soir de festival pour les revoir, d’autant quand le dernier live avec orchestre tourne en boucle dans mon lecteur…

Et là, la putain de déception ! Un son franchement bof ! Heureusement que le spectacle était noir et beau comme un oxymore, sinon j’aurais revendu ma collec’ et refourgué la dédicace que je m’étais faite faire quelques heures auparavant, bravant les hordes impies qui jouaient des coudes pour faire de même à la signing session – bah ouais, j’ai bien dit ci-avant que je les attendais de rangos ferme, c’est pas pour ne pas faire la groupie, on ne se refait pas… Détaillons les raisons de la colère pour citer Steinbeck de manière dyslexique : on n’entendait Shaggrath que par intermittence (en fait seulement clairement pendant ses invectives au public) sur une setlist pas vraiment géniale et baveuse (particulièrement pour les nouveaux morceaux issus d’Eonian, mais aussi sur « In sorte Diaboli ») qui n’a commencé à me faire réagir enfin qu’à partir de « Puritania » et ma nuque s’en souvient, à défaut de mes draps. Il était une fois un concert que je considère comme partiellement raté. Je me suis même dit, voyant une partie du public déserter, que c’était bienheureusement que je connaissais par c(h)œur les morceaux que je pouvais les apprécier – ou les déprécier, en l’occurrence – tant ils auraient pu détailler leur liste de courses que c’eut été pareil au niveau du vomi… du rendu, pardon. Je passe outre le crétin de coreux qui n’avait rien compris au principe du respect des autres et allait et venait parmi le public en les bousculant au passage, et avec le sourire beauf – sur un millier de personnes, il faut bien entre un et neuf-cent quatre-vingt dix-neuf connards, et le Hellfest était empli de milliers de personnes présentes, je vous laisse extrapoler (et oui : je suis toujours autant misanthrope, pas que le groupe éponyme). Le plus gênant, musicalement, était probablement le fait que la setlist incluait des morceaux sur lesquels Icks Vortex chantait originellement… Qui dit pas de Vortex dit pas de voie abyssale vers les profondeurs – métaphore paradoxale quand on sait les hauteurs que sa voix peut atteindre –, ou alors il fallait trouver un remplaçant ou un système astucieux pour le remplacer pour éviter la noyade… Et le groupe a pris l’option des samples de chœur (ainsi que ceux pour Agnete Kjølsrud lors du morceau « Gateways ») tirés de Forces of the northern Night ce qui, dans la configuration sonore, laissait deviner qu’ils étaient présents mais tellement noyés dans la masse sonore qu’il fallait tendre l’oreille pour s’en assurer… ce qui m’a d’autant plus fait douter que le claviériste (Gerlioz, et plus Mustis) jouait vraiment et n’était pas en playback, lui également noyé sous toutes les bandes. Je n’ai eu la confirmation d’achèvement de ce doute justifié qu’à la coda finale de « Mourning Palace » qui terminait le set par son épanchement de fills improvisés au piano, donc non samplés car pas possible de le faire.

Bon, ceci dit, je taille, je taille mais c’est lié à ma grande déception. Il y a malgré tout un point positif, particulièrement si l’on se réfère à la dernière sortie officielle du groupe avec le live paru récemment, c’est que tout a été réadapté pour coller à l’imagerie sonore du nouvel album, avec des morceaux introduits par des transitions re-calibrées vers une esthétique plus électronique liée à la direction artistique d’Eonian. Dimmu Borgir reste et restera un grand groupe, proposant un show ténébreux et une putain de musique symphonique et obscure ; j’imagine que ce n’était pas le meilleur endroit au meilleur moment… Mais ça (m’a) fait chier quand même !

[WvG]

Setlist :

– The Unveiling
– Interdimensional Summit
– The Chosen Legacy
– The Serpentine Offering
– Gateways
– Dimmu Borgir
– Puritania
– Council of Wolves and Snakes
– Progenies of the Great Apocalypse
– Mourning Palace

 

Retrouvez la galerie de Bloodybarbie ici et celle de Metalfreak ici

P.S: toutes les vidéos jointes à l’article et ont simplement été recueillies de youtube.

 

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