Photos + report : Metalfreak

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Histoire de changer un peu les bonnes vieilles habitudes, ce soir-là, on passe au black metal dans la petite salle du Brin de Zinc. Les toujours très accueillants membres de l’association SPQR Prod nous y ont concocté une petite soirée sous les couleurs de la noirceur. enfin, du moins en apparence : si les petits nouveaux Terres Froides (non, ne confondons pas avec le groupe de rock atmosphérique Cold Lands) sont imprégnés de ces ténèbres opaques en matière de musique (et pas que, j’y reviendrai), Eyoth se montre beaucoup plus hauts en couleurs. Là aussi, j’y reviendrai.

Terres Froides 07

S’il est une chose que je déteste particulièrement, que ce soit en tant que photographe comme en tant que spectateur, c’est de ne pas voir le groupe que j’écoute quand je vais les voir en concert. Ok ok, ambiance sombre, choix de l’artiste de se planquer derrière une fumée et d’avoir les lights dans leur dos histoire de rendre l’atmosphère plus mystique / mystérieuse / solennelle / autre (rayer la ou les mention(s) inutile(s)), admettons ! Mais ça commence à devenir, à la longue, rébarbatif. C’est d’autant plus dommage que la musique de Terres Froides est des plus intéressantes, s’influençant de la scène black metal Scandinave du début des nineties.

Terres Froides 05

Après avoir tenté d’essayer à maintes reprises de sortir des clichés à peu près corrects (mmmouais), j’ai lâché l’affaire et me suis contenté d’écouter tranquillement la suite en compagnie des autres photographes présents ce soir-là et qui se sont montrés bien moins patients que moi. Une chose est sure, ils vont bientôt sortir leur premier EP (« Enfe« ) et je serai au rendez-vous. Après tout, quitte à ne pas réussir à les voir de façon correcte, autant écouter le CD pour les entendre dans des conditions optimales. Parce que le talent, lui, il est là !

Terres Froides 12

Avec un chant en français qui raconte l’histoire d’Enfe, dernier survivant d’un monde où règne la faune et la flore, le groupe se contente de nous  réciter leurs gammes de façon consciencieuse et appliquée, avec un sens de la brutalité tant de la mélodie plutôt convaincant !
Bref, à suivre !

Eyoth 07

Avec Eyoth, si on reste dans un registre principalement black metal, on retrouve beaucoup d’éléments folk et pagan dans leur mixture, et surtout, beaucoup plus hauts en couleurs et théâtral ! Bon, déjà, au chant, on retrouve un grand échalas qui prend beaucoup de place sur scène et qui multiplie les mimiques, les roulements de « r » dans ses discours entre morceaux, le tout avec un sens du visuel et une interrrraction rrrrégulièrrrre avec le public. Bon, le gaillard, il a l’habitude de la scène, ayant régulièrement hurlé ses insanités romaines avec Deos.

Eyoth 12

Visuellement très attractif, le show d’Eyoth se laisse regarder et écouter avec un grand plaisir malgré le fait que, pour l’avoir maintes fois répété, le genre pouet-pouet n’étant que très peu ma came. Là, non seulement j’ai adoré mais je n’en ai pas perdu une miette. Mais pour ma part, pour que je me régale avec ce groupe, il me faut l’ambiance du live, avec les réaction du public et le sens du show non seulement du chanteur mais des six membres.

Eyoth 21

Entre un guitariste qui laisse très peu entrevoir son visage sous sa capuche, entretenant un côté mystérieux, une claviériste à la beauté aussi glaciale que son visage se montre fermé, et le reste des musiciens concentrés sur leurs instruments, ça laisse la porte ouverte à la « comédie » que nous lâche Jack Graved  avec son micro, son chapeau haut-de-forme et ses lunettes noires.

Eyoth 05

En clair, le spectacle valait le coup d’être vu, les groupes d’être découverts. Les deux groupes ont permis de passer une bonne soirée. A revoir, bien entendu !!!

 

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