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Sadraen

Le 4 novembre 2018 posté par Metalfreak

Interviewer : Antirouille
Interviewés : Sadrean

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Antirouille : Raconte-moi l’histoire du groupe.

Antoine : Sadraen ça date de 2012. On a créé un groupe nommé ShivA avec Adrien et Valentin en 2008, à Doullens (80) près d’Amiens. Après quatre ans et peu de concerts plus tard, nous nous nsommes décidés à réellement lancer la machine Sadraen. On a fait un EP Sophomore qui est sorti le 21 juin 2014, puis on a recruté Thomas et nous voilà au complet ! Depuis on a fait de très belle date

Venez-vous d’autre formation ? Avez-vous des projets parallèles ?

Thomas est le leader du groupe Sungate (rock progressif / psyché), originaire d’Amiens. C’est moins bruyant mais tout aussi sympa ! Pour les autres on se consacre à Sadraen.

Dans quel style de metal évoluez-vous ? Pourquoi avoir choisi ce style ?

Pour nous c’est du Death Progressif, mais on n’est pas figé sur la dénomination. C’est-à-dire que les tempos et riffs principaux sont issus du Death et on y ajoute des accords complexes et des variations de tempo / mélodie / signature qui sont plus propres au Prog.

Quelles sont les influences musicales du groupe ?

On aime surtout ce qui cogne ! On a tous un petit penchant pour Gojira et Behemoth, mais on aime aussi des groupes de Nu comme Slipknot, Deftones ou Eths, on n’a pas de style prédéfini et surtout on est plutôt éclectiques, que ce soit dans le métal ou plus généralement en musique.

Pour mieux cerner les influences musicales de chacun, donnez-moi votre top 5 albums ou groupe.

Behemoth – The Satanist
Gojira – The Way of All Flesh
eths – Tératologie
Lamb of God – Sacrament
Slipknot – Iowa

Pourriez-vous inclure d’autres influences dans votre musique à l’avenir ? Genre heavy, black, sludge…

Le fait que nous sommes un groupe récent affecte déjà beaucoup notre style, et c’est difficile de mettre une étiquette beaucoup de groupes modernes. On a déjà de légères teintes de Black sur certains passages comme dans ‘4th Wall’, ou ‘The Stoic Gathering’. On ne choisit pas vraiment, on écrit sans réfléchir au style auquel on va nous associer. Peut-être que dans le futur on pourra remarquer plus précisément la diversité des goûts de chaque membre!

Vous flirtez parfois avec le doom, non ? Ou je me trompe.

Pour moi le Doom, c’est Type 0 Negative et Black Sabbath, plutôt old school en somme. Thomas écoute beaucoup de Stoner et de Doom à la Sleep, ou encore les français de Mars Red Sky. Donc c’est fort possible en effet !

Pourquoi Sadraen, d’où vient ce nom ?

Draen provient du celte, ça signifie “drainer”. Ça symbolisait en fait l’aiguille qui permettait de soigner en faisant des saignées. On a aimé la signification et la prononciation, et on y a ajouté le préfixe “sa” comme un pronom : se drainer soi-même en somme.

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Votre première sortie physique est un EP, « Sophomore« , en 2014. Peux-tu nous résumer cet EP ?

Quatre titres assez courts qui ont permis à nos premiers auditeurs de se faire une idée de ce à quoi s’attendre sur scène ! Je pense que c’est le but de tout bon EP qui se respecte. “Sophomore” est un terme qui qualifie les étudiants en seconde année aux US, ou un second projet musical ou filmographique. On a trouvé que ça collait parfaitement à notre renouveau après « ShivA« . « Hollow Shepherd » est depuis 2012 notre intro sur scène, c’est un condensé de slides, de tapping et de cris qui permettent à l’auditeur de comprendre en moins de trois minutes pourquoi il est venu. « Decathexis » est tout simplement le plus vieux morceau de Sadraen !
Et un des plus Death old school : du chant caverneux, de la double, du headbang.
« Immerslive » est déjà plus progressive et sa longue intro en fait une parfait transition sur scène. « Placid Sear », c’est le coup de coeur de la plupart de tes confrères d’il y a quatre ans, le titre le plus complet des quatre et qui nous a vraiment propulsés vers de plus grosses scènes et vers l’album.
La pochette est une peinture réalisée par le guitariste Adrien. On voulait aussi centrer nos thématiques sur autre chose que les jeux vidéo ou les films. Chaque texte est plus ou moins un récit découlant des peintures d’Adrien.

Qui écrit les textes ? qui compose la musique ? Chacun apporte quelque chose ?

C’est Antoine qui écrit les paroles, sur des compositions dans laquelle chacun apporte sa contribution, en général en partant de riffs proposés par Adrien ou Antoine.

Parlons du Betizfest 2017. Comment êtes-vous arrivé à participer à ce fest ?

Grâce au tremplin “Play’N’Rec”, organisé par des étudiants lensois.

Belle affiche que ce samedi-là, ouvrir le samedi avant Loudblast, Betraying the martyr, Smash hit combo ou Arch enemy doit foutre une sacré pression non ? Du stress, de l’excitation ?

Superbe affiche en effet ! Beaucoup de fierté de participer à un festival régional aussi important, beaucoup d’excitation et un peu de stress (il en faut !). On a passé un super moment : public réceptif, un monde fou, bref c’était l’éclate ! On a hâte de pouvoir rejouer sur ce genre de scène !

Comment abordez-vous un fest par rapport à un concert ? L’ambiance est-elle différente ?

C’est pareil ! Chauffer quatre types accoudés à un bar un vendredi soir ou 500 personnes qui ne sont pas forcément venues spécialement pour vous ? Aucune différence : le but est de marquer les esprits, on a fait un set court avec très peu d’accrocs et j’espère qu’on en a conquis plus de quatre ce soir-là !

Parlons concert justement, vous avez tourné comme des malades dans votre région, vous avez soif de scène ?

Carrément ! On a fait une grosse pause d’avril 2017 à mars 2018 pour peaufiner l’album.

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« Orphan Lord », parle-moi de l’artwork. Que représente-t-il et pourquoi ce choix ?

Beaucoup de monde pense que c’est un corbeau, ou un aigle vu la couleur. En réalité c’est une cigogne ! C’est dans la culture populaire l’oiseau qui amène les nouveaux-nés à leur parents, et ça collait parfaitement à la thématique générale de l’album.
C’est Adrien qui a peint, et quand il m’a dit que c’était une cigogne j’ai dit jackpot !
Ensuite quelques filtres et retouches ont permis de faire vivre l’oiseau pour créer cette composition hivernale un peu surréaliste, on est très content du rendu et d’avoir pu faire ça nous-même.

Quels sont les thèmes abordés ? Les enjeux pour l’avenir de notre planète vous tiennent à cœur.

Il y a une trame que je me garde un peu de dévoiler, c’est plutôt au lecteur et à l’auditeur de deviner ou d’imaginer ce qui lit et entend. Dans les thèmes c’est plus généralement le rapport de l’Homme à la mort et à son environnement, pas particulièrement la planète mais j’aime parler de dégradation, de détérioration souvent par métaphore, alors c’est logique que ça y fasse penser. Quand j’écris je pars souvent d’une phrase, d’une expression, et j’extrapole pour en faire un scénario et amener l’auditeur à le découvrir, à deviner ce que j’y ai raconté. Je n’aime pas être trop explicite !

A nous de creuser alors…Vous l’avez sorti en indépendant une première fois avec une campagne participative ?

On a décidé de recourir au financement participatif après avoir consulté le studio, c’est vrai que dit comme ça de l’extérieur ça fait “ah ce sont les fans qui ont tout financé”, en réalité on a simplement proposé de pré-commander l’album et le merchandising pour voir si quelques personnes étaient intéressées. Comme « Sophomore » a conquis pas mal de curieux on a très vite complété les mille euros du projet (une maigre partie par rapport au coût total d’un album, mais un coup de pouce indéniable) et grâce aux gens qui ont précommandé on n’a pas eu à se serrer la ceinture pendant trois mois pour pouvoir faire mixer 10 titres, ça nous a bien boostés et au contraire on était même carrément plus motivés à bien faire vu l’engouement de notre public. On a cherché un label quelques temps avant de fixer une date mais ce n’est pas évident de s’y prendre seul !
On l’a donc effectivement sorti en indépendant en septembre 2017.

vous avez ensuite démarché des labels ? chez qui avez-vous signé ?

Quelques mois après on a démarché à nouveau et on a vite reçu des réponses ! On a signé chez M&O Music et l’album est maintenant distribué en France et dans quelques pays d’Europe en physique, partout dans le monde en digital.

« Torn » est différent des autres titres, déjà par la dualité de voix puis musicalement. Peux-tu m’en dire plus sur ce titre ?

Comme je disais tout à l’heure à propos des scénarios celui-ci m’est venu simplement. Beaucoup de films ou de séries que j’apprécie parlent de la schizophrénie, j’ai donc décidé d’aborder moi-même le thème et comme il fallait peu de texte et des paroles plutôt marquantes ça collait parfaitement à la mélodie. Pour la dualité des voix, étant donné le thème c’était presque une évidence! C’est Thomas qui fait l’harmonie sur les deux refrains et quand on a fini les prises, on savait déjà qu’on en ferait un clip, que ce serait le morceau le plus ‘bankable’ de l’album.

« Synaesthesia » et « Orphan lord » prennent un peu à contrepied le reste de l’album. Pourquoi le choix d’un intermède instrumental ? Peux-tu m’expliquer ce changement de direction, disons, plus calme, douce…

« Synaesthesia », c’était pour montrer aux gens qu’on n’est pas là que pour leur détruire les tympans !
Non, plus sérieusement elle marque la transition entre deux parties, c’est là que commence le récit « Orphan Lord« , les chansons suivantes s’enchaînent de manière à raconter une histoire.

Peux-tu m’en dire plus sur « Orphan lord » ? (le titre)

« Orphan Lord » est sûrement la chanson la plus rock de l’album, on l’a placée à cet endroit simplement parce qu’il y a une chronologie dans le scénario de l’album. C’est aussi le titre éponyme parce qu’on a trouvé le dessin avant la chanson et quand j’ai eu l’idée d’un “souverain orphelin”, un seigneur stérile qui serait le dernier de sa lignée. Alors on s’est dit : ok, c’est ça qui fait le lien entre tous les morceaux.

Mon titre préféré est « To Whatever end », parle-moi de ce titre.

J’ai eu l’idée du titre en regardant le dernier Seigneur des Anneaux ! Quand le roi du Rohan finit par se résigner à se battre aux côtés des hommes et qu’il dit “to whatever end”, en français “quelle qu’en soit l’issue”.
Pour clore l’album et le scénario global, c’était le titre idéal. Le fait que ce soit une sorte de valse y joue pour beaucoup (mesures ternaires) parce que ça casse le cycle. C’est en quelques sortes un titre plus mélodique à l’image de Torn, où on exprime plus librement notre côté progressif.

Avez-vous un titre préféré ?

Chacun le sien ! Thomas c’est « To Whatever End », Adrien « Fourth Wall », Valentin « The Stoic Gathering » et moi « Torn ».

Etes-vous déjà sur l’écriture de votre prochain album ?

Chhhht ! Pour le moment on essaie de tourner un maximum avec « Orphan Lord« , mais on est en train de lui préparer un successeur. Mais chhhht!

Vous le voyez comment par rapport à celui-ci ? Allez-vous garder ce cap ou allez-vous évoluer différemment ?

Pour le moment on en est aux balbutiements, mais on a déjà une idée des erreurs à ne pas répéter et sur quel axe se placer.

Vous comparer continuellement à Gojira n’est-il pas pesant à force ?

Non, au contraire ! C’est une référence du genre et on peut même parler de pionniers. Qu’on compare avec un autre groupe c’est presque obligatoire dans le métal, et comme je réponds souvent à la question Gojira ,je pense que ça ne les a pas dérangés d’être comparé à Morbid Angel à leur débuts. Ce n’est qu’un premier album et on a encore le temps de faire changer d’avis les auditeurs.

Vous tournez toujours autant ? Vous êtes toujours autant boulimique de la scène ? pensez-vous venir visiter l’Isère et la Savoie ? (chez moi donc, haha)

Oui, nous aimons jouer ! On pense que Sadraen est avant tout à découvrir sur scène parce qu’il y a une énergie visuelle qu’on ne peut forcément pas rendre sur l’album. On a cherché à faire au moins une vingtaine de dates dans l’année en ayant tous soit nos boulots soit nos études à côté, c’est presque un exploit ! On aimerait beaucoup faire des festivals en 2019 et jouer ailleurs que dans les Hauts-de-France donc l’Isère et la Savoie en font partie alors pourquoi pas !

Le mot de la fin est pour vous.

Merci beaucoup Francis pour ton temps, ton écoute et tes recherches sur l’album, et à bientôt en concert par chez toi !

 

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