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JC Jess

Le 3 avril 2015 posté par Metalfreak

Intervieweuse : Am’Beer

Photos : Metalfreak

 

Am’beer : Première question : Pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas encore, pourrais tu présenter le groupe et faire un petit historique ?

JC : L’historique remonte un peu, on n’est plus tout jeune ! Le groupe a commencé en 2007, à cette époque j’ai voulut monter mon projet perso et j’ai recruté des musiciens. Finalement ce projet s’est transformé en groupe, JC JESS.

 

Am’beer : Comment est né votre nouvel album «  Broken Bones » ?

JC : La sortie de cet album s’est déroulée en deux temps. On a d’abord fait une sortie plutôt officieuse, dans le sens où on voulait sortir un album un peu plus rock dans le but de démarcher des festivals ou des labels pas forcément metal. Parce qu’en France, quand tu es un groupe estampillé « metal » c’est pas toujours facile de trouver des dates, surtout que nous ne sommes pas dans la tranche metal qui marche le mieux, comme le Death par exemple. Quand on dit qu’on fait du metal, les gens s’attendent à ce que ce soit très bourrin, mais pourtant on est plutôt mélodique, et beaucoup de groupes de rock font un peu la même chose que nous. Donc on s’est dit, pourquoi pas mettre tous nos morceaux qui sont un peu sur cet esprit rock dans un album, et essayer de trouver des dates et des festivals dans cet esprit là. C’est comme ça qu’est né l’album « Broken Bones » qui est une compilation de nos morceaux les plus rock.

Am’beer : Et quels sont les retours de « Broken Bones » sortit en 2013 ?

JC : C’est un peu dur à dire, parce que quand tu es dans ton truc, tu te rends jamais vraiment compte du regard que les autres ont sur ce que tu fais. On a essayé de progresser, de faire quelque chose qui soit d’avantage à la portée du public et ça a été plutôt positif. La scène heavy en France est un peu morte, ça parle pas forcément aux gens. Quand on en parle sur des festivals rock, tout le monde s’attend à quelque chose de bourrin, et quand c’est pour une programmation metal, c’est trop gay (rires).  Avec cet album, on a été invités sur des festivals plus rock, et ça parle à des personnes qui ne sont pas forcément dans le metal, donc on suit la lignée qu’on s’était fixée.

 

Am’beer : Cela fait aussi quelques temps que vous avez commencé à faire des prestations acoustiques. Qu’est-ce qui t’a décidé à lâcher ta guitare électrique ?

JC : Ça rejoint un peu ce que je te disais tout à l’heure. Quand tu dis que tu fais du heavy, les gens ne te situe pas forcément, donc on a pensé que faire de l’acoustique nous donnerait l’opportunité de se faire placer plus facilement sur des dates qui sont off pendant nos tournées. Nous sommes d’une région (la Haute-Savoie) assez touristique, dans laquelle il y a beaucoup de bars à touristes justement, et ils aiment bien programmer des groupes de reprises, donc quand on arrive en disant qu’on fait de l’acoustique, c’est plus aisé d’obtenir des dates, alors qu’avec les guitares électriques, les gérants sont tout de suite plus réticents.

Am’beer : JC, en plus d’être leader des JC Jess, tu possèdes aussi ton studio de production. Peux-tu nous en dire plus ?

JC : Oui j’ai sauté le pas il y a sept ans pour faire ça professionnellement et de proposer mes services aux autres groupes. J’avais accumulé du matos pour mon usage personnel et je faisais ça pour les potes jusqu’au jour où l’un d’eux m’a suffisamment motivé pour créer une entreprise. Un peu d’investissement financier et l’aménagement d’un local plus tard, le Savern’Studio était né. Evidemment comme pour toute entreprise j’ai quelques années avant de pouvoir me sortir un salaire mais aujourd’hui je suis bien implanté et j’arrive à bouffer grâce à ça, même si je ne me tire pas des paies de fou !

 

Am’beer : Quels atouts retires-tu d’être ton propre producteur ?

JC : Evidemment une grande liberté de travail, et un processus de création très fluide et efficace. On peut dire que la musique passe directement de ma tête jusque dans les consoles. Le fait d’avoir de l’expérience dans l’arrangement permet aussi de donner rapidement la couleur ou le style à ce qu’on enregistre, sans avoir besoin d’expliquer ou d’exposer sa vision des choses à un producteur qui ne voit pas forcément les choses de la même manière que nous !

 

Am’beer : En plus d’être guitariste-chanteur, tu produis aussi tous vos albums. Mais comment cela se passe t-il au niveau de la compositions de vos morceaux et des enregistrements ?

JC : Pour nous c’est d’une grande facilité si je puis dire, du fait que j’ai mon propre studio de production. La production est une part importante de la conception d’un album, surtout dans le metal. D’un côté, le studio ça nous apporte le fait de ne pas avoir de limite de temps pour mettre au point les arrangements dans les compositions, et pas de limite de budget non plus. Par exemple, on a mit deux ans pour sortir « Broken Bones » ce qui est assez long, car pour « Battle front »on avait tout bouclé en deux mois ! « Broken Bones » a prit plus de temps, car personnellement, je l’ai un peu pris comme le dernier album qu’on aurait pu faire. On a prit des morceaux qu’on avait déjà travaillés avant, mais on les a peaufinés pour cet album. Du coup ceux qui nous suivent depuis le début ne comprennent pas forcément notre démarche. Mais à l’époque où on a sortit « Battle front », on était un peu dans l’urgence, il y a des morceaux qui auraient mérités d’être un peu plus travaillés, et c’est ce qu’on a fait avec « Broken Bones » et ces morceaux qui nous tenaient à cœur. Cet album est un peu la dernière offrande qu’on aurait pu faire avec les moyens qu’on avait.

 

Am’beer : Tu envisages d’arrêter JC JESS ?

JC : Non, le groupe existe toujours, mais quand tu sors un album aujourd’hui, ça coûte des sous, et « Broken Bones », qui est l’album le plus abouti du groupe, s’est moins bien vendu et a eu moins d’écho que l’album « Battle front ». Toute l’industrie du disque va dans le sens dire que « tout se casse la gueule », du coup, nous on a simplement voulut faire le meilleur album qu’on pouvait, avec les moyens qu’on avait. On n’a pas des milliers d’euros à investir dans la prod, mais on a un certain savoir-faire et une expérience qui nous on permit de faire un bon travail. Donc si il n’y a plus rien derrière, j’espère que les gens se souviendront de nous comme ça.

 

Am’beer : En tout cas, je m’en souviendrais ! En tant que musiciens, quelles sont les influences qu’on peut retrouver dans vos morceaux ?

JC : En tant que musiciens, c’est assez compliqué parce que nos influences sont diverses. Je ne sais pas si c’est une force ou une faiblesse, dans le sens où à chaque fois que j’ai voulut faire quelque chose à moi, ça ne ressemblait à rien ! En général dans le metal, les critiques aiment bien t’associer à d’autres groupes, et nous on s’est toujours fait démonter par rapport à ça, parce que les critiques n’arrivent pas à nous étiqueter. On a des influences heavy mais personnellement je trouve qu’on n’est pas non plus à catégoriser là dedans. Après sur un niveau local, on a de très bons retours. On ne s’inscrit pas forcément sur une scène précise, mais on suit notre route.

 

Am’beer : Que pensez vous de la scène métal actuelle ?

JC : J’avoue que j’ai un peu lâché l’affaire sur les nouvelles sorties. On est à un stade ou le marché du disque est en train de mourir. Les maisons de disques n’investissent plus sur des jeunes groupes, elles peinent déjà à être rentables avec leur groupes phares, alors entre les N’ièmes sorties de groupes qu’on aimerait voir à la retraite et qui n’ont plus rien à dire depuis un moment et celles de jeunes qui n’ont pas forcément les moyens de sortir de la qualité, on va dire que je me recentre sur quelques valeurs sûres et les sorties des potes ou groupes locaux.

Evidemment on reste dans le coup et on jette des oreilles sur ce qui se passe ailleurs, mais au final c’est peut être ça l’avenir de la musique, des scènes et des groupes plus locaux qui n’auront pas les moyens de s’exporter mais qui feront la fierté et le bonheur de leur public local, un peu comme les équipes de foot !

 

Am’beer : Y a t-il des artistes avec lesquels vous aimeriez collaborer ?

JC : Oui ! Mais le truc c’est qu’une fois que tu connais un peu les rouages du milieu, tu perds l’utopie d’une collaboration avec d’autres artistes parce que vous vous entendez bien. Il y a toujours un côté commercial, dans le sens où si le public aime ça il faut le lui offrir, et si une maison de disque produit un album, il y aura forcément un débouché commercial dessus. Par rapport à ça, on peut avoir des ambitions artistiques, mais la réalité commerciale prime avant tout. Ce qu’il faudrait, c’est que les maisons de disque puissent prendre un risque sur un artiste, comme c’était le cas quand les disques se vendaient encore bien. Mais aujourd’hui, ils ne prennent plus ces risques là, il faut qu’ils soient sûrs que l’artiste va rapporter.

 

Am’beer : Des actualités prochaines à venir ?

JC : On est toujours au taquet, mais on essaye de mieux choisir nos dates. Quitte à en faire moins, on voudraient qu’elles soient meilleures.

 

Am’beer : Un dernier mot pour finir ?

JC : Comme d’hab, merci à tout le monde qui nous soutient ou pas, on vous retrouve en concert pour faire la fête, et je m’excuse par avance pour ceux où je serais trop bourré et ou je vais faire et dire de la merde, même si je sais que c’est un peu devenu ma marque de fabrique du coup ! (rire)

 

 

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