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Psygnosis

Le 30 novembre 2012 posté par Metalfreak

(NdMetalfreak) Psygnosis nous a collé une baffe lors de leur passage à l’Ampérage de Grenoble le 14 septembre dernier. Sachant un peu par avance, bouche à oreille oblige, qu’on allait en prendre plein les cages à miel au risque de devenir sourds jusqu’en 2074, on a dépêché Olive Yeah avant le concert pour une interview lors de laquelle les quatre membres se sont livrés comme rarement. On a bien fait, ensuite, on pouvait faire mourir nos oreilles tranquille ! Et le show a été cataclysmique, mais ça, c’était prévu !

Interview-vérité par Olive Yeah

 

Question habituelle : pouvez vous présenter le groupe ?

Rémi : Le projet Psygnosis a débuté réellement en 2009, alors que j’étais encore l’unique membre du groupe. En Juin de cette même année, j’ai sorti le premier EP « Phrases », qui a été plutôt bien accueilli et qui a convaincu Jérémy de m’accompagner pour cette aventure. On a fini par recruter un deuxième guitariste en la personne d’Anthony à la toute fin de l’année 2010 ! Et enfin Yohan est arrivé au chant en juin de cette année.
Nous mélangeons beaucoup de styles musicaux, il est donc difficile de nous mettre dans une case. On insère aussi beaucoup d’éléments électroniques, et nous avons la particularité de jouer sans batteur !
Notre premier album « Anti-Sublime » est sorti en version digitale gratuite en janvier 2011, puis en version physique en juillet. Depuis le début de cette année, nous avons effectué une dizaine de concerts, et nous sommes, bien évidemment, toujours en train d’en chercher.
On adore ça, c’est grisant, et ça commence même à en devenir vital !

 

 

Psygnosis est aussi le nom d’une boite de jeux vidéo, simple coïncidence ou référence assumée ?

Rémi : Référence totalement assumée puisque le nom en est directement inspiré. Je suis un énorme fan de la saga WipEout, c’était une petite manière de rendre hommage à cette boîte mythique ! Et j’ai toujours trouvé que ce nom en jetait.

Vous avez un nouveau chanteur, que s’est il passé avec l’ancien et comment avec vous recruté le nouveau ?

Jérémy : Raphaël ne souhaitais pas trop s’éloigner pour les prestations live, ce qui allait commencer à poser des soucis avec mes contacts : nous allions jouer à Marseille, nous étions en train de négocier la Belgique, et on nous doit deux dates en Sud Ouest. Il fallait donc trouver un point d’entente. Celui ci n’a jamais été trouvé, tout s’est donc terminé proprement à la fin de l’enregistrement de la chanson bonus d’ « Anti sublime », « Loozing zeppelin » (version physique uniquement).
Pour Yohan, Anthony le connaissait… Et après avoir trié quelques annonces, et essayé avec deux, nous avons choisis Yohan pour ses qualités humaines, ses supers qualités vocales, son inspiration, et sa motivation !
Depuis que Yohan est là, Psygnosis devient encore plus qui il est.

 

 

Je crois que votre chanteur est de Biarritz, comment répétez-vous ?

Rémi : Yohan fini ses études à Biarritz en effet, il devrait nous rejoindre mi-2013.
En attendant, nous répétons toujours à trois de notre coté, et Yohan travaille du sien. Évidemment lorsque les agendas le permettent, on se retrouve à quatre le plus souvent possible et on bourrine sur les répèt’ !
Yohan : J’ai toujours un playback de Psygnosis à portée de main et je répète presque constamment, j’écris énormément et je chante tout le temps, je n’ai pas forcément de moment réservé à une répétition, ma vie est une répétition constante.

Votre musique est assez spéciale avec une dualité marquée par des passages violents opposés à des passages mélodiques : comment la décririez-vous vous-même (métal électronique) ?

Jérémy : J’aime bien Métal Electronique car la « case » est assez large, mais ce n’est pas assez rassurant pour les orgas, nous avons donc optés pour Métal Extrême Atmosphérique.
Contraster violence et passages calmes permet à notre musique de respirer. Nous n’avons pas de codes préétablis, et nous n’en voulons pas.
Je dirai que nous essayons de jouer une musique libre à tendance métal extrême.
Rémi : On écoute chacun des choses très différentes, des choses violentes et des choses plus calmes. On voulait juste faire les deux. En fait au départ, le but de Psygnosis était de pouvoir faire la musique qu’on veut, sans avoir de contraintes, bien sûr en restant cohérent ! Juste de faire la musique que j’ai envie d’écouter. Après, on s’est déjà fait taxé de, je cite, « generic death metal » ou de « deathcore américain ». Moi je pense aussi que Métal Extrême Atmosphérique est la meilleur définition qu’on peut se donner, même si nous ne sommes pas tout le temps musicalement extrême.

 

 

N’est ce pas trop contraignant de jouer avec des samples sur scène ?

Yohan : Pour ma part je trouve ça agréable, on est un groupe de métal et avoir une batterie très délimité nous donne à tous un repère. De plus je pense que l’on bouge assez sur scène pour « combler » ce manque visuel que certaines personnes pourrais ressentir avec l’absence d’un batteur.
Anthony : On s’y fait, on a la chance de pouvoir répéter très souvent donc on arrive sur scène avec une bonne maîtrise des morceaux. Et on oublie très vite qu’il n’y a pas de batteur, en plus ça nous ouvre des portes beaucoup plus larges pour la composition.

Envisagez-vous un jour d’intégrer un véritable batteur ?

Jérémy : Il faudrait que ce dernier soit très convainquant, pour l’instant nous n’en ressentons pas d’envie particulière. C’est même très intéressant de suivre une voie que peu de groupes ont pris.
C’est juste la question que l’on nous pose le plus. A nous d’en poser une autre : pourquoi faire comme tout le monde ?
Ce sont les contre-courants qui changent le monde des humains !
Rémi : Beaucoup pensent que ce sera forcément mieux avec un « vrai » batteur. Je ne pense pas que ce sera meilleur, ce sera juste plus fidèle aux attentes du public, plus accessible. Ça dérange les gens qu’on ne soit pas formatés comme n’importe quel autre groupe de métal. C’est intéressant d’aller à l’encontre des codes, je trouve.
Jérémy : L’homme n’a pas été capable d’assumer son système de pensée individuel, alors il a du créer la notion de généralité, et il a ainsi inventé des multitudes de systèmes communs l’empêchant de posséder ses propres idées. Nous essayons d’avoir au maximum nos propres idées.

Vous semblez très proche du cinéma, on peut entendre des samples de « Matrix » et autres films, comment les choisissez vous ?

Rémi : On les choisit s’ils racontent quelque chose, s’ils nous touchent même en le prenant à part de l’œuvre dont il est tiré. Ça illustre en général ce qu’on a à dire. Ils reflètent aussi l’état d’esprit qu’on peut avoir à un moment donné.
Dans « Compression », le sample de « Fight Club » illustre ces moments où l’on a envie d’envoyer chier la société entière et de la démolir.
Le tout premier sample qu’on entend sur « Anti-Sublime », tiré de « Pulp Fiction », raconte un peu l’histoire des samples « J’avais jamais cherché à comprendre, j’trouvais seulement que ça en jetait de dire ça avant de flinguer un mec… » . C’est un peu la même chose pour nos samples : au départ on trouve juste que ça en jette, puis après on réfléchi, et le symbole derrière ce sample devient évident par la suite.
Ce ne sont pas vraiment des hommages aux films, c’est plutôt une manière d’illustrer nos chansons. Et c’est peut-être aussi parce que je viens au départ de la scène électronique, et que les samples sont utilisés à outrance sans complexe, et que j’adore ça.
Dans le même ordre d’idée que tout à l’heure, c’est la musique que j’ai envie d’entendre !

Grands fans de cinéma ?

Yohan : Oui beaucoup, j’aime bien la nouvelle vague dans le cinéma Français sinon je suis assez bon public pour les blockbusters américains.
Rémi : De même, assez fan de ciné, encore plus récemment ou j’ai appris à aller plus loin que le scénario et commence à regarder la façon de filmer, les jeux d’acteurs, le montage etc. Après je suis également plutôt bon public, j’aime autant des films décalés que des blockbusters qui t’en foutent dans la gueule. J’apprécie autant un « The Avengers » qu’un Hitchcock, ou qu’un « Enter The Void ». Ça ne se regarde juste pas de la même manière.
Anthony : Oui, étant photographe amateur et commençant à réaliser quelques courts métrages, je m’intéresse forcément beaucoup au 7ème art. Je suis assez attentif à la mise en scène, à la photographie, à la pertinence du scénario mais je regarde aussi des grosses bouses de temps en temps.

 

 

Vous êtes un peu à part dans la scène métal avec un style bien particulier, quelles sont vos influences ?

Jérémy : Pour ma part, tout ce qui touche à la musique Dark et extrême. J’ai passé 10 ans à jouer du Black Métal, mais j’écoute volontiers du doom, de la dark folk, de l’indus, du punk, de la cold wave…
Yohan : Dans le métal j’écoute beaucoup de deathcore, de djent et de stoner, j’ai un projet de musique électronique orienté glitch-hop donc c’est aussi un style qui revient souvent dans mes playlist. J’écoute aussi du hip-hop, ça m’aide dans le rythme des paroles que j’écris.
Rémi : Larges, très larges. Ca va du goregrind de Last Days of Humanity aux morceaux ambiant d’Aphex Twin, en passant par le math-metal de Meshuggah et Vildhjarta, un arrêt minute chez Deftones et Archive, pour enchaîner sur du Origin ou du Blut Aus Nord. Et même un Darkspace ou un Deathspell Omega avant de se coucher et du Autechre ou du Burzum au réveil, du Led Zeppelin pendant le p’tit dej et du Switch Technique pour danser dans son salon, et du Beethoven au dîner. J’adore des groupes qui pratiquent chacun des styles très différent, même si en général c’est surtout du métal, souvent extrême, ou de l’électronique. Tout ce que j’écoute m’influence forcément, quand j’écoute un truc que j’adore, je me dis forcément « putain ouais, je veux faire ça !! ». En conséquence, Psygnosis brasse large.
Anthony : Beaucoup de stoner, du death, du heavy, du hardcore, du thrash, de la country, c’est assez large et c’est un dénominateur assez commun dans Psygnosis, on brasse tous assez loin pour avoir les compos les plus inspirées possible et ne pas s’enfermer dans un style bien défini.

Que pensez-vous de la scène métal française actuelle au niveau des groupes mais aussi au niveau des associations ?

Jérémy : Je trouve qu’il y a une bonne énergie en ce moment au niveau des groupes, je rencontre aussi parfois quelques personnes vraiment motivées à faire valoir leur projet. Pas besoin de les citer, il suffit juste de regarder qui sort un peu du lot. Le travail de l’ombre fait au moins la moitié du boulot, et il faut vraiment une motivation de dingue pour ça, sans compter le temps que ça prend, l’argent que ça bouffe, et les concessions à faire avec nos proches.
Au niveau associatif, j’ai cofondé l’association Wake Up Dead avec Vincent Urbain (ex The Seven Gates) et Will Hien (MetallianNoise web). Nous organisons plusieurs événements par an en Bourgogne/Rhône-Alpes, et je dois dire que l’on est au final assez peu à déployer autant d’énergie. Le fait de la stupidité administrative française couplé au côté underground de notre musique n’arrange rien.
Je pense donc que soutenir les événements en se déplaçant aux concerts aide le metal à survivre en France, et leur orgas ont du mérite ! Un petit peu plus de curiosité de la part du public aiderait beaucoup aussi.

Est-ce facile pour vous de trouver des dates ?

Jérémy : C’est LE boulot de Manard, je ne sais même pas si les autres membres de Psygnosis en réalisent vraiment l’ampleur ! Mais personnellement ça me passionne et l’échange de date est un système qui commence à porter ses fruits, et puis la date appelle la date, il y a encore un terrain que l’on doit laisser mûrir.

Comment composez vous ?

Rémi : De différentes manières en fait. La base n’est jamais la même, ça peut démarrer d’un sample ou d’un seul riff, après, le morceau se créé tout seul. Si je bloque trop longtemps sur un morceau c’est que le morceau n’est pas bon, ça ne coule pas de source. Soit on le retravaille, soit on le jette directement. On n’arrête pas de jeter des titres, on est assez exigeant, surtout moi je crois.
Ça a énervé plusieurs fois mes camarades d’avoir bossé un titre pendant plusieurs heures et que je dise deux semaines plus tard que « beeen non en fait je trouve ça nul ». Je pense être le plus exigeant avec moi-même de ce coté.
Après, en général, je construis la base seule, devant mon PC avec ma gratte, j’enregistre au fur et à mesure. Je présente une version démo, et on peaufine ensuite en groupe, on arrange, on rajoute ou enlève des trucs, des petits détails en plus etc. Pour le moment on fonctionne pas mal de cette façon.

Quels sont les principaux thèmes abordés dans vos compositions ?

Yohan : Mes paroles parlent de mes expériences et des épreuves que j’ai dû surmonter dans la vie, mais je pense qu’elles sont compréhensibles par beaucoup de gens et qu’on peut se les accaparer assez facilement, enfin je l’espère. Chaque chanson est une part de moi que j’essaye de rendre accessible à tous.

Jérémy tu as des tatouages de folie, que représentent ils pour toi et ont-ils tous une histoire ?

Jérémy : Merci. En fait aujourd’hui il n’y a plus beaucoup de symbolique, c’est juste le plaisir d’avoir de l’encre quelque part, surtout à des endroits socialement difficile ! Je suis libre philosophiquement et ça au moins l’avantage de m’aider à assumer encore plus au taf ou autre. Après il y a quand même le côté esthétique, mais pour ça j’ai choisi un des bons (Nicko Metalink), ce qui aide. Et sinon il y a aussi les conneries, de temps en temps, pour se détendre… Souffrance et plaisir sont sur le même axe.
Mais il y en a quand même qui ont effectivement une histoire, l’autre histoire étant que quand je ne sais pas quoi faire, je fais une tête de mort.

 

 

La même question pour chacun d’entre vous : Premier héros musical, premier concert métal et premier album métal acheté.

Remi :
Premier héros : Joe Duplantier
Premier concert : Slipknot & KoRn aux Eurockéennes de Belfort 2004
Premier album : System of a Down – Toxicity

Jérémy :
Premier héros : Iron Maiden
Premier concert : Iron Maiden + Helloween au Transbordeur à Lyon en 1998
Premier album acheté : Loudblast – Fragments (que j’ai apprécié à sa juste valeur 10 ans plus tard).

Yohan :
Premier héros musical : Joe Duplantier
Premier concert : Dagoba
Premier album : Metallica – black album

Anthony :
Premier héros : Freddie Mercury (ça n’a pas changé)
Premier concert : Sûrement Furia à la cave à musique il y a une dizaine d’années.
Premier Album : Pantera – The Great Southern Trendkill

Vos projets à venir ?

Jérémy : Présenter Yohan ! Nous sortons le clip de « FIIIX » (présent sur l’album « Anti-sublime ») le 02/12/13 modifiée par sa vision musicale.
Cette chanson sera présente sur l’EP « Sublimation » que nous sortirons en janvier 2013.
L’ EP revisitera « Loozing Zeppelin » et « FIIIX » de deux manières différentes chacune, un remix dubstep par 2methylBulbe1ol pour « FIIIX », et une version acoustique pour « Loozing », une façon naturelle de corriger ce qui ne nous convenait plus sur « Anti-Sublime ».
En parallèle nous avons presque fini de composer le prochain album que nous souhaiterions sortir avec un label. Étant donné l’investissement que l’on donne tous dans Psygnosis, nous nous ne nous concentrerons uniquement sur un deal de qualité.
Et puis concerts tant qu’on peut !!!

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