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Destroyer 666 à Paris

Le 9 octobre 2010 posté par Mr.Olc

Accompagnant Watain sur leur tournée Européenne, Destroyer 666 passait à Paris en Octobre 2010 pour le plaisir des petits et des grands. Avant de commencer les hostilités, j’ai eu le plaisir de rencontrer Ian Gray ou Shrapnel, guitariste du groupe, pour parler un peu autour d’une bière de cette tournée, des derniers projets réalisés et de ceux à venir.
Merci à Rose de Season Of Mist pour avoir planifié cela.

Mr.Olc
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La tournée européenne a commencé il y a de ça une semaine. Comment ça se passe jusqu’à présent pour vous ? Comment est l’ambiance générale avec les autres groupes
?

Ça ce passe super bien. Watain, Destroyer 666 et Otargos forment un bon trio. Tout se déroule comme nous l’espérions. « So far, so good ! » Nous nous entendons tous très bien. Watain sont des potes de longue date, c’est donc un plaisir de faire une tournée avec des gens qui nous sont proches.

Et donc qu’attends-tu de cette tournée ?

De l’extrême dans tous les sens du terme, repousser les limites. Beaucoup d’alcool, du putain de metal, et de l’agression !

Il y a un an vous avez crée la surprise en sortant Defiance, hissant le groupe à un niveau supérieur et touchant un public plus large. Aujourd’hui, comment perçois-tu l’impacte qu’a eu Defiance ? Est-ce également ce que tu espérais ?

Je ne m’attendais pas à quoique ce soit pour être honnête. Nous sommes simplement allés de l’avant et nous avons écrit la musique qui nous venait en tête. Exactement comme nous l’avons toujours fait. Mais ouais, Defiance semble avoir eu un impact plus important et à réunit pas mal de nouveaux fans. Disons que l’album a fait son boulot !

Mais tu en es satisfait ?

Oui, oui, j’en suis satisfait. Mais tu sais, comme pour tous les albums précédents que nous avons faits, on les réécoute toujours après coup en nous disant qu’on aurait pu faire telle ou telle chose différemment. Je suis difficilement satisfait de quoique ce soit. Je pense que voir les choses de cette façon, ça te force à aller toujours plus loin. Destroyer est une sorte de bête changeante. On n’en a pas vraiment le contrôle. Mais Defiance est clairement dans la continuation de ce que fait Destroyer.

Vous n’avez rien essayé de révolutionner pour le groupe, vous avez simplement fait ce que vouliez faire et avez laissé la chose prendre forme d’elle-même.

Oui, tu sais des gens nous disent « vous avez décidé de mettre des morceaux moins thrashy sur le dernier album » mais on ne décide de rien, c’est simplement le résultat de ce qui ressort. Peut-être que des groupes peuvent se dire « ok, on va faire une chanson Thrash, on va faire une chanson Death Melo ». Nous, nous ne choisissons rien, c’est simplement ce qui ressort.

Cet album semble être plus personnel et plus peaufiné que vos précédentes réalisations. Est-ce que c’est celui qui vous a demandé le plus d’énergie ?

Et bien, tu sais Destroyer a eu une grande période durant laquelle il ne sait rien passé. Nous avons eu beaucoup de problèmes car nous étions dans des pays différents et ça a incontestablement ralenti l’écriture de l’album. Ça a été un album difficile à faire au vu de notre cadre de vie. Il y a même un moment où on pensait qu’on ne l’écrirait jamais, et que le groupe allait splitter. Sur bien des plans, Defiance a été un album difficile à produire. Mais quand nous avons commencé à remettre les choses en marche, nous nous sommes aperçus que nous avions encore beaucoup à offrir et que quand tu as fait tant de sacrifices pour la musique tu ne peux pas t’arrêter comme ça. Quand nous nous sommes séparés et avec tous les problèmes que nous rencontrions, nous avions perdu l’esprit de Destroyer en quelque sorte… Mais ça fait du bien de ressentir cette énergie à nouveau et de refaire surgir la bête.

Defiance est comme une renaissance pour vous ?

Oui, en quelque sorte.

Donc ces sept années qui se sont écoulées entre Terror Abraxas et Defiance étaient principalement dues à votre situation géographique compliquée, pas à des difficultés dans l’écriture de l’album ?

Oh, on est aussi très lent à écrire ! On n’est pas des rapides tu sais. Et en effet, Matt [Schneemilch – ndlr] et moi vivons à Londres. Mais avant, nous vivions aux Pays-Bas avec Keith [K.K. Warslut – ndlr] et Simon [Berserker – ndlr] notre ancien bassiste. Puis, notre visa a expiré donc j’ai dû aller à Londres. Matt a rejoint le groupe car Simon a préféré retourné en Australie. Keith vit toujours aux Pays-Bas mais il a également vécu au Danemark. Quant à notre batteur, il vit en Allemagne ! Donc dans tous les cas, nous n’aurions pas pu être rapides pour sortir cet album.

Et aujourd’hui, alors qu’un an auparavant seulement sortait Defiance, vous nous proposez déjà des nouveaux morceaux sur l’EP See You In Hell. Le prochain album serait-il pour bientôt ?

Ouais ! Après cette tournée nous allons nous concentré sur l’écriture du prochain album. Nous avons déjà quelques morceaux qui sonnent vraiment vraiment bien. Nous comptons faire accélérer un peu les choses. Par exemple, nous pensons changer la façon dont nous écrivons. Nous pensons nous réunir tous sur une longue période plutôt que de faire de multiples petite répétitions. On va tenter de faire ça différemment. Mais cette fois pas de longue attente, l’année prochaine il y aura un nouveau Destroyer 666.

C’est pour l’année prochaine donc ?

Je l’espère en tout cas !

Defiance est surchargé de riffs de guitare purement agressifs. Comment as-tu réussi cela ? Je suppose qu’il y a une quantité de riffs, voire peut-être de chansons, qui ont été abandonnés.

Oh oui ! Il y a une tonne de chansons qui ont fini à la poubelle. Il y a également des chansons qui ne se sont pas retrouvées sur l’album et qui viennent d’être réalisé sur un EP pour cette tournée. Pour ces morceaux, la batterie avait été enregistrée à l’époque de Defiance mais comme nous manquions de temps et que nous avions eu des problèmes avec le studio, nous n’avions pas pu finir de les enregistrer. Du coup, nous ne les sortons que maintenant sur un EP. C’est un exemple, mais il y a une blinde de matos qui n’est finalement jamais utilisé.

Et qui juge si ça mérite d’être utilisé ou pas ?

Nous tous. Parfois tu peux penser avoir un truc terrible quand tu joues chez toi dans ton coin, et puis quand vient la répéte et que tu joues avec les autres tu te rends comptes que ça ne le fait pas. Alors tu bidouilles tes riffs, tu retouches certains trucs, tu essaies d’autres combinaisons et tu retentes le coup. Je vois la musique comme une créature changeant constamment de forme. Au final, nous n’avons aucun contrôle dessus, ou dans une moindre mesure. La plupart des morceaux que nous écrivons sont complètement différents une fois enregistrés de ce à quoi ils ressemblaient au tout départ.

Cet album a été enregistré au Necromorbus Studio. As-tu été satisfait du travail de Tore Stjerna ? Penses-tu travailler à nouveau avec lui par la suite ?

Tore est un super ingé son et avec son studio il a enregistré plein de CD excellents : l’album Author of Incest de Adorior, les albums de Watain… Il a fait un tas de trucs terribles. Le studio a été une bonne expérience, mais l’enregistrement reste quelque chose de stressant pour moi, surtout lorsque le temps presse. Tu n’as pas beaucoup de temps et tu dois te débrouiller pour en finir avec ça, ça, et ça. Être sous pression peut-être une bonne chose, mais ça peut aussi te pénaliser. Je ne sais pas trop, mais moi je n’aime pas enregistrer, je préfère faire des concerts.

Oui j’ai remarqué. Si on tient compte du nombre d’années d’existence du groupe et que l’on compare le nombre d’albums produits avec le nombre de concerts réalisés, on voit que vous favorisez les concerts. Pourquoi ?

Je ne sais pas trop… Destroyer a toujours été un groupe fait pour les concerts. Depuis notre tout premier concert en 1996, nous nous étions rendu compte qu’en concert on ressentait une putain d’énergie, c’était terrible ! Certains groupes sont considérés comme des groupes studio, d’autres comme des groupes live. Je pense que notre vraie force se déploie lors des concerts.

Y-a-t-il un concert dont tu te souviennes qui reste pour toi au-dessus de tous les autres que vous ayez fait ?

Il y a eu tout un tas d’excellents concerts. Dernièrement nous avons fait une tournée aux États-Unis et les dates à Portland et à Chicago étaient des tueries ! En Europe, Londres et Paris sont toujours des putains d’expériences pour Destroyer. Bref, il y en a plein…

Pour en revenir rapidement au Necromorbus Studio, quels groupes ou quels albums vous ont convaincu d’aller là-bas pour enregistrer Defiance ? Tu as parlé d’Adorior et de Watain, y en a-t-il d’autres ?

Oui, Watain, Sworn To The Dark est un putain d’album. Merrimack a aussi un excellent son. Funeral Mist également. Il y en a un bon paquet en vérité !

Oui et aucun album ne sonne pareil. On peut reconnaitre la griffe de Tore mais c’est toujours adapté au groupe. Le son que vous avez sur Defiance n’a rien à voir avec lui de Salvation [Funeral Mist – ndlr] par exemple.

Ah ouais ça ne fait aucun doute ! Et puis aussi nous connaissions Tore personnellement, et comme je l’ai dit l’enregistrement est une putain de situation stressante. C’était agréable d’être dans ce genre d’environnement avec quelqu’un que tu connais. Enfin, comme je l’ai dis tout à l’heure, certains aiment bien ça, mais pas moi. Mais c’était un plaisir de bosser avec Tore. D’ailleurs c’est également lui qui fait le son sur la tournée.

Il est avec vous sur cette tournée ?

Ouais, il s’occupe de notre son et de celui de Watain. Il avait également travaillé avec nous sur certaines dates passées. Peut-être que nous travaillerons à nouveau avec lui par la suite. Je ne sais pas exactement.

Tu n’es pas encore fixé ?

Non, parce qu’il y a beaucoup de très bons studios, mais beaucoup sont également excessivement chers. Nous verrons en fonction de la musique que nous ferons.

Destroyer 666 semble n’être que violence, agression et destruction, sans faire de compromis et sans se soucier d’un réel dessein occulte. Comment résumerais-tu l’esprit actuel du groupe ? Est-il toujours question de Satanic Speed Metal ?

Destroyer est tout simplement un groupe de Metal. Je conçois ça de façon très simple. Tu sais, je suis un gros fan de Heavy Metal, même si bien sûr j’écoute beaucoup de Black et de Death. Pour moi, Destroyer est une injection de Metal, comme si je prenais de la drogue pour planer. C’est une musique puissante et agressive. Voilà comment je définirai cela. Une musique puissante !

Quelques mots à propos de Razor Of Occam [groupe dans lequel joue Ian mais également Matt le bassiste de Destroyer 666 – ndlr], depuis la tournée avec Absu, quels ont été vos projets ?

Razor Of Occam est le bébé de Matt, c’est lui qui écrit tout. Et comme actuellement il est très occupé avec Destroyer il ne se passe pas grand-chose. Il a juste écrit quelques compos. Nous avons également eu des problèmes avec notre batteur. Il est en Australie maintenant donc on attend qu’il revienne.

Pas de projet pour le moment donc ?

Non, ça dépend de Matt. Mais dernièrement, nous sommes très occupés, on enchaine les tournées, ce qui est une très bonne chose ! (rires)

Et si ce soir pour répandre la destruction au Nouveau Casino tu n’as pas de guitare mais des armes, tu prendrais quoi ?

Seulement mes poings ! Mes bons vieux poings ! (rires)

Ça promet de frapper sec !

Ouais ! (rire)

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2 commentaires sur “Destroyer 666 à Paris”

  1. pingback pingback:
    Posté: 14th Oct 2010 vers 0 h 41 min
    1
    Watain, Destroyer 666 et Otargos en tournée française | Soil Chronicles

    […] Interview de Destroyer 666 à Paris par Mr Olc, […]

  2. AvatarFree games
    Posté: 23rd Oct 2011 vers 7 h 21 min
    2

    A very impressive article. Well prepared. Very motivating!! Set off on to way

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