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Dagoba au Hellfest

Le 9 novembre 2014 posté par Metalfreak

 

Interviewer : Olive Yeah

 

 

Dagoba fait partie des groupes de métal français qui cartonnent aussi bien en France qu’à l’étranger, aussi avions nous des questions à leur poser avant leur passage sur la Mainstage.
C’est avec Francky, batteur et figure emblématique du groupe, et Z, guitariste, que nous avons rendez-vous dans l’espace presse du Hellfest pour une interview.

 

Bonjour à vous et merci pour votre accueil. Ce n’est pas votre première participation au hellfest, que représente ce festival pour vous ?
F : C’est le plus gros festival métal français, qui est en train de devenir un des plus gros festival européen, voire mondial.
Le Hellfest attire chaque année des groupes de plus en plus gros et prestigieux, pour nous cela est donc un plaisir mais aussi un honneur d’être invité pratiquement tous les deux ans. De plus, l’accueil du public est toujours fantastique, et cette année nous sommes d’autant plus honorés que notre horaire est très très bon : 17h50 sur la Mainstage 2, c’est pratiquement incroyable.

Nous sommes très fiers de notre progression au Hellfest.

 

 

Aurons-nous droit à un concert spécial ou bien, vu que le temps est moins long, allez-vous faire une sorte de best of live ?
F : Nous n’avons que 50 minutes, ce qui nous implique de faire des choix : nous allons faire la part belle à Post Mortem Nihil Est, ce qui représentera 1/3 du set. Et nous avons des titres phares qui ont fait notre succès et sur lesquels nous ne pouvons pas faire l’impasse.

Pour les rares personnes qui ne vous connaissent pas encore pouvez vous faire un petit historique du groupe ?
F : Dagoba est un groupe originaire de Marseille : nous avons 15 ans d’existence et le line up a pas mal évolué pour être actuellement le suivant. Nouvel arrivant à la guitare : Mr Z , au chantShawter, à la basse Werther et moi-même à la batterie (Francky)
Nous pratiquons un métal que je qualifierais de power metal, pas dans le sens allemand du terme à la Stratovarius mais plutôt dans le sens de puissance comme Pantera, Machine Head mélangé avec des influences scandinaves. Mais je pense que nous sommes arrivés à avoir notre propre signature musicale, comme un Pantera qui aurait copulé avec un Dimmu Borgir, une sorte d’enfant bâtard.
Nous venons de faire une très belle tournée américaine qui s’est avérée être un super succès. Le retour du public a été fantastique et pourtant ce n’était pas gagné car le public de Dir En Grey n’est pas toujours très tendre avec les 1ères parties, mais là il y a eu un super feeling et nous étions très bien accueillis.

Comment vous est venu le thème de Post Mortem Nihil Est ?
F : Chaque titre représente une vision de la mort ou de la fin du monde vue par différentes personnes. C’est surtout Shawter qui écrit les textes, mais oui, c’est la mort vue par différentes personnes sous différents angles.

Il y a de plus en plus de chant clair et cela est flagrant sur votre dernier album : est-ce prémédité ?
F : Oui c’est vrai que nous avons plus de chant clair mais cela n’est pas du tout prémédité. La musique est composée en premier et il nous a semblé que la voix claire collait bien avec les morceaux. Bien entendu, si les titres sont plus extrêmes, la voie gutturale sera de mise. Mais sur des compositions plus mid tempo, la voix claire semble plus appropriée.

Donc non, cela n’était pas prévu d’avance… mais oui, ce style de chant prend une place de plus en plus importante dans la vie du groupe.
Mais tu sais, le prochain album sera peut-être un contre-pied avec un truc plus agressif plus rentre-dedans et les voix gutturales reprendront le dessus sur le chant clair.

Je trouve que sur cet album les guitares sont mises plus en avant que la batterie : est-ce un choix ou cela s’est-il fait naturellement ?
F : Cela vient surtout du fait que nous avons enregistré chez Logan Mader, qui, comme tout le monde le sait, est un super guitariste et on voulait avoir un son différent. Il a su trouvé le juste milieu et nous à concocté un super son.

Tout à l’heure nous avons évoqué Pantera, avez-vous tous le même background musical et les mêmes influences ?
F : Il y a un noyau dur de groupes américains qui mettent tout le groupe d’accord dont évidemment PanteraMachine HeadMetallica : ce trio-là fait l’unanimité, nous sommes tous fans à 800 %.
Après, il y a aussi Fear Factory.

Puis chacun de nous affectionne des courants différents du metal : Z et moi aimons aussi des groupes de glam, j’adore aussi le métal extrême alors que Shawter et Werther aiment les trucs plus pop ou plus alternatifs. Chacun de nous avons nos univers musicaux différents, mais encore une fois avec une base commune qui tourne autour de PanteraMachine Head et Metallica.
Z : Pour ma part je suis fan de Suicidal Tendencies, mais nous sommes tous fans de métal au sens large du terme. Tant qu’il y a de la guitare avec de la distorsion que ça chante et que c’est rock n roll, on est clients.

Cela fait donc 15 ans que vous évoluez au sein de la scène métal, comment vous l’évolution de la scène métal française tant au niveau des groupes que des infrastructures ?
F : Je dirai qu’il y a toujours une grosse différence avec l’étranger surtout lorsque l’on vient de passer un mois aux USA, le retour est assez rude.

Mais en France, ça évolue doucement mais il y a tout de même une évolution. Le Hellfest est sold out, la télé commence doucement à s’intéresser au métal, de plus en plus de médias couvrent l’événement. D’autres festivals voient le jour comme le Motocultor, le Extrême Fest… ce qui offre une vitrine sur le métal en France.
Il y a aussi de plus en plus de groupes Français programmés sur le Hellfest et de groupes qui arrivent à jouer à l’étranger.
Gojira, par exemple, a montré le chemin et je pense que d’autres groupes vont prendre le relais au fur et à mesure, même si je trouve que la situation est assez difficile. Malheureusement le métal reste marginal et décrié, ça collera toujours à la peau en France et je ne sais pas quand ça changera.

Vous avez eu la chance de jouer dans des grandes salles aux USA par exemple ou sur des gros festivals, mais aussi dans des clubs et petites salles : quelle configuration préférez-vous ?
F : Je préfère les petits clubs, la communion avec le public est plus forte, l’énergie est palpable.

Pouvez-vous nous parler de vos marques de fringues ?
Z : Pour ma part,  grâce à ma marque Diamon Dust, je n’ai raté aucun Hellfest en tant qu’exposant : avant d’être dans le groupe je faisais déjà ça.

Cela nous permet aussi de partager le coté look que l’on aimerait partager avec les autres.

F : C’est pareil pour moi : c’est quelque chose que j’ai monté il y a 7 ou 8 ans avec la marque Serial Drummer. Ça reste dans mon milieu, ma passion… ça parle de batterie et de gros frappeurs. Cela reste dans mes codes et mon identité, avec un coté créatif intéressant. Il y a aussi un coté fédérateur autour d’une communauté de passionnés de batterie.

Un dernier mot ?
Nous avons hâte d’être sur scène pour ce Hellfest et à très bientôt sur la route.

Le concert de Dagoba sera une tuerie avec un wall of death monstrueux que vous pouvez retrouver plus haut

 

 

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